Voyage, voyage: Bidache (Pays Basque) (3)

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais quand je pars en vacances j’ai souvent des tas d’idées de lieux à découvrir ou à revoir de manière plus ciblée.

C’est ainsi que depuis des années nous visitons le Pays Basque de manière de plus en plus spécifique. Nous avons bien sûr commencé par les hauts lieux touristiques dans lesquels nous n’allons plus vraiment maintenant, nos pas (ou nos roues) nous guidant vers des endroits moins connus mais beaucoup plus authentiques.

Depuis pas mal de temps, vu que notre point de chute est toujours le même, nous plaisantions en passant devant un panneau indicateur en nous disant qu’il faudrait quand même un jour qu’on aille voir l’endroit qui avait justifié le placement de ce panneau.

L’endroit dont je veux vous parler aujourd’hui c’est le Pont de Gramont.

Situé à environ 1,5 km du centre de Bidache, ce pont de style roman à trois arches circulaires permet de traverser le Lihoury.  Il est construit en pierre de Bidache, pierre de taille et moellons clivés et daterait du 17ème siècle. Il a été utilisé par les charrettes jusqu’en 1945.

Le pont n’est pas un ouvrage isolé mais fait partie d’un ensemble organisé comprenant un moulin et son lavoir (déjà mentionné en 1628) ainsi que sa digue qui joue probablement un rôle régulateur et protecteur en amont du pont. Il dépendait des propriétés du Duc de Gramont. Le moulin est dit de Gramont ou de Heugas, suivant les noms de ses anciens propriétaires.

Au début du 17ème siècle, les moulins étaient affermés, autrement dit, loués à des meuniers et les paiement étaient effectués en conques de millet et de froment.  A cette époque aussi certains particuliers bénéficiaient du privilège leur permettant de faire moudre leur grain en priorité dans les moulins seigneuriaux du duché, au préjudice du “pauvre peuple”. Une ordonnance datée de 1659 annula ce privilège, qui causait, on s’en doute, de nombreux différends. (source:”Quand des Bidachots racontent Bidache”)

Ci-dessus nous voyons le bâtiment du moulin ainsi que la passe à poissons.

Un panneau explicatif à proximité nous apprend que:

La plupart des poissons effecuent des déplacements plus ou moins importants dans les cours d’eau à la recherche de nourriture, d’abris, de zones de reproduction,…
Dans le cadre de restauration des ouvrages hydrauliques, la législation exige la mise aux normes du site. En effet, le site ne possédant pas de franchissement naturel de la digue, la construction d’une passe à bassins successifs permet d’attirer les poissons migrateurs (saumons, truites, aloses, lamproies, anguilles,…)

L’endroit est très calme, un peu à l’écart de tout et a un caractère résolument bucolique. Si vous passez dans le coin, je vous invite vraiment à ne pas tergiverser autant d’années que nous pour le découvrir 😊.

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Voyage, voyage: Bidache (Pays Basque) (2)

Le lundi d’habitude c’est le jour de l’écriture sur base d’une photo proposée sur le blog Brick a book mais, en cette période où rien n’est plus vraiment habituel, il n’y a pas eu de proposition de photo alors, à la place, j’ai décidé de vous emmener avec moi en voyage. J’espère que ça vous plaira 😊.


Il y a un peu plus d’un an  je vous avais proposé un article sur la ville de Bidache au Pays Basque et j’y regrettais de ne pas avoir trouvé dans mes archives de photos du cimetière israélite de Bidache.

Comme c’est ma région de coeur, je me suis fait un plaisir d’y retourner, sans me forcer 😊, et d’y prendre enfin quelques photos de l’endroit. Tant qu’à faire, je me suis aussi un peu documentée sur l’origine de cette communauté juive à Bidache.

De la fin du 16ème siècle à la Révolution française, Bidache constitue une petite principauté qui se proclame « souveraine », sous la souveraineté de la famille de Gramont, prétention généralement considérée avec sérieux par les historiens. (source)

Un peu d’histoire

A la fin du 15ème siècle, les juifs sont expulsés d’Espagne puis du Portugal lors de l’Inquisition ibérique. Ces “marchands portugais” sont accueillis en France par les rois Henri II et Henri III. 

En 1602, la veuve de Philibert de Gramont et maîtresse du roi Henri IV, obtient de ce dernier un arrêt qui autorise les juifs à s’installer où ils le veulent dans le royaume. Dès lors, la famille de Gramont s’instaura en protectrice des juifs dans un mélange d’intérêt et de sincérité. Il est donc normal qu’un terrain pour enterrer leurs morts leur ait été attribué à Bidache.

J’ai collecté et fortement résumé des informations glanées dans deux livres sur le Pays Basque. Le premier, spécifique, m’a été offert (merci Catherine 😘) et le second, plus général, acheté dans un office de tourisme.

Et y a pas de photos me diront les habitués? Patience, les voilà, ci-dessous…

L'entrée du cimetière
Il reste une centaine de tombes

Ce cimetière classé atteste de l’importance de la communauté juive à Bidache entre la fin du 17ème et le 18ème siècle.
Bien sûr les juifs ne venaient pas à Bidache que pour y mourir mais également pour y pratiquer leur religion et y faire commerce ainsi qu’en témoignent les deux bâtiments ci-dessous:

Je m’en voudrais de finir cet article sur Bidache en occultant la mairie et l’église de Saint-Jacques le Mayeur (édifice de style néogothique construit au XIXe siècle)  sous l’autel de laquelle se trouve la crypte des Gramont.

J’espère que cette petite partie d’histoire de France, ou plutôt de Navarre, vous aura fait voyager dans le temps et en terres basques.

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Les cris des murs (3)

Voici le troisième et dernier article regroupant mes photos de Street Art City, parfois justement appelée “Villa Médicis de l’art urbain”. Il sera moins dense et moins cohérent que les deux premiers mais j’y ai placé ce qui a accroché mon regard. 

Pour commencer, je partage des photos d’oeuvres diverses faisant l’objet d’une exposition d’artistes de Street Art qui ont exercé leur talent sur des supports mobiles mis en vente.

Vous reconnaîtrez peut-être au passage des styles déjà rencontrés en extérieur ou dans l’Hôtel 128.

La toile suivante, “Abbut”, est de l’artiste Grec Simple G. Elle est entièrement réalisée par un nombre impressionnant de  traits de marqueurs sur la toile pour aboutir à ce photoréalisme. Vous avez déjà vu son style dans la chambre “Welcome to my house” dans l’hôtel 128 (article précédent).

Je termine cette expo par le coin consacré à Kelkin dont j’ai déjà dit tout le bien que je pensais.

Pour suivre, nous avons eu droit à une exposition de Zeso qui a revisité à sa manière, le thème de la nature morte  Pour vous le situer, c’est lui qui a réalisé la fresque géante d’Alice à l’extérieur.

Dans les quelques photos de natures mortes présentées, je trouve que la dernière est très parlante et illustre plutôt bien le terme de “nature qui se meurt”, comme le dit l’artiste, hélas…

Pour davantage de détails sur Zeso et les natures mortes proposées, vous pouvez cliquer ici.

Comme je ne tiens pas à vous assommer par trop de photos en une fois, je parlerai prochainement de Ted Nomad (mon coup de coeur) dans un article qui lui sera réservé.

Je suis consciente qu’on peut aimer ou pas ce travail. Certes, je n’apprécie pas tout avec la même intensité mais je garde un souvenir émerveillé de ma visite à Street Art City en regard du travail exceptionnel réalisé par les artistes qui y ont mis leur âme.

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Les cris des murs (2)

Après vous avoir baladés sur le site de Street Art City, je vous propose maintenant de visiter l’Hôtel 128. Il y a tant à voir et j’avais tellement envie de m’imprégner de plusieurs ambiances différentes que je n’ai pas pu tout voir en une visite. C’est littéralement étourdissant comme expérience. Parfois on aime et on voudrait prendre le temps mais certaines portes ont été refermées à peine entrouvertes. Question de goût personnel… Ce véritable hôtel hébergeait le personnel de France Telecom qui venait en formation de plusieurs jours à cet endroit avant qu’il ne soit abandonné.

Voilà la présentation faite sur le site internet:

Dès l’entrée le ton est donné, la couleur dominera.

Je vous propose de me suivre dans quelques chambres. Notez bien que ceci est une proposition honnête 😉 (je précise pour les quelques malotrus qui me font le plaisir de passer parfois par ici, ils se reconnaîtront 😊) . Les informations que j’ai notées proviennent des panneaux explicatifs présents à l’entrée de chacune d’elles.

Pour compléter la visite, je consacrerai un troisième et dernier article sur le sujet aux œuvres exposées dans les galeries intérieures tout en réservant une place de choix aux créations de Ted Nomad.

A bientôt

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Les cris des murs (1)

Depuis quelques années j’ai partagé avec vous des photos de murs peints sous le titre “Les murmures des murs”. Ceux dont je vais vous parler font beaucoup plus que murmurer. Leur nombre, leur diversité et leur puissance m’a poussée à parler de leurs cris.

Sur la route des vacances en France, nous avons fait un très léger détour pour passer à Lurcy-Levis dans l’Allier. De la commune elle-même nous n’avons rien vu parce que notre objectif était de visiter “Street Art City“.

Cette résidence artistique (unique au monde!)  entièrement dédiée à l’art pictural urbain était, jusque dans les années 90, un centre de formation de France Telecom.

Depuis 2015, les artistes du monde entier expriment leur talent sur 22.500 m². En immersion totale pendant des périodes variant de une à plusieurs semaines, les artistes sont libres de créer puisque délestés des contraintes quotidiennes par la Résidence.

En extérieur on découvre une centaine de fresques murales et, en intérieur, on est complètement immergé dans l’Hôtel 128 (qui servait de logement au personnel de France Télécom).

S’y ajoutent encore des galeries et des expositions en intérieur.

Je ne vais pas partager toutes mes photos, ce serait fastidieux et pour vous et pour moi. Je vais réaliser un exercice qui me sera difficile: choisir parmi les magnifiques réalisations vues à cet endroit.

Je vous montre ci-dessous une des oeuvres les plus monumentales à mes yeux. Elle est réalisée dans un immense hangar et représente Alice au pays des merveilles.

Pour voir les murs que j’ai choisi de partager, il suffit de cliquer

N’hésitez surtout pas à cliquer également sur les photos du Sway pour les voir en grande taille, le travail réalisé est vraiment impressionnant.

Si vous avez aimé autant que moi, vous aimerez peut-être aussi un prochain article qui vous fera découvrir quelques-unes des chambres personnalisées par des artistes de toutes origines ainsi que quelques oeuvres exposées dans le bâtiment principal.

A bientôt… 😊

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (3)

Le jardin botanique créé par Paul Jovet

 

Un site exceptionnel! À Saint-Jean-de-Luz, au bord du sentier littoral, le jardin botanique surplombe l’océan. Sa visite est une invitation au voyage à travers les paysages de la Côte basque. Des collections originales complètent ce tableau: plantes utiles, labyrinthe des familles botaniques, plantes des cinq continents… 

L’idée de créer un tel site à Saint-Jean-de-Luz, destiné à conserver des espèces, est née dans les années 1980, dans le sillage de deux botanistes fortement impliqués dans la connaissance des milieux naturels régionaux : Paul Jovet et Jean Bost.

Des amoureux des plantes se sont ensuite mobilisés au sein d’une association pour la faire vivre et grandir.
En 2002, la ville lance la création du Jardin botanique et en confie la gestion et l’animation à l’association « Les Amis du Jardin botanique littoral Paul Jovet ».

En 2013, la commune reprend la gestion du Jardin botanique pour l’intégrer dans sa politique de développement territorial et durable.(source)

Je partage ci-dessous quelques-unes de mes photos, juste pour vous donner envie d’aller vous balader dans ce jardin si vous en avez l’occasion 😎.

Clerodendrum bungei
Cardère à lainer Astalaharra
Cardère des foulons
Aloe striatula
Rudbeckia
Phymaspermum acerosum
La salsepareille, le mets favori des Schtroumpfs 😋
Yucca rostrata

Zoomons sur le jardin des "plantes utiles"

J’espère que ma courte présentation vous aura plu même si elle n’offre qu’un tout petit échantillon de ce qu’on peut découvrir sur place.

A bientôt pour d’autres découvertes Basques.

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (2)

La crypte du Chevalier Van Bree

Vous savez que j’aime les endroits insolites et, si possible, peu courus par les touristes. 

Cette année j’avais trouvé un livre intitulé “Pays Basque insolite et secret”. Je n’ai pas été déçue par les idées que j’y ai retenues pour nos vacances. Parmi celles-ci, j’avais une grande curiosité pour la crypte de Firmin Van Bree.

Le personnage

Firmin Van Bree, un industriel belge de renom, très généreux et avec un grand cœur, a collaboré avec différentes institutions : Fondation Nationale contre le Cancer et la Lèpre, Croix Rouge du Congo, Fondation Hoover.
Séduit par Saint-Jean de Luz (et surtout la colline Sainte-Barbe qu’il survolait lors de ses nombreux voyages au Congo), il y acheta des terrains sur lesquelles il fit réaliser différentes constructions dont celle ci-dessous.

A la fin des années 50, Van Bree demanda à son architecte de lui construire une petite chapelle et une crypte semblable à celle où fut inhumé Saint-Firmin, évêque de Pampelune puis d’Amiens, qu’il vénérait.

A l’entrée de la crypte où se trouve sa dépouille, on peut voir une copie de la statue de Saint Firmin comme celle qu’on trouve au Musée du Louvre.

Quoi qu’on en dise, et malgré ma demande à l’O.T. de Saint-Jean de Luz,  je n’ai pas pu pénétrer dans cette crypte. Mais j’ai quand même pu prendre une photo par le judas (un comble 😁) 

Un des panneaux est orné d’azukejos, sur le modèle de l’un des 4 bas-reliefs de la cathédrale d’Amiens.  Van Bree a fait remplacer tous les personnages de la fresque par son portrait et ceux de ses amis luziens, belges et congolais dont il ne voulait pas se séparer dans la mort.

Je trouve étonnante l’histoire de ce Chevalier belge qui a choisi de reposer à l’endroit qu’il aimait sur la colline Sainte-Barbe.

 Si l’histoire de Firmin Van Bree vous intéresse, je ne saurais trop vous inviter à faire un détour par ce blog trouvé par hasard mais surtout par chance 😊. 

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (1)

J’ai déjà évoqué cette jolie ville de la côte basque dont je vous ai montré quelques photos prises dans le centre, partie qui attire le plus les touristes.

C’est la ville où se trouve la maison où résida Louis XIV lors de son mariage avec l’infante d’Espagne. Et, puisque nous évoquons Louis XIV, je me demande si vous connaissez cette “histoire” étonnante qui vous fera sourire à coup sûr. 😉

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de découvertes moins royales mais tout aussi intéressantes, à mes yeux au moins.

La pointe Sainte-Barbe

Balade le long de la Nivelle
A l'arrière-plan, le sommet de la Rhune

Nous apercevons au loin la pointe Sainte-Barbe et la chapelle du même nom qui est notre but de promenade. 

Il y a bien quelques escaliers pour y arriver, ce n’est pas ça qui va nous décourager. Nous avons tout notre temps, nous sommes en vacances 😉.

Cette mignonne petite chapelle est fort bien entretenue. Elle aurait été fondée durant l’épidémie de peste en août 1653 par Jean Baradère et restaurée par l’Abbé de Sazos. Comme elle  est privée, on ne peut voir que l’extérieur. 

La vue  depuis ce promontoire est magnifique! Côté mer, nous avons les bateaux, le fort de Socoa, les surfeurs, les vagues qui s’écrasent sur les digues, les plages de Saint-Jean-de-Luz et les imposantes falaises de flysh.😎.

La Rhune (900 m)
Le fort de Socoa
Les Trois Couronnes (806 m)
Les falaises

Il n’y a plus qu’à redescendre…à notre aise pour aller découvrir d’autres endroits étonnants et moins connus de la ville.

Le deuxième endroit, moins couru que cette chapelle, m’a étonnée par son histoire, surtout en tant que Belge 😉.

J’en parlerai bientôt…😎

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Vautours

Nous avons profité de notre récent séjour au Pays Basque pour participer à une balade guidée par un accompagnateur de Mendi Gaiak

Celui-ci, très compétent, a attiré notre attention sur diverses choses rencontrées en chemin (animaux, plantes, mines de fer,…). La balade a été fort agréable et instructive même si le démarrage, tout en montée sous un soleil de plomb, m’a paru un peu pénible 😅.

Le thème du jour était d’aller à la rencontre des vautours fauves sur le massif de Larla qui surplombe la vallée de la Nive au dessus de Saint-Martin-d’Arrossa (Arrosa). En chemin nous avons vu des mines de fer qui nous ont rappelé celles de Banca déjà découvertes précédemment.

Notre guide nous a appris que:

  • Le vautour fauve a une taille d’environ 1 mètre, une envergure d’environ 2,80 mètres, vit entre 30 et 40 ans et a un plumage de couleur roux-orangé. 
  • Les vautours volent en rond et sont très grégaires: si un vautour plonge sur une proie, les autres le suivront.
  • Il a une vue jusqu’à 2 ou 3 kilomètres.
  • Les vautours ne migrent pas vraiment. Les jeunes vautours se déplacent parfois pendant 3 ou 4 ans en Espagne puis reviennent s’installer sur leur lieu de naissance.
  • Les rapaces se reconnaissent par leurs silhouettes, essentiellement la forme de la queue et du bout des ailes:

Je n’y peux rien mais dès qu’on parle de vautour c’est immédiatement celui de Lucky Luke qui me vient à l’esprit.

Source

Et on n’est pas loin de la réalité puisque les vautours sont nécrophages, c’est-à-dire qu’ils mangent surtout des animaux morts (muscles et viscères).

Pour découvrir plus en profondeur

Bon, vous vous doutez bien qu’il y a quelques photos personnelles de cette balade, je vous invite à les regarder ci-dessous.

J’espère que vous aurez pris plaisir à m’accompagner pour cette balade, hors des sentiers battus.

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Plessis Saint-Jean: la vie de château! 🏰

Je vous l’avais déjà confié dans l’article sur Châlus, par un effet du hasard nos deux escales sur la route des vacances nous ont menées à l’ombre de châteaux.

Nous avions découvert l’existence du château de Plessis-Saint-Jean grâce à nos hôtes lors de notre premier séjour à l’Antowan. Ils nous avaient gentiment proposé d’organiser, lors de notre retour, la visite de ce château privé et habité mais que l’on peut visiter sur rendez-vous.

Ce qui fut dit, fut ainsi fait pour notre plaisir et nous avons été reçus et accompagnés par Monsieur Consola, le propriétaire actuel.

Plantons le décor

Plessis-Saint-Jean  est situé sur le point haut du plateau qui sépare les vallées du Sénonais de celle de la Seine. Plus précisément, il se trouve dans l”Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté à une vingtaine de kilomètres de Sens (dont je vous parlerai prochainement  😉).

C’est par besoin de nourriture, vers l’an 1000, qu’on a déforesté, essarté et planté des haies à cet endroit. Savez-vous que le mot “plessis” (haie tressée) évoque un lieu clos et protégé des bêtes sauvages? 

Le château

Ce lieu est habité depuis le 12ème siècle. A l’époque, c’est une maison forte qui se dressait ici. La bâtisse est démolie au XVIe siècle et un élégant château au goût de l’époque la remplace. On note des dégradations datant de la Révolution. Par la suite, en 1830, son propriétaire le rénove en style néogothique, tel qu’on le connait aujourd’hui. Occupé par les Allemands durant les deux guerres mondiales, il reste longtemps abandonné et finit par être pillé. Au fil des restaurations est redécouvert un salon aux boiseries du XVIIIe siècle. Le site est intéressant, toujours entouré de douves du XVe siècle enjambées par un pont Renaissance. Il est en rénovation depuis le début des années 2000. (Source)

Si vous êtes un habitué de ce blog, vous connaissez la chanson et savez que pour voir mes quelques photos de cette bâtisse il suffit de

Après avoir fait la visite du château, il paraissait logique de visiter l’autre bâtiment important de ce petit village d’un peu plus de 200 habitants:  l’église dédiée à Saint-Jean l’Évangéliste, et Saint-Lupien (patron auxiliaire). Elle sert parfois de lieu de concert.

La simplicité intérieure de l'église.
Le très beau confessionnal ouvragé.

Nous avions des images et des histoires plein la tête en quittant Plessis-Saint-Jean, ravis de la découverte de ce village où nous sommes arrivés un peu par hasard…nous l’avions choisi sur le seul critère de sa position sur notre chemin vers le Pays Basque. Comme quoi, le hasard fait parfois bien les choses 😎.

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