L’agenda ironique de mai 2024: les consignes

Voici venu le doux mois de mai et les nouvelles consignes itou.

Elles sont à lire en entier chez Jobougon mais je vous résume la chose:

Sur le modèle du livre du roi René d’Anjou (à ne pas confondre avec le rosé) « Le livre du Cœur d’amour épris », nous devrons personnifier « Liberté » et lui faire traverser moult tribulaventures en inventant des noms de lieux et personnages dans le style poétique de cette époque et de ce livre, en incluant dans le texte au moins deux jurons bien tournés dans un langage tout aussi poétique que fleuri.

🗓️ La clôture des participations est prévue le dimanche 26 mai. Nous voterons entre le 27 et le 30 mai. Puis le relais sera transmis le 31 mai.

A vos claviers et bon amusement 😊.

Je n’ai pas communiqué les résultats d’avril mais pour les curieux je vous livre  la mention de Carnetsparesseux:
Prem’s exéko, Sabri Na et Photonanie, puis, dez’egzaéko,  La Licorne,  John Duff  & Carnets paresseux; et puis toustoutes, soient Isabelle-MarieToulopéraJacouJobougon, GibulèneAdrienne, Mijo & Lyssamara

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Agenda ironique d’avril: le temps des votes + un bonus

La participation à l’AI est clôturée et les votes sont attendus avant le 30 avril mais l’intégration du tableau de votes n’ayant pas pu se faire, les votes doivent être communiqués par courriel à l’adresse: carnetsparesseux[at]yahoo[point]fr

Pour rappel, ou juste pour le plaisir, les treize textes participants sont les suivants: La Licorne (avec un bis), Jacou, Jobougon, Isabelle-MarieGibulène (avec un peu de rab), John DuffAdrienne, Toulopéra (avec une rallonge), Sabri NaMijoPhotonanieCarnetsparesseux (en deux épisodes) & Lyssamara.

 

Comme l’article est un peu court, je profite de l’occasion pour partager la découverte, faite chez Géhèm, d’un artiste belge assez amusant et plein d’imagination.

Il s’agit de Vincent Bal et de sa shadowology (ombrologie) qui est le fait de dessiner avec des ombres et quelques coups de crayon bien placés.

Regardez ci-dessous:

Je ne vais pas essayer de décrire ce qu’il fait, c’est graphique, astucieux et original😉. Vous pourrez voir d’autres exemples ici et là.

Et si vous en voulez encore, c’est très facile d’en trouver sur Facebook, Instagram, … bref sur internet.

Pour moi, qui suis atteinte de paréidolie, c’est assurément une démarche qui me plaît 😊.

Et vous, qu’en pensez-vous?

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L’agenda ironique d’avril 2024: Attila

Ce mois-ci, l’AI est piloté par le blog Carnets Paresseux sur lequel vous retrouverez, très bien expliquées, les lignes directrices de cet exercice.

En gros il faut :

  • une histoire avec un poisson qui ne serait peut-être pas un poisson, ou pas que poisson. 
  • une maison, ou un appartement, un terrier, bref, un logement, un lieu clos. J’aimerai aussi que ce lieu ne soit pas un simple décor, mais participe à l’action, voire pique la vedette au poisson.
  • des mots imposés : taxiphone, rhubarbe, paresse et Vierzon.
  • une phrase à glisser ici ou là ; il y en a deux au choix. L’une, c’est « d’ici à là, y a quoi, tu crois ? juste assez, ou presque…» qui pourra s’achever sur un ? ou un . ou un ; ou trois …
    L’autre ? « Xénophon rapporte qu’Alexandre pleura quand il eut achevé la conquête du monde. Tamerlan et Attila, eux, pas une larme. »
    Les plus intrépides pourront placer les deux phrases, ou plusieurs fois l’une, ou plusieurs fois les deux. Mais sans exagérer.

Et voici ma participation:

Attila

Attila est un poisson-chat particulier qui vit dans un étang d’Asie centrale avec tous les Huns comme lui. Entendez par là qu’il n’y en a pas deux comme lui vu qu’ils sont tous Hun. Leur devise étant (ou étang, comme vous voulez) « Hun pour tous et tous pour Hun” bien sûr.

Attila n’est pas que beau avec ses moustaches mais il a une particularité hunique : il est victime d’une grande paresse et ne se déplace lentement que quand il a une bonne raison. Il suit parfois son ban mais le plus souvent il s’y repose.

Un jour qu’il ne faisait rien comme d’habitude, un sourd grondement envahit ses ouïes et le secoua. La surface de l’eau se rida, des bulles remontèrent à la surface et la terre trembla tellement qu’une fissure se fit dans le fond de la cuvette où ils vivaient. Et ils glissèrent, Hun à Hun en prenant une vitesse folle sans savoir où ils allaient aboutir. La vase qui s’était déposée au fil des années reboucha très vite la fissure mais tous les poissons-chats Huns avaient disparu en n’ayant plus maintenant aucun espoir de retour.

Notre pauvre Attila fut emporté seul de cours d’eau en cours d’eau et se retrouva miraculeusement vivant à Vierzon. Il avait beau miauler (son côté chat) personne ne lui prêtait attention sauf un matou appelé Tamerlan (vu son attrait pour les poissons et ses yeux si particuliers) qui le regardait d’un air intrigué, et, titillé par l’odeur, se léchait les babines.

Il finit quand même par comprendre ce que disait Attila :

  • Tu as vraiment un drôle d’accent lui dit-il, j’ai dû être très attentif pour te comprendre.
  • Normal dit Attila, je suis un poisson-chat asiatique, ce n’est pas tout à fait le même miaulement. J’aimerais profiter d’être en France pour visiter un peu le pays. J’aimerais aller voir la Bretagne, on m’a dit que c’était fort joli à voir. D’ici à là, y a quoi tu crois ? Juste assez ou presque trop ?
  • Je ne sais pas précisément, tu devrais d’abord essayer de nager jusqu’à Nantes puis trouver un taxiphone pour te renseigner sur les horaires d’un train-aquarium. Je sais qu’il y a six gares de là à Vannes.
  • Et tu penses que je trouverai des voies rapides jusqu’à Nantes parce franchement les rus barbent et on y avance lentement, sans compter les pauses, je suis très vite fatigué. Je n’ai jamais fait beaucoup de sport dans mon pays.

Le chat luttait de toutes ses forces pour ne pas être accusé de cannibalisme mais l’odeur de poisson finit par l’emporter sur ses principes et il engloutit Attila d’un seul coup, d’hun seul !

Il paraît que Xénophon rapporte qu’Alexandre pleura quand il eut achevé la conquête du monde.

Tamerlan et Attila, eux, pas une larme.
Tamerlan était repu et Attila bouffé tout cru !

chat repu
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L’agenda ironique d’avril 2024: les consignes

L’agenda ironique d’avril est hébergé par le blog Carnets paresseux.

Les consignes sont les suivantes:

  • Il va s’agir d’un poisson mais comme on n’est plus le premier avril, d’un poisson qui ne serait peut-être pas un poisson, ou pas que poisson. 
  • Nous devrons aussi parler d’une maison, ou d’un appartement, d’un terrier, bref, d’un logement, d’un lieu clos. Il est souhaité aussi que ce lieu ne soit pas un simple décor, mais participe à l’action, voire pique la vedette au poisson.
  • Il y aura des  mots imposés: taxiphone, rubarbe, paresse et Vierzon.
  • On nous donne aussi deux phrases:
    L’une, c’est « d’ici à là, y a quoi, tu crois ? juste assez, où presque…» qui pourra s’achever sur un ? ou un . ou un ; ou trois …
    L’autre ? « Xénophon rapporte qu’Alexandre pleura quand il eut achevé la conquête du monde. Tamerlan et Attila, eux, pas une larme. »
    Les plus intrépides pourront placer les deux phrases, ou plusieurs fois l’une, ou plusieurs fois les deux. Mais sans exagérer.
  • Et puis quoi plus ? peut-être que l’on nous proposera chaque dimanche un petit truc en plus, pour s’il y a des amateurs qui voudraient tenter le feuilletonnage.
  • Sinon, poème, recette, conte, épistolage, tout est formellement possible et attendu.
  • Sans oublier évidemment de l’ironie.

Les textes seront à déposer sur le blog Carnets paresseux au plus tard le 24 avril.

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L’agenda ironique de mars 2024: le temps des votes

La date limite d’envoi des textes est atteinte et l’organisateur, Toulopera, nous demande de voter avant le 29 mars sur son blog pour nos textes préférés

Il suffit de cliquer ici pour accéder à tous les textes et voter.

N’oubliez pas de voter aussi pour le prochain hébergeur de l’AI d’avril.

A bientôt pour continuer, avec plaisir, l’aventure de l’agenda ironique 😊.

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L’agenda ironique de mars 2024: ma proposition

Ce mois-ci, c’est JL du blog Toutlopera (ou presque) qui a concocté et qui héberge l’agenda ironique.

Quelles sont les consignes à suivre? Et bien, le thème principal sera les créatures fantastiques. Il faudra aussi glisser dans notre texte les mots calenture, dictame et phénakistiscope.

C’est une porcelaine vue à Meissen (D) qui m’a inspiré le texte suivant.

Le petit Bouddha volant

J’ai un petit compagnon que je suis seule à voir. Il se pose souvent sur mon épaule. J’ignore d’où il vient exactement et où il voudrait aller mais depuis quelques années il me suit partout. Je ne suis plus jamais seule.

Personne ne comprend pourquoi j’ai toujours l’air d’être un peu tordue avec une épaule plus basse que l’autre mais il faut bien dire qu’il n’est pas très léger comme compagnon. C’est un Bouddha un peu boudin.

Parfois j’entends comme un bruissement d’ailes quand il se déplace et ça me fait sursauter, apparemment sans raison pour qui se trouve à proximité. Je dois alors vite trouver un prétexte pour ce sursaut impromptu.

Je l’aime beaucoup et, s’il n’était plus là, il laisserait un vide immense tellement je me suis habituée à sa présence. Je lui parle souvent mais uniquement quand nous sommes seuls sinon les gens me regardent en tournant leur index sur leur tempe, ils me prennent pour une folle . S’ils savaient…

Il m’a un jour raconté qu’il était venu de Chine en passant par la Crête ( je précise pour les tordus que non il n’est pas arrivé à pied par la Chine). Son long voyage avait blessé le bout de ses ailes et, heureusement, s’étant posé sur l’île grecque, le dictame disponible un peu partout l’avait guéri. C’est Zeus lui-même qui avait offert le dictame aux Crétois, une chance pour mon petit Bouddha. Il était vraiment veinard puisque malgré sa traversée des mers en pleine canicule il n’avait aucunement souffert de calenture sans quoi jamais nous n’aurions fait connaissance.

Pourquoi m’a-t-il choisie de préférence à une autre personne, je l’ignore. Il m’a un jour raconté qu’il avait lu ma solitude dans mes yeux tristes et décidé ce jour-là de ne plus me quitter avant de m’avoir rendu le sourire. J’ignore si c’est la vraie raison et, après tout, peu importe. Il est là et c’est très bien ainsi. Pas besoin de phénakistiscope pour voir des mouvements : il volette parfois autour de ma tête et mes yeux roulent bizarrement dans leurs orbites à ce qu’il paraît.

Et son décor fleuri me direz-vous? En fait mon ami Jeannot l’a peint, juste avant Pâques pour qu’il soit encore plus beau :yes: .

Bouddha porcelaine

J’espère que vous aurez pris plaisir à le rencontrer et je vous souhaite une excellente journée printanière.

Ajout du 28 mars 2024: je pense avoir croisé la maman de mon petit Bouddha volant hier dans une jardinerie 😉.

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L’agenda ironique de février: les résultats

J’ai reçu un total de 38 votes pour 15 participations, toutes de haut niveau 👍. 

Les trois personnes ayant remporté le plus de votes sont, dans l’ordre, Lyssamara, Carnets paresseux et John Duff. Bravo à eux 👏.

Les autres se classent dans un mouchoir de poche. Bravo à eux aussi 👏.

Je vous remercie toutes et tous d’avoir joué votre rôle en nous emmenant chacun(e)  dans une ambiance particulière.

Je passe la main pour l’hébergement de mars à Toulopera comme prévu. Nul doute qu’on va encore bien s’amuser 😊.

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L’agenda ironique de février: le temps des votes

Le dépôt des textes est clôturé depuis minuit et il est maintenant temps de voter pour vos trois participations préférées.

Quant à l’organisation du prochain Agenda ironique, je suppose que c’est Toulopera qui s’y collera puisqu’il m’a cédé gentiment la place cette fois-ci 😉.

Vous pourrez relire tous les textes sur cette page où ils apparaissent par ordre d’arrivée.

Le tableau de votes est ouvert jusqu’au 29 février à midi, ne traînez pas 😉.

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Agenda ironique de février: ma proposition

Avant le début de la représentation, les comédiens se demandent avec angoisse si les spectateurs seront  nombreux ce soir 😉.

Un piège bien rodé

Situation: Antoine a perdu son boulot et doit à tout prix gagner sa vie. Il a enfin reçu une convocation à un entretien d’embauche dans lequel il place tous ses espoirs. Il a mis son costume de mariage, un peu étroit et lustré mais c’est tout ce qu’il a de convenable.

Décor : dans une usine de travailleurs à la chaîne, un candidat (C) se tient debout face au Directeur des Ressources Humaines (DRH). Ils sont dans un bureau vitré qui permet au directeur de surveiller les travailleurs en tout temps. Il jette d’ailleurs très souvent un regard sur l’usine en contrebas. C’est un maniaque apparemment.

DRH : Bonjour Monsieur. Vous avez répondu à notre offre d’emploi mais je veux m’assurer que vous remplissez bien toutes nos conditions.

C : Certainement, j’ai tout bien vérifié vous savez, ça ne devrait pas poser de problème.

Un franc sourire s’affiche chez le candidat. Il essaye de se montrer sûr de lui.

DRH ; Ce n’est pas votre premier emploi en usine je suppose ?

C : Non bien sûr, j’ai même des lettres de recommandations de mes anciens employeurs.

C tend le courrier au DRH en se penchant par-dessus le bureau qui les sépare.

DRH : Bien, vous avez apporté une copie de votre diplôme de mécanicien je suppose ?

C : Oui bien sûr, je vous ai dit que tout était bien préparé. Je peux commencer quand ?

Le DRH agite ses mains devant lui de haut en bas pour calmer le candidat.

DRH : Ouh lala, pas trop vite il faut être tout à fait sûr que vous convenez. Avez-vous toute liberté pour être disponible en cas d’urgence ou de prestation de nuit ?

C : Je devrais pouvoir m’arranger. J’ai vraiment besoin de ce boulot.

DRH : Il faut que vous soyez certain, je n’engage que des personnes sur qui je peux compter.

C : Ne vous inquiétez pas, je ferai tout ce que vous voulez, je pense être la personne qu’il vous faut.

La secrétaire (S) entre déposer des documents sur le bureau.

S’adressant en souriant au candidat :

S : Bonjour Monsieur, asseyez-vous donc plutôt que de rester planté là.

C : Merci Madame, je n’osais pas, répond-il en devenant ponceau.

Le DRH regarde, avec un sourire sardonique, le candidat s’asseoir en face de lui

DRH : Et voilà, je me doutais que vous ne rempliriez pas toutes les conditions.

C : Fichtre Monsieur, mon dossier est pourtant complet et je réponds à toutes vos demandes !

DRH : au niveau des compétences et de la disponibilité, tout semble correct mais ici nous n’engageons que des personnes atteintes de kathisophobie. En effet, le travail doit être rentable et c’est le meilleur moyen que nous avons trouvé pour que vous restiez debout toute la journée devant votre poste. Nous avons essayé les sièges inconfortables, les chaises bancales ou à trois pieds, les punaises sur les sièges et même les coussins péteurs mais certains petits malins arrivaient quand même à rester trop souvent assis !
Vous pouvez donc prendre votre dossier (Soupir) ainsi que la porte. Au revoir Monsieur.

Le DRH et sa secrétaire, entièrement soumise,  se regardent avec un air de connivence. Leur duo a encore été efficace.

Voilà, ici se termine ma participation à l’AI de février dont les consignes se trouvent ici.

Dans la foulée, je vous invite à aller lire les autres propositions 👍. Pour plus de facilité, les textes reçus jusqu’aujourd’hui sont regroupés juste 😉.

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L’agenda ironique de février: les consignes

L’Agenda ironique de janvier est terminé et les résultats sont à découvrir ici chez Tiniak.

En accord avec avec JL du blog Toulopera, j’ai accepté avec plaisir de prendre en charge l’édition de février.

Et koitesquejeveux?

  • D’habitude le choix de la forme est laissé libre mais j’aimerais changer un peu en demandant cette fois un acte (ou plus) d’une pièce de théâtre. On peut évidemment se trouver au début, au milieu ou à la fin de la pièce, au choix. Cela implique donc un minimum de didascalies pour se situer (informations sur des éléments que les répliques ne permettent pas de connaître).

  • J’aimerais aussi y voir un zeugme (le mot est bizarre mais c’est assez simple. Pour vous guider, je vous propose un exemple de Pierre Desproges: Après avoir sauté sa belle-sœur et le repas du midi, le Petit Prince reprit enfin ses esprits et une banane.) 😉
    D’autres idées ici.

  • Et puis aussi y glisser les mots ponceau, sardonique, kathisophobie et fichtre.

Pour le reste c’est comme vous voulez pour autant que ce soit ironique 😁.

Je pense clôturer le dépôt des textes (en commentaires ci-dessous) le 26 février à minuit. Le tableau des votes sera en ligne le 27 février et sera clôturé le 29 février vers midi afin de communiquer les résultats juste à la suite.

A vos claviers!

 

Si vous voulez lire les textes sans devoir parcourir tous les commentaires, c’est possible en allant sur cette page (où les commentaires sont fermés 😉).

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