Brick a book 418 ✍🏻

Cette semaine, Alexandra du blog Brick a book nous propose la photo ci-dessous en guise de déclencheur d’écriture.

Comme d’habitude, le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

© lcs vgt

Il avait tellement rêvé de cet instant!

Depuis plusieurs années il ne loupait aucun épisode d’Alex Hugo à la télé, juste pour se projeter dans les si beaux paysages de montagne.

Mais toujours quelque chose l’obligeait à annuler ses vacances. Il y a trois ans, c’était du boulot en retard et les yeux de cocker triste de son patron le suppliant de tout finaliser avant une date buttoir. Il y a deux ans, il avait le pied plâtré après une chute mémorable sur un tapis de feuilles mortes humides. L’année dernière la pandémie avait vu l’annulation de sa réservation.

Mais là il culminait fièrement sur un éperon rocheux et il se sentait si bien, presque seul au monde. La première étape était franchie et son regard ne quittait pas le somment enneigé de l’autre côté de la vallée. Il n’avait pas osé y aller seul, par prudence (un pied cassé est si vite arrivé 😉), mais demain matin il rejoindrait un petit groupe emmené par un guide expérimenté.

Il s’assit pour admirer l’immensité presque silencieuse qui l’entourait. Les derniers mois avaient été difficiles mais il n’y pensait plus, tout à son bonheur d’être enfin là où il le voulait. Il respirait profondément cet air si pur qu’il lui donnait l’impression de purifier également ses poumons et ses pensées.

Plus qu’une fois dormir, comme disent les enfants, et il trônerait encore plus fièrement qu’aujourd’hui sur la montagne si blanche, là, juste en face!

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

Bonne semaine 😊.

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Du côté de chez Ma

Comme chaque samedi j’essaye d’illustrer par une photo personnelle le thème proposé par Ma sur son blog.

Le thème de cette semaine est “A la tombée de la nuit“.

Actuellement la nuit tombe très vite et un de mes petits plaisirs est d’allumer plusieurs petites lampes dans tous les coins du living. Je trouve que la lumière fournie par ces petites lampes crée une ambiance très chaleureuse.

Je vous montre?

Et chez les autres c’est comment quand le jour s’enfuit?

Pour avoir une petite idée, suivez-moi chez Ma, juste avant le week-end qui sera bien rempli chez nous puisque nous fêtons la Saint-Nicolas.

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Apollinaire, le circuit de Spa-Francorchamps et le dessin de presse, la suite et fin

Dans un précédent article, je vous avais promis la suite de la visite de l’abbaye.

2. Le musée du circuit 

Je me dois d’être honnête et avouer que je ne suis pas fan de sports moteurs quels qu’ils soient.

Malgré tout, j’ai apprécié le passage dans les superbes caves voûtées de l’abbaye où sont exposées des voitures et des motos anciennes. On y a aussi droit à la prestigieuse histoire du circuit à travers des documents inédits et une présentation sans cesse renouvelée de véhicules d’exception (texte extrait du dépliant de présentation).

Herstal et sa région ont été à l’aube du 20e siècle l’un des principaux berceaux de l’industrie moto en Belgique.

Les “Demoiselles de Herstal” (FN, Saroléa et Gillet) comme elles furent baptisées, ont arpenté le bitume des routes du monde entier pendant des décennies. Ces demoiselles ont même laissé leur nom à la place devant la gare de Herstal.

3. L'exposition temporaire

15 ans après l’affaire des caricatures danoises, l’exposition “Dessiner en paix” se propose de réinterroger les limites du dessin de presse en Belgique et ailleurs dans le monde à travers près de 400 dessins.

Je vous propose d’en regarder quelques-uns en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Ainsi se termine la visite de 2 musées et d’une exposition à l’abbaye de Stavelot.

Dans le futur,  j’espère visiter le troisième musée consacré à l’histoire millénaire de la principauté depuis sa fondation en 647 jusqu’à la révolution…

Bonne journée 😊.

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Du côté de chez Ma

Le samedi je joue avec Ma en partageant une photo personnelle sur le thème du jour.

Cette semaine il s’agit d’illustrer le mot “rangement“.

J’ai puisé dans mes archives cette photo prise un jour devant la vitrine d’un magasin dont, manifestement, le propriétaire avait dû se serrer la ceinture 😉.

Ce thème m’a amenée avec le chat de Geluck à me poser cette question pleine de bon sens:

(Photo trouvée sur Internet)

Bon, je vous laisse réfléchir à votre tour mais que cela ne vous empêche pas d’aller chez Ma voir les autres propositions et ensuite de passer un excellent week-end…de rangement ou pas 😊.

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L’agenda ironique de novembre: le grand moment du vote!

Vous avez peut-être lu le texte que j’ai proposé comme participation à l’agenda ironique de ce mois. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous rattraper ici.

A présent, comme chaque mois, le moment est venu de faire votre choix parmi les très différents textes en lice et, in fine, de voter pour votre préféré.

Pour cela, c’est très simple, vous filez directement chez Laurence du blog Palette d’expressions qui organisait cette session, vous (re)lisez les propositions et il ne vous reste plus qu’à voter en votre âme et conscience.

Facile non? 😊

Un dernier mot, il n’y a rien à gagner, ni pour vous ni pour les participant(e)s, sinon du plaisir à imaginer, partager, sourire et lire des textes souvent étonnants…

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L’agenda ironique de novembre

Les mois filent à la vitesse grand V et voilà déjà venu le temps de proposer un texte pour l’agenda ironique hébergé ce mois-ci par Laurence Délis du blog Palette d’expressions.

Les consignes sont:

Aussi pour pour parer aux jours gris de novembre, novembre de brume et de mélancolie, je vous propose de débuter votre récit par une phrase empruntée à Charles Trenet « Y a de la joie […] par-dessus les toits […] du soleil dans les ruelles » à laquelle j’ajoute “et novembre”.

Ce qui donne la phrase suivante : « Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre… »  

A vous d’écrire une suite où il sera question de ce mois novembre. Que fait novembre ou que faire de novembre ou que faire en novembre, avec qui ou quoi… bref, c’est à vous de le dire, comme bon vous plaira avec un zeste d’ironie agenda oblige 😉

Il faudra ajouter trois mots à votre inspiration du mois  :

un puits – le passage – se taire

Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre n’est qu’un passage vers l’hiver auquel succèderont le printemps et puis l’été.

Depuis la nuit des temps c’est ainsi et il n’y a pas de raison objective pour que ça change.

Quoique…

Il est difficile de se taire et de considérer que tout est immuable depuis qu’un bête minuscule virus de rien du tout a brutalement bouleversé nos vies.

Si l’humour est toujours là, l’ironie elle s’est faite plus discrète, la sensibilité à fleur de peau de certains nous suggérant plus de retenue,  pour ne pas les blesser pendant la traversée du tunnel.

Avant, pour nous, le rythme était bien établi, plutôt tranquille l’hiver, quelques belles balades pour photographier les reflets du soleil sur la neige immaculée ou alors au coin du feu, un bon livre en main et un chat sur les genoux, le bonheur quoi. Après la chaleur des fêtes de fin d’année, début janvier, commençait la frénésie de programmer des rencontres amicales et des vacances de printemps et/ou d’été. Choisir où, dans quelles conditions, pendant combien de temps, seuls ou avec des amis, bref un autre bonheur en pensée et par avance, comme un acompte sur les plaisirs à venir.

Depuis mars 2020, les jours d’hiver ont peu changé : la neige est toujours là, le feu, la lecture et le chat aussi. C’est rassurant. En été par contre, les vacances ont été écourtées puis ont laissé place à des balades moins loin, à d’autres loisirs plus casaniers, le jardin s’est refait une beauté. On a moins vu les amis ou alors en extérieur, tous un peu gênés de ne plus oser se faire la bise, comme des amoureux à leur premier rendez-vous.

Malgré ces moments difficiles, passés, présents et à venir, (bien sûr que nous avons un avenir et que le meilleur est à venir!) après avoir eu parfois l’impression de glisser dans un puits sans fond, la vie a doucement repris le dessus, d’autres manières de vivre se sont installées, la résistance s’est bien organisée. Au passage, notre échelle de valeurs a changé, est devenue plus sensée mais le principal est que nous sommes toujours là, participants permanents au bal masqué, ohé, ohé à clamer haut et fort que oui vraiment y a de la joie par-dessus les toits et que bientôt nous pourrons fredonner ces quelques mots en dansant

Aujourd’hui j’embrasse qui je veux, je veux
Devinez, devinez, devinez qui je suis
Derrière mon loup, j’embrasse qui je veux, je veux
Aujourd’hui, (aujourd’hui) tout est permis (tout est permis)
(Au bal masqué, la Compagnie créole).

 

Voilà, si vous êtes arrivés jusqu’ici, au bas de la page, il vous reste à passer chez Laurence lire les autres participations puis, dans quelques jours, à répondre à l’invitation à voter.

Prenez soin de vous 😊.

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Brick a book 417 ✍🏻

Cette semaine, Alexandra du blog Brick a book nous propose la photo ci-dessous en guise de déclencheur d’écriture.

Comme d’habitude, le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite et, comme je suis ailurophile, je n’ai pas eu trop de mal à démarrer mon texte. Il m’a suffit de regarder la boule de poils qui partage notre vie depuis quelques années😻.

Bonne lecture 😊.

©iana Parkhouse

Ça c’est moi, Pacha.

Au début de ma vie, je me suis retrouvé, avec mes frères et sœurs,  dans un carton déposé au bord de la rivière. Nous avions faim et ne comprenions pas ce qui nous arrivait. Où était notre maman?

Très vite une gentille dame nous a trouvés et emportés dans ce qu’elle a appelé un refuge. Nous ne comprenions pas bien ce que c’était mais au moins on nous a donné à manger.

Quelques jours plus tard est arrivée celle qui est depuis devenue mon esclave. Elle m’a soulevé dans ses mains et a dit

— C’est celui-ci que je veux, je l’aime déjà!

Depuis, elle vit chez moi. Bon, au départ c’était sa maison mais très vite elle a compris qui était le maître.

Si je veux manger je miaule un peu devant ma gamelle et elle se précipite pour me donner coquettes et bouchées de choix.

Si je souhaite qu’elle m’ouvre la porte, je miaule brièvement devant celle-ci et elle accourt pour l’ouvrir.

Heureusement elle me laisse passer la nuit dans le garage où j’ai une maison chaleureuse rien que pour moi ainsi qu’un coussin sur la chaudière. Une petite porte qui s’ouvre dès que je l’approche me permet de faire la java jusqu’au matin avec les autres chats du quartier. Ils m’aident à oublier ma famille sauf quand j’ai le cafard.

C’est mon esclave mais je crois que je commence quand même à l’aimer, surtout quand elle me laisse me blottir sur ses genoux et qu’elle me caresse le ventre.

Finalement je me dis que, même mal commencée, ma vie est finalement très belle et mon nom très bien choisi.

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

Bonne semaine 😊.

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Du côté de chez Ma

Les samedis se suivent et se ressemblent: je continue à illustrer par au moins une photo personnelle le thème proposé par Ma sur son blog.

Il s’agit cette semaine de “clé(s).

Cette très grande clé symbolique se trouve à l’entrée de la forteresse de Konigstein en RDA  (ex-Allemagne de l’Est) dont j’espère un jour mettre en scène mes nombreuses photos.

Traduction du texte explicatif:

Le 29 mai 1955, le ministère de la Culture de la RDA a repris la forteresse de Königstein et l’a déclarée musée. Lors des cérémonies d’ouverture, les pensionnaires de la cour de l’usine juive, qui existait ici jusqu’alors, présentaient symboliquement cette clé à la grille du 1er directeur du musée (réplique du centre de formation de l’usine Heckmann à Heidenau).
Quiconque souhaite aider à la reconstruction de la forteresse de Königstein peut déposer son don dans ces clés.

Et puis parce c’est depuis longtemps un de mes chanteurs préférés (que je me réjouis de revoir en concert en avril 2022😊), je vous propose de terminer en musique en faisant un bond à la fin des années 70.

Il est temps d’aller voir les participations chez Ma et de vous souhaiter un très bon week-end.

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Apollinaire, le circuit de Spa-Francorchamps et le dessin de presse

Quelle drôle d’idée de mêler trois sujets aussi différents me direz-vous peut-être 😊.

Je vous raconte. Ayant fini récemment le roman “La dixième muse” d’Alexandra Koszelyk (la même qui organise tous les lundis l’atelier d’écriture en ligne sur Brick a book) j’ai été prise d’une furieuse envie d’aller enfin visiter le musée Apollinaire à Stavelot. Bien sûr je savais que le seul musée au monde consacré à ce poète se trouvait à 50 km de chez moi puisqu’il a séjourné en Belgique avec son frère, mais je n’avais jamais eu le déclic. 

Aussitôt dit aussitôt fait, une réservation en ligne et nous voilà partis à l’abbaye de Stavelot.

Le billet est combiné et permet la visite de 3 musées et d’une exposition temporaire.

Nous avons donc visité le musée Apollinaire et celui du circuit de Spa-Francorchamps (bien connu des amateurs de F1) ainsi que l’exposition très intéressante des dessins de presse du monde entier.

Et le troisième musée? C’est celui de la principauté de Stavelot-Malmédy que nous irons voir à notre aise une prochaine fois, les dessins de presse nous ayant retenu un temps certain.

 

L’abbaye de Stavelot

1. Guillaume Apollinaire

C’est en 1954 que l’Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire inaugure le musée sous la présidence d’honneur de Jean Cocteau.

D’abord installé dans l’ancienne pension Constant, où résida le poète, il fut déplacé en 1961 dans l’Abbaye où  nous pouvons revivre le séjour effectué  par Guillaume et son frère.

Leur mère et son compagnon, qui s’étaient fait passer pour des aristocrates russes, les ont abandonnés plusieurs mois dans cette pension  tandis qu’ils allaient tenter leur chance au casino de Spa à quelque 15 kilomètres de là. Les deux jeunes gens n’eurent d’autre issue que de s’enfuir à la cloche de bois un jour d’octobre 1899.

Sans argent et désœuvré, c’est à Stavelot que Guillaume commencera à écrire sur tout ce qui l’entoure. C’est là aussi qu’il rencontrera son premier amour, Marie Dubois, à qui il écrira de très beaux acrostiches dont certains en patois de l’endroit.

C’est probablement la trahison de cette jeune fille qui provoquera chez lui le sentiment qui le suivra jusqu’à sa mort d’être le “mal-aimé”.

Pour voir quelques pièces présentes dans ce musée, je vous invite à cliquer, ci-dessous, sur le tableau réalisé par le peintre belge Pierre Alechinsky.

Les passionnés peuvent également trouver de nombreuses informations sur ce site consacré au poète.

Je vous parlerai de la visite du deuxième musée et de l’expo dans un prochain article.

A très vite 😀.

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Brick a book 416 ✍🏻

Cette semaine, Alexandra du blog Brick a book nous propose la photo ci-dessous en guise de déclencheur d’écriture.

Comme d’habitude, le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©Robert Collins

Il en avait littéralement plein le dos de cette bonne femme!

Ils s’étaient connus à la salle de musculation, avaient échangé quelques sourires appréciateurs puis s’étaient rapidement trouvés dans le même lit pour le meilleur et pour le…meilleur.

Il y avait deux ans déjà. Complètement obsédés tous les deux par leur apparence, ils prenaient des tas de produits anabolisants pour parfaire leur musculature. Aucun concours, aucun programme d’exhibition dans la région ou plus loin ne les rebutait. On les voyait partout, ensemble et sur la même longueur d’onde, créant de nouvelles figures à deux pour faire saillir leurs muscles.

Tout allait merveilleusement bien jusqu’au début du printemps dernier. Elle commença par limiter sa consommation de produits dopants laissant ainsi rapidement fondre sa masse musculaire. il s’en étonna mais mit ça sur une lubie de régime ou autre fantaisie féminine.

Puis elle commença à laisser traîner des magazines avec des photos d’enfants un peu partout dans leur appartement. Inutile de dire que le signal n’arrivait pas au cerveau masculin de son compagnon. A croire que les nœuds de ses muscles empêchaient l’information d’arriver jusqu’à ses neurones!

Au fil du temps, l’horloge biologique de l’une avait pris de l’avance sur celle de l’autre, toujours obsédé par son corps.

Hier elle lui avait carrément posé un ultimatum: tu me fais un enfant, très vite, ou je te quitte directement après l’exhibition de ce soir.

Il savait qu’il vivait les derniers instants de leur couple et qu’il sentait pour la dernière fois le poids de sa compagne sur ses épaules. Il ne pouvait pas laisser tomber tous ses rêves et changer radicalement de vie, même sous la menace.

Le spectacle fini, elle rentra une dernière fois dans leur logement pour emporter le bagage préparé discrètement au cas où malgré l’espoir qu’il partage enfin son envie de fonder une famille.

Cette  photo, devenue collector, est la dernière des “Musclamoureux” comme on les appelait dans le milieu.

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

Bonne semaine 😊.

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