Voyage, voyage: Le Bizot et le Val de consolation (F)

Je vous emmène cette fois à la rencontre de deux autres endroits du Pays Horloger. Nous commençons par le Bizot, labellisé Cités de caractère de Bourgogne Franche-Comté dont les habitants sont appelés Gayots et Gayotes.

Le Bizot c’est un calme village niché au cœur de forêts de sapins à 940 m d’altitude. On y jouit d’une vue magnifique sur la chaîne du Jura Suisse, et on y profite d’un patrimoine naturel et architectural remarquable. La tranquillité du Bizot est ménagée par sa situation légèrement en retrait des grands axes de circulation. (Source)

Sur la carte ci-dessous, j’ai souligné les deux endroits qui nous intéressent aujourd’hui ainsi que d’autres noms qui devraient vous permettre de vous situer un peu mieux.

Le deuxième endroit où je vous emmène est le Val de Consolation.

Doté d’un patrimoine bâti d’environ 10 000m², le Val de Consolation possède une richesse culturelle indéniable acquise au fil des années et des différentes évolutions qu’il a pu vivre. (Source)

De là, nous avons continué à travers bois pour découvrir le Cirque de Consolation, hélas à sec en juin 😕.

Appelé « cirque » en raison de sa falaise à forme semi-circulaire, le lieu accueille une impressionnante cascade après des intempéries, ainsi que de multiples résurgences d’eau sur tout le site. Elle se fait un peu plus timide en été, mais son omniprésence n’enlève rien à la beauté du site.

Ce site naturel, grandiose, a inspiré très tôt les hommes qui y ont fondé un monastère de l’ordre des Minimes au XVIIème siècle. Les bâtiments, héritage de ce passé religieux, sont toujours présents. L’église est souvent ouverte et se visite librement. (Source)

Un petit clic sur l’image ci-dessous vous transportera sur place directement (meuh non pas par téléportation, juste via mes photos 😉).

A bientôt

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Découverte: les fermes à tuyé (F)

Nous poursuivons notre balade dans le Pays Horloger.

A Grand’combe-Chateleu, au coeur du quartier des Cordiers, nous visitons une ferme traditionnelle du 18ème siècle du Haut-Doubs.

Ses différents habitats, sa vaste cheminée de bois (tuyé) nous font  plonger dans la vie d’autrefois, dans un cadre remarquablement bien conservé. En traversant la route, on poursuit la visite par la découverte de la ferme-atelier Girard et nous  partons à la rencontre de trois métiers complémentaires : le maréchal-ferrant, le charron et le forgeron. (Source

Ce type de maison est tout à fait typique du Pays Horloger, ce sont d’anciennes fermes en réalité, où une partie de la demeure était organisée pour fumer les jambons et les fameuses saucisses qui ont fait la renommée de la région de Morteau.
Les fermes du quartier des Cordiers à Grand’Combe Châteleu ne sont plus utilisées pour faire sécher la viande, mais elles sont particulièrement remarquables pour leur architecture caractéristique !
Le quartier des Cordiers porte ce nom parce que des habitants fabriquaient des cordes, notamment un Jannins et un Girard.

C’est justement la grange de la famille Girard que nous allons visiter. On commence par voir l’espace où s’exerçaient trois métiers.

Ci-dessous, les outils du maréchal-ferrant.

Ci-dessous, quelques fers spéciaux

Fer pour cheval blessé au sabot
Fer à cheval à crampons pour terrain glissant
Fer à bœuf et clous
Ferrage d'un bœuf
Tarif de 1939

On nous explique aussi les différentes étapes de la fabrication des roues et des faux à l’époque.

Le tour à bois pour façonner les moyeux des roues

En sortant de la grange nous allons voir la ferme à tuyé. Cliquez sur la maquette ci-dessous pour voir mes photos et explications.

Je vous souhaite une bonne journée/semaine.

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Voyage, voyage: Morteau et le Saut du Doubs (F)

Je vais cette fois vous inviter à me suivre en Franche-Comté et plus précisément à Morteau en Pays Horloger.
Labellisée Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté, Morteau s’enorgueillit de deux très belles maisons : le château Pertusier et l’Hôtel de ville de Morteau.

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Nous sommes bien au pays horloger, même si, malheureusement, le musée est fermé 😕.

Si vous souhaitez effectuer la visite à ma suite, il suffit de cliquer sur la photo ci-dessous 😉.

Nous nous baladerons bien sûr encore dans cette région avant de passer en Suisse 😉.

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Découverte: les granges pyramidales du Pays Fort (F)

Le Pays-Fort est un territoire vallonné et authentique situé entre la Sologne et le Sancerrois. Niché au creux des collines bocagères, le Pays-Fort est le berceau des granges pyramidales, emblèmes de la région. Sa ruralité a été préservée au fil des années faisant du Pays-Fort un lieu idéal pour la pratique de nombreuses activités nature. 

Le Pays-Fort tire son nom de la terre qui le compose, faite d’argile et de calcaire. On parle de terre “amoureuse” car elle est fertile et adhère aux chaussures par temps humide.  (Source)

Panneau sur place

Nul besoin de courir en Egypte pour voir des pyramides puisque dans les environs de Sancerre on peut effectuer un circuit d’une soixantaine de kilomètres et découvrir sept granges pyramidales. Pour ma part, j’en ai rencontré trois dont celle de Vailly-sur-Sauldre qui a été  démontée de son emplacement originel et remontée sur le site de la Sauldre. Avec ses 35 000 tuiles, ses 12 mètres de haut, ses poutres immenses datées de 1450 et ses pierres apparentes, cette grange  impressionne au moindre regard. J’ai poussé les deux portes en bois, massives pour découvrir l’intérieur et une œuvre d’Emilie Breux qui fait partie du Parcours d’Art Contemporain 2025 dont je vous montrerai probablement quelques autres photos plus tard 😉.

Vailly-sur-Sauldre
Charpente de la grange pyramidale de Vailly-sur-Sauldre

Ci-dessous, vous pouvez voir l’installation d’Emilie Breux et son interprétation.

La grange suivante se situe à Le Breuzé (Oizon). Elle a été acquise et complètement remise en état par un jeune couple très sympathique qui a créé une association locale à laquelle cette grange sert de salle de réunions, fêtes,…

La dernière grange dite pyramidale (différente des autres) que j’ai visitée  est celle du Moulin Riche à Concressault.

A bientôt pour d’autres balades/découvertes… 😊

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Voyage, voyage: Saint-Hippolyte (F)

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Il y a un moment que je ne vous ai plus emmenés en balade. Je vous propose un petit tour dans le village de Saint-Hippolyte

Saint-Hippolyte se situe au confluent du Doubs et du Dessoubre*. Cette situation et la protection du confluent ont permis au bourg de se développer à partir du XIe siècle sous les comtes de la Roche. L’histoire de cette ville est directement liée à la grotte de la Roche dont l’occupation est beaucoup plus ancienne (néolithique). C’est un ancien bourg fortifié qui a conservé un parcellaire ancien et des maisons des XVIe et XVIIe siècles.

L’église du XIVe a accueilli pendant plus de 30 ans le Suaire qui est aujourd’hui à Turin. (Source)

*Le Dessoubre est une rivière française, affluent du Doubs. Il s’écoule du cirque de Consolation sur le territoire de Consolation-Maisonnettes à Saint-Hippolyte suivant une combe parallèle aux gorges du Doubs. Nous en reparlerons ultérieurement en nous baladant vers le Cirque de Consolation 😉.

Saint-Hippolyte possède un riche patrimoine architectural et, en 2022, il était peuplé de seulement 965 Saint-Hippolytain(e)s, ce qui lui a permis  de bénéficier du label de Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté.

Entrée dans le village.
La mairie

La collégiale Notre-Dame de Saint-Hippolyte est une ancienne collégiale du XIVe siècle avec clocher à dôme à impériale. Elle est dédiée à la Vierge Marie, à Saint Hippolyte et inscrite aux monuments historiques depuis le 

Le lavoir

Des anciennes habitations, il reste un spécimen remarquable par la puissante construction de ces étages en surplomb et par ces dispositions intérieures encore l’empreinte des caractères du passé ; cette maison est située en face de l’hôtel de ville et fait l’angle de la rue qui aboutit à la route de Soulce.

La place centrale est accueillante sous le ciel bleu. Il est agréable de s’y arrêter un moment pour se rafraîchir et admirer ce trike BOOM appartenant à un couple d’un certain âge mais visiblement sportif.

Nous poursuivrons notre route jusqu’à Morteau qui sera notre prochaine découverte.

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Voyage, voyage: Avallon (F)

Avallon est une commune française située dans  l’Yonne, dont elle est, avec Sens (évoqué ici), une des deux sous-préfectures. Elle est incluse dans le parc naturel régional du Morvan.

Nous avons découvert cette très jolie ville en compagnie d’une guide agréable de l’O.T. mais on peut aussi suivre le circuit dessiné par des flèches en bronze incrustées dans le sol. Pourquoi sont-elles ornées d’une grenouille? Je vous l’explique dans mes photos à découvrir en cliquant sur la photo ci-dessous.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir cet endroit intéressant 👍.

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Voyage, voyage: Châlons-en-Champagne (F)

Il y a un certain temps, je vous ai parlé des taques d’égouts de Châlons-en-Champagne et du spectacle nocturne Métamorph »eau »ses mais je pense avoir oublié de vous inviter à parcourir la ville…

Je vous montre d’abord les tabourets de l’hôtel, c’est sûr, nous sommes en Champagne 😉 même s’il y a aussi de la bière locale. L’endroit est accueillant 😋.

Je vous invite à me suivre dans cette ville plutôt intéressante à visiter, en cliquant sur la coupe de champagne lumineuse ci-dessous.

Bonne balade.

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Voyage, voyage: Tonnerre (F)

Dans l’est de l’Yonne se trouve Tonnerre, labellisée « Petite Cité de Caractère » depuis 2015. La localité qui a vu naître le célèbre chevalier d’Eon, diplomate et espion de Louis XV, est un endroit de balade plutôt sympa.

Quand on pense à Tonnerre, pour peu qu’on soit curieux, on pense directement à l’Hôtel-Dieu et à la Fosse Dionne.

L’Hôtel-Dieu de Tonnerre est un ancien établissement hospitalier fondé en 1293 par Marguerite de Bourgogne, comtesse de Tonnerre et reine de Jérusalem. Ce monument historique exceptionnel accueille pendant des siècles malades et nécessiteux, qui viennent y recevoir gratuitement les soins du corps, mais aussi de l’âme: les offices sont célébrés tous les jours dans la chapelle située au bout de la Salle des malades, de façon à ce que tous puissent y assister depuis leur lit. (Source)

Vue depuis le jardin

Au cœur de Tonnerre, la Fosse Dionne est une source vauclusienne au débit varié, mais perpétuel. Elle fut aménagée en lavoir en 1758 par le père du Chevalier d’Éon. La Fosse Dionne a toujours intrigué et les premières explorations remontent au XIXe s. Elle a tout de même su garder son secret : l’origine de la source. Résultat d’un parcours complexe d’exsurgences et de résurgences, cette source forme une vasque au fond de laquelle nous apercevons le départ d’une galerie. Le parcours connu mène à 360 m de l’embouchure et à une profondeur de 61 m. La Fosse Dionne est tellement intrigante et mystérieuse qu’elle a fait naître de nombreuses légendes : le serpent basilic, les sous du diable et bien d’autres encore… (Source)

Vous devez bien vous douter que j’ai pris bien plus que deux photos 😉. Pour voir mes autres photos, il faut cliquer sur la photo de tonnerre ci-dessous 😉.

Photo de Brandon Morgan sur Unsplash
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Découverte: l’église de Sillegny (F)

Sillegny est une commune française située en Lorraine, dans le département de la Moselle. Nous y avons découvert une église très différente de celle de Bennwihr mais intéressante aussi par son histoire.

L’Église Saint-Martin, surnommée « la Sixtine de la Seille »dont la nef fut édifiée au XVe siècle. Cette église classée, de style gothique, possédait une tour massive et fortifiée qui servait à protéger les habitants dans les temps troublés.

Ce sont des fresques religieuses qui font la richesse de l’édifice, couvrant murs et voûtes intérieurs. Ces fresques anonymes, représentant des scènes religieuses, des saints et des saintes, sont datées du deuxième quart du XVIe siècle (c.1540). Sur le mur Nord du chœur, un Arbre de Jessé est particulièrement impressionnant. (Source)

Cette église fortifiée de style gothique flamboyant, vous invite à découvrir un véritable trésor. Des peintures murales exécutées à la détrempe datant de 1540, qui furent, à une époque inconnue, recouvertes d’un badigeon, les protégeant ainsi des effets du temps. Ce n’est qu’en 1845 lors d’un grattage de l’abside, qu’elles furent découvertes et remises à jour par l’Abbé SCHNABEL, curé de la paroisse de 1840 à 1891. (Source)

D’après une étude, menée en 1992, ces fresques, qui recouvrent la totalité de l’église, ont été réalisées avec des extraits de plantes, métaux, or et lapis-lazuli mélangés avec des œufs et de la colle. Pendant la Première Guerre mondiale, l’édifice n’a souffert que de l’humidité. Tous les chéneaux en cuivre ont été enlevés par les Allemands pour en faire des douilles d’obus. Le second conflit sera plus désastreux : une bombe tombe sur le clocher alors que les Allemands installent la Kommandantur dans la maison des religieuses. En 1944, pour chasser l’occupant, les Américains pilonnent le village qui est détruit à 95 %. L’église échappe de justesse aux bombardements. Hormis le presbytère et quelques maisons, tout a été pratiquement rasé pour n’être reconstruit que dans les années 1950. Une nouvelle restauration, menée de janvier 2002 à décembre 2004, a permis de redonner tout leur faste à ces peintures qui ont été totalement nettoyées.(Source)

Les religieuses faisaient les patrons des dessins en carton (pochoirs).
Les petits personnages sont les donateurs du village qui ont aussi hébergé les peintres pendant leur travail.

🔎 Vous pouvez voir de nombreuses autres photos ici et 😉.

Nous voici arrivés presque au terme du partage de mes photos de ces quatre jours passés en Alsace mi-décembre. Quatre jours riches en découvertes et merveilles vues qui nous laisseront de très beaux souvenirs 👍.

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Découverte: L’église de Bennwihr (F)

Habité dès le néolithique, ce village très ancien a été complètement anéanti lors des combats de la poche de Colmar (décembre 1944 – janvier 1945). Seuls le monument aux morts de la guerre 1914 – 1918 (aujourd’hui appelé Monument de la Fidélité), ainsi que deux maisons aujourd’hui restaurées furent miraculeusement épargnés de la destruction.

Reconstruit entre 1947 et 1959, dans le style local par l’architecte Gustav Stoskopf, le village de Bennwihr conserve :

  • une fontaine monumentale qui trône au milieu du bourg,
  • un très beau vitrail moderne (réalisé vers 1960 par Paul Martineau), présenté dans l’église de Bennwihr, sur toute la longueur de sa façade sud et qui laisse pénétrer à l’intérieur de l’édifice une lumière colorée très intense. (Source)

Nous n’avons pas vu la fontaine mais par contre nous avons eu droit à une visite guidée de l’église Saints-Pierre-et-Paul à côté de laquelle se trouve le Monument de la Fidélité.
Monument érigé en 1924 par le sculpteur Geiss, à la mémoire des morts de la Première Guerre mondiale et pour témoigner du fidèle attachement de l’Alsace et de la Lorraine à la France entre 1870 et 1918. Monument laissé dans son état de 1944 après les combats de décembre 1944 et janvier 1945 qui ont complètement détruit Bennwihr. Les deux régions sont symbolisées par deux femmes qui portent le costume traditionnel.(Source)

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L’entrée dans la nef peut être effectuée par trois portes surmontées de trois grandes baies égales. Le baptistère est attenant à la nef par un court couloir. La toiture est couverte de tuiles écailles vernissées traditionnelles de l’architecture régionale et formant des motifs géométriques. (Source)

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À l’intérieur, tout le côté sud de la nef est occupé par une grande verrière réalisée pour l’inauguration de l’église par les ateliers de Saint-Gobain, sur le modèle d’une peinture de Paul Martineau. Celle-ci s’étend sur sept baies. Elle représente la Résurrection à la suite de la passion du Christ par un ensemble de symboles : les palmes du dimanche des Rameaux, la colonne de la flagellation, la couronne d’épines, la tenaille et les clous, la lance, les dés pour jeter le sort sur la tunique du Christ, la croix dans la nuit avec les bras élevés, la chaîne brisée, la lumière qui chasse les ténèbres, et l’oiseau – le Phénix – représentant le Christ et surmonté d’une mitre d’évêque rappelant l’Église. Les vitraux font entrer une lumière chatoyante. (Source)

Le prêtre nous explique que le rouge évoque le sang versé par le Christ et le jaune, le soleil couchant sur le Golgotha.

Plus d’infos sur ce vitrail ici.

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Ci-dessous, l’autel avec le Christ de la Résurrection. La boule dorée en dessous est le tabernacle.

Les vitraux de la chapelle (à gauche de la nef), qui représentent l’Annonciation, la Nativité et l’Assomption de Marie, diffusent une lumière douce contrairement à ceux du baptistère dont la lumière est plus colorée.

Annonciation
Nativité
Assomption

J’aime pousser les portes des églises et je suis souvent surprise du décorum intérieur. Celle-ci m’a enchantée grâce à sa modernité et ses magnifiques vitraux qui procurent beaucoup de lumière à l’intérieur alors que l’extérieur était fort gris.

J’espère que la découverte vous a intéressé autant que moi même si c’est par procuration 😉.

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