Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée

Lors d’un séjour aux pays-Bas, j’ai immortalisé quelques portes et heurtoirs qui me paraissaient intéressants.

Ce sont ces photos que je vous propose en partage ci-dessous. J’espère que vous apprécierez autant que moi le travail des artistes qui ont réalisé ces pièces remarquables.

Et vous, que pensez-vous de ces réalisations?

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Brick a book 343 ✍🏻

Alexandra,  du blog Brick a book, souhaite nous faire sortir de notre zone de confort, et pour ça elle ajoutera chaque semaine une thématique à suivre (ou à ne pas suivre.) Le plus souvent, cette thématique sera en opposition avec la photographie.

Cette semaine, elle nous demande de parler d’hiver et de la photo ci-dessous.

© Photo by Alex Azabache

 

Noël serait là dans quelques jours et mon sapin naturel parfumait l’atmosphère du salon. J’étais bien, blottie dans mon canapé en mode relax, un bon feu de bois crépitant dans la cheminée et un chat ronronnant sur les genoux. Le sommet du bien-être en somme… Les minuscules lampes éclairant les décorations scintillantes participaient à l’ambiance feutrée de cet après-midi d’hiver.

J’avais délaissé la lecture qui, habituellement, occupait beaucoup de mon temps pour me pencher sur d’anciens livres photos réalisés quelques années plus tôt. Je m’étais replongée avec délice dans ces souvenirs d’un temps qui ne reviendrait plus. J’avais ainsi voyagé à nouveau, par la pensée, en Grèce, en Islande, en Ecosse,… et je venais d’ouvrir un album consacré au Maroc. Cette photo me transportait dans l’atmosphère malodorante des tanneries à ciel ouvert d’Afrique du nord. Je me souvenais qu’on nous avait fourni à l’entrée un bouquet de menthe très parfumé en nous conseillant de le tenir sous nos narines. Celui qui nous l’avait fourni, avant de tendre la main pour recevoir une obole, nous avait dit avec un grand sourire “masque à gaz berbère, très bien”. C’est vrai que c’était bien utile pour vaincre l’odeur tenace qui nous entourait tandis que des hommes travaillaient dans les cuves sans aucune précaution de sécurité. Inimaginable chez nous, mais eux semblaient heureux de travailler malgré tout. 

Tout m’était revenu d’un coup mais surtout les couleurs et toutes ces peaux entassées sur les bacs puis étendues à sécher avant la suite du traitement. Les objets en cuir était très nombreux dans les souks avoisinants et leurs prix défiaient toute concurrence. Mais combien de vies écourtées ou de maladies, de peau ou respiratoires, ces cuves avaient-elles provoquées?

Le jeu en valait-il la chandelle? Eux ne se posaient pas la question puisque les touristes achetaient en quantité de nombreux articles en cuir après les incontournables marchandages qui étaient l’essence même de l’échange commercial de l’endroit. Si on ne marchandait pas on lisait comme une déception dans leur regard. C’est une autre culture mais que appréciais et dans laquelle j’aimais m’immerger pour la découvrir, la comparer et finalement l’approuver pour ce qu’elle avait de direct et d’artisanal avec des rapports sans intermédiaires entre vendeur et acheteur bien loin des multinationales qui font ou défont des vies sans sentiments un peu partout dans le monde.

Ce qui me frappait au Maroc, c’était surtout le sourire et le bonheur que manifestaient les artisans qui pratiquaient leur art sous nos yeux. Oh bien sûr leur vie n’est pas que rêve mais leur philosophie qui consiste à travailler pour vivre et pour prendre le temps de vivre m’a souvent interpellée. Et si c’était eux qui avaient raison?

C’est à tout ça que je pensais en regardant danser les flammes qui léchaient les bûches dans le feu. Et j’étais tellement bien que, petit à petit, les livres photos ont glissé de mes genoux tandis que je m’assoupissais et m’envolais en rêve dans ce beau pays du Magrheb. 

Pour méditer un peu je vous propose de (ré)écouter Alain Souchon avant de filer voir sur Brick a book comment ce sujet a été traité.

https://youtube.com/watch?v=V_SNDGwwGFM

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Du côté de chez Ma

Ce samedi je joue comme toutes les semaines avec Ma. Le mot que nous devons illustrer cette fois est monumental.

Heureusement que j’ai eu la chance de visiter récemment le plan incliné de Ronquières. On peut vraiment parler d’un ouvrage monumental!

Le plus long plan incliné du monde

L’ouvrage d’art est constitué de 2 bacs remplis d’eau, de 91m sur 12m et pesant entre 5.000 et 5.700 tonnes, totalement indépendants et dans lesquels pénètrent les bateaux.Tels de véritables baignoires sur roulettes, ils emportent les péniches sur une distance de 1432m séparant les niveaux bas et haut du plan incliné.Cette réalisation permet aux bateliers de gagner un temps considérable par rapport au franchissement de plusieurs écluses. Mais la particularité essentielle de ce principe est l’économie  d’eau importante réalisée sur le canal artificiel, contrairement à des systèmes traditionnels.(source)

Je reviendrai en détail sur le sujet puisque j’ai eu la chance de visiter les installations techniques mais, aujourd’hui, je vais simplement vous montrer, en bonus ci-dessous, une photo du pont canal qui complète le plan incliné.

Supporté par 70 colonnes de 2m de diamètre, il mesure 290 m de long et 59 m de largeur et supporte une charge d’environ 100.000 tonnes d’eau. Il sert de port d’attache aux péniches en attente du franchissement.  On reste un peu sans voix à la vue de cet immense oiseau de béton aux ailes déployées.(source)

Alors c’est pas monumental comme ouvrage? 😊

Et si nous allions voir chez Ma comment les autres participant(e)s ont illustré ce mot?

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Sortie au musée

Aujourd’hui je vous emmène au musée mais étonnamment nous ne serons pas enfermés dans des salles mais en plein air. En effet, c’est le site du Musée de la pierre de Sprimont que je vous invite à découvrir aujourd’hui.

Le Musée de la pierre est installé depuis 1985 dans l’ancienne centrale électrique des carrières de Sprimont. Ce bâtiment construit en 1904 a fait l’objet d’importants travaux de rénovation, entamés en 2015, créant ainsi de nouveaux espaces qui seront dédiés à des  rencontres et événements culturels.

Point d’orgue de cette restauration, une toute nouvelle scénographie qui très prochainement retracera l’évolution de la pierre depuis le big-bang jusqu’à nos jours.  (source)

Depuis l’inauguration marquant la fin de la rénovation, le 24 août 2018, on ne dit plus “Musée de la pierre” mais “Centre d’interprétation de la pierre”.

Du 9 au 25 août 2019 ont eu lieu, comme chaque année, les Rencontres Internationales de Sculptures de Sprimont. Durant 2 semaines, on peut y admirer des artistes belges et du monde entier tailler la pierre sous nos yeux.

C’est un endroit qui se situe tout près de chez moi et comme les carrières sont une des richesses de la région j’ai beaucoup de plaisir à vous faire découvrir l’endroit et les oeuvres en devenir ou déjà plus anciennes. Si vous vous souvenez, j’ai déjà évoqué les carrières de la région ici.

Dès l’entrée, nous sommes accueillis par ce grand chevalier sculpté qui nous toise de toute sa hauteur.

Un peu plus loin, ces quatre oeuvres d’éditions précédentes sont exposées.

Nous nous dirigeons pour commencer vers le beau bâtiment qui domine l’espace…

…en dépassant les grands ponts roulants qui sont nécessaires pour déplacer les lourds blocs de pierre.

Nous avons de la chance, il fait beau et quelques sculpteurs travaillent sur leurs créations. Nous nous baladons également parmi les oeuvres laissées sur place par les artistes des années précédentes.

Vous êtes prêts pour la découverte? Il suffit de cliquer juste

ici

J’espère que vous aurez apprécié le travail des artistes…même si vous ne vous appelez pas Pierre 😊

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