Voyage, voyage: Marmande (F)

A une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d’Allemans du Dropt (que je vous ai présenté récemment) se trouve la ville de Marmande, capitale de la tomate.

Nous y avons passé très peu de temps en juillet 2020, trouvant que la ville était “morte”. Peut-être était-ce dû à la situation sanitaire et est-ce mieux en d’autres temps, toujours est-il que nous avons erré moins d’une heure dans cette ville en ne croisant quasi personne.

Wikipédia nous dit que Marmande est un ancien castrum romain, entré dans l’histoire en 1182 avec la charte qui lui fut accordée par Richard Cœur de Lion.

Je vous montre les quelques photos prises quand même à Marmande mais c’est juste pour vous amener à l’œuvre monumentale qui a fait que j’ai malgré tout eu envie de consacrer un article à cette ville.

Commençons par la cloche chinoise qui est exposée dans le square de Verdun:  inaugurée en début d’année du Serpent (à sonnettes ?) pour les Chinois, la cloche marmandaise aura marqué Marmande !(source)

Un peu plus loin nous voyons l’église Notre-Dame mais, comme je ne me suis pas renseignée au préalable et que la ville ne nous enthousiasme pas plus que ça, nous loupons le cloître qui est paraît-il intéressant. Une autre fois peut-être… 😉

Notre-Dame (Marmande)

Nous admirons quelques jolies façades anciennes au passage.

L’œuvre qui m’a tellement impressionnée est le mur historique qui se trouve sur le boulevard Richard Cœur de Lion. Réalisé en 1994 en grès cérame par la mosaïste plasticienne Mathilde L’Huillier et ses parents, ce mur de 5 mètres de haut couvre 250 m² et est impressionnant. Un vrai très grand livre d’histoire.

Les mots de l’artiste:

Cette fresque est l’une des plus belle que nous ayons faite en famille pour la région. Un beau souvenir, elle représente très bien la technique en grille, dessinée par ordinateur,  de taille imposante, avec au besoin transformations dernière minute, vérification avant expédition, plaques régulières, faciles à mettre en carton pour expédition. (source)

Cette mosaïque évoque des événements importants de l’histoire de la ville du Concile de Granon en 673 jusqu’au siège de la ville par Henri IV en 1580.

Assurément une très belle découverte que je ne suis pas près d’oublier et si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire de la famille Lhuilier, il suffit de cliquer ici.

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Découverte du fort de la Chartreuse (B)

Je vous l’avais annoncé et, en plus, il se trouve que la date d’aujourd’hui convient plutôt bien à ce que je vous propose. En effet, je vous emmène cette fois, pas très loin de chez moi,  au fort de la Chartreuse qui domine le quartier d’Amercœur à Liège.

Ce fort fut construit, entre 1817 et 1823, à l’époque du Royaume uni des Pays-Bas afin de protéger la cité.

Il tient son nom du monastère de l’Ordre des Chartreux qui occupa le site du 14ème siècle à la Révolution liégeoise. Il n’aura cependant jamais de rôle stratégique important.

En 1891, le fort est déclassé et devient une simple caserne. Il sert de prison pour les patriotes belges durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, à partir de 1944, l’armée américaine l’utilise comme hôpital militaire.

De moins en moins utile au ministère de la défense nationale, il est démilitarisé en 1981: les derniers militaires quittent l’ancien fort en 1988. (source)

Génie 1914-1918

Génie 1914-1918

Bastion des fusillés

Bastion des fusillés

A Liège, le site de l'ancien Fort de la Chartreuse abrite un lieu de mémoire particulier. Il est le premier à avoir été consacré à la résistance civile. Durant la guerre 14-18, 48 hommes y ont été fusillés par l'occupant allemand.

La Chartreuse a servi de prison pour des centaines de Belges qui osèrent se dresser contre l'envahisseur et lui résister. C'est à la Chartreuse qu'ont été conduits, la veille de leur exécution, les condamnés à mort par l'autorité militaire allemande.

Détail

Détail

Le réseau Clarence

Le réseau Clarence

Réseau de renseignements belgo-français de la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Libération, le fort a servi d'hôpital militaire à l'armée américaine.

C’est donc un endroit empreint de mémoire sur lequel on trouve de nombreux témoignages liés aux deux guerres mondiales mais, comme il est abandonné depuis plus de 30 ans, une partie des photos des bâtiments relèvent davantage de l’urbex que d’un domaine strictement militaire.

C’est une expérience que je n’avais encore jamais vécue mais, je l’avoue, j’ai aimé ça 😊.

La nature reprend ses droits

C’est aussi un endroit très arboré (voir carte ci-dessous) où il est agréable de se promener.

Ces quelques photos apportent une touche supplémentaire au portrait de la région où je vis.

La prochaine fois, je pense vous emmener plus loin parce que je ne vous ai pas encore dévoilé toutes les beautés du Pays Basque découvertes cette année, du temps où on pouvait encore voyager…

Ceci dit, ne nous plaignons pas trop: en Belgique, on peut encore se déplacer, même en période de confinement 👍.

A bientôt pour d’autres découvertes.

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Les cris des murs (2)

Après vous avoir baladés sur le site de Street Art City, je vous propose maintenant de visiter l’Hôtel 128. Il y a tant à voir et j’avais tellement envie de m’imprégner de plusieurs ambiances différentes que je n’ai pas pu tout voir en une visite. C’est littéralement étourdissant comme expérience. Parfois on aime et on voudrait prendre le temps mais certaines portes ont été refermées à peine entrouvertes. Question de goût personnel… Ce véritable hôtel hébergeait le personnel de France Telecom qui venait en formation de plusieurs jours à cet endroit avant qu’il ne soit abandonné.

Voilà la présentation faite sur le site internet:

Dès l’entrée le ton est donné, la couleur dominera.

Je vous propose de me suivre dans quelques chambres. Notez bien que ceci est une proposition honnête 😉 (je précise pour les quelques malotrus qui me font le plaisir de passer parfois par ici, ils se reconnaîtront 😊) . Les informations que j’ai notées proviennent des panneaux explicatifs présents à l’entrée de chacune d’elles.

Pour compléter la visite, je consacrerai un troisième et dernier article sur le sujet aux œuvres exposées dans les galeries intérieures tout en réservant une place de choix aux créations de Ted Nomad.

A bientôt

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Les cris des murs (1)

Depuis quelques années j’ai partagé avec vous des photos de murs peints sous le titre “Les murmures des murs”. Ceux dont je vais vous parler font beaucoup plus que murmurer. Leur nombre, leur diversité et leur puissance m’a poussée à parler de leurs cris.

Sur la route des vacances en France, nous avons fait un très léger détour pour passer à Lurcy-Levis dans l’Allier. De la commune elle-même nous n’avons rien vu parce que notre objectif était de visiter “Street Art City“.

Cette résidence artistique (unique au monde!)  entièrement dédiée à l’art pictural urbain était, jusque dans les années 90, un centre de formation de France Telecom.

Depuis 2015, les artistes du monde entier expriment leur talent sur 22.500 m². En immersion totale pendant des périodes variant de une à plusieurs semaines, les artistes sont libres de créer puisque délestés des contraintes quotidiennes par la Résidence.

En extérieur on découvre une centaine de fresques murales et, en intérieur, on est complètement immergé dans l’Hôtel 128 (qui servait de logement au personnel de France Télécom).

S’y ajoutent encore des galeries et des expositions en intérieur.

Je ne vais pas partager toutes mes photos, ce serait fastidieux et pour vous et pour moi. Je vais réaliser un exercice qui me sera difficile: choisir parmi les magnifiques réalisations vues à cet endroit.

Je vous montre ci-dessous une des oeuvres les plus monumentales à mes yeux. Elle est réalisée dans un immense hangar et représente Alice au pays des merveilles.

Pour voir les murs que j’ai choisi de partager, il suffit de cliquer

N’hésitez surtout pas à cliquer également sur les photos du Sway pour les voir en grande taille, le travail réalisé est vraiment impressionnant.

Si vous avez aimé autant que moi, vous aimerez peut-être aussi un prochain article qui vous fera découvrir quelques-unes des chambres personnalisées par des artistes de toutes origines ainsi que quelques oeuvres exposées dans le bâtiment principal.

A bientôt… 😊

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L’homme de la Meuse

Vous connaissez probablement l’homme de la Mancha mais connaissez-vous l’homme de la Meuse? Même si les deux oeuvres sont des créations artistiques, ce n’est pas tout à fait le même genre de personnage. En fait, l’homme de la Meuse est une fresque graphique monumentale qui se trouve à Liège en bord de Meuse.

Cette fresque géante a été réalisée par l’artiste bruxellois d’origine espagnole, réputé dans le milieu du street-art, Sozyone Gonzalez. Cette oeuvre est réalisée sur deux immeubles liégeois où elle a pris place sur deux murs, hauts d’une trentaine et larges d’une vingtaine de mètres.

“J’ai représenté symboliquement les gens du peuple, qui travaillent ou qui ne travaillent pas. L’Homme de la Meuse, c’est un type qui profite de la vie, allongé en bord de Meuse, discutant avec les oiseaux.” explique Pablo Gonzalez (alias Sozyone). Parti de l’un de ses dessins originaux, l’artiste a peint 1200m² de mur avec presque autant de bombes. Un labeur d’autant plus colossal qu’il n’a pas utilisé de moyen de projection pour tracer son œuvre sur les façades : “Tout a été calculé en fonction des étages des échafaudages. C’est extrêmement mental au moment de faire l’esquisse”, poursuit Sozyone.(source)

Il s’agit de la plus grande œuvre d’art urbain réalisée dans le cadre de l’opération Paliss’art. 

C’est la collaboration entre la ville de Liège et l’asbl Spray Can Arts qui a donné naissance, en 2002, à l’opération Paliss’art qui s’attache à inscrire la création artistique contemporaine au coeur de la ville, à réconcilier l’art et la ville en introduisant dans le paysage urbain la peinture murale et les arts graphiques. Elle a permis et permet encore l’expression du street art en ville, dont l’apparition de fresques, assurément la partie la plus visible de la création.

Grandiose non?

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Du mur de Berlin à l’art urbain

Une exposition temporaire nommée Art Liberty. From the Berlin Wall to Street Artest organisée à Bastogne jusqu’au 19 janvier 2020.

Cette exposition célèbre en même temps le 75e anniversaire de la Bataille des Ardennes et le 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. 

Ce projet culturel est présenté sur le site du Mardasson devant l’entrée du Bastogne War Museum. 

Art Liberty rend hommage aux artistes précurseurs que se sont emparés du Mur de Berlin, symbole d’oppression, pour en faire un support de la liberté créatrice. Trente artistes d’art urbain ont chacun réalisé une oeuvre sur un fragment original du Mur.

En s’emparant des morceaux du Mur, les artistes composent un hymne aux valeurs qui fondent notre civilisation. Ces valeurs, ce sont celles que sont venus défendre les hommes tombés dans la neige de l’hiver terrible 1944-1945.

Un fil rouge relie les Ardennes et Berlin : la lutte pour la Liberté !

Je vous invite à méditer sur mes photos de quelques-unes des oeuvres exposées…

Visible également, un grand fragment provenant du côté ouest du Mur où les street artistes Jef Aérosol et Jimmy C. ont peint les portraits des 3 pop stars mythiques : David Bowie, Iggy Pop et Lou Reed.

Peut-être avez-vous vu cette expo géante à d’autres endroits que Bastogne. Quoi qu’il en soit, j’ai été émue de ces témoignages et mes pensées reconnaissantes se sont envolées vers tous ceux qui, en donnant leur vie,  nous ont donné la liberté. N’oublions jamais!

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Les murmures des murs

Vous le savez, je suis toujours à l’affût du moindre bout de mur décoré et ceux que je vous propose aujourd’hui sont encore une fois très particuliers.

Je vous invite à cliquer sur une miniature ci-dessous, au choix, ce qui ouvrira la visionneuse en grand.

Alors, ça vous a plu? Je l’espère parce que j’en ai encore d’autres en réserve ;-)

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Les murmures des murs

Je n’entends pas encore des voix venues d’ailleurs mais pourtant j’ai croisé quelques murs qui essayaient de dire des choses.

Je vous les montre ci-dessous, gageons qu’ils vous parleront également…

Et pour terminer, 3 murs d’un même bâtiment (le quatrième n’était pas intéressant).

A bientôt pour d’autres partages. J’ai beaucoup de choses que je souhaiterais développer mais je manque un peu de temps actuellement…

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Les murmures des murs…liégeois

Une petite balade à Liège à la découverte de nouveaux murs décorés ça vous tente? C’est parti alors.

Une fresque dessinée et réalisée par l’artiste français 2Shy vient de voir le jour sur le mur pignon au 19 Boulevard de la Constitution à 4020 Liège.

Lauréate de l’année 2016 du prix Co-Legia, l’asbl Spray Can Arts, avec le soutien de l’opération Paliss’art de la Ville de Liège, a en effet invité l’artiste français 2Shy a réaliser une fresque de plus de 200 m² dans le quartier liégeois d’Outremeuse. Par la même occasion, l’artiste a imaginé et procédé à la décoration du préau du Centre psychothérapeutique de jour pour Enfants « La Manivelle » avec la participation des enfants et de l’équipe du Centre.

Issu du graffiti, l’artiste parisien 2Shy explore un langage visuel oscillant entre illustrations, créations graphiques et typographies. Dans ses fresques, il décline un univers abstrait, géométrique, spontané et coloré depuis plus d’une décennie.

La fresque de 2Shy est donc une collaboration inédite entre Spray Can Arts, Co-Legia et l’opération Paliss’art de la Ville de Liège. (source)

Fresque d’Oscar San Miguel Erice à l’ancien emplacement du Musée des Beaux Arts de Liège. 

Elles plaisent, les fresques qui habillent la ville, de couleurs, d’art et d’histoire. Récemment a été inaugurée une nouvelle fresque au cœur de Liège, au coin de la rue de la Loi et du boulevard de la Constitution, en Outremeuse.

Cette nouvelle œuvre, qui s’inscrit dans le cadre de l’opération Paliss’art, rend cette fois hommage au photographe liégeois Hubert Grooteclaes, disparu il y a tout juste 25 ans. L’opération Paliss’art propose dans le cadre de cet anniversaire, une fresque monumentale inspirée des recherches graphiques du photographe. Cette composition est l’œuvre des artistes Michaël Nicolaï et Soke, issus du Collectif liégeois Spray Can Arts ASBL. La nouvelle fresque se définit à la fois comme une synthèse et une interprétation du travail qu’Hubert Grooteclaes a mené dans les années ’60. Ses filles et son épouse étaient présentes lors de l’inauguration. En passant par là, ouvrez l’œil. (source)

Je viens de découvrir cet article que je partage volontiers avec vous.

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Les murmures des murs

Certains savent que j’ai récemment passé une excellente semaine chez nos voisins bataves .

La région d’Utrecht est absolument charmante et j’aurai de fort jolies choses à vous montrer de cet autre pays du fromage qu’est la Hollande. On y trouve de merveilleux châteaux qui, à mes yeux, n’ont pas grand chose à envier aux célèbres châteaux de la Loire.

Pour commencer le partage des photos de ce séjour, j’ai pensé aux murs peints, ma fois plutôt colorés et réussis, ce qui me permet de continuer à entretenir mon blog sur le mode vacances. En effet, je ne fais pas de réelle pause dans mes publications mais le rythme est considérablement allégé par manque de temps ou d’envie, parce que je fais des tas d’autres choses et surtout qu’il fait trop beau pour rester enfermé devant un écran (et que dans le jardin le contraste n’est pas bon).

Voilà, ceci étant dit, je vous invite à regarder ces murs en sachant qu’un clic sur les photos permet de les voir en grand.

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Des peintures moins colorées, au mur ou au sol, ont également attiré mon regard perçant .

A bientôt pour d’autres partages estivaux

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