Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (3)

Le jardin botanique créé par Paul Jovet

 

Un site exceptionnel! À Saint-Jean-de-Luz, au bord du sentier littoral, le jardin botanique surplombe l’océan. Sa visite est une invitation au voyage à travers les paysages de la Côte basque. Des collections originales complètent ce tableau: plantes utiles, labyrinthe des familles botaniques, plantes des cinq continents… 

L’idée de créer un tel site à Saint-Jean-de-Luz, destiné à conserver des espèces, est née dans les années 1980, dans le sillage de deux botanistes fortement impliqués dans la connaissance des milieux naturels régionaux : Paul Jovet et Jean Bost.

Des amoureux des plantes se sont ensuite mobilisés au sein d’une association pour la faire vivre et grandir.
En 2002, la ville lance la création du Jardin botanique et en confie la gestion et l’animation à l’association « Les Amis du Jardin botanique littoral Paul Jovet ».

En 2013, la commune reprend la gestion du Jardin botanique pour l’intégrer dans sa politique de développement territorial et durable.(source)

Je partage ci-dessous quelques-unes de mes photos, juste pour vous donner envie d’aller vous balader dans ce jardin si vous en avez l’occasion 😎.

Clerodendrum bungei
Cardère à lainer Astalaharra
Cardère des foulons
Aloe striatula
Rudbeckia
Phymaspermum acerosum
La salsepareille, le mets favori des Schtroumpfs 😋
Yucca rostrata

Zoomons sur le jardin des "plantes utiles"

J’espère que ma courte présentation vous aura plu même si elle n’offre qu’un tout petit échantillon de ce qu’on peut découvrir sur place.

A bientôt pour d’autres découvertes Basques.

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (2)

La crypte du Chevalier Van Bree

Vous savez que j’aime les endroits insolites et, si possible, peu courus par les touristes. 

Cette année j’avais trouvé un livre intitulé “Pays Basque insolite et secret”. Je n’ai pas été déçue par les idées que j’y ai retenues pour nos vacances. Parmi celles-ci, j’avais une grande curiosité pour la crypte de Firmin Van Bree.

Le personnage

Firmin Van Bree, un industriel belge de renom, très généreux et avec un grand cœur, a collaboré avec différentes institutions : Fondation Nationale contre le Cancer et la Lèpre, Croix Rouge du Congo, Fondation Hoover.
Séduit par Saint-Jean de Luz (et surtout la colline Sainte-Barbe qu’il survolait lors de ses nombreux voyages au Congo), il y acheta des terrains sur lesquelles il fit réaliser différentes constructions dont celle ci-dessous.

A la fin des années 50, Van Bree demanda à son architecte de lui construire une petite chapelle et une crypte semblable à celle où fut inhumé Saint-Firmin, évêque de Pampelune puis d’Amiens, qu’il vénérait.

A l’entrée de la crypte où se trouve sa dépouille, on peut voir une copie de la statue de Saint Firmin comme celle qu’on trouve au Musée du Louvre.

Quoi qu’on en dise, et malgré ma demande à l’O.T. de Saint-Jean de Luz,  je n’ai pas pu pénétrer dans cette crypte. Mais j’ai quand même pu prendre une photo par le judas (un comble 😁) 

Un des panneaux est orné d’azukejos, sur le modèle de l’un des 4 bas-reliefs de la cathédrale d’Amiens.  Van Bree a fait remplacer tous les personnages de la fresque par son portrait et ceux de ses amis luziens, belges et congolais dont il ne voulait pas se séparer dans la mort.

Je trouve étonnante l’histoire de ce Chevalier belge qui a choisi de reposer à l’endroit qu’il aimait sur la colline Sainte-Barbe.

 Si l’histoire de Firmin Van Bree vous intéresse, je ne saurais trop vous inviter à faire un détour par ce blog trouvé par hasard mais surtout par chance 😊. 

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (1)

J’ai déjà évoqué cette jolie ville de la côte basque dont je vous ai montré quelques photos prises dans le centre, partie qui attire le plus les touristes.

C’est la ville où se trouve la maison où résida Louis XIV lors de son mariage avec l’infante d’Espagne. Et, puisque nous évoquons Louis XIV, je me demande si vous connaissez cette “histoire” étonnante qui vous fera sourire à coup sûr. 😉

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de découvertes moins royales mais tout aussi intéressantes, à mes yeux au moins.

La pointe Sainte-Barbe

Balade le long de la Nivelle
A l'arrière-plan, le sommet de la Rhune

Nous apercevons au loin la pointe Sainte-Barbe et la chapelle du même nom qui est notre but de promenade. 

Il y a bien quelques escaliers pour y arriver, ce n’est pas ça qui va nous décourager. Nous avons tout notre temps, nous sommes en vacances 😉.

Cette mignonne petite chapelle est fort bien entretenue. Elle aurait été fondée durant l’épidémie de peste en août 1653 par Jean Baradère et restaurée par l’Abbé de Sazos. Comme elle  est privée, on ne peut voir que l’extérieur. 

La vue  depuis ce promontoire est magnifique! Côté mer, nous avons les bateaux, le fort de Socoa, les surfeurs, les vagues qui s’écrasent sur les digues, les plages de Saint-Jean-de-Luz et les imposantes falaises de flysh.😎.

La Rhune (900 m)
Le fort de Socoa
Les Trois Couronnes (806 m)
Les falaises

Il n’y a plus qu’à redescendre…à notre aise pour aller découvrir d’autres endroits étonnants et moins connus de la ville.

Le deuxième endroit, moins couru que cette chapelle, m’a étonnée par son histoire, surtout en tant que Belge 😉.

J’en parlerai bientôt…😎

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Vautours

Nous avons profité de notre récent séjour au Pays Basque pour participer à une balade guidée par un accompagnateur de Mendi Gaiak

Celui-ci, très compétent, a attiré notre attention sur diverses choses rencontrées en chemin (animaux, plantes, mines de fer,…). La balade a été fort agréable et instructive même si le démarrage, tout en montée sous un soleil de plomb, m’a paru un peu pénible 😅.

Le thème du jour était d’aller à la rencontre des vautours fauves sur le massif de Larla qui surplombe la vallée de la Nive au dessus de Saint-Martin-d’Arrossa (Arrosa). En chemin nous avons vu des mines de fer qui nous ont rappelé celles de Banca déjà découvertes précédemment.

Notre guide nous a appris que:

  • Le vautour fauve a une taille d’environ 1 mètre, une envergure d’environ 2,80 mètres, vit entre 30 et 40 ans et a un plumage de couleur roux-orangé. 
  • Les vautours volent en rond et sont très grégaires: si un vautour plonge sur une proie, les autres le suivront.
  • Il a une vue jusqu’à 2 ou 3 kilomètres.
  • Les vautours ne migrent pas vraiment. Les jeunes vautours se déplacent parfois pendant 3 ou 4 ans en Espagne puis reviennent s’installer sur leur lieu de naissance.
  • Les rapaces se reconnaissent par leurs silhouettes, essentiellement la forme de la queue et du bout des ailes:

Je n’y peux rien mais dès qu’on parle de vautour c’est immédiatement celui de Lucky Luke qui me vient à l’esprit.

Source

Et on n’est pas loin de la réalité puisque les vautours sont nécrophages, c’est-à-dire qu’ils mangent surtout des animaux morts (muscles et viscères).

Pour découvrir plus en profondeur

Bon, vous vous doutez bien qu’il y a quelques photos personnelles de cette balade, je vous invite à les regarder ci-dessous.

J’espère que vous aurez pris plaisir à m’accompagner pour cette balade, hors des sentiers battus.

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Voyage, voyage: Sorde-l’Abbaye (F)

Il y a quelques années, nous avons profité d’un séjour au Pays Basque pour aller découvrir un endroit limitrophe du département des Pyrénées-Atlantiques et plutôt intéressant: Sorde-l’Abbaye. Nous avions réservé une visite guidée de l’abbaye Saint-Jean de Sorde et, vu la météo plus qu’humide, nous n’avons pratiquement visité que ce lieu majestueux.

Il s’agit d’une ancienne abbaye bénédictine fondée avant 960, partiellement classée monument historique. L’ancienne abbaye (site du couvent) est site naturel classé et est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.(Wikipedia)

J’ai pris de nombreuses photos dans cet endroit mais, le temps ayant passé  depuis cette visite qui date  de 2017, j’ai essayé de les organiser au mieux en suivant plus ou moins le circuit proposé par la guide. 

Mes photos personnelles sont accessibles, comme souvent, par un simple

💡 Je vous invite également à cliquer sur les liens qui jalonnent la présentation pour apprendre davantage de choses.

N’hésitez pas à me laisser un petit mot si la découverte vous a intéressé, ça me fait toujours beaucoup de plaisir 😊.

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Du côté de chez Ma

Aujourd’hui, Ma nous invite à illustrer en photo(s) le mot “vacances”. Ouf, il était temps d’en parler puisque nous sommes le 31 août et que la rentrée scolaire est prévue lundi pour les petits 😉.

J’adore partir en vacances et nous partons souvent pour des périodes plus ou moins longues suivant l’endroit où nous allons (et la distance bien sûr) mais si je dois ne choisir qu’un endroit où je me sens comme chez moi et où j’ai toujours autant de plaisir à retourner alors c’est sans hésiter que je vous montre ce que je vois depuis la chambre que nous choisissons dans la maison d’hôtes où j’aime vraiment aller encore et encore… (je précise que je ne suis pas sponsorisée, enfin pas pécuniairement, mais j’ai toujours un très bon apéro quand j’arrive 😊)

Avouez qu’il y a pire comme vue en ouvrant les volets le matin…

Et si nous allons voir où les autres visiteurs de Ma passent leurs vacances? 

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Voyage, voyage: Bidache (Pays Basque)

Je me rends compte que je ne vous ai encore jamais parlé de Bidache, commune limitrophe des Landes, à 40 km de Biarritz, alors que c’est tout près de cette commune que nous avons logé lors de chacun de nos nombreux séjours basques. Il est donc plus que temps de combler cette lacune!

Un des principaux édifices qu’on voit en arrivant à Bidache c’est le château ducal de Gramont. Ce monument est classé depuis 1942.

Les premières fois que nous avons aperçu ces ruines, c’était de loin puisque l’accès était, à l’époque, interdit au public. Depuis quelques années, suite à une rénovation, toujours en cours, des visites guidées sont organisées par l’office du tourisme de Bidache.

Je partage ci-dessous quelques autres photos personnelles du château mais malheureusement la météo était à la pluie le jour de notre visite guidée et, les autres touristes ayant préféré rester au sec, les lâches, nous étions seuls avec la guide. En fait, cela nous a permis de bien profiter des explications fournies et de pouvoir poser toutes les questions souhaitées.

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Une autre chose inratable à Bidache est la stèle implantée en 1995 en hommage aux tailleurs de pierres (rouages importants de l’économie locale). La pierre de Bidache est un calcaire sombre veiné de silex et a été utilisée, entre autres, pour la construction de la plupart des maisons de Bayonne.

Le profil de cette stèle représente un tailleur de pierre à genoux, comme ils pratiquaient le métier. Les instruments qui figurent côté Sud sont: le mètre, la boucharde, le têtu, l’équerre, le compas, le ciseau et la pointerolle.(source)

“Tailler la pierre, c’est travailler pour l’éternité”

Le troisième endroit dont j’aimerais parler est le port sur la Bidouze. 

Port avec un système de cale empierrée, en forme d’escalier, appelées “cale à gradins”. En fonction de la hauteur de la marée, les matelots plaçaient une planche d’appontement entre le bateau et la marche de la cale correspondant au niveau de la marée, permettant un transbordement plus aisé des marchandises.(source)

 

 

Je terminerai par l’évocation de la fontaine de Talé qui se trouve au pied de quelques marches d’escalier en pierre. Cette fontaine  était l’un des deux points d’eau publics du bourg jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle.
Pour accéder à la fontaine, on empruntait le chemin de Talé qui desservait les jardins et les granges des maisons dont la façade  donne sur la rue principale. Son tracé est probablement celui d’un talus de défense médiéval qui encerclait le bourg. (infos trouvées sur le panneau voisin de la fontaine)

 

J’aurais aimé vous montrer une photo du cimetière israélite de Bidache mais je n’en ai étonnamment pas trouvé dans mes archives. Il faudra vous contenter des quelques mots ci-dessous pour vous inciter à aller voir vous-même sur place…

Les seigneurs de Gramont, souverains de Bidache, favorisèrent, dès la fin du 17e siècle, l’implantation de juifs dits Portugais à Bidache, les autorisant en 1665 à disposer de leur propre cimetière. Ce cimetière a été utilisé de la seconde moitié du 17e siècle à la seconde moitié du 18e siècle, jusqu’à la dispersion de la communauté juive. Il comporte une centaine de pierres tombales.(source)

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Voyage, voyage: le Pays Basque, Banca

Je sens que je vais me replonger avec plaisir dans mes photos de l’été dernier. D’une part, je vais vous parler encore une fois d’une région que j’adore et, d’autre part, ici il neige sans arrêt depuis hier et donc me réchauffer au soleil de juin me fera doublement plaisir. 

Comme je vis depuis toujours dans une région où  la sidérurgie a apporté la prospérité dans le passé, j’étais vraiment curieuse de trouver un haut-fourneau au milieu des paysages montagneux du Pays Basque.

La Vallée des Aldudes c’est avant tout 3 villages: Banca, Aldude et Urepele nichés au creux des montagnes de Basse-Navarre (1 des 7 provinces du Pays Basque)

 

(source)

C’est une petite partie de cette magnifique vallée que je vous invite à découvrir à ma suite en cliquant

ici

Nous découvrirons prochainement d’autres endroits attachants du Pays Basque, si ça vous intéresse…

Je vous rappelle que tous les lieux visités sont repris, avec les liens raccourcis, sur une carte accessible en cliquant sur le smiley “Suivez le guide” dans la colonne de droite.

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Les fêtes de Bayonne

Elles se sont terminées il y a quelques jours mais je n’y étais pas cette année. Je le regrette tant l’ambiance de ces fêtes est formidable. J’ai déjà eu l’occasion d’y participer et je peux dire que c’est inoubliable! On a envie de chanter et de danser, on se sent libéré et on pense juste à s’amuser sans se prendre la tête.
La pratique festive des fêtes de Bayonne est inscrite à l’
Inventaire du patrimoine culturel immatériel français, c’est dire si c’est sérieux…

La marionnette du roi Léon, veille attentivement sur ses ouailles durant toutes les fêtes.
Héros d’une bande dessinée de Jean Duverdier, ce personnage est inspiré d’une figure de la vie bayonnaise, Léon Dachary (Raphaël Dachary à l’état-civil), réputé à l’époque pour ses frasques.
C’est lui qui lance les fêtes en jetant, du balcon de la mairie, les fameuses clés de la ville, avec une personnalité invitée. (source)

Le roi Léon au balcon

C’est la fête dans tous les quartiers de la ville. Des bars avec musiques festives sont installés pour faire la fête tandis que des bandas jouent de la musique dans les rues. La danse tient une grande place également, qu’elle soit folklorique (en rue ou sur estrade) ou moins conventionnelle partout où on en a envie.

L’identité basque est bien présente…

Les géants bayonnais sont de sortie pour l’occasion, pour le plaisir des petits et des grands.

C’est clair qu’il vaut mieux ne pas être agoraphobe si on veut se sentir bien.

Un quai de Bayonne bien garni par les festayres
Non, ce n’est pas moi mais ces deux danseurs folkloriques ont pris gentiment la pose pour moi
Tous les jeux sont permis du moment qu’on s’amuse

Les régates des fêtes ( courses d’aviron) sont aussi organisées pendant ces fêtes au ponton de l’Aviron Bayonnais et sur la Nive.

J’espère que ces quelques vues vous auront donné envie de participer un jour à ces fêtes du sud-ouest à l’ambiance généralement bon enfant. En tout cas, c’est très chouette l’après-midi parce que, en fin de journée, c’est parfois moins évident pour certains…

Un dernier conseil, comme vous l’aurez compris, si vous voulez vous fondre dans la foule des festayres*, il vaut mieux être habillé en blanc en portant au moins un foulard rouge mais, mieux encore, une écharpe en ceinture (rouge également), sinon vous vous ferez chambrer gentiment (je le sais, ça nous est arrivé, depuis on a notre tenue).

*:  Dans le sud-ouest, le mot festayre (du gascon hestaire) désigne les fêtards des ferias. La feria est une fête taurine (courses landaises ou autres, personnellement je n’ai jamais assisté à ce volet de la fête et je n’aime pas les corridas!) (source)

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Voyage-découverte: le cimetière de sable d’Anglet

Anglet est une commune du Pays Basque située entre Biarritz et Bayonne, au bord de l’Atlantique.

Je ne m’attarderai pas cette fois sur la ville  mais sur une curiosité de l’endroit le cimetière de Saint-Bernard, situé à côté du couvent du même nom. Ce couvent, créé par  Louis-Édouard Cestac, héberge la branche contemplative de la congrégation des Servantes de Marie, les Solitaires de Saint Bernard ou Bernardines. Les Bernardines ont choisi une vie contemplative dans le silence.

Pourquoi j’ai choisi de vous faire connaître ce cimetière? Parce qu’il a une particularité à laquelle il doit sa renommée: ses quelques 300 tombes de sable surmontées d’une croix en coquilles Saint-Jacques.
Ces coquilles symboliseraient le grand pèlerinage qu’est la vie terrestre…

On y va?

Ce cimetière est commun aux Servantes de Marie, aux Bernardines et aux Résidentes du Foyer de vie.
Chaque année, avant la fête de Pâques, il est nécessaire de refaire les tumulus, ces petits tertres de sable surmontés d’une croix de coquillages. D’abord il faut recueillir les coquillages et achever de défaire les tumulus érodés par les vents et les tempêtes de l’hiver.
On utilise le même principe que les enfants qui font des “pâtés de sable” sur la plage. Un moule en bois de même forme que les tumulus, positionné en bonne place, est rempli de sable, copieusement arrosé et consciencieusement tassé. (source)

Les personnes sont inhumées de manière anonyme et une plante est placée du côté de la tête. Sur les photos ci-dessus, vous avez peut-être remarqué que les plantes ne sont pas toutes les mêmes. 

Le cimetière est divisé en trois parties.
Dans l’une d’elles, ce sont les Bernardines qui sont enterrées, on reconnait leurs tombes car elles portent, plantés à leurs pieds des bouquets de lavande. Puis un espace, le plus important en superficie, est réservé sépultures des Servantes de Marie, reconnaissables aux fusains dorés plantés aux pieds des tombes. Enfin, un troisième espace est consacré à l’ensevelissement des Résidentes du Foyer de vie, et des petits buissons de buis sont plantés aux pieds des tombes. (source)

La chapelle de paille

Lors de notre visite de ce lieu étonnant, nous avons été invités à visiter une curieuse chapelle.
Le père Cestac a  fondé la congrégation des Servantes de Marie en 1842 mais…

Dès 1847, certaines sœurs s’installent à un kilomètre du couvent d’origine, Notre Dame du Refuge, sur un domaine légué par un vieillard qu’elles avaient secouru.
Ce nouveau lieu prendra le nom de Saint Bernard. Pendant deux ans elles vivent dans d’austères cellules de paille avec pour tout sol le sable qui couvre cette lande proche de l’Océan. La chapelle primitive est construite de la même façon et offre le même dépouillement.
La chapelle de paille reste un lieu de prière quotidienne. Elle a été refaite, à l’identique, en 2007. Une cellule de paille a été conservée en témoignage de cette époque.
L’autel primitif est toujours en place. Il représente le Christ gisant et, au-dessus de lui, Marie, invoquée sous le vocable de Notre Dame de la Solitude.(source)

 

« Nulle part ailleurs, je n’avais éprouvé une telle impression de sérénité, un tel  sentiment de la vanité  des choses. Je me trouvais dans un espace d’un dépouillement total,… » (« La France que j’aime », 2010)

Pour un article complémentaire, clic.

Je vous laisse au calme dans ce lieu particulier loin de l’agitation de la ville et des touristes…et où le sable n’est pas celui de la plage.
A bientôt…

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