⚠ Quelques panneaux de signalisation « différents »

Lors d’un séjour en Hollande-septentrionale, j’ai rencontré les signalisations ci-dessous que je ne connaissais pas. Comme quoi, même si la plupart sont « parlantes », il faut toujours être attentifs aux différences de code de la route quand on voyage. (La dernière avec les 2 traits vient de Grèce).

J’en profite pour faire une petite mise au point

Le nom officiel du pays est le royaume des Pays-Bas. Le roi Guillaume Alexandre est le roi du pays. Avec le terme de Hollande, on ne parle que de deux provinces, la Hollande-Septentrionale et la Hollande-Méridionale. Néanmoins, le mot Hollande est souvent utilisé pour désigner les Pays-Bas. (source)

Comme d’habitude, clic pour agrandir les photos 😉

Etes-vous, vous aussi, attentifs à ce qui vous entoure quand vous vous baladez? Moi j’ai l’impression d’avoir des yeux lasers qui ne laissent rien passer de spécial ou de différent. C’est fatigant parfois, mais incontrôlable

Avant de vous quitter, je vous offre un dernier panneau, vu hier, manifestement customisé par des passants

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Brick a book 333

Ce lundi, c’est l’étonnante photo ci-dessous qui sert de déclencheur d’écriture pour l’atelier d’écriture en ligne Brick a book.

© SpaceX

Aller plus haut

Elle en avait bavé pendant ses études d’ingénieur, seule fille parmi des garçons qui la regardaient avec un petit sourire amusé ou, pire, condescendant. Elle s’était promis qu’elle travaillerait un jour sur des programmes spatiaux mais il lui avait fallu courage et patience pendant de nombreuses années avant qu’on la prenne enfin au sérieux.

A commencer par ses parents qui, bien que la sachant très studieuse et volontaire, avaient craint pour elle la désillusion si elle n’arrivait pas exactement là où elle l’avait décidé. En clair, ils craignaient qu’elle tombe de haut, un comble non? Ils lui avaient dit que si elle souhaitait voler, elle pourrait devenir hôtesse de l’air. C’était fort mal la connaître! Elle ne voulait pas jouer les poupées mannequins au service de passagers exigeants. On lui disait souvent qu’elle avait l’air d’être dans la lune, qu’à cela ne tienne, elle espérait bien y aller un jour, pour de vrai, c’était son rêve.

Elle avait pris tous les renseignements nécessaires au salon ad hoc à la fin de ses études secondaires scientifiques et elle connaissait parfaitement toutes les filières qui la mèneraient tout là-haut. 

Au fil des ans, on avait bien dû la prendre au sérieux puisqu’elle avançait imperturbablement vers ce qu’elle avait décidé, ne déviant pas d’un iota du chemin tracé dès le départ par ses soins. Ses excellents résultats lui avaient enfin valu le respect des garçons qui n’hésitaient plus maintenant à discuter avec elle, d’égal à égale, pendant des heures dans leur jargon scientifique hermétique aux autres humains. Et ce, jusqu’à occulter le fait qu’elle était devenue une jeune femme très séduisante, irradiant de féminité. Sardou l’aurait qualifiée à coup sûr de « Femme des années 80 » même si elle était bien plus jeune…

Ses parents ne comprenaient pas ce qui la motivait à rester enfermée des heures dans ses bouquins au lieu de s’amuser comme les autres jeunes filles. « On verra plus tard » disait-elle soucieuse de réaliser d’abord son rêve.

Et puis enfin, au terme de plusieurs années d’études laborieuses nécessaires à son projet professionnel, elle avait obtenu son diplôme d’ingénieure en aérospatiale: la seule fille diplômée cette année-là parmi une dizaine de garçons dont certains bien plus âgés qu’elle! Elle rayonnait de bonheur mais restait modeste. Elle n’était pas ambitieuse, elle s’était juste donné les moyens d’approcher au plus près de son rêve de toujours.

Sur recommandation d’un de ses principaux professeurs, elle venait même d’obtenir une bourse afin de réaliser un stage en Californie dans l’équipe de SpaceX. De là, elle avait rejoint Cap Canaveral pour assister, le coeur battant, au lancement d’une mission d’approvisionnement en route vers la station spatiale internationale (ISS). Elle vivait un rêve éveillé en ce 25 juillet 2019. Et elle espérait qu’il continuerait encore longtemps à l’enchanter même si, de temps à autre, un pincement au coeur lui rappelait brusquement la chaleur des longues heures passées aux côtés de Max…

Pour terminer en douceur, une chanson qui date d’il y a quelques années déjà et qu’elle aurait pu dédier à Max 😉

N’oubliez pas de passer sur le blog Brick a book pour voir ce que cette photo a inspiré aux autres écrivant(e)s

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Du côté de chez Ma

Le mot que nous devons illustrer aujourd’hui chez Ma est le très beau mot « Liberté ». Au-delà du poème d’Eluard, il y a beaucoup d’illustrations de liberté. A commencer par la liberté de ton que nous utilisons sur nos blogs ou la liberté de penser chère à Florent Pagny, et il n’est pas le seul.

Mais j’ai une autre découverte à partager pour illustrer ce mot. Au mois de mai dernier, je suis allée sur l’île de Kos et on m’avait dit qu’il fallait absolument aller dans la forêt de Plaka près de l’aéroport pour y voir les paons en liberté.

Voici une photo prise à cet endroit

C’est vraiment un chouette moment de détente que nous avons passé à cet endroit libre d’accès, en plein bois et apparemment pas trop connu puisque ce n’est pas l’affluence de touristes mais plutôt de personnes très calmes qui viennent se reposer, se ressourcer en regardant les paons mais aussi de nombreux chats qui vivent là en totale liberté avec des bénévoles qui leur apportent à manger chaque jour. (clic pour agrandir les miniatures)

Si vous souhaitez mieux découvrir les paons de Plaka, je vous invite à regarder le montage ci-dessous, réalisé à partir de mes photos…

Je vous souhaite un excellent week-end avec une météo redevenue plus supportable mais surtout n’oubliez pas d’aller voir chez Ma comment les autres participant(e)s ont illustré le mot liberté.

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On sort en boîte? 📚

Au hasard de mes balades, je vois de plus en plus souvent des boîtes à livres. Vous savez, ces petites armoires où on dépose un livre qu’on a lu tandis qu’on en prend un qu’on veut découvrir?

Comme ça, plutôt que d’étouffer serrés parmi leurs frères, les livres font le bonheur de plus d’un lecteur. C’est une chouette idée ça, vous ne trouvez pas?

Bien sûr chacun utilise ce dont il dispose ou bricole ce qu’il peut ce qui donne un style à chaque fois unique à ces boîtes de partage.

Le concept s’est tellement bien développé qu’il existe à présent des recensements de ces boîtes à livres en Belgique, mais aussi en France et probablement dans d’autres pays.

Contrairement à ce qui se passe pour les animaux, c’est donc une très bonne initiative que d’abandonner là des livres dont on ne veut plus afin que d’autres puissent continuer à les faire vivre…

Et puis parce que lire c’est bien mais que rire c’est bien aussi je vous propose une petite sélection humoristique liant les deux

A bientôt pour d’autres découvertes.

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Brick a book 332

C’est la photo ci-dessous qui a été proposée cette semaine comme déclencheur d’écriture sur l’atelier d’écriture en ligne Brick a book.

© Артём Мякинник

Et voici les mots qu’elle m’a inspirés:

Clair-obscur

Comme chaque matin elle était là, seule dans la nuit qui traînait encore sur la ville ses voiles endormis. Pour subsister elle avait dû accepter ce travail si loin de chez elle, pas le choix, c’est la vie. L’été ça allait encore mais l’hiver elle partait dans le noir et revenait pareil. Un long tunnel dont elle ne voyait pas le bout, c’est ainsi qu’elle résumait sa vie… Au boulot ça allait, ses collègues étaient sympas et elle faisait des choses qu’elle aimait, enfin, en général sauf quand son chef lui prenait la tête pour des broutilles. Le problème c’était chez elle où elle devait se forcer à préparer le repas du soir, souvent constitué au mieux d’un plat surgelé , au pire d’une boîte de conserve ouverte sur un coin de table et dont le contenu était à peine réchauffé.

Les halos de lumière de l’éclairage public l’hypnotisaient chaque matin l’emportant dans des réflexions amères sur sa vie.
Elle avait connu la sécurité et le bien-être chez ses parents et puis cet accident stupide les lui avait enlevés, tous les deux d’un coup. Sa mère était morte le jour-même, son père, deux jours plus tard. Les médecins n’avaient rien pu faire pour les sauver. Elle n’avait même pas un frère ou une sœur pour l’aider à porter son chagrin. Le peu de famille proche l’avait assurée de son soutien le jour des funérailles… Depuis, ils brillaient surtout par leur silence: le malheur fait fuir, par peur de la contagion peut-être… Pour garder la maison familiale, elle avait dû interrompre ses études et chercher un boulot, n’importe lequel: c’était alimentaire et elle n’avait pas le temps de faire la fine bouche.

Certains matins, plus froids et encore plus noirs, elle avait peur. Elle regardait partout autour d’elle aux aguets, craignant qu’un danger surgisse de toute cette noirceur. Parfois un aboiement lointain la faisait sursauter et frissonner. Elle resserrait alors son écharpe de manière puérile, comme si cela suffisait à la protéger. Elle rêvait d’un gentil garçon qui serait à ses côtés dans les passages sombres de sa vie et lui tiendrait la main pour qu’elle ne soit plus jamais seule.
Elle en était là de ses rêveries quand il lui sembla que l’attente durait encore plus que les autres matins…

Bon sang mais c’est bien sûr! On l’avait annoncé à la radio mais elle n’y avait pas prêté attention au moment-même: suite à une agression sur un des leurs, les chauffeurs de bus avaient décidé d’arrêter le travail pour conscientiser tout le monde à leur manque de sécurité au travail. Elle s’apprêtait à faire demi-tour pour rentrer chez elle dépitée quand un coup de klaxon lui fit lever la tête: une voiture s’était arrêtée devant l’arrêt de bus et elle reconnut le gentil collègue qui la laissait souvent passer devant lui à la cafétéria. D’un geste du bras il l’invitait à ouvrir la portière et à faire le trajet avec lui en voiture.

Elle se dit à ce moment que l’avenir s’éclaircirait peut-être…

Allez vite voir sur Brick a book ce que cette photo a inspiré aux autres personnes.

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Du côté de chez Ma

Ce samedi le mot proposé par Ma est « rond ». J’aime bien, c’est un beau mot, que l’on parle de forme ou de caractère, voire même de vin!

Quand j’étais jeune on disait « Cicéron c’est Poincaré » dans une logique totalement anachronique bien sûr…

Et donc je vous propose ci-dessous de très bons biscuits ronds parce que je suis gourmande et que j’aime ça (même si je ne crache pas sur les carrés bien sûr).

Un biscuit rond à la vanille,un spéculoos rond, un Oréo et une lunette de Romans avec deux trous ronds ça le fait non?

Mais parfois rond a une autre signification et, par exemple aux fêtes de Bayonne, il peut arriver que l’on rencontre, en fin de journée, des gens qui sont ronds comme des queues de pelle!

Si une comparaison entre l’adjectif ‘rond’ et une chose ronde paraît d’une logique implacable, l’important est maintenant de savoir pourquoi ‘rond’, en argot, est synonyme de ‘soûl’. Le mot ‘soûl’[1] est issu du latin ‘satur’ qui voulait dire ‘rassasié’, surtout de nourriture (pensez à ‘saturer’).
Au début du XIIe siècle, l’adjectif s’utilise pour désigner quelqu’un qui a mangé et bu à satiété (comme on le retrouve encore aujourd’hui dans ‘manger ou boire tout son soûl’).
D’ailleurs, Furetière, au XVIIe, indique que ‘soûl’ veut dire « qui a mangé autant ou plus qu’il ne faut pour vivre ».
Quant à l’adjectif ‘rond’, outre son sens premier, il a aussi désigné une personne ayant le ventre bien rebondi du fait d’avoir l’habitude de manger et boire plus qu’il ne faut. Donc une personne qu’on disait aussi ‘soûle’.

Ce n’est qu’à la fin du même siècle que son usage est restreint au sens de ‘ivre’, pour celui qui a bu plus que de raison. (source)
[1]: qui ne vient pas de Mossoul! 

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Les murmures des murs

Certains savent que j’ai récemment passé une excellente semaine chez nos voisins bataves .

La région d’Utrecht est absolument charmante et j’aurai de fort jolies choses à vous montrer de cet autre pays du fromage qu’est la Hollande. On y trouve de merveilleux châteaux qui, à mes yeux, n’ont pas grand chose à envier aux célèbres châteaux de la Loire.

Pour commencer le partage des photos de ce séjour, j’ai pensé aux murs peints, ma fois plutôt colorés et réussis, ce qui me permet de continuer à entretenir mon blog sur le mode vacances. En effet, je ne fais pas de réelle pause dans mes publications mais le rythme est considérablement allégé par manque de temps ou d’envie, parce que je fais des tas d’autres choses et surtout qu’il fait trop beau pour rester enfermé devant un écran (et que dans le jardin le contraste n’est pas bon).

Voilà, ceci étant dit, je vous invite à regarder ces murs en sachant qu’un clic sur les photos permet de les voir en grand.

Des peintures moins colorées, au mur ou au sol, ont également attiré mon regard perçant .

A bientôt pour d’autres partages estivaux

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Atelier d’écriture Brick a book 331

Pour l’atelier d’écriture Brick a book de ce lundi, Alexandra nous a proposé la photo ci-dessous.

© Everton Vila

Et voici les mots que cette image m’a soufflés:

Voici des fruits, des fleurs,…

Elle revenait de sa promenade dans les champs en chuchotant en boucle « les fleurs sont la promesse des fruits, les fleurs sont… ».
Elle savait ce qu’elle voulait dire, elle qu’on avait toujours décrite comme une belle fleur épanouie que tous les gars du pays essayaient de butiner.
Et puis il était arrivé pour aider aux récoltes, avec ses beaux yeux noirs enchanteurs, des yeux comme du velours. Toutes les filles lui tournaient autour mais lui ne voyait qu’elle et se fichait pas mal des autres. Il était si prévenant, serviable et doux qu’elle avait succombé, au grand dam des gars du village qui la regardaient depuis un peu en biais. Mais les amoureux ne voyaient rien d’autre que leurs yeux respectifs. Leurs mains, lorsqu’elles se trouvaient, semblaient aussi solidement attachées que des chaînes cadenassées.
Tout l’été on les avait vus se balader de ci de là, inséparables jusqu’à la tombée du jour. Elle avait été tellement heureuse quand elle s’était rendu compte que leur amour avait produit un fruit qui s’épanouissait en son sein. Sa sœur, à qui elle s’était confiée, pensait que son amoureux prendrait bien vite ses jambes à son cou pour retourner vers le sud, dans son pays d’origine, quand il apprendrait la nouvelle. Elle-même craignait un peu qu’il trouve que les choses allaient trop vite, qu’il n’était pas prêt à s’engager, et toutes ces choses contre lesquelles on l’avait mise en garde dès son adolescence. Cherchant les mots qu’elle choisirait pour lui parler, elle avait marché, seule pour une fois, dans les champs en répétant comme un mantra « les fleurs sont la promesse des fruits, les… » . Heureusement pour elle, quand elle décida enfin de lui dire son doux secret, il sauta de joie, lui qui avait grandi sans véritable foyer, placé à gauche et à droite dans des familles pas toujours très aimantes. Il vit là l’occasion de fonder enfin lui-même sa propre famille et de se poser dans la vie auprès de celle dont il était tombé éperdument amoureux. L’avenir lui souriait enfin après des années de chagrin.
C’est à leur avenir qu’elle rêvait en pressant les fleurs cueillies contre son ventre qui bientôt s’arrondirait de fort jolie façon. Un plus un égale trois et pas deux comme on le lui avait appris, pensait-elle, et les fleurs faneraient mais le fruit de leur amour durerait bien plus qu’un été…

Pour compléter ce moment de douceur je vous propose d’écouter le poème de Verlaine qu’aurait pu chanter le jeune homme à sa belle mais qui est ici chanté par Julos Beaucarne.

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Du côté de chez Ma

Ce samedi Ma nous propose d’illustrer le mot « amusant » en photo.

Moi, qu’un rien amuse, j’ai dû chercher ce que j’allais choisir comme photo parce que photographier un rien c’est pas facile 

Et puis j’ai pensé à mon amusement quand j’ai reçu mon cousin et que j’ai vu ce qu’il m’offrait à la place des fleurs habituelles: un mini barbecue! Et finalement, après avoir testé, je me suis rendu compte que c’était non seulement amusant mais également très pratique pour faire un barbecue à deux sans devoir attendre d’être plus nombreux.

 Il est important de bien l’accompagner bien sûr 

Pendant que les saucisses grillent, allez donc voir chez Ma comment les autres personnes ont illustré le mot de ce samedi.

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Découverte: les fontaines de Verviers (B)

Je vous ai déjà emmenés à ma suite pour découvrir le street art à Verviers, pour rappel, l’article se trouve ici. Mais bien sûr cette ville a d’autres curiosités à nous proposer et je vous invite à me suivre à nouveau si vous le voulez bien dans cette ancienne cité lainière de la province de Liège.

À l’ère industrielle (du 18ème au début du 20ème siècle), elle fut un centre important de production lainière connu et reconnu mondialement pour ses innovations technologiques. Aujourd’hui, elle porte le titre de Capitale wallonne de l’eau accordé par la Région wallonne, qui en a fait son pôle de l’or bleu. Elle accueille notamment les administrations wallonne chargées de l’eau. Verviers est aussi embellie de nombreuses fontaines qui honorent ce titre.(source)

Si vous voulez situer Verviers, c’est facile, voici toutes les infos 

Trêve de plaisanterie, si vous ne craignez pas d’être éclaboussés, je vous invite à la découverte de quelques fontaines verviétoises en cliquant juste

ici

Pour rappel les mots soulignés sont, en général, des liens qui vous en apprendront davantage.

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