L’agenda ironique de novembre: le grand moment du vote!

Vous avez peut-être lu le texte que j’ai proposé comme participation à l’agenda ironique de ce mois. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous rattraper ici.

A présent, comme chaque mois, le moment est venu de faire votre choix parmi les très différents textes en lice et, in fine, de voter pour votre préféré.

Pour cela, c’est très simple, vous filez directement chez Laurence du blog Palette d’expressions qui organisait cette session, vous (re)lisez les propositions et il ne vous reste plus qu’à voter en votre âme et conscience.

Facile non? 😊

Un dernier mot, il n’y a rien à gagner, ni pour vous ni pour les participant(e)s, sinon du plaisir à imaginer, partager, sourire et lire des textes souvent étonnants…

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L’agenda ironique de novembre

Les mois filent à la vitesse grand V et voilà déjà venu le temps de proposer un texte pour l’agenda ironique hébergé ce mois-ci par Laurence Délis du blog Palette d’expressions.

Les consignes sont:

Aussi pour pour parer aux jours gris de novembre, novembre de brume et de mélancolie, je vous propose de débuter votre récit par une phrase empruntée à Charles Trenet « Y a de la joie […] par-dessus les toits […] du soleil dans les ruelles » à laquelle j’ajoute “et novembre”.

Ce qui donne la phrase suivante : « Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre… »  

A vous d’écrire une suite où il sera question de ce mois novembre. Que fait novembre ou que faire de novembre ou que faire en novembre, avec qui ou quoi… bref, c’est à vous de le dire, comme bon vous plaira avec un zeste d’ironie agenda oblige 😉

Il faudra ajouter trois mots à votre inspiration du mois  :

un puits – le passage – se taire

Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre n’est qu’un passage vers l’hiver auquel succèderont le printemps et puis l’été.

Depuis la nuit des temps c’est ainsi et il n’y a pas de raison objective pour que ça change.

Quoique…

Il est difficile de se taire et de considérer que tout est immuable depuis qu’un bête minuscule virus de rien du tout a brutalement bouleversé nos vies.

Si l’humour est toujours là, l’ironie elle s’est faite plus discrète, la sensibilité à fleur de peau de certains nous suggérant plus de retenue,  pour ne pas les blesser pendant la traversée du tunnel.

Avant, pour nous, le rythme était bien établi, plutôt tranquille l’hiver, quelques belles balades pour photographier les reflets du soleil sur la neige immaculée ou alors au coin du feu, un bon livre en main et un chat sur les genoux, le bonheur quoi. Après la chaleur des fêtes de fin d’année, début janvier, commençait la frénésie de programmer des rencontres amicales et des vacances de printemps et/ou d’été. Choisir où, dans quelles conditions, pendant combien de temps, seuls ou avec des amis, bref un autre bonheur en pensée et par avance, comme un acompte sur les plaisirs à venir.

Depuis mars 2020, les jours d’hiver ont peu changé : la neige est toujours là, le feu, la lecture et le chat aussi. C’est rassurant. En été par contre, les vacances ont été écourtées puis ont laissé place à des balades moins loin, à d’autres loisirs plus casaniers, le jardin s’est refait une beauté. On a moins vu les amis ou alors en extérieur, tous un peu gênés de ne plus oser se faire la bise, comme des amoureux à leur premier rendez-vous.

Malgré ces moments difficiles, passés, présents et à venir, (bien sûr que nous avons un avenir et que le meilleur est à venir!) après avoir eu parfois l’impression de glisser dans un puits sans fond, la vie a doucement repris le dessus, d’autres manières de vivre se sont installées, la résistance s’est bien organisée. Au passage, notre échelle de valeurs a changé, est devenue plus sensée mais le principal est que nous sommes toujours là, participants permanents au bal masqué, ohé, ohé à clamer haut et fort que oui vraiment y a de la joie par-dessus les toits et que bientôt nous pourrons fredonner ces quelques mots en dansant

Aujourd’hui j’embrasse qui je veux, je veux
Devinez, devinez, devinez qui je suis
Derrière mon loup, j’embrasse qui je veux, je veux
Aujourd’hui, (aujourd’hui) tout est permis (tout est permis)
(Au bal masqué, la Compagnie créole).

 

Voilà, si vous êtes arrivés jusqu’ici, au bas de la page, il vous reste à passer chez Laurence lire les autres participations puis, dans quelques jours, à répondre à l’invitation à voter.

Prenez soin de vous 😊.

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L’agenda ironique d’octobre: le grand moment du vote!

Vous avez peut-être lu le texte que j’ai proposé comme participation à l’agenda ironique de ce mois. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous rattraper ici.

A présent, comme chaque mois, le moment est venu de faire votre choix parmi les très différents textes en lice et, in fine, de voter pour votre préféré.

Pour cela, c’est très simple, vous filez directement chez Carnet Paresseux qui organisait cette session, vous (re)lisez les propositions et il ne vous reste plus qu’à voter en votre âme et conscience.

Facile non? 😊

Un dernier mot, il n’y a rien à gagner, ni pour vous ni pour les participant(e)s, sinon du plaisir à imaginer, partager, sourire et lire des textes souvent étonnants…

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L’agenda ironique d’octobre

Je ne participe pas tous les mois à l’agenda ironique mais les consignes de celui d’octobre, élaboré par Carnets Paresseux, m’ont un peu inspirée.

Voici ce qu’il nous propose:

Il va s’agir de raconter une histoire de premier jour. Tout simplement en hommage à James Ussher, archevêque d’Armagh et Primat d’Irlande, qui, après de très savants calculs assigna au premier jour de la Création du monde la date du 22 octobre.

Donc, une histoire de premier jour, de génèse, de commencement, bref, de début, sous forme de chanson, de conte, de thèse, d’opéra, de feuilleton (j’ai beaucoup d’affection pour les feuilletons), recette de cuisine, pièce de théâtre, poésie animalière, cinématographe ou aquarelle, ce que vous voulez, en un épisode ou en vingt livraisons ; avec – si vous voulez – une écrevisse, et – obligé –deux vers empruntés à l’ami Norge , au choix entre ces quatre là :

« la porte était lourde / ça faisait des heures »
ou
« j’attends de savoir / ce qu’il faut attendre »

Pour celles et ceux qui l’ignoreraient, l’aventure d’Ana a débuté ici. Vous trouverez mes participations à l’agenda ironique en cliquant sur l’étiquette AI dans la colonne de droite 😉.

Ana était perplexe. Il avait reçu le matin-même un colis qui lui était adressé mais dont l’expéditeur avait omis d’indiquer son nom. Curieux de découvrir ce que c’était, il déchira prestement le papier gris et vit une paire de chaussures de la marque « 22 octobre ».

Il connaissait bien cette marque belge créée par le designer Olivier Strelli mais pourquoi diable lui envoyait-on des chaussures à lui qui n’en avait plus besoin depuis plusieurs années…

Il secoua le papier, puis la boîte, puis le papier à nouveau puis la boîte encore, et rien ne tomba, pas le moindre petit mot d’accompagnement.

Il était perplexe mais en même temps il sentait une sorte d’excitation joyeuse. C’était probablement le premier jour d’une nouvelle occupation. A force de regarder les épisodes de Lupin à la télé, il avait de soudaines envies de résoudre des énigmes, si possible tarabiscotées. Il aurait pu choisir de devenir « gentleman cambrioleur » mais son fauteuil roulant n’étant pas le meilleur accessoire pour cette activité il avait bien dû choisir l’autre camp…

Très organisé, il commença par mettre de l’ordre dans les différentes données de ce mystère pour essayer de le percer :

  1. Un colis envoyé par la poste : par qui ? d’où ? (il faudra penser à vérifier le cachet postal pour voir si le lieu de dépôt est mentionné).
  2. Des chaussures : pourquoi offrir cela à un cul-de-jatte ? Personnellement il aurait préféré un pull ou une chemise. Il y avait peut-être un sens caché.
  3. La marque de chaussures « 22 octobre », une marque un peu vintage qu’on ne trouve plus qu’en seconde main ou plutôt en second pied dans ce cas. La marque a-t-elle une signification ou pas ? Sur internet il avait lu que le 22 octobre était le jour de la pomme. Pour l’heure il lui semblait parfaitement clair que c’était de la sienne qu’on se moquait dans cette histoire.
  4. « 22 octobre », un mois tout pile après le « 22 septembre » de Brassens : il serait intéressant de chercher un éventuel lien entre les deux. Peut-être un moisiversaire?

Manifestement il serait difficile de trouver l’expéditeur mystérieux mais, par chance, le cachet de la poste était bien lisible. Le paquet avait été déposé au bureau de poste de Houte-si-Plou. Il avait beau se creuser les méninges, il ne connaissait personne qui habitait par là. Ou alors, ça faisait partie d’une blague, ça ne pouvait qu’être cela en y réfléchissant bien puisque, dans la région, envoyer quelqu’un à Houte-si-Plou revenait à l’envoyer au diable.

Il en était là de ses réflexions et pensait « j’attends de savoir lequel de mes amis va se trahir et évoquer le sujet mais ce qu’il faut attendre me paraitra probablement trop long ». C’est vrai que la patience n’était pas la plus grande qualité d’Ana. Depuis son accident il avait une telle soif de vivre que tout devait toujours aller très vite.            
C’est comme la première fois où il avait mangé une écrevisse, il était tellement pressé qu’il l’avait à peine décortiquée et avait failli mourir étranglé. Heureusement que ses potes l’avaient fortement tapé dans le dos jusqu’à ce qu’il recrache tout. Il avait gardé une méfiance terrible à l’égard des crustacés depuis lors. Mais là n’était pas le problème.

A ce moment son amie Sandrine entra dans le salon en grommelant. La porte était lourde et ça faisait des heures qu’elle avait envie de retrouver son ami. Dans sa précipitation elle s’était un peu blessée à la main mais, en voyant la tête d’Ana avec sa paire de chaussures en main, elle ne put s’empêcher de pouffer.

« Oh zut, s’écria-t-elle, j’ai oublié de te prévenir. J’ai trouvé une paire de chaussures du tonnerre et en très bon état pour trois fois rien sur Vinted et je les ai commandées. Pour plus de facilité, j‘ai donné ton nom et ton adresse vu que je passe presque tout mon temps chez toi  maintenant ».

Ana partit d’un grand éclat de rire. Pour le coup, cette histoire l’avait bien fait marcher voire même courir !

Il se demandait finalement si ce premier jour n’était pas aussi le dernier de sa nouvelle occupation de fin limier…

Dommage, il voyait déjà la plaque apposée sur sa porte d’entrée:

“Ana Logique, Enquêtes en tout genre”

Dès que nous aurons atteint la date exacte du 22 octobre, il s’agira de voter.
Je vous communiquerai alors le lien à suivre pour donner votre voix au texte que vous aurez préféré dans cet exercice 😊.

Vous pouvez dès à présent découvrir les premiers textes chez Carnets paresseux, c’est à coup sûr la garantie d’un bon moment de lecture 👍.

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L’agenda ironique de juin

Après une pause, j’ai décidé de rempiler pour l’agenda de ce mois. Il faut dire qu’Anapodoton me manquait un peu et l’appel du pied de Toutlopera m’a titillée😊. 

C’est Max-Louis, alias Iotop, qui héberge l’AI de juin et qui nous a donné des consignes que je résume ci-dessous:

Je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) avec la langue écrite de votre choix (réelle ou imaginaire) et dans le genre qu’il vous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…) le tout… Ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
– Insomniaque
– Chouette
– Frigoriste
– Narine
(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).

C’est bien beau tout ça mais les textes doivent être envoyés avant le 26 juin et je suis très occupée actuellement.

Cruel dilemme mais tant pis, le texte sera court et un peu bâclé mais il aura le mérite d’exister (comme on dit quand on n’est pas très confiant 🙃)

Je vous livre donc une nouvelle histoire d’Ana et si vous voulez vous rafraîchir la mémoire, les épisodes précédents sont ici: 1, 2 et 3.

Petite rencontre entre amis

Plus d’un an s’était écoulé depuis la rencontre en Absurdie entre Onésime et Ana. Le monde avait été secoué et les voyages étaient devenus quasi impossibles.        
La vie reprenait doucement et les deux compères qui avaient beaucoup échangé (béni soit Internet) s’étaient juré que, dès que possible, Onésime viendrait voir le village natal d’Ana. Tout le monde à Hotton était au courant de l’évènement : Onésime arriverait samedi midi !        

Il y avait bien sûr François, l’ami de toujours, lui qui réussissait les meilleures frites de la région, celles qui faisaient saliver Ana comme un escargot par temps de pluie. Il faut dire qu’Ana dévorait un sachet de frites en moins de 2 minutes chrono au point que François l’avait baptisé avec humour « le frite-ogriste », c’est dire…

Venait ensuite Sandrine, la fille du cantonnier, qu’Ana avait enfin regardée de plus près. Il avait enfin admis que c’était une chouette fille depuis que leurs langues s’étaient trouvées, un peu par hasard, beaucoup par plaisir. Elle se réjouissait vraiment de rencontrer Onésime après qu’Ana lui ait raconté leur virée, en omettant toutefois certains détails moins glorieux… Par exemple le soir où ils étaient sortis du bar en gueulant à tue-tête « C’est nous les gars de la nariiiiiiine… » (air connu) juste parce qu’ils avaient un petit coup dans le nez.

Y avait aussi Dédé la boulange, copain d’enfance de François et Ana, et tous les autres jeunes du village qui avaient soutenu Ana depuis son accident et qui suivaient assidument ses pérégrinations sur Face de bouc.

Il faut dire que c’était un battant Ana. Ses pensées tournaient plus vite que les roues de son fauteuil. Il était souvent speedé même si parfois, de manière inexpliquée, son moral chutait brutalement en même temps qu’une grande fatigue l’envahissait. Heureusement, il avait trouvé le remède : une sieste réparatrice remettait tout en ordre il se trouvait plus en forme au réveil que jamais, prêt à redémarrer plein de choses. C’était ce qu’il appelait en son for intérieur faire « un somme-niaque ».

Bref, l’excitation était à son comble en attendant l’arrivée d’Onésime. C’est sûr que la soirée se terminerait comme la dernière page d’un album d’Astérix : par un grand banquet et des chansons à ne pas mettre entre toutes les oreilles… 

Je pense qu’Ana vivra encore de nombreuses aventures mais d’ici là je vous invite à aller lire les autres textes chez Iotop et à aller y voter pour votre préféré entre le 27 et le 30 juin (de cette année bien sûr 😉).

Bonne lecture et bonne fin de semaine.

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L’agenda ironique: le moment du vote

Je vous invite à vous rendre chez Joséphine qui organisait cet exercice pour le mois de mars.

Vous pourrez y découvrir tous les textes participants et aussi, surtout!, voter pour votre texte préféré 👍. Attention, la date limite pour voter est le 31 mars à midi, ne tardez pas…

Pour rester dans le thème, en attendant les résultats, je vous propose la courte vidéo artistico-humoristico-féministe ci-dessous 😊.

Je vous souhaite une bonne lecture et une bonne journée 😊.

PS: pour rappel le texte que j’ai proposé se trouve ici 😉 et pour les votes c’est .

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L’agenda ironique de mars

En mars, c’est Joséphine du blog Nervures et entailles qui pilote l’agenda ironique mensuel.

Voici les consignes à suivre telles que je les ai comprises (mais le mieux est d’aller voir directement sur le blog de Joséphine 😉 )

  • Pour commencer, elle nous propose ce slogan du féminisme radical sud-coréen: «Nous sommes le courage l’une de l’autre».
  • Elle y ajoute quelques règles stylistiques : une ou plusieurs anaphores et voir s’entrelacer quelques chiasmes.
  • Pour finir, un autre slogan du même mouvement, également splendide et puissant, que nous pourrons aussi glisser entre nos lignes :

    «Nous ne sommes pas des fleurs, nous sommes un incendie».

Ceci étant dit, je vous propose le texte que j’ai  rédigé dans ce cadre. Je reviendrai donner les modalités de vote d’ici quelques jours. 

Pour donner le ton, je vous propose de commencer par le dessin ci-dessous du dessinateur belge Pierre Kroll (source).

Metoo ou mytho…

Bon, je ne vais pas vous faire l’offense de vous raconter l’histoire d’Adam et Eve. Nous la connaissons tous, que nous ayons été élevés dans un esprit religieux ou pas.

Et donc, pour résumer les choses, Adam s’ennuyait tout seul dans son paradis (tandis que le bon dieu s’énervait dans son atelier!) et « on » lui aurait créé une compagne à partir d’une de ses côtes. (Enfin ça c’est ce qu’on lit dans un bestseller mondial appelé la Bible et qui cartonne depuis plus de 2000 ans !)

Et donc la femme serait issue d’un morceau de l’homme ! Il n’y a qu’un homme pour avoir imaginé cette histoire qui a ainsi mis la femme en situation d’infériorité dès le départ. L’histoire commençait bien pourtant, le soleil, les petits oiseaux, la nature puis c’est parti en sucette. Si on poursuit la lecture on apprend que le créateur (que vous appellerez comme vous voulez) n’a interdit qu’une chose dans ce paradis c’est de croquer les fruits de « l’arbre de la connaissance ». Pas très fute-fute, Adam n’y voyait pas malice et se contentait de se laisser vivre. Eve, qui, bien que créée en deuxième lieu, avait été mieux assemblée (vu qu’elle avait son cerveau bien positionné contrairement à Adam😉), était curieuse d’acquérir la connaissance. C’est comme si une petite voix lui avait murmuré « Il y a plein de fleurs là-bas, là où c’est clair, pourquoi tu marches où il fait noir ? » (Han Kang). Bref, Eve a donc goûté au fruit étiqueté « défendu » et a entraîné Adam à faire de même ce qui aurait causé toutes nos misères. (Encore que pour le Covid on n’ait aucune certitude à ce jour…). Des années plus tard, en repensant à ce jour et en observant les femmes qui l’entouraient Eve s’est surprise à penser « mais nous ne sommes pas des fleurs, nous sommes un incendie ! » et c’est vrai qu’elle avait bien enflammé une situation au départ plutôt tranquille.

On ne saura jamais vraiment le fin mot de l’histoire mais l’occasion était trop belle et l’homme a sauté sur l’occasion en hurlant « à partir de maintenant c’est moi le chef et c’est moi qui décide. Toi, femme, tu es inférieure et tu devras te soumettre à ma volonté! ».

C’était parti, le conditionnement de toute notre société jusqu’à aujourd’hui était enclenché et l’homme se sentirait toujours supérieur en tout ! Toujours ? Non parce que très vite une  femme (qui avait génétiquement hérité de la connaissance) a trouvé cela injuste.
A deux on est plus fort c’est bien connu et, très vite, les femmes ont pris conscience que chacune d’entre elles était le courage  d’une autre.

Le problème, pour l’homme, c’est qu’il n’est pas facile de quitter une position dominante quand on la croit légitime !

Le bien-fondé de leur supériorité, certains y croient tellement qu’ils n’hésitent pas à harceler sexuellement les « femelles » qui passent à leur portée. Comme si d’occuper les plus hautes situations donnait le droit d’accomplir les plus viles bassesses. Depuis quelque temps des femmes courageuses ont osé parler, ne plus se comporter honteusement alors qu’elles étaient victimes. Le mouvement «Metoo» était né et il n’a cessé de s’étendre.

Comme piètre défense, les mâles dominants n’hésitent pas à clamer qu’ils n’y sont pour rien, que la dame a tout inventé et qu’il faudrait être fou pour imaginer que l’Homme se soit abaissé à de tels comportements. Mais bien sûr…

Mesdames, unissons-nous mais sans perdre ce qui fait notre nature, notre grâce et notre féminité,

Mesdames, restons debout, unies, et regagnons petit à petit la place dont nous avons été privées trop longtemps aux côtés de l’homme et pas plus bas,

Mesdames, usons de notre connaissance de la vie pour expliquer aux hommes (avec des mots qu’ils comprennent😁) que nous ne voulons pas  leur prendre le pouvoir mais le partager.

J’ai envie de terminer malgré tout sur une note rassembleuse en citant Musset qui avait tout compris 😊

« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses (…) mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux » .

Une approche un peu différente cette fois sur un sujet de société. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dedans en essayant de ne pas écrire un discours syndical 😉 mais je n’aurais pas voulu déclarer forfait malgré tout. La cause est juste.

Je vous invite à lire les autres textes chez Joséphine 😃.

Je vous fixe rendez-vous en avril pour le prochain agenda ironique mais, avant de me sauver, je vous invite à écouter les paroles de cette chanson-hommage de mon chanteur préféré  😊.

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L’agenda ironique: le moment du vote

Je vous invite à vous rendre chez Frog qui organisait cet exercice pour le mois de février.

Vous pourrez y découvrir tous les textes participants et aussi, surtout!, voter pour votre texte préféré 👍. Attention, la date limite pour exprimer votre préférence est le 27 février, ne tardez pas…

Je vous souhaite une bonne lecture et une bonne journée 😊.

 

PS: pour rappel le texte que j’ai proposé se trouve ici 😉

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L’agenda ironique de février

En cette fin février, c’est Frog qui pilote l’agenda ironique du mois.

Voici les consignes à suivre telles que je les ai comprises mais le mieux est d’aller voir directement chez ( Frog 😉 )

  • nous endosserons cette fois la peau d’un dragon
  • un objet attire notre convoitise mais un importun nous empêche de nous en emparer
  • nous devons nous débarrasser de cet importun mais sans recourir à cette vilaine habitude de cracher du feu
  • pour corser un peu les choses, nous glisserons dans notre texte les 3 mots suivants: baragouin, buffle et méphitique (dont, je dois bien l’avouer, je ne fais pas un usage quotidien).

Ceci étant dit, je vous propose le texte que j’ai  rédigé dans ce cadre. Comme je publie à la dernière seconde ou presque, vous ne devrez pas attendre longtemps avant d’aller voter, sur le blog de Frog, pour votre texte préféré avant le 27 /2/2021.

Esdragon

Dès sa naissance, sa maman avait directement su qu’il ne ressemblerait jamais à ses autres enfants. Quand l’œuf avait éclos et qu’elle s’était précipitée pour renifler son nouveau-né avec son vieux nez à elle qui en avait senti bien d’autres, elle avait fait une vilaine grimace.

Ce bébé-là sentait la verdure ! En secret elle décida de le baptiser Esdragon mais n’en dit rien aux autres mamans de la communauté. Pour cacher cette particularité, elle enveloppa Esdragon et s’en alla bien vite le rouler dans les marécages afin qu’il dégage, comme les autres une odeur moins fraîche, plus nauséabonde, en un mot méphitique.

En plus d’avoir une odeur différente, on ne comprenait jamais rien de ce qu’il disait. Il susurrait des sons et tous tendaient l’oreille sans savoir si c’étaient des sons suaves ou si ses récits s’inspiraient des sagas sataniques islandaises mais il semblait souffler dès qu’il ouvrait la gueule. Tsssssss !

Bref Esdragon s’était, dès sa plus tendre enfance, retrouvé au ban du régiment des dragons. Pauvre de lui…

Il était par la force des choses devenu très solitaire et un jour qu’il errait sans but il vit un drôle d’animal errer dans la forêt.

On aurait dit un bison mais à l’école des dragons le maître avait dit qu’ils avaient disparu de la surface de la terre. Il s’approcha un peu plus, sortit de sous son aile le téléphone portable offert par sa maman pour lui faire un peu oublier son isolement, le prit en photo, lança la recherche sur Gougueulededragon et lut « buffle d’Afrique ».

L’animal avait l’air placide et, en s’approchant, Esdragon vit sur son épaule un petit être minuscule joliment étendu au soleil. Sa maman lui disait tellement souvent qu’il rêvait de coquecigrues qu’ il se frotta les yeux avant d’oser parler.

    • Ssssalut ! T’es qui toi ?
    • Moi, répondit la créature, on m’appelle libellule mais certains disent aussi dragonfly, j’aime bien ce nom.
    • Ççççça c’est drôle ! Moi je m’appelle Esdragon. Je me demande si nous sommes parents.

Libellule, l’air moqueur, regarda Esdragon et lui dit qu’elle serait fort étonnée si c’était le cas tant leurs différences étaient nombreuses.

    • Regarde comme mes ailes sont gracieuses et d’une finesse incroyable. Le soleil leur donne de magnifiques reflets irisés. Tandis que les tiennes sont moches, épaisses et caoutchouteuses.

Malgré tout, un courant de sympathie circula rapidement entre eux et ils commencèrent à se balader ensemble dans la forêt. C’était un drôle d’équipage qu’Esdragon et Dragonfly qui rigolaient en se tapant sur le ventre.

La libellule, un peu paresseuse, profitait de la grande taille de son ami pour lui demander de la nourrir sans qu’elle ait à bouger une aile. On voyait ainsi, à longueur de journée, Esdragon fouiller les buissons à la recherche de mouches, sauterelles, fourmis ailées, … pour satisfaire la gourmandise de son amie.

Jusqu’au jour où un étrange animal sauta brusquement sur un nid de mouches que s’apprêtait à emporter notre ami dragon ! Esdragon ne l’avait pas vu, à croire qu’il s’était camouflé dans le feuillage. Imperturbable, Léon le camé, car c’était de lui qu’il s’agissait, continuait à avancer placidement en marmonnant dans les replis de sa peau qui avait l’air bien trop large pour son corps comme s’il s’était trompé de taille au magasin de peau.

Ne comprenant pas un mot du baragouin de l’animal mais fort en colère de s’être vu ainsi dépouillé du repas réservé à son amie, Esdragon sans réfléchir mit une patte sur le caméléon et sproutch ! l’écrasa sans sommation.

Esdragon se tenait à ce moment dans la posture de Saint-Georges terrassant son grand-père ! La fierté se lisait dans ses grands yeux verts. Pour la première fois de sa vie, il se sentait enfin utile à quelqu’un. Dragonfly, qui savait que le caméléon aurait aussi pu la gober comme une mouche voua à Esdragon une reconnaissance infinie jusqu’à la fin de ses jours.

Ils vécurent longtemps heureux ensemble même s’ils n’eurent bien sûr jamais d’enfants.

J’espère que l’histoire d’Esdragon vous a distrait et je vous invite à passer chez Frog lire les autres textes de dragons et bien sûr  d’y passer une nouvelle fois demain pour voter 😃.

Rendez-vous en mars pour le prochain agenda ironique. 

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C’est le moment!

J’ai eu le grand plaisir d’être classée en tête de l’Agenda ironique de décembre et ça m’a hyper motivée pour continuer à suivre Anapodoton, mon héros malgré lui.

Il y a environ une semaine, certains d’entre vous ont lu et commenté cette suite inventée pour l’Agenda ironique de janvier. J’espère que vous aurez pris plaisir à lire également d’autres textes proposés dans ce cadre 😊.

Bref, comme chaque mois, le moment de trancher est arrivé et vous pourrez voter pour maximum 3 textes  sur le blog de Carnets paresseux qui est l’organisateur de ce premier AI de l’année. 

Source: Internet

Bien sûr c’est bon pour le moral d’être bien classé mais le principal est vraiment ici de s’amuser et de découvrir des textes très différents dans leurs styles, formes, ambiances,… et qui respectent les contraintes inventées par l’organisateur du mois.

Je vous souhaite bonne lecture et bonne journée 😀.

Pour les distraits ou les pressés,

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