Balade à Audenarde (B) 2ème partie

J’avais annoncé une suite à mon premier article sur Audenarde. Je vous ai montré les choses les plus importantes et je vais maintenant partager mes photos de détails, statues, lieux moins centraux de la ville.

Par exemple, à l’arrière de la collégiale, nous voyons ce cloître où se tient une expo de sculptures assez particulières mais plutôt sympas. 

En marchant un peu nous arrivons à l’abbaye Maagdendale (du Val des Vierges) fondée en 1234. On voit ici ce qui était une des plus importantes abbayes de femmes en Flandre. Il ne reste plus grand chose de l’immense complexe: une église basilicale, le quartier des abbesses et un corps de garde.
Les bâtiments ont été réaffectés en Archives de la ville et Académie royale de dessin.

Façade de la maison des abbesses (1663)

L’église Notre-Dame de Pamele (13ème siècle) trône sur les rives de l’Escaut. C’est ici que Marguerite de Parme (fille naturelle de Charles Quint et d’une femme de chambre d’Audenarde) fut baptisée.

Le Palais de Justice de style néo-gothique vaut également un coup d’oeil.

Poursuivant notre balade un peu plus loin, nous arrivons à l’entrée du parc municipal. L’ancien domaine du baron Liedts abrite un château en style néorenaissance flamande (1883). Le parc du château est d’inspiration anglaise et se compose de sentiers sinueux, d’arbres feuillus et de pelouses en pente autour d’un étang.

Quelques statues vues dans la ville

 

La statue suivante est celle du peintre Adriaen Brouwer (1604-1638). Passé maître dans l’art de peidnre les émotions et les états d’âme, il a le don de saisir les émotions. Rubens et Rembrandt étaient, parait-il, impressionnés par la manière dont il arrivait à croquer le quotidien des petites gens.

Son nom a été choisi pour trois excellentes bières.

J’avoue être restée assez perplexe devant la statue suivante posée devant l’ancienne halle aux viandes (Vleeshuis).

Il s’agit d’Universus, une statue en bronze de 5 mètres de haut de Johan Tahon.

 « C’est une figure qui semble s’élever vers le ciel, mais qui est en même temps fortement attirée par la terre », selon le sculpteur meninois Tahon (1965)

Une autre sculpture du même auteur est tout aussi étonnante à mes yeux. Elle s’appelle Titus, mi-homme, mi-cheval.

Nous avions choici de loger hors du centre ville mais suffisament près pour pouvoir nous y rendre à pied. Nous étions dans le charmant quartier d’Ename. Cet endroit comptait jadis une forteresse censée garder les frontières du Saint-Empire Romain Germanique. Par la suite, une puissante abbaye s’est implantée sur les rives de l’Escaut.

A l’ombre de l’église Saint-Laurent (ci-dessous) se trouve un musée archéologique malheureusement fermé lors de notre séjour.

De curieux personnages de pierre sont disposés dans le parc devant l’église. Certains ont les pieds entravés et les autres portent un fardeau. Je n’ai pas trouvé d’explications sur l’auteur ni sur la symbolique. On peut donc imaginer ce qu’on veut…

Je vous laisse en compagnie de ces personnages énigmatiques 😊.

S’ils vous inspirent, faites-moi signe…

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Balade à Audenarde (B) 1ère partie

Audenarde (Oudenaarde en néerlandais) est une ville néerlandophone de Belgique, située en province de Flandre-Orientale, au sud de Gand, sur les rives de l’Escaut. On l’appelle parfois la perle des Ardennes flamandes même si ce terme est une hyperbole qui souligne à la fois la grande modestie de ces reliefs par contraste avec la vraie Ardenne et l’attachement des Flamands pour ces seuls reliefs qui structurent le territoire, contrastant avec les basses plaines plus habituelles dans la région.

Que visiter à Audenarde? En fait, pas mal de choses pour une ville de taille moyenne à commencer par les rues où se trouvent d’anciennes jolies maisons en style flamand (pignons en gradins) et aussi en style Art-déco. Le magnifique hôtel de ville (style gothique brabançon) qui héberge  le MOU (musée d’Audenarde et des Ardennes flamandes) et la collégiale Sainte-Walburge situés sur la grand-place sont des bâtiments magnifiquement ouvragés. 

C’est en visitant le MOU que j’ai appris que le mot “verdure” caractérise une tapisserie dont le fond, et éventuellement la bordure décorative, est entièrement rempli de rinceaux décoratifs.

Le célèbre écrivain français Victor Hugo a exprimé sa fascination par ces mots: « Dans ce bâtiment fantastique, il n’y a aucun détail qui ne vaut la peine d’être regardé. »(Source)

Une image vaut mille mots, je vais donc, comme d’habitude partager quelques photos bien plus parlantes.

Il me reste encore quelques photos que j’aimerais partager. Elles prendront place dans un deuxième article à venir…

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Au pays de Montmédy (F), 1ère partie

Au pays de Montmédy, nous avons visité deux endroits intéressants: la basilique d’Avioth et la citadelle de Montmédy quelques kilomètres plus loin.

A deux pas de l’abbaye d’Orval mais en France, se trouve la basilique d’Avioth dite “basilique des champs”  (41 m de long et 18 m de haut sous les voûtes).

Il faut dire que le village est assez petit et qu’il est étonnant d’y découvrir une basilique de style gothique du 14ème siècle  classée monument historique.

Son développement serait dû à la découverte d’une mystérieuse statue de la vierge. La légende réconte que cette statue a été déplacée par les villageois mais qu’elle serait revenue  mystérieusement à la même place. C’est ce qui aurait incité les fidèles à construire une église à cet endroit.

Le pape Jean-Paul II l’a élevée au rang de basilique en 1993.

Une des versions de la légende raconte que le bailli chargé de la construction vendit son âme au diable afin que l’église soit construite rapidement. Satan mit au travail tous ses diablotins censés terminer le travail avant le premier chant du coq. Un de ces petits diables travaillait tellement bien qu’il faisait de l’ombre à Satan qui le chassa…
Pour terminer la construction de l’église, il manquait une seule pierre que le diable partit chercher lui-même mais il s’attarda en chemin à faire la fête. L’épouse du bailli, mise au courant du pacte diabolique, prit une torche et fit le tour du village afin de réveiller tous les coq qui se mirent à chanter de concert. Le diable comprit qu’il avait perdu l’âme du bailli et ordonna aux diablotins de détruire l’édifice. Celui-ci était tellement solide qu’il résista!

C’est peut-être bien ce diablotin qui trône fièrement sur un toit proche de la basilique 😉.

A la place du simple oratoire élevé à l’endroit de la découverte de la statue on a construit un chef d’oeuvre gothique flamboyant.

Au début du 14e siècle, lorsque la statue de Notre-Dame d’Avioth put entrer dans son église, une autre statue de la Vierge prit sa place pour recevoir, en son nom, les offrandes des pèlerins. On appela cette statue : la Vierge Recevresse. Avec le temps, le nom de Recevresse fut donné au monument. Ainsi, depuis huit siècles, la Basilique d’Avioth a été construite et entretenue grâce à des dons et à des offrandes. C’est encore le cas aujourd’hui.

« La Recevresse » est un monument unique au monde et sa reproduction, grandeur nature, se trouve au musée des monuments français à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris.(Source)

J’ajoute encore que, comme cette église contient un sanctuaire à répit, elle était très fréquentée par les croyants de l’époque. Un pélerinage a encore lieu de nos jours chaque année le 16 juillet.

Si vous voulez voir mes photos d’Avioth, c’est

Je vous raconterai prochainement ma balade dans la citadelle de Montmédy.

A bientôt ://niceday//:

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Voyage, voyage: la bastide d’Hastingues (F)

Quand on arrive à Hastingues, commune où se trouve l’abbaye d’Arthous, on comprend très vite ce qu’est une bastide dans le sud-ouest.

Une bastide est une ville nouvelle close de fondation comtale, ou royale et ecclésiastique, construite au Moyen-Âge sur la base d’un lotissement dont le plan régulier comporte une place centrale entourée d’un passage couvert ouvrant par des arcades, et d’une charte municipale permettant aux habitants de s’administrer avec un conseil élu. (Source)

Si l’histoire de cette bastide vous intéresse, je vous invite à suivre ce lien mais aussi celui-ci qui vous donneront de précieuses informations sur cet endroit créé au 14ème siècle.

La porte: sa construction date des années 1307-1310 et son financement fut assuré par le péage sur les marchandises transitant sur les Gaves Réunis (Pau et Oloron). Elle joua également le rôle de tour de guet ainsi qu’en témoignent les deux archères fendant la paroi au sud. Au premier étage subsisterait une salle rectangulaire qui abrita une prison au 19ème siècle. (Source: panneau explicatif sur site).

Une fois cette porte franchie, on découvre les maisons séparées par un espace appelé “androne” qui facilitait la construction, permettait la récupération des eaux de pluie et était censé lutter contre la propagation des incendies.

Un circuit nous emmène voir les maisons les plus remarquables de la bastide. Les informations que je partage proviennent des panneaux explicatifs placés près de ces constructions.

Dans la rue principale, on découvre la plus vieille maison dite Maison Laplante. L’ouverture principale est surmontée d’une moulure en forme d’accolade, à son sommet un ange porte un écusson et deux culots sculptés (homme en robe courte et personnage en robe longue) supportent sa base.

Au-dessus de l’autre porte, on peut lire les initiales IDLP désignant Ioan de La Plante, sergent royal.

Un peu plus loin  la maison Magendie porte le nom du premier pasteur d’Hastingues. Elle fut sans doute aussi le premier site du temple protestant en 1600. Son installation dans la rue principale provoqua une forte réaction de l’église catholique qui obtint, via la commission de l’Édit de Nantes (promulgué par Henri IV pour mettre fin aux guerres de religion et révoqué par Louis XIV en 1598), le déplacement du temple dans une rue plus discrète.

Sur la façade on retrouve la date de construction: 1739.

Notre balade nous amène sur la place centrale avec, autour de la place, les habitations en façade.

Les maisons Cohéré (à l’angle), Lussan et la maison des Jurats témoignent de l’existence d’une galerie qui établissait un promenoir couvert.

Maisons Lussan et Cohéré
Maison des Jurats

La maison des Jurats  (fin 15ème, début 16ème) abritait le bayle et six jurats désignés pour un an (le bayle est le représentant du seigneur dans le village et les jurats sont les magistrats qui l’assistent). Toutes leurs décisions se basent sur une charte établie en 1326.

Nous arrivons ensuite à l’église Saint-Sauveur dont la base du clocher est celle érigée en 1304 alors que l’église a été reconstruite en 1891 sur les fondations de l’église primitive.

Près de la mairie, installée dans la maison Majoureau (édifiée après 1577), un des plus anciens bâtiments de Hastingues, nous voyons la statue d’un “carcoilh”: une légende raconte qu’à l’intérieur de la bastide un escargot géant se serait endormi mais sortirait parfois de sa coquille… 

A droite de la mairie, nous voyons le château d’Estrac. Depuis les années 2000, le château est devenu maison d’hôtes, lieu de séminaires, réceptions et halte jacquaire.

Depuis la naissance de la bastide, plusieurs châteaux se sont succédés sur cet emplacement. La famille Estrac fut anoblie par Louis XIV et en resta propriétaire jusqu’en 1792. Le château actuel a été complètement rebâti en 1884 et est actuellement rénové dans son style d’origine.

Cette balade se termine pour nous sur une façade de maison non indiquée sur le circuit de découverte mais dont le linteau a attiré mon oeil de lynx 😉.

L'an 2 du calendrier républicain: 1793-1794, prairial: vers le 20 mai ou le 20 juin

La liberté et l’égalité des hommes sont posées comme principe en France dans l’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. L’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) inclut les femmes et ajoute l’obligation de fraternité. (Source)

Ainsi se termine ma découverte d’Hastingues en pays d’Orthe. J’espère que la balade sous le soleil vous aura intéressé également.

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Voyage, voyage: l’Abbaye d’Arthous à Hastingues (F)

Une fois de plus, c’est un beau programme qui nous attend aujourd’hui au Pays d’Orthe*: l’abbaye d’Arthous, fondée au XIIème siècle, et la bastide d’Hastingues (qui fera l’objet d’un autre article).

Le Pays d’Orthe correspond au canton de Peyrehorade dont le nom occitan gascon est Pèira Horada qui signifie pierre trouée, comme l’illustre si bien le rond-point sur notre chemin.

J’ai apprécié de découvrir cette abbaye  du Moyen-Âge nichée dans un magnifique écrin de verdure. 

Dès qu’on arrive sur le site et qu’on lève les yeux on découvre les 59 modillons et les 9 chapiteaux qui décorent le chevet de l’église Sainte-Marie d’Arthous.

Cet ensemble est l’un des meilleurs exemples dans le sud de l’Aquitaine du répertoire iconographique des sculpteurs romans.

Véritables bandes dessinées sculptées, ces modillons constituaient un important vecteur d’enseignement pour les gens du Moyen-Âge, majoritairement illettrés. (Source: panneau informatif sur le site).

La visite de l’abbaye se poursuit à l’intérieur avec une très belle présentation des différents usages passés du lieu. Ci-dessous les cellules des chanoines dans lesquelles on peut voir l’exposition “Il était une fois Arthous”, un voyage à travers les moments clés de l’histoire de l’abbaye.

Un endroit étonnant et intéressant à mentionner est la salle des trésors où un nouvel espace créé en 2020 est dédié à trois précieuses sculptures de chevaux.

Il présente ces œuvres paléolithiques provenant de l’abri Duruthy situé à une dizaine de kilomètres d’Arthous sur la commune de Sorde-l’Abbaye, accompagnées de l’interprétation artistique de la photographe Claire Artemyz. (Source)

Cheval agenouillé en grès découvert en 1961, daté de 17.000 ans. (L=26,3cm; l=13,8cm; ép= 5,4cm).

A l’extérieur on peut voir la cour et l’emplacement de l’ancien cloître.

La galerie ouest nous montre des mosaïques antiques.

Pendant notre visite, la très belle exposition Ichtus de Daniel Mestanza était en cours de montage.

C’est dans cette ambiance si particulière que se termine la visite de l’abbaye d’Arthous.

Je vous raconterai prochainement notre découverte de la bastide d’Hastingues.

* Une anecdote relative au Pays d’Orthe. Certain(e)s le savent je vis dans une région appelée Pays d’Ourthe (l’Ourthe étant une rivière affluent de la Meuse) et je me demandais s’il y avait un lien. Il m’a été répondu à l’abbaye que orthe voulait dire le jardin. Non satisfaite de cette explication qui me paraissait bancale vu que jardin vient de hortus (et non pas orthus) j’ai fouillé un peu et voici ce que m’a indiqué gentiment Maïté Labeyriotte, Présidente du centre culturel du Pays d’Orthe.

Depuis longtemps déjà il est admis que “orthe” est en relation avec l’eau ou plutôt le cours d’eau. L’Orthe est la francisation d’un nom ancien. Le “Pagus aortensis”, ou Pays des Orthenses, était l’un des multiples pays qui composaient la Novempopulanie dans l’empire romain. Et ce pays des Orthenses correspondait, en gros, à la portion du gave de Pau entre Orthez et Urt.

D’après Madame Labeyriotte, il y aurait bien un lien entre Orthe et Ourthe. Peut-être est-ce une explication à mon attachement à cette région? 😉

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Besta-Berri ou la Fête-Dieu au Pays Basque

En vacances au Pays Basque en juin dernier, notre hôtesse préférée nous a conseillé d’aller assister aux festivités de la Fête-Dieu (Besta-Berri en Basque).

Comme nous allons régulièrement dans le Sud-Ouest, ce ne sont plus les endroits trop fréquentés par les touristes qui nous attirent mais les spécificités, les coutumes et la culture des habitants. Nous nous sommes donc rendus à Hélette.

Bien sûr le nom indique qu’il s’agit d’une fête catholique mais  la célébration religieuse est étroitement mêlée à un spectacle haut en couleur et en musique.

Ces deux dernières années, à cause du Covid, les jeunes du village n’ont pu célébrer la fête-dieu, une fête ancestrale si chère au cœur des Hélétars qui jusque-là n’avait été interrompue que durant les deux guerres mondiales.(Source)

Nous avons donc assisté avec un grand plaisir que nous n’imaginions pas à l’avance (n’étant pas trop bons clients des manifestations religieuses) au défilé des participants, détaillés ci-dessous, sur la place de Hélette.

Les sapeurs (zapurrak), les coqs (oilarrak), les sergents (sarjentak), les caporaux (kaporalak), les lanciers (alabardariak) et les porteurs de bannières (banderariak) emmènent la marche jusque dans l’église et offrent un très beau cérémonial au pas lent, avançant de six pas et reculant de quatre. (Source)

Pour voir mes photos et vidéos de cette fête, il suffit de cliquer

Il est difficile de transmettre l’émotion suscitée par cette fête mais nous avons été très touchés de voir ces jeunes gens prendre un tel plaisir dans ce défilé ainsi que d’entendre la belle voix grave des anciens.

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Voyage, voyage: La Bouteille et Chaumont sur Tharonne (F)

Quand nous partons en vacances en France, nous évitons les autoroutes et privilégions le chemin des écoliers ce qui nous offre parfois de bien jolies découvertes.

Ce fut le cas cette fois en fin de matinée, en arrivant dans l’Aisne où j’ai tenu à photographier cette imposante église fortifiée dans la commune de La Bouteille. 

On a l’habitude en traversant la Thiérache de voir ces églises fortifiées où les habitants pouvaient se réfugier en cas de problème mais elles m’impressionnent toujours par leur aspect massif.

Plus tard dans la journée, j’ai cru voir une statue d’homme assis sur un banc dans une ambiance invitant au repos. Nous avons répondu à l’invitation en décidant de nous arrêter dans cette charmante commune du Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire, Chaumont-sur-Tharonne.

 

Cet hommage à Louis Blériot (1872-1936), premier à traverser la Manche en avion, le 25 juillet 1909, se trouve près de l’église Saint-Etienne, construction portée à l’inventaire des monuments historiques. L’aviateur a en effet résidé dans la commune. 

Plus d’infos sur ces statues ici.

En tournant les yeux en face de l’église, on aperçoit une autre silhouette et, en nous approchant, nous rencontrons une dame âgée, assise à côté de son panier. Elle nous raconte l’histoire du lieu. Je vous en fait écouter une partie.

Continuons notre balade autour de l’église…

Nous pouvons même nous poser et…

Ou, si on préfère, regarder les statues très différentes exposées dans le parc de l’église.

Nous admirons une dernière maison avant de nous remettre en route vers notre première escale en chemin vers Bidache.

Voilà, j’espère que ce départ en vacances vous aura donné envie de me suivre un peu plus loin sur cette route qui nous a réservé, une fois encore, de bien jolies surprises et découvertes étonnantes.

Soyez juste un peu patient(e)s, je suis fort occupée et j’ai plus envie de profiter de l’extérieur que de m’asseoir devant un écran 😎.

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Du côté de chez Ma

Comme chaque samedi je joue avec Ma  et aujourd’hui elle nous demande d’illustrer le thème “Voyager sans sortir de chez soi”.

J’ai bien sûr des guides de voyage dans ma bibliothèque, j’aime regarder les émissions du style “Des racines et des ailes”, “Échappées belles” ou autres, j’ai aussi pensé que boire un verre d’Izarra pouvait me transporter en pensée au Pays Basque tout en restant chez moi 😋 mais finalement j’ai choisi d’illustrer le thème par les cartes postales d’amis ou de la famille qui m’en envoient encore et que je garde précieusement dans des boîtes adaptées depuis très longtemps.

N’allez pas penser que je sois syllogomane mais je n’aime pas jeter les petites attentions qu’on a pour moi…

Et si nous allions voir chez les autres participant(e)s au projet de Ma comment on voyage tout en restant chez soi?

Bon week-end à tout le monde, chez vous ou pas 😎.

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Voyage, voyage: la balade des chapelles d’Harambeltz (Pays Basque – France)

C’est bientôt l’été et le temps des balades. 

Si vous me suivez depuis un moment vous connaissez ma passion (oui, oui, on peut dire ça) pour le Pays Basque (principalement français jusqu’à présent mais ça peut s’élargir 😉).

Après avoir revu par hasard hier soir sur TV5 une émission déjà appréciée il y a quelques mois, je me suis trouvée transportée sur ces coteaux basques si envoûtants et j’ai eu envie de vous emmener à ma suite sur une partie d’un chemin vers Compostelle.

La chapelle St Nicolas d’Haranbeltz, restaurée il y a quelques années, est située dans le hameau d’Haranbeltz sur la commune d’Ostabat. Elle est datée des 12ème et 13ème siècles et fait partie des plus précieux témoins de l’histoire jacquaire en Basse Navarre.

Haran beltz, en basque, signifie la vallée noire en raison de la forêt sombre qui l’entoure (Source: livre Randonnées dans les Pyrénées).

Chapelle d'Harambeltz

Le chemin de Compostelle passe par les prairies à vaches et à brebis puis  traverse une fougeraie, avant de monter à travers une forêt de chênes et de nous offrir des paysages grandioses. 

On passe devant une stèle située à côté d’une prairie. Le soleil nous accompagne, il fait chaud et ça grimpe mais quelle vue 🤩.

On aperçoit, au sommet, la chapelle de Soyarza (1845) dont le nom signifie “regarde l’étoile du berger”.

En nous approchant pour mieux découvrir la chapelle nous voyons une table d’orientation et une pierre ornée de coquilles Saint-Jacques, logique 😉.

Si l’on en croit ce qui est écrit sur le linteau, cette chapelle de SOYARZA est de 1894. En fait, elle fut construite sur un ancien lieu de culte construit par les Prémontrés au XII ème siècle, lesquels étaient bien implantés dans la région. Et cette ancienne chapelle dépendait de la communauté des Prémontrés d’Urdax. On parla ensuite d’ermitage de SOYARZA et une carte de 1719 le confirme. Puis cet ermitage sera laissé à l’abandon, et récupéré comme abri pour les aninaux. Sans entretien, l’ermitage se dégrade, jusqu’à être détruit par un incendie vers la fin du XIXeme siècle.

On dit que les habitants proches récupérèrent des décombres une statue de la Sainte Vierge conservée intacte. Ils décidèrent de reconstruire, en 1845, sur une partie des fondations de l’ancien ermitage, un petit sanctuaire, ce sera la chapelle actuelle où se déroulera chaque année un pèlerinage marial.

Sur une plaque de pierre, sera gravée en 1894, en basque, leur invocation:

Erauntsi gaichtoetarik
Begira gaitzatzu Yauna
Othoiz egizu guretzat
ama Birjina
1894

(Source)

des mauvaises bourrasques
regarde nous seigneur (garde nous)
Priez pour nous
Mère Vierge
1894

Nous continuons notre balade en enjambant la clôture comme indiqué dans notre guide. Heureusement tout est prévu pour enjamber les barbelés 👍.

Une belle balade dans une région magnifique, chère à mon coeur, et un magnifique souvenir de plus à ranger parmi les nombreux autres…

J’espère que vous aurez apprécié cette balade livrée à domicile.

Si je vous ai reparlé du Pays Basque, c’est aussi parce que nous sommes sur le départ pour traverser la France en diagonale afin d’aller rassasier nos yeux de tous les beaux paysages de l’Euskadi.

Comme d’habitude, je ne mets pas mon blog en pause mais j’y passerai probablement beaucoup moins de temps que quand je suis chez moi.

Je suis certaine que vous me comprenez 😊.

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Voyage, voyage: Gotha (D)

Nous allons poursuivre notre périple en Thuringe et découvrir la deuxième ville annoncée ici. Il s’agit de Gotha, ville dominée par la silhouette du château de Friedenstein, résidence des ducs de Saxe-Gotha-Altenbourg, puis des ducs de Saxe-Cobourg-Gotha.

Si, à l’image de Stéphane Bern, l’histoire des familles royales vous intéresse ceci devrait vous plaire. 

=> Tous les écoliers belges ont appris un jour que la famille royale de Belgique est une branche cadette de la famille de Saxe-Cobourg-Gotha 😉 .

Comme vous le savez probablement, Gotha est de nos jours un nom commun masculin qui désigne l’ensemble des membres des familles souveraines (impériales, royales, princières, etc.) et ducales. Ce nom commun vient de l’almanach de Gotha édité autrefois à…Gotha bien sûr.

Sur la photo ci-dessus on voit l’immense château baroque de Friedenstein

Pour des raisons sanitaires nous n’avons malheureusement pas pu visiter l’intérieur. Peut-être lors d’un autre voyage en Thuringe…

Je vous invite à une découverte en douceur de la ville de Gotha…

J’espère que la visite vous aura plu et je vous souhaite une bonne fin de journée 😊.

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