Voyage, voyage: Bidache (Pays Basque) (2)

Le lundi d’habitude c’est le jour de l’écriture sur base d’une photo proposée sur le blog Brick a book mais, en cette période où rien n’est plus vraiment habituel, il n’y a pas eu de proposition de photo alors, à la place, j’ai décidé de vous emmener avec moi en voyage. J’espère que ça vous plaira 😊.


Il y a un peu plus d’un an  je vous avais proposé un article sur la ville de Bidache au Pays Basque et j’y regrettais de ne pas avoir trouvé dans mes archives de photos du cimetière israélite de Bidache.

Comme c’est ma région de coeur, je me suis fait un plaisir d’y retourner, sans me forcer 😊, et d’y prendre enfin quelques photos de l’endroit. Tant qu’à faire, je me suis aussi un peu documentée sur l’origine de cette communauté juive à Bidache.

De la fin du 16ème siècle à la Révolution française, Bidache constitue une petite principauté qui se proclame « souveraine », sous la souveraineté de la famille de Gramont, prétention généralement considérée avec sérieux par les historiens. (source)

Un peu d’histoire

A la fin du 15ème siècle, les juifs sont expulsés d’Espagne puis du Portugal lors de l’Inquisition ibérique. Ces “marchands portugais” sont accueillis en France par les rois Henri II et Henri III. 

En 1602, la veuve de Philibert de Gramont et maîtresse du roi Henri IV, obtient de ce dernier un arrêt qui autorise les juifs à s’installer où ils le veulent dans le royaume. Dès lors, la famille de Gramont s’instaura en protectrice des juifs dans un mélange d’intérêt et de sincérité. Il est donc normal qu’un terrain pour enterrer leurs morts leur ait été attribué à Bidache.

J’ai collecté et fortement résumé des informations glanées dans deux livres sur le Pays Basque. Le premier, spécifique, m’a été offert (merci Catherine 😘) et le second, plus général, acheté dans un office de tourisme.

Et y a pas de photos me diront les habitués? Patience, les voilà, ci-dessous…

L'entrée du cimetière
Il reste une centaine de tombes

Ce cimetière classé atteste de l’importance de la communauté juive à Bidache entre la fin du 17ème et le 18ème siècle.
Bien sûr les juifs ne venaient pas à Bidache que pour y mourir mais également pour y pratiquer leur religion et y faire commerce ainsi qu’en témoignent les deux bâtiments ci-dessous:

Je m’en voudrais de finir cet article sur Bidache en occultant la mairie et l’église de Saint-Jacques le Mayeur (édifice de style néogothique construit au XIXe siècle)  sous l’autel de laquelle se trouve la crypte des Gramont.

J’espère que cette petite partie d’histoire de France, ou plutôt de Navarre, vous aura fait voyager dans le temps et en terres basques.

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Découverte du fort de la Chartreuse (B)

Je vous l’avais annoncé et, en plus, il se trouve que la date d’aujourd’hui convient plutôt bien à ce que je vous propose. En effet, je vous emmène cette fois, pas très loin de chez moi,  au fort de la Chartreuse qui domine le quartier d’Amercœur à Liège.

Ce fort fut construit, entre 1817 et 1823, à l’époque du Royaume uni des Pays-Bas afin de protéger la cité.

Il tient son nom du monastère de l’Ordre des Chartreux qui occupa le site du 14ème siècle à la Révolution liégeoise. Il n’aura cependant jamais de rôle stratégique important.

En 1891, le fort est déclassé et devient une simple caserne. Il sert de prison pour les patriotes belges durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, à partir de 1944, l’armée américaine l’utilise comme hôpital militaire.

De moins en moins utile au ministère de la défense nationale, il est démilitarisé en 1981: les derniers militaires quittent l’ancien fort en 1988. (source)

Génie 1914-1918

Génie 1914-1918

Bastion des fusillés

Bastion des fusillés

A Liège, le site de l'ancien Fort de la Chartreuse abrite un lieu de mémoire particulier. Il est le premier à avoir été consacré à la résistance civile. Durant la guerre 14-18, 48 hommes y ont été fusillés par l'occupant allemand.

La Chartreuse a servi de prison pour des centaines de Belges qui osèrent se dresser contre l'envahisseur et lui résister. C'est à la Chartreuse qu'ont été conduits, la veille de leur exécution, les condamnés à mort par l'autorité militaire allemande.

Détail

Détail

Le réseau Clarence

Le réseau Clarence

Réseau de renseignements belgo-français de la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Libération, le fort a servi d'hôpital militaire à l'armée américaine.

C’est donc un endroit empreint de mémoire sur lequel on trouve de nombreux témoignages liés aux deux guerres mondiales mais, comme il est abandonné depuis plus de 30 ans, une partie des photos des bâtiments relèvent davantage de l’urbex que d’un domaine strictement militaire.

C’est une expérience que je n’avais encore jamais vécue mais, je l’avoue, j’ai aimé ça 😊.

La nature reprend ses droits

C’est aussi un endroit très arboré (voir carte ci-dessous) où il est agréable de se promener.

Ces quelques photos apportent une touche supplémentaire au portrait de la région où je vis.

La prochaine fois, je pense vous emmener plus loin parce que je ne vous ai pas encore dévoilé toutes les beautés du Pays Basque découvertes cette année, du temps où on pouvait encore voyager…

Ceci dit, ne nous plaignons pas trop: en Belgique, on peut encore se déplacer, même en période de confinement 👍.

A bientôt pour d’autres découvertes.

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Les cris des murs (2)

Après vous avoir baladés sur le site de Street Art City, je vous propose maintenant de visiter l’Hôtel 128. Il y a tant à voir et j’avais tellement envie de m’imprégner de plusieurs ambiances différentes que je n’ai pas pu tout voir en une visite. C’est littéralement étourdissant comme expérience. Parfois on aime et on voudrait prendre le temps mais certaines portes ont été refermées à peine entrouvertes. Question de goût personnel… Ce véritable hôtel hébergeait le personnel de France Telecom qui venait en formation de plusieurs jours à cet endroit avant qu’il ne soit abandonné.

Voilà la présentation faite sur le site internet:

Dès l’entrée le ton est donné, la couleur dominera.

Je vous propose de me suivre dans quelques chambres. Notez bien que ceci est une proposition honnête 😉 (je précise pour les quelques malotrus qui me font le plaisir de passer parfois par ici, ils se reconnaîtront 😊) . Les informations que j’ai notées proviennent des panneaux explicatifs présents à l’entrée de chacune d’elles.

Pour compléter la visite, je consacrerai un troisième et dernier article sur le sujet aux œuvres exposées dans les galeries intérieures tout en réservant une place de choix aux créations de Ted Nomad.

A bientôt

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Les cris des murs (1)

Depuis quelques années j’ai partagé avec vous des photos de murs peints sous le titre “Les murmures des murs”. Ceux dont je vais vous parler font beaucoup plus que murmurer. Leur nombre, leur diversité et leur puissance m’a poussée à parler de leurs cris.

Sur la route des vacances en France, nous avons fait un très léger détour pour passer à Lurcy-Levis dans l’Allier. De la commune elle-même nous n’avons rien vu parce que notre objectif était de visiter “Street Art City“.

Cette résidence artistique (unique au monde!)  entièrement dédiée à l’art pictural urbain était, jusque dans les années 90, un centre de formation de France Telecom.

Depuis 2015, les artistes du monde entier expriment leur talent sur 22.500 m². En immersion totale pendant des périodes variant de une à plusieurs semaines, les artistes sont libres de créer puisque délestés des contraintes quotidiennes par la Résidence.

En extérieur on découvre une centaine de fresques murales et, en intérieur, on est complètement immergé dans l’Hôtel 128 (qui servait de logement au personnel de France Télécom).

S’y ajoutent encore des galeries et des expositions en intérieur.

Je ne vais pas partager toutes mes photos, ce serait fastidieux et pour vous et pour moi. Je vais réaliser un exercice qui me sera difficile: choisir parmi les magnifiques réalisations vues à cet endroit.

Je vous montre ci-dessous une des oeuvres les plus monumentales à mes yeux. Elle est réalisée dans un immense hangar et représente Alice au pays des merveilles.

Pour voir les murs que j’ai choisi de partager, il suffit de cliquer

N’hésitez surtout pas à cliquer également sur les photos du Sway pour les voir en grande taille, le travail réalisé est vraiment impressionnant.

Si vous avez aimé autant que moi, vous aimerez peut-être aussi un prochain article qui vous fera découvrir quelques-unes des chambres personnalisées par des artistes de toutes origines ainsi que quelques oeuvres exposées dans le bâtiment principal.

A bientôt… 😊

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (3)

Le jardin botanique créé par Paul Jovet

 

Un site exceptionnel! À Saint-Jean-de-Luz, au bord du sentier littoral, le jardin botanique surplombe l’océan. Sa visite est une invitation au voyage à travers les paysages de la Côte basque. Des collections originales complètent ce tableau: plantes utiles, labyrinthe des familles botaniques, plantes des cinq continents… 

L’idée de créer un tel site à Saint-Jean-de-Luz, destiné à conserver des espèces, est née dans les années 1980, dans le sillage de deux botanistes fortement impliqués dans la connaissance des milieux naturels régionaux : Paul Jovet et Jean Bost.

Des amoureux des plantes se sont ensuite mobilisés au sein d’une association pour la faire vivre et grandir.
En 2002, la ville lance la création du Jardin botanique et en confie la gestion et l’animation à l’association « Les Amis du Jardin botanique littoral Paul Jovet ».

En 2013, la commune reprend la gestion du Jardin botanique pour l’intégrer dans sa politique de développement territorial et durable.(source)

Je partage ci-dessous quelques-unes de mes photos, juste pour vous donner envie d’aller vous balader dans ce jardin si vous en avez l’occasion 😎.

Clerodendrum bungei
Cardère à lainer Astalaharra
Cardère des foulons
Aloe striatula
Rudbeckia
Phymaspermum acerosum
La salsepareille, le mets favori des Schtroumpfs 😋
Yucca rostrata

Zoomons sur le jardin des "plantes utiles"

J’espère que ma courte présentation vous aura plu même si elle n’offre qu’un tout petit échantillon de ce qu’on peut découvrir sur place.

A bientôt pour d’autres découvertes Basques.

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (2)

La crypte du Chevalier Van Bree

Vous savez que j’aime les endroits insolites et, si possible, peu courus par les touristes. 

Cette année j’avais trouvé un livre intitulé “Pays Basque insolite et secret”. Je n’ai pas été déçue par les idées que j’y ai retenues pour nos vacances. Parmi celles-ci, j’avais une grande curiosité pour la crypte de Firmin Van Bree.

Le personnage

Firmin Van Bree, un industriel belge de renom, très généreux et avec un grand cœur, a collaboré avec différentes institutions : Fondation Nationale contre le Cancer et la Lèpre, Croix Rouge du Congo, Fondation Hoover.
Séduit par Saint-Jean de Luz (et surtout la colline Sainte-Barbe qu’il survolait lors de ses nombreux voyages au Congo), il y acheta des terrains sur lesquelles il fit réaliser différentes constructions dont celle ci-dessous.

A la fin des années 50, Van Bree demanda à son architecte de lui construire une petite chapelle et une crypte semblable à celle où fut inhumé Saint-Firmin, évêque de Pampelune puis d’Amiens, qu’il vénérait.

A l’entrée de la crypte où se trouve sa dépouille, on peut voir une copie de la statue de Saint Firmin comme celle qu’on trouve au Musée du Louvre.

Quoi qu’on en dise, et malgré ma demande à l’O.T. de Saint-Jean de Luz,  je n’ai pas pu pénétrer dans cette crypte. Mais j’ai quand même pu prendre une photo par le judas (un comble 😁) 

Un des panneaux est orné d’azukejos, sur le modèle de l’un des 4 bas-reliefs de la cathédrale d’Amiens.  Van Bree a fait remplacer tous les personnages de la fresque par son portrait et ceux de ses amis luziens, belges et congolais dont il ne voulait pas se séparer dans la mort.

Je trouve étonnante l’histoire de ce Chevalier belge qui a choisi de reposer à l’endroit qu’il aimait sur la colline Sainte-Barbe.

 Si l’histoire de Firmin Van Bree vous intéresse, je ne saurais trop vous inviter à faire un détour par ce blog trouvé par hasard mais surtout par chance 😊. 

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (1)

J’ai déjà évoqué cette jolie ville de la côte basque dont je vous ai montré quelques photos prises dans le centre, partie qui attire le plus les touristes.

C’est la ville où se trouve la maison où résida Louis XIV lors de son mariage avec l’infante d’Espagne. Et, puisque nous évoquons Louis XIV, je me demande si vous connaissez cette “histoire” étonnante qui vous fera sourire à coup sûr. 😉

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de découvertes moins royales mais tout aussi intéressantes, à mes yeux au moins.

La pointe Sainte-Barbe

Balade le long de la Nivelle
A l'arrière-plan, le sommet de la Rhune

Nous apercevons au loin la pointe Sainte-Barbe et la chapelle du même nom qui est notre but de promenade. 

Il y a bien quelques escaliers pour y arriver, ce n’est pas ça qui va nous décourager. Nous avons tout notre temps, nous sommes en vacances 😉.

Cette mignonne petite chapelle est fort bien entretenue. Elle aurait été fondée durant l’épidémie de peste en août 1653 par Jean Baradère et restaurée par l’Abbé de Sazos. Comme elle  est privée, on ne peut voir que l’extérieur. 

La vue  depuis ce promontoire est magnifique! Côté mer, nous avons les bateaux, le fort de Socoa, les surfeurs, les vagues qui s’écrasent sur les digues, les plages de Saint-Jean-de-Luz et les imposantes falaises de flysh.😎.

La Rhune (900 m)
Le fort de Socoa
Les Trois Couronnes (806 m)
Les falaises

Il n’y a plus qu’à redescendre…à notre aise pour aller découvrir d’autres endroits étonnants et moins connus de la ville.

Le deuxième endroit, moins couru que cette chapelle, m’a étonnée par son histoire, surtout en tant que Belge 😉.

J’en parlerai bientôt…😎

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Du côté de chez Ma

Ce samedi, Ma nous demande d’illustrer, grâce à une photo personnelle, le mot “héros”.

Pas évident à première vue. Je n’ai pas pris de photos du personnel soignant lors du pic de la pandémie, je ne compte pas de héros, même ordinaire, dans mon cercle d’amis ni de super-héros d’ailleurs.

Quoique…

Récemment nous avons accompagné notre petit-fils au FlyIn: il s’agit d’un simulateur de chute libre. Il a adoré ça et bien sûr nous avons immortalisé le moment. Le moniteur lui avait laissé le choix de la combinaison et il a choisi Batman (sous le regard envieux d’adultes qui auraient bien voulu avoir la même 😉)

Vous pouvez voir, ci-dessous, mon super-héros en train de voler 😊.

Je vous invite à  aller voir les héros des autres participant(e)s chez Ma mais vous n’êtes pas obligés de voler pour y aller 😀.

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Plessis Saint-Jean: la vie de château! 🏰

Je vous l’avais déjà confié dans l’article sur Châlus, par un effet du hasard nos deux escales sur la route des vacances nous ont menées à l’ombre de châteaux.

Nous avions découvert l’existence du château de Plessis-Saint-Jean grâce à nos hôtes lors de notre premier séjour à l’Antowan. Ils nous avaient gentiment proposé d’organiser, lors de notre retour, la visite de ce château privé et habité mais que l’on peut visiter sur rendez-vous.

Ce qui fut dit, fut ainsi fait pour notre plaisir et nous avons été reçus et accompagnés par Monsieur Consola, le propriétaire actuel.

Plantons le décor

Plessis-Saint-Jean  est situé sur le point haut du plateau qui sépare les vallées du Sénonais de celle de la Seine. Plus précisément, il se trouve dans l”Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté à une vingtaine de kilomètres de Sens (dont je vous parlerai prochainement  😉).

C’est par besoin de nourriture, vers l’an 1000, qu’on a déforesté, essarté et planté des haies à cet endroit. Savez-vous que le mot “plessis” (haie tressée) évoque un lieu clos et protégé des bêtes sauvages? 

Le château

Ce lieu est habité depuis le 12ème siècle. A l’époque, c’est une maison forte qui se dressait ici. La bâtisse est démolie au XVIe siècle et un élégant château au goût de l’époque la remplace. On note des dégradations datant de la Révolution. Par la suite, en 1830, son propriétaire le rénove en style néogothique, tel qu’on le connait aujourd’hui. Occupé par les Allemands durant les deux guerres mondiales, il reste longtemps abandonné et finit par être pillé. Au fil des restaurations est redécouvert un salon aux boiseries du XVIIIe siècle. Le site est intéressant, toujours entouré de douves du XVe siècle enjambées par un pont Renaissance. Il est en rénovation depuis le début des années 2000. (Source)

Si vous êtes un habitué de ce blog, vous connaissez la chanson et savez que pour voir mes quelques photos de cette bâtisse il suffit de

Après avoir fait la visite du château, il paraissait logique de visiter l’autre bâtiment important de ce petit village d’un peu plus de 200 habitants:  l’église dédiée à Saint-Jean l’Évangéliste, et Saint-Lupien (patron auxiliaire). Elle sert parfois de lieu de concert.

La simplicité intérieure de l'église.
Le très beau confessionnal ouvragé.

Nous avions des images et des histoires plein la tête en quittant Plessis-Saint-Jean, ravis de la découverte de ce village où nous sommes arrivés un peu par hasard…nous l’avions choisi sur le seul critère de sa position sur notre chemin vers le Pays Basque. Comme quoi, le hasard fait parfois bien les choses 😎.

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Voyage, voyage: Châlus

Quand nous partons en vacances, nous évitons soigneusement tout ce qui ressemble à une autoroute et nous prévoyons un trajet avec des haltes de découvertes tout au long du chemin.

Nous n’avons pas changé nos habitudes cette année et nous avons fait deux arrêts sur notre route vers le Pays Basque.

Par un effet du hasard (je l’ignorais au moment de la réservation) les 2 localités où nous avons logé avaient chacune au moins un château à offrir à notre curiosité gourmande 😊.

Il m’en faut parfois peu pour démarrer un article (ce n’est pas toujours le cas) et, cette fois, la photo, prise par Régis, du château Gaillard des Andelys (non, ce n’est pas le nom du responsable de ce blog 😂), conçu par Richard Cœur de Lion m’a décidée au partage.

Un peu d’histoire

Châlus, au sud-ouest de Limoges et au nord-est de Périgueux, est surtout connu pour être le lieu où le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion fut mortellement blessé en 1199.

Je vous laisse le soin de vous remémorer son histoire puisque c’est uniquement sa fin de vie qui importe ici.

Le , Richard assiège le château de Châlus-Chabrol et le 26, il est atteint par un carreau d’arbalète
Le carreau est retiré mais la gangrène s’installe et Richard meurt onze jours après sa blessure. Ses entrailles sont déposées en l’église (actuellement ruinée) du château de Châlus-Chabrol. (Wikipédia)

Châlus-Chabrol
Le château vu derrière une représentation de châtaignes

💡 Le gâteau à la châtaigne typique de Châlus est le Burgou.

Mais Châlus possède un deuxième château: Châlus-Maulmont. Ce dernier est tellement proche que les Châlusiens ont longtemps considéré que c’est de là qu’était parti le carreau d’arbalète qui fut fatal à Richard Cœur de Lion.

Châlus-Maulmont
Vue sur Châlus depuis le Château de Châlus-Chabrol (au 1/3 gauche de la photo, on devine Châlus-Maulmont)

Les Châlusiens sont très attachés à leur histoire et ils le montrent volontiers.

Pour terminer, je vous offre un troisième château fort (des 12ème et 15ème siècles) situé à seulement 7 km des deux premiers: le château de Montbrun sur la commune de Dournazac.

Wikipédia nous dit que “En 1199, le seigneur de Montbrun dirigeait la garnison de Châlus lors du siège au cours duquel Richard Cœur de Lion trouva la mort”.

Voilà tout ce que j’avais envie de partager sur la fin de vie de Richard dont le surnom de «Cœur de Lion», acquis de son vivant, souligne la vaillance, l’ardeur au combat et le caractère indomptable…

Juste encore vous dire que c’est drôle comme le hasard fait parfois bien les choses. Nous avons choisi Châlus uniquement pour sa position géographique et nous y avons trouvé une page de l’histoire de France 👍.

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