Voyage, voyage: Delft (NL)

C’est après avoir regardé le film « La jeune fille à la perle » que nous avons décidé d’aller visiter cette ville qui semblait agréable à parcourir.

Ville élégante alliant l’histoire à l’innovation moderne, Delft invite les visiteurs à découvrir son riche passé et son présent dynamique. Connue pour ses canaux pittoresques et ses façades historiques, la ville est un musée vivant de l’histoire et de la culture néerlandaises. Delft n’est pas seulement le lieu de naissance des célèbres faïences bleues de Delft, mais aussi la ville où l’influence du célèbre peintre Johannes Vermeer est encore perceptible.(Source)

C’est l’occasion de vous rappeler, ou de vous apprendre si vous l’ignoriez, l’origine de la devise des Pays-Bas.

« Je maintiendrai » est la devise nationale du Royaume uni des Pays-Bas depuis 1815, puis des Pays-Bas après l’indépendance de la Belgique du 4 octobre 1830, en français dans le texte. « Je maintiendrai Châlon » était la devise de Philibert de Chalon-Arlay, qui cède son titre de Prince d’Orange à son neveu René de Nassau à condition, entre autres, qu’il reprenne celle-ci. Elle devient ensuite « Je maintiendrai Nassau », puis simplement « Je maintiendrai », alors que Guillaume Ier d’Orange-Nassau, stadhouder (gouverneur) de Hollande et de Zélande, succède à son cousin René de Nassau.

Dans une lettre de janvier 1565, Guillaume Ier d’Orange-Nassau donne les explications suivantes à sa devise « Je maintiendrai » :

« Je maintiendrai la vertu et noblesse.  
Je maintiendrai de mon nom la haultesse.           
Je maintiendrai l’honneur, la foi, la loi    
De Dieu, du Roi, de mes amis et moi. »

En 1565, Guillaume d’Orange était encore catholique et fonctionnaire du roi Philippe II d’Espagne, mais le premier hémistiche du dernier vers de ce quatrain allait bientôt prendre un sens ironique lorsque les exactions menées aux Pays-Bas espagnols par le duc d’Albe amènent Guillaume à prendre la tête du parti protestant contre les Espagnols dans la guerre de Quatre-Vingts Ans et conduit les Provinces-Unies à l’indépendance. Il est, de ce fait, surnommé Le père de la Patrie, par le peuple néerlandais. (Source)

Vitrail dans la Nouvelle église
Vitrail dans la Nouvelle église

Et comme bien sûr mon appareil photo n’a pas chômé lors de cette découverte, vous pourrez voir ce que je partage en cliquant sur la taque d’égout ci-dessous.

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Découverte: L’église de Bennwihr (F)

Habité dès le néolithique, ce village très ancien a été complètement anéanti lors des combats de la poche de Colmar (décembre 1944 – janvier 1945). Seuls le monument aux morts de la guerre 1914 – 1918 (aujourd’hui appelé Monument de la Fidélité), ainsi que deux maisons aujourd’hui restaurées furent miraculeusement épargnés de la destruction.

Reconstruit entre 1947 et 1959, dans le style local par l’architecte Gustav Stoskopf, le village de Bennwihr conserve :

  • une fontaine monumentale qui trône au milieu du bourg,
  • un très beau vitrail moderne (réalisé vers 1960 par Paul Martineau), présenté dans l’église de Bennwihr, sur toute la longueur de sa façade sud et qui laisse pénétrer à l’intérieur de l’édifice une lumière colorée très intense. (Source)

Nous n’avons pas vu la fontaine mais par contre nous avons eu droit à une visite guidée de l’église Saints-Pierre-et-Paul à côté de laquelle se trouve le Monument de la Fidélité.
Monument érigé en 1924 par le sculpteur Geiss, à la mémoire des morts de la Première Guerre mondiale et pour témoigner du fidèle attachement de l’Alsace et de la Lorraine à la France entre 1870 et 1918. Monument laissé dans son état de 1944 après les combats de décembre 1944 et janvier 1945 qui ont complètement détruit Bennwihr. Les deux régions sont symbolisées par deux femmes qui portent le costume traditionnel.(Source)

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L’entrée dans la nef peut être effectuée par trois portes surmontées de trois grandes baies égales. Le baptistère est attenant à la nef par un court couloir. La toiture est couverte de tuiles écailles vernissées traditionnelles de l’architecture régionale et formant des motifs géométriques. (Source)

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À l’intérieur, tout le côté sud de la nef est occupé par une grande verrière réalisée pour l’inauguration de l’église par les ateliers de Saint-Gobain, sur le modèle d’une peinture de Paul Martineau. Celle-ci s’étend sur sept baies. Elle représente la Résurrection à la suite de la passion du Christ par un ensemble de symboles : les palmes du dimanche des Rameaux, la colonne de la flagellation, la couronne d’épines, la tenaille et les clous, la lance, les dés pour jeter le sort sur la tunique du Christ, la croix dans la nuit avec les bras élevés, la chaîne brisée, la lumière qui chasse les ténèbres, et l’oiseau – le Phénix – représentant le Christ et surmonté d’une mitre d’évêque rappelant l’Église. Les vitraux font entrer une lumière chatoyante. (Source)

Le prêtre nous explique que le rouge évoque le sang versé par le Christ et le jaune, le soleil couchant sur le Golgotha.

Plus d’infos sur ce vitrail ici.

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Ci-dessous, l’autel avec le Christ de la Résurrection. La boule dorée en dessous est le tabernacle.

Les vitraux de la chapelle (à gauche de la nef), qui représentent l’Annonciation, la Nativité et l’Assomption de Marie, diffusent une lumière douce contrairement à ceux du baptistère dont la lumière est plus colorée.

Annonciation
Nativité
Assomption

J’aime pousser les portes des églises et je suis souvent surprise du décorum intérieur. Celle-ci m’a enchantée grâce à sa modernité et ses magnifiques vitraux qui procurent beaucoup de lumière à l’intérieur alors que l’extérieur était fort gris.

J’espère que la découverte vous a intéressé autant que moi même si c’est par procuration 😉.

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Découverte: l’abbaye Maria Laach (D)

La dernière curiosité de l’Eifel volcanique dont je souhaite vous parler est un lieu historique, il s’agit de l’abbaye de Bénédictins Maria Laach (Sainte-Marie du Lac).

L’activité volcanique au cours du temps

Au plus profond de la terre, il y a un grondement. On entend un grondement sourd. C’est de plus en plus fort. La terre tremble. De plus en plus. Il se gonfle jusqu’à ce que soudain une énorme explosion creuse un profond cratère dans le paysage au nord de l’actuel Mendig. Une énorme colonne de cendres obscurcit le ciel. Pendant des jours, il pleut de la pierre ponce et des cendres sur toute l’Europe, puis de la lave rougeoyante qui se déverse sur les vallées et les villages environnants. Là où poussaient autrefois des pins, des bouleaux et des peupliers, il ne reste plus qu’un paysage lunaire stérile.

C’est ainsi que cela devait être il y a 12 900 ans, lorsque les dernières éruptions volcaniques de l’Eifel ont laissé leur empreinte et détruit toute vie dans la région. À l’époque, le volcan Laacher See a craché à plusieurs reprises des gaz, de la pierre ponce et des débris rocheux dans l’air après que le magma ascendant a touché des couches aquifères à une profondeur de trois kilomètres. Si cela avait été le cas, le lac Laacher See n’aurait probablement été qu’un maar (lac volcanique), comme il en existe encore aujourd’hui environ 70 dans l’Eifel. Mais la terre ne s’est pas reposée. Les colonnes de cendres se sont effondrées et des braises chaudes atteignant 500 degrés Celsius ont rempli les vallées vers Brohltal et Pellenz.

Plus tard, au cours de milliers d’années, l’énorme cratère s’est finalement rempli d’eau et le lac Laach s’est formé. Avec une superficie d’environ 3,3 kilomètres carrés et une profondeur d’eau de plus de 50 mètres, c’est le plus grand lac de Rhénanie-Palatinat et une destination populaire pour les baigneurs, les campeurs et les personnes à la recherche de loisirs, ainsi que pour les visiteurs de l’abbaye bénédictine voisine de Maria Laach, dont les propriétés comprennent le Laacher See. En outre, des oiseaux aquatiques rares peuvent être observés chaque année dans les zones de rivage couvertes de roseaux, qui sont parsemées de nénuphars.

L’éruption du volcan Laacher See, il y a 12 900 ans, a été la dernière de l’histoire de l’Eifel volcanique. Depuis lors, il n’y a plus eu de grondement sous la surface de la terre. Sur la rive orientale du Laacher See, cependant, les rameurs et les promeneurs observent à plusieurs reprises un bouillonnement trompeur. Des dioxydes de carbone, appelés mofettes, remontent régulièrement à la surface ici. Car les volcans n’ont pas disparu. Ils ne font que « dormir ». (Source)

Le lac et l'abbaye Maria Laach © GmbH, Dominique Ketz

L’abbaye bénédictine de Maria Laach est située dans une caldeira, une chambre magmatique qui s’est effondrée. En dessous de la réserve naturelle, à près de 45 kilomètres de profondeur, commence ce que l’on appelle l’Eifel-Plume.  (Source)

Vue de l'abbaye quand on arrive sur le site

L’histoire de l’abbaye en quelques dates

  • 1093: le comte palatin Henri II de Laach fonde l’abbaye
  • 1156: la consécration de l’église
  • 1220: la construction du parvis (« Paradis »)
  • 1802: sécularisation, l’abbaye est fermée
  • 1863: les Jésuites allemands s’établissent au monastère pour y fonder le Collegium Maximum
  • 1892: les Bénédictins de la congrégation de Beuron reprennent possession de l’abbaye
  • 1932: dans la cour intérieure du parvis, les artisans de Laach créent la Fontaine des Lions
  • 1933: Konrad Adenauer trouve refuge à l’abbaye pour se protéger des Nazis
  • 1993: fête des 900 ans de la fondation de l’abbaye et élargissement du nombre de cloches passant de 6 à 12. 12 est très rare dans l’art campanaire et ces cloches ont été créées par les Fonderies Causard (détails pages 7 et suivantes)

Avant l’église se trouve ce que l’on surnomme le Paradis, un atrium presque carré du XIIIe siècle, composé de trois ailes avec des arcades ouvertes. Il s’agit du seul paradis de ce type qui soit encore conservé au nord des Alpes. Au centre de la cour intérieure se trouve un petit jardin et la bouillonnante fontaine du Lion, créée en 1928 par le frère Radbod Commandeur. (Source)

Le parvis, appelé "Paradis"
Fontaine des Lions (inspirée de celle de l'Alhambra de Grenade)
Côté nord de l'église abbatiale
Tour nord du massif occidental
Chapelle St Johannes, en montant vers le cimetière
Cimetière en forêt
Deux stèles discoïdales comme au Pays Basque!
Une pierre tombale étonnante!

Nous terminons notre visite du côté de la ferronnerie de l’abbaye: créative, variée et avec beaucoup d’amour pour le détail. Le jardin accessible montre des objets de cuivre, de bronze, de fer forgé et acier alliés au verre, au bois et à la pierre.

C’est sur les photos de ces jolies oeuvres que nous terminons notre petite exploration de l’Eifel.

Bonne journée 😊.

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Découverte: l’Eifel volcanique (D)

Nous avons eu un premier contact avec l’Eifel volcanique en octobre 2023. Nous logions alors à Adenau, charmante petite ville près du circuit automobile du Nürburgring.

En nous promenant dans le coin, nous avions vu, au bord de la route, un petit geyser appelé Wallender Born.

Une fontaine apparemment paisible se réveille, commence à bouillonner. Soudain, une fontaine d’eau froide à 9°C s’élance dans le ciel, bouillonnant pendant six minutes. Puis, tout aussi instantanément, le phénomène s’arrête, le « Brubbel », comme les locaux appellent affectueusement leur phénomène, se calme. La base de ce spectacle naturel est une source d’eau gazeuse comme il en existe des centaines dans l’Eifel.

Le fait que le « Brubbel » crache encore aujourd’hui à intervalles aussi réguliers peut s’expliquer par une comparaison: à l’instar d’une bouteille d’eau gazeuse que l’on secoue, la pression dans la chambre souterraine augmente. À un moment donné – plus précisément au bout de 35 minutes – la pression dépasse celle de la colonne d’eau située au-dessus. C’est la naissance du Wallende Born, le geyser d’eau froide de l’Eifel.(Source)

 

Cela nous avait suffisamment intéressés pour nous donner envie d’y retourner dans de meilleurs conditions climatiques. C’est ce que nous avons fait en mai 2024. Nous logions cette fois à Andernach (dont je vous ai proposé la visite ici) où se trouve le musée Geysir. La visite complète dure environ 3 heures et commence dans le musée par un voyage imaginaire sous la terre. Il est très difficile de raconter tout ce qu’on y découvre mais je vais essayer.

Je vous montre le fascicule reçu à l’entrée ainsi que quelques photos de l’intérieur.

Et bien sûr, mes photos sont accessibles en cliquant sur l’image ci-dessous. Bonne découverte!

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Voyage, voyage: Rodemack (F)

Le week-end des Journées du Patrimoine en France, nous avons décidé d’aller découvrir un des plus beaux villages de France: Rodemack en Lorraine (Moselle) situé sur l’ancienne voie romaine Metz-Trêves.

Aux frontières du Luxembourg et de l’Allemagne, Rodemack doit son surnom de « petite Carcassonne lorraine » aux imposants remparts qui enserrent le village et à sa citadelle.

L’origine du village est très ancienne puisque l’on en trouve mention dans les archives officielles dès 880. Vassal de la maison de Luxembourg du 10ème au 20ème siècle, Rodemack (alors nommée « Rotinpach »), a conservé l’héritage de cette influence culturelle germano-luxembourgeoise. En témoignent une particularité du patrimoine local, les « Bildstocks« , monuments religieux apparentés à des calvaires. Présents dans le village, au pied de la Chapelle Notre-Dame et à l’entrée du Lavoir, ils sont typiques de ce que l’on appelle ici le « Pays des Trois Frontières », point de rencontre entre la France, le Luxembourg (6 kilomètres) et l’Allemagne (20 kilomètres).  (Source)

Ci-dessous nous voyons la Porte de Sierk, par où nous sommes entrés et dont nous parlerons plus tard.

J’ai pris pas mal de photos de cette petite Carcassonne lorraine et si ça vous dit de les voir, vous pouvez cliquer sur la photo ci-dessous.

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Du côté de chez Ma

Ce samedi Ma nous demande d’illustrer le mot « Vacances ». C’est de saison, même si la météo n’est pas toujours ce qu’on espère mais on fait avec.

Pour moi, les vacances c’est le dépaysement et souvent aussi les autres langues que le français.

Parfois c’est le grec, l’allemand, le néerlandais, l’anglais,… mais cette fois je vous propose autre chose 😉.

Au Pays Basque, les communes ont le droit de choisir ce qui est noté sur leurs plaques de rue et, à Bidache, les autorités ont choisi les 3 langues en usage dans la région: français, béarnais et basque. Je trouve ça sympa 👍.

Allons voir chez Ma comment les autres personnes illustrent les vacances.

Je souhaite un bon week-end à tout le monde.

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Voyage, voyage: Bad Schandau (D)

 

Pour la dernière découverte de la Saxe, je vous emmène à Bad Schandau,  » Située au bord de l’Elbe, elle est le centre touristique le plus important de la Suisse saxonne. C’est également une station thermale réputée pour ses sources ferrugineuses exploitées depuis 1730. » (Source)
Du vivant de Sebastian Kneipp, l’on y suivait déjà des cures conçues selon les principes naturels de vie et de guérison du célèbre praticien. (Source)

=> Le film Inglourious Basterds, réalisé par Quentin Tarantino, a été tourné principalement à Bad Schandau 👍.

Nous voici donc au coeur de la Suisse Saxonne afin d’y découvrir quelques curiosités.

Un des premiers endroits que je souhaitais visiter est l’église Saint-Jean (14ème, gothique tardif) dont la chaire et l’autel sont sculptés dans le grès local et l’autel est incrusté de pierres précieuses.

Ci-dessous nous pouvons admirer l’autel Renaissance à deux étages en grès, particulièrement précieux. Il a été réalisé, à l’origine, par un sculpteur de Dresde, Hans Walther, pour une église de Dresde. 

Nous continuons notre balade dans la ville et remarquons le fronton de cette maison. Il est admirablement sculpté et rappelle les bateaux à roues à aubes circulant sur l’Elbe.

En comparaison, l’Hôtel de ville (Rathaus) semble bien simple mais dans chaque ville allemande nous cherchons souvent le « râteau » 😉.

Nous quittons le centre pour aller vers la passerelle panoramique. 
Le Aufzug Bad Schandau, un ascenseur extérieur s’élevant au-dessus des arbres, offre un panorama magnifique sur la bourgade et la campagne vallonnée. Cette structure d’acier culmine à  50 mètres et permet d’atteindre les hauteurs de la colline Ostrau depuis 1905.
Un taquin géant avec un lynx nous accueille au pied de l’ascenseur.

En quelques secondes nous nous trouvons au niveau des pistes de randonnée et près d’un enclos très grand et naturel avec des lynx. De là-haut, nous avons une vue incroyable sur la ville.

Nous nous éloignons un peu et trouvons un espace grillagé de notre côté où nous voyons des lynx majestueux en semi-liberté.

Nous terminons la balade dans un quartier assez cossu où les maisons ont toutes le même style. Devant l’une d’elle, je vois pour la première fois des « Haemantus multiflorus » (fleurs de sang) appartenant à la famille des amaryllis.

Haemantus multiflorus

Notre exploration de quelques endroits de Saxe se termine ici. J’espère que vous aurez découvert des endroits étonnants et plus rarement montrés de ce pays si varié qu’est l’Allemagne.

En attendant d’autres balades, je ne vais pas faillir à la tradition bien sûr 😊.

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Voyage, voyage: la forteresse de Königstein (D)

La forteresse de Königstein est une forteresse qui occupe les 9,5 hectares d’un promontoire (butte témoin) dominant de 240 mètres la courbe de l’Elbe à 30 km au sud-est de Dresde en Allemagne. Elle a été surnommée la « Bastille de Saxe » car, forteresse militaire, elle a été utilisée de 1591 à 1922 en tant que prison d’État et aussi, notamment durant les deux guerres mondiales, comme camp d’internement pour des officiers prisonniers de guerre. Toujours intacte, c’est aujourd’hui l’attraction touristique la plus populaire de Saxe, avec 700 000 visiteurs par an.

Autrefois, un chemin montait les marches ci-dessous jusqu’à une porte menant à un monastère. Le monastère n’est resté que huit ans (1516-1524), mais la porte d’entrée est restée dans une caverne derrière le mur.

Toute l’histoire de cette forteresse est racontée chronologiquement ici et un plan localisant les bâtiments est proposé ici.

Une tranche d’histoire:

« Le 17 avril 1942, son incroyable cavale est saluée par le monde libre. Et met en rage Hitler. À 63 ans, le général d’armée Giraud fait le mur de la forteresse de Königstein, traverse l’Allemagne et gagne la zone libre pour reprendre le combat. Ce ne sera ni sa première, ni sa dernière odyssée ». (Source)

Ci-dessous, le bouton d’accès à mes photos de la forteresse

Nous arriverons bientôt au terme de la découverte de cette magnifique région de Suise saxonne (Allemagne de l’est) mais il nous reste encore deux endroits à visiter bientôt: le Bastion (le fameux pont du Bastion) ainsi que la ville thermale de Bad Schandau.

Le Bastion fait face à la forteresse de Königstein comme on le voit sur le panorama ci-dessous.

Bastein
Paysage sur l'Elbe et vue sur le Bastion (à droite)

Quant à Bad Schandau, c’est encore un peu plus à l’est.

Ci-dessous, les emplacements de chacun des lieux évoqués.

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Voyage, voyage: Moritzburg (D)

Après Meissen, je vous invite à découvrir le magnifique château de Moritzburg.
Si vous pensez que toutes les constructions allemandes sont austères vous allez vite comprendre votre erreur😉 .

Situé sur une île au cœur d’un lac et doté de tours rondes à coupoles, le château de Moritzburg est un chef d’œuvre baroque du XVIIIe siècle. Maison de plaisance et demeure de chasse des princes électeurs de Saxe, ce fut le château privilégié du roi Auguste le Fort, le « roi-soleil » de Saxe. (Source)

La promenade jusqu’au château est vraiment très agréable avec celui-ci en ligne de mire. Malheureusement comme vous le voyez, il était en rénovation et nous n’avons pas pu visiter l’intérieur :unsure:.

Heureusement, le parc était ouvert et nous avons pu voir le château sous toutes ses faces.

Moritzburg
Façade d'honneur

Ce château est très connu dans toute l’Allemagne parce qu’il apparaît dans le film du conte de fée « Trois noisettes pour Cendrillon« .

Ci-dessous, sur une marche d’un escalier extérieur, une plaque dorée avec une chaussure nous rappelle l’histoire d’origine.

Le film en français est visible ici.

Cendrillon

Une multitude de figures en grès ornent la balustrade de la terrasse. Elles reflètent le caractère de Moritzburg en tant que château de chasse et de plaisance.

Statue Moritzburg
Statue Moritzburg
Statues Moritzburg
Moritzburg

Ci-dessous, l’arrière du château vu depuis le parc.

Moritzburg
Arrière Moritzburg

Afin d’avoir une meilleure vue de  l’ensemble et avoir un aperçu de l’intérieur, je vous invite à regarder le petit film ci-dessous.

Notre prochain arrêt aura lieu à Dresde, la « Florence de l’Elbe », dont une grande partie fut détruite pendant les bombardements de la deuxième guerre mondiale. 

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Voyage, voyage: Katsomatado (Gr)

Je vous avais promis la découverte d’un autre endroit étonnant en Crête (et ce n’est pas le dernier 😉).

Comme j’évite en général les endroits hyper-touristiques qu’on peut facilement découvrir sur internet, je me focalise sur des coins un peu moins connus.

Le lieu dont je vais vous parler s’appelle « Grotte de la sagesse divine » ou grotte de Sainte-Sophie (Agia Sofia). On peut s’y balader librement sans guide et sans contrôle à l’entrée. On y croise des ouvriers qui continuent d’aménager les chemins dans la grotte de manière totalement artisanale (voir photo ci-dessous). Nous sommes restés admiratifs de leur travail et leur patience.

La grotte d’Agia Sofia est creusée dans les parois ouest des gorges de Topolia, à 47 km de la ville de Chania. Elle consiste en deux salles situées sur deux niveaux différents.

La grotte a une forme quasiment circulaire, d’un diamètre de 50 m. Sa hauteur varie et atteint 20 mètres par endroits. L’entrée est un porche de 25 m de large, à l’extrémité gauche duquel se trouve la petite chapelle d’Agia Sofia (Sainte-Sophie), de 6 x 3 m. La grotte présente un intérêt archéologique et historique. (Source)

Bon, c’est clair qu’il va falloir mériter l’endroit et, contrairement à ce qui se fait d’habitude, on va monter vers la grotte plutôt qu’y descendre.

Au début de la montée, on trouve une boutique tenue par Manolis revêtu du costume traditionnel (pas la peine de vous poser des questions, ce n’est pas moi la touriste sur la photo 😁)

Le livre d'or à l'entrée
L'entrée de la grotte et la cloche
La vue sur la vallée du Tyflos est impressionnante

La légende

Ci-dessous, on voit l’icône de la Sagesse divine qui viendrait de l’église Sainte-Sophie (Sofia signifiant sagesse) construite par l’empereur Justinien à Constantinople. Les Crétois partis défendre la ville contre les Turcs et voyant que leur combat était vain, ont décidé de partir en emportant l’icône qu’ils auraient déposée dans cette grotte à leur retour. 

Ci-dessous, on voit, selon la légende, la trace laissée par le cheval de Saint-Dimitrios qui aurait fait un saut de l’église homonyme qui se trouve sur la colline d’en face.

La chapelle rupestre d'Agia Sofia (Sainte-Sophie)
Vue vers l'extérieur de la grotte

Ce n’est clairement pas un endroit dont on trouve beaucoup de traces dans les livres touristiques sur la Crête. Je pense que si vous séjournez dans l’ouest de l’île, cette découverte mérite vraiment un petit détour d’autant plus que la route pour s’y rendre traverse les gorges de Topolia qui sont absolument magnifiques 👍.

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