Suite à une petite secousse amicale de Tiniak, je me suis remise à écrire suivant les consignes de l’agenda ironique. C’est Sabrina qui s’y colle en cette rentrée 2026 et ses consignes sont bien détaillées sur son blog Entre les lignes.
Je m’en vais donc, avant le 26 septembre, aller poster mon lien chez elle. Je vous donne la primeur de la lecture du texte que je propose cette fois.
Récidives
Vincent en a marre. C’est la troisième fois qu’un échaudage met à mal les vignes qu’il soigne avec amour depuis plus de dix ans. Il regarde les ceps et les sarments séchés alors que lui a les yeux humides, tout ce travail presqu’inutile le désole.
Si ça continue, pense-t-il, je ne planterai plus rien que de grands tournesols ! Eux au moins ne dépériront pas au soleil. Mon boulot et mon gagne-pain réduits au minimum, comment arriver à survivre avec ces conditions climatiques ?
Cet été, les grands incendies en Gironde se rapprochaient de ma propriété. Je n’en pouvais plus de seriner « Halte au feu » comme un mantra en regardant les infos catastrophiques à la télévision.
Il y a onze ans, j’ai quitté, sans regrets, l’hôpital où j’étais infirmier. Je me disais que j’allais remplacer l’odeur du désinfectant par celle de la terre de la propriété que m’avait léguée un grand-oncle du côté de Blaye et de ma mère. Ma reconversion professionnelle m’emplissait de joie et de courage et les mille choses à faire pour devenir indépendant n’avaient nullement entamé mon enthousiasme.
Après toutes ces années, le résultat n’est pas à la hauteur de mes espoirs et je me sens impuissant face aux caprices de Dame Nature. Statistiquement tout s’explique mais personnellement tout se complique jour après jour.
J’ai beau écouter les appels à vigilance sur le climat lancés aux politiques, ma réalité quotidienne se fait de moins en moins enviable et m’amène à une seule conclusion : ils s’en moquent bien dans leurs beaux bureaux parisiens. Oh ils aiment boire quelque bonne bouteille lors de leurs repas « de travail » mais ils n’ont pas encore compris que laisser se dégrader le climat mènera à la disparition du vin. Que diront-ils quand, pour accompagner leurs festins, on leur servira du lait cru ? Il sera alors trop tard pour agir évidemment mais comme ils ne pensent pas plus loin que le bout de leur nez, ils ne prennent aucune décision intéressante à long terme.
Ceci me rappelle le chat de Montaigne et je me demande qui prend le plus de plaisir avec mon vin, ces incapables qui le boivent ou moi qui l’élabore ? Si on prend en considération le travail que ça me procure, je pense que nous gagnons tous même si eux ne se fatiguent guère alors que je me tue à l’ouvrage.
Je vais devoir prendre de grandes décisions existentielles pour continuer à assurer l’avenir de ma famille parce que je ne vous l’ai pas dit mais je serai bientôt papa pour la première fois et je n’ai pas l’intention de devoir mettre de l’eau dans mon vin !
Voilà, le texte ci-dessus est ma modeste participation à l’AI de Sabrina.
côtes de Blaye
c’est pas ce qu’on fait de mieux
Je pige pas pas pourquoi « ironique » …c’est Graves ?
En fait l’agenda ironique est un exercice d’écriture qui tourne depuis des années et qui consiste à écrire un texte en suivant des consignes données. Si tu veux en voir d’autres, clique sur AI dans le nuages d’étiquettes à droite. Les consignes sont souvent variées puisqu’elles dépendent de la personne qui les concocte.
Bonjour Bernadette ! ( salut mon DD ! )
Les temps sont durs pour les viticulteurs et autres agriculteurs ) chat c’est sûr !
Il va bientôt falloir mettre des ombrelles au dessus des vignobles !
Bon vendredi !
Pierre
Je vois que tu t’es davantage penché sur le fond du texte que sur la forme. C’est super, ça veut dire que tu n’as pas repéré les impositions de Sabrina
Bonne journée
ce. Par contre pour le risque incendie il faut dNe désesp♪0rons pas on fait d’excellents vins dans les pays chauds – notamment en Grèce. Quand au risque incendie il est prégnant et demande davantage de civisme
Ton message est particulier, aurais-tu bu du bon vin grec avant de l’écrire?
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Je te taquine Liza. Comme Pierre tu ne sembles pas avoir été « choquée » par les insertions obligatoires demandées par Sabrina
Bonjour Bernadette,
Je pense que l’avenir est sombre malgré la sècheresse et les flammes des incendies…
Des insertions? Où ça?
Bon après-midi,
Mo
Bonne suite d’après-midi à vous deux
Hé hé…
Je savais bien que le chat de Montaigne te tirerait par les moustaches… ou l’inverse… Bref ! En tout cas, ces saligauds d’parigots en sont encore pour leurs frais (d’establishment ?); que je m’en frappe les côtes – de Blaye !!
Merci de ton passage Tiniak