Pomme, pomme, pomme, pomme…

Et non, je ne vais pas vous parler de la 5ème symphonie de Beethoven même si elle est célèbre mais je souhaite vous parler d’un des peintres surréalistes belges parmi les plus connus: René Magritte, l’homme à la pomme. Même si celui-ci nous a quittés depuis 50 ans, rares sont les personnes qui, voyant un de ses célèbres tableaux, ne savent pas qu’il en est l’auteur.

Ses peintures jouent souvent sur le décalage entre un objet et sa représentation. Par exemple, un de ses tableaux les plus célèbres est une image de pipe sous laquelle figure le texte : « Ceci n’est pas une pipe » (La Trahison des images, 1928-29). Il s’agit en fait de considérer l’objet comme une réalité concrète et non pas en fonction d’un terme à la fois abstrait et arbitraire. Pour expliquer ce qu’il a voulu représenter à travers cette œuvre, Magritte a déclaré : « La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ? Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation. Donc si j’avais écrit sous mon tableau “Ceci est une pipe”, j’aurais menti ! » (source)

Quand l’Atomium accueille le surréalisme, on a les deux principaux éléments qui caractérisent la Belgique. C’est ce qu’ont bien montré les organisateurs de l’exposition temporaire Magritte (jusqu’au 10 septembre 2018)  dans une des sphères de l’Atomium.

Le surréalisme

Après la première guerre mondiale, André Breton publie “Le manifeste du surréalisme” et définit ainsi le surréalisme : « Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale ». (source)

Bien que classé parmi les peintres surréalistes, Magritte a toujours pratiqué une forme personnelle et originale du surréalisme. Il était plutôt un peintre philosophique, analysant les problèmes tout en invoquant des objets auxquels il trouvait un lien logique profond. Son oeuvre explore l’illusion de la peinture, la nature de l’illustration et la confrontation entre le mot et l’objet.(inspiré d’un tableau explicatif de l’expo à l’Atomium)

Le montage de mes photos personnelles prises à l’Atomium se trouve 

ici

J’espère vous avoir donné envie d’en (sa)voir plus et pour ça je ne vois qu’une possibilité, aller visiter le Musée Magritte à Bruxelles.



2 commentaires

  1. Bonjour Bernadette !

    Un sacré personnage que Magritte ! De l’inventivité et une force d’expression peu commune … y compris dans le verbe ! J’aime beaucoup !

    Bonne journée … avec ou sans …

    Pierre

    • photonanie

      Merci Pierre. Quand on aime jouer avec les mots et les idées on ne peut qu’aimer Magritte.
      Bonne journée.

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