Voyage, voyage: Thines, Ardèche (12)

Nous refaisons cette fois un saut en Ardèche pour évoquer le petit village de Thines. 

Perché en haut d’un promontoire rocheux, le village de Thines, havre de paix situé sur la commune de Malarce-sur-la-Thines, dans le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, abrite un joyau de l’art roman classé Monument Historique par Prosper Mérimée : l’église Notre-Dame du XIIe siècle, remarquable par son portail monumental, son chevet et ses chapiteaux sculptés. À découvrir également, les ruelles étroites et les maisons aux toits de lauze qui, avec l’église romane, font de Thines un lieu authentique et plein de charme.(source)

L’église Notre-Dame

Cette église romane, construite par les bénédictins au 12ème siècle, est proche des grandes voies du pèlerinage du Puy-en-Velay et de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle possède un très beau linteau sculpté ainsi que quatre statues colonnes qui ont été défigurées lorsque les Huguenots ont voulu s’emparer du fort de Thines au 16ème siècle. (source)

Le linteau sculpté
Les statues colonnes

La Maison du Gerboul

La « maison du Gerboul«  était, au 19e siècle, la maison du maréchal-ferrant. Depuis 2006, une convention lie le Parc des Monts d’Ardèche et l’association des « Amis de Thines » pour que La Maison du Gerboul, « antenne sud » de la Maison du Parc, soit une vitrine du Parc et de ses actions sur le territoire. (source)

Le monument à la résistance

Un autre endroit remarquable dans ce village est cette sculpture originale. 

La réalisation, se voulant être une œuvre d’art, fut confiée au sculpteur Marcel Bacconier (fils du Professeur Ludovic Bacconier, Président du Comité de Libération, puis maire de Privas). Le sculpteur et son épouse (institutrice) créèrent un remarquable cénotaphe gravé au burin sur un assemblage de pierres de granit. L’ensemble est accolé au rocher qui domine le piton sur lequel est érigé le très pittoresque village de Thines. On peut déceler dans les motifs sculptés l’évocation des différentes phases de la tragédie. (Source)

Je vous invite vivement à regarder l’album de photos relatif à cette oeuvre.

Un panonceau nous apprend ce qui suit:
Ce bas-relief est dédié aux événements tragiques de Tastevin (commune de Thines). 
Le 4 août 1943, les Allemands attaquent le maquis constitué au fond de la vallée de la Thine: 6 jeunes résistants sont massacrés mais l’un d’entre eux réussit à se sauver tandis que 3 innocents paysans des alentours sont fusillés. La maire de Thines est arrêté puis emprisonné à Marseille pour y subir un « interrogatoire musclé ». Ce sera le premier et le plus sanglant épisode de résistance dans le sud de la France sur dénonciation d’un agent de la Gestapo venu de l’extérieur.

 

Nous allons quitter l’Ardèche sur ces dernières photos de la vallée de la Thines et d’un magnifique toit de lauzes (plaques de pierre dont on se sert pour couvrir les toits) comme on en trouve à foison dans la région.

 

Je vous offre le petit film ci-dessous en cadeau tant il est difficile de quitter le calme de ce hameau…

A bientôt pour d’autres découvertes.

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Voyage, voyage: Bidache (Pays Basque)

Je me rends compte que je ne vous ai encore jamais parlé de Bidache, commune limitrophe des Landes, à 40 km de Biarritz, alors que c’est tout près de cette commune que nous avons logé lors de chacun de nos nombreux séjours basques. Il est donc plus que temps de combler cette lacune!

Un des principaux édifices qu’on voit en arrivant à Bidache c’est le château ducal de Gramont. Ce monument est classé depuis 1942.

Les premières fois que nous avons aperçu ces ruines, c’était de loin puisque l’accès était, à l’époque, interdit au public. Depuis quelques années, suite à une rénovation, toujours en cours, des visites guidées sont organisées par l’office du tourisme de Bidache.

Je partage ci-dessous quelques autres photos personnelles du château mais malheureusement la météo était à la pluie le jour de notre visite guidée et, les autres touristes ayant préféré rester au sec, les lâches, nous étions seuls avec la guide. En fait, cela nous a permis de bien profiter des explications fournies et de pouvoir poser toutes les questions souhaitées.

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Une autre chose inratable à Bidache est la stèle implantée en 1995 en hommage aux tailleurs de pierres (rouages importants de l’économie locale). La pierre de Bidache est un calcaire sombre veiné de silex et a été utilisée, entre autres, pour la construction de la plupart des maisons de Bayonne.

Le profil de cette stèle représente un tailleur de pierre à genoux, comme ils pratiquaient le métier. Les instruments qui figurent côté Sud sont: le mètre, la boucharde, le têtu, l’équerre, le compas, le ciseau et la pointerolle.(source)

« Tailler la pierre, c’est travailler pour l’éternité »

Le troisième endroit dont j’aimerais parler est le port sur la Bidouze. 

Port avec un système de cale empierrée, en forme d’escalier, appelées “cale à gradins”. En fonction de la hauteur de la marée, les matelots plaçaient une planche d’appontement entre le bateau et la marche de la cale correspondant au niveau de la marée, permettant un transbordement plus aisé des marchandises.(source)

 

 

Je terminerai par l’évocation de la fontaine de Talé qui se trouve au pied de quelques marches d’escalier en pierre. Cette fontaine  était l’un des deux points d’eau publics du bourg jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle.
Pour accéder à la fontaine, on empruntait le chemin de Talé qui desservait les jardins et les granges des maisons dont la façade  donne sur la rue principale. Son tracé est probablement celui d’un talus de défense médiéval qui encerclait le bourg. (infos trouvées sur le panneau voisin de la fontaine)

 

J’aurais aimé vous montrer une photo du cimetière israélite de Bidache mais je n’en ai étonnamment pas trouvé dans mes archives. Il faudra vous contenter des quelques mots ci-dessous pour vous inciter à aller voir vous-même sur place…

Les seigneurs de Gramont, souverains de Bidache, favorisèrent, dès la fin du 17e siècle, l’implantation de juifs dits Portugais à Bidache, les autorisant en 1665 à disposer de leur propre cimetière. Ce cimetière a été utilisé de la seconde moitié du 17e siècle à la seconde moitié du 18e siècle, jusqu’à la dispersion de la communauté juive. Il comporte une centaine de pierres tombales.(source)

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Découverte: les Hautes Pyrénées

Quant on parle des Hautes Pyrénées, on pense plutôt stations de ski mais on peut aussi apprécier l’endroit en été, ce que j’ai fait.
Partant de la petite ville de Saint-Lary-Soulan, on peut rejoindre un des plus beaux villages d’Espagne nommé Ainsa (province d’Aragon), en empruntant le tunnel transfrontalier d’Aragnouet-Bielsa qui relie la haute vallée d’Aure à la vallée de Bielsa.

La découverte d’Ainsa

La première chose qui nous impressionne est la Plaza mayor, vaste place trapézoïdale bordée de maisons à arcades des 12ème et 13ème siècles.

On a vraiment l’impression de faire un bond dans le passé en arrivant dans ce bel endroit 

Le restaurant que nous avions choisi nous a maintenus dans cette ambiance résolument ancienne.

La construction de l’église locale, de style roman, a commencé à la fin du 11ème  siècle et s’est terminée dans la seconde moitié du 12ème siècle.

Si on est courageux, on peut monter dans la tour afin de profiter d’une vue intéressante sur le village.

Le cloître a une structure originale: il fallait bien s’accommoder de la place disponible. Pendant très longtemps, il fut enclos de murs et de verrières ce qui lui permettait d’avoir des autels avec leurs retables. Ils disparurent pendant la guerre civile de 1936-1939.

D’autres vues…

De là, on peut profiter d’une vue sur les hautes montagnes qui nous font face…et se sentir tout petit!

En pénétrant un peu plus dans l’Espagne nous arrivons au vieil ermitage de San Urbez au dessus du village de Nocito.

Le moment est venu de reprendre le chemin dans l’autre sens pour regagner la France 

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Bientôt le printemps! 🌼

Et pour vous donner un avant-goût, j’ai ressorti quelques photos prises il y a quelques années dans le parc floral de la source du Loiret 

Un peu d’histoire…

Pour certains historiens, la source du Loiret et des terres voisines entre Loire et Loiret auraient été offertes en 510 par Clovis aux moines de l’Abbaye de Micy. Entre 1427 et 1950, le domaine connaît de nombreux propriétaires qui façonneront son visage : canalisation du cours d’eau, aménagement de jardins à la française puis à l’anglaise, modifications du château…

Dans les années 60, le domaine de la Source, est acquis par le Département du Loiret et la Ville d’Orléans qui portent un grand projet d’urbanisme comprenant un campus universitaire, un quartier et un parc, à la fois lieu de détente et vitrine de la profession horticole, sur les 35ha restants autour de la Source du Loiret : le Parc Floral de la Source était né.(source)

Commençons par le beau bâtiment du château de la Source (17ème) Il est situé le long du cours du Loiret, en surplomb du miroir d’eau, à 250 mètres de sa source appelée « Le Bouillon », à proximité du parc floral.

Vue de l’étang depuis le château 

Un arbre dont j’aimais la silhouette

J’ai aimé photographier les dahlias et les papillons dans la serre qui leur est destinée. Ce sont surtout ces photos que je souhaite partager.

Quelques-uns des dahlias que j’ai photographiés (il y en a évidemment beaucoup plus mais je ne faisais pas le catalogue Rustica non plus 😉 )

Ci-dessous, je vous montre quelques-uns des 🦋 qu’on peut presque toucher dans la serre, c’est assez amusant. Je vous demande juste un peu d’indulgence, ces photos sont anciennes et ont été réalisées avec un appareil assez modeste:

J’espère vous avoir donné un aperçu qui vous fera envie d’aller voir sur place ce bel endroit…

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Voyage, voyage: Louhans

Louhans, cette petite ville « à la campagne » joliment fleurie est située dans la plaine de Bresse. Les habitants se dénomment les Louhannais et les Louhannaises. Le surnom familier pour désigner les habitants de la région est le joli terme fleuri de «ventres jaunes»

Pendant de nombreuses années, le surnom de « ventres jaunes » était donné aux habitants de la Bresse. Plusieurs histoires l’expliquent… Autrefois, lors de la vente de poulets et autres volailles, les Bressans cachaient leurs pièces d’or dans une grande ceinture en toile, entourant le ventre. D’autres voisins de la Bresse pensaient que les Bressans avaient naturellement le ventre jaune, à force de ne manger que des gaudes, recette à base de maïs. La moins connue des raisons a comme origine le moustique, qui s’était installé dans les lacs et bocages bressans, propageant une maladie… qui jaunissait la peau ! (source)

Une des premières visions qu’on a en arrivant dans la petite ville aux 157 arcades est cette tour.

La Tour Saint-Pierre est un bastion militaire défendant le rempart nord de la ville, depuis 1570.
Sauvé de la ruine en 1995 et restauré en 1998 par une initiative privée et associative, ce Monument Historique est devenu un centre culturel animé par l’Association pour la Reconnaissance des Témoignages à Sauvegarder (A.R.T.S.). L’ensemble du bâtiment se compose de la Tour militaire qui conserve ses mystères, suivie d’un ancien atelier de bourrelier et d’une cour intérieure, transformés en espace d’expositions temporaires.(source)

La tour St-Paul, actuellement en mauvais état,  a été construite ou re-construite à la fin du XVIIe siècle à l’occasion de la restauration de la muraille en place depuis la fin du XIIIe siècle.

Une autre curiosité a attiré mon regard, et pour cause, vous savez que j’aime regarder en l’air et que j’aime les beaux clochers colorés de préférence. Je ne pouvais donc qu’apprécier le toit de l’église Saint-Pierre et son clocher de tuiles vernissées de Bourgogne.

Musée de l’imprimerie

Le musée municipal partage ses murs avec une des antennes thématiques de écomusée de la Bresse bourguignonne : l’imprimerie du Journal l’Indépendant.
En effet lorsque le journal « L’Indépendant du Louhannais et du Jura » ferme ses portes en 1984, écomusée crée un musée retraçant le processus de production d’un journal. Les machines sont conservées en état de fonctionnement (linotypes, rotative, presses …). Cette antenne constitue aujourd’hui l’unique exemple français de conservation d’un atelier de presse complet avec fabrication au plomb.
En septembre 2016, a été inaugurée une nouvelle salle de consultation des archives du journal de l’Indépendant du Louhannais et du Jura.(source)

Les arcades qui font la renommée de la ville

D’autres façades anciennes

La maison du bailli

Pour terminer j’ai choisi de vous montrer ce qui sert probablement de point de rencontre à de nombreuses personnes: le grand coq. Et comme vous avez beaucoup de chance que je sois passée jour de marché, vous pouvez même le voir avec et sans pantalon 

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Voyage, voyage: la ville de Toul

Je n’ai fait qu’y passer un court moment en descendant dans le Jura mais cette ville  lorraine , nichée dans une boucle de la Moselle, m’a suffisamment intéressée pour que je lui consacre un petit article.

C’est que j’aime bien sortir des sentiers battus et que Toul n’est pas vraiment une destination de vacances pour nous donc j’ai trouvé sympa de s’y arrêter en allant ailleurs  

Et je n’ai pas été déçue si ce n’est par le temps qu’on a pu y passer: j’aurais aimer en voir davantage mais nous étions attendus dans le Jura…

Mais ce n’est pas pour rien que Toul est reprise dans « les plus beaux détours de France« ! Il faut dire que c’est la seule ville lorraine à conserver une enceinte Vauban fortifiée.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la cathédrale de Toul se trouve ici et les détails sur la maison bleue proviennent de .

Je sais que ce n’est pas complet comme description de la ville mais peut-être que ça suffira à vous donner envie d’aller voir par vous-même 

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Voyage, voyage: Fontainebleau

Au sud-est de Paris se trouve Fontainebleau. L’endroit est surtout connu pour sa forêt et son château dont je n’ai pas visité l’intérieur par manque de temps mais qui sait, peut-être l’envie me prendra-t-elle un jour d’y retourner…

Symbole du château de Fontainebleau, le célèbre escalier en fer-à-cheval est un ouvrage du règne de Louis XIII – d’après un modèle de la Renaissance – dû à Jean Androuet du Cerceau. (source)

La grotte des Pins

Cette construction (1541-1543) est la première grotte artificielle créée en France et associait à l’origine un ensemble de pierres sculptées à un décor de fresques.

Elle constituait le rez-de-chaussée d’un pavillon qui ponctuait la galerie d’Ulysse construite sous François 1er et dont le décor fut exécuté le règne suivant par Le Primatrice. La grotte ouvrait alors sur un jardin planté de pins maritimes. (source: panneau explicatif sur place)

C’est tout ce que je partagerai sur Fontainebleau étant donné que c’est tout ce que j’ai vu. J’y retournerai peut-être une prochaine fois…

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Du côté de chez Ma

Cette semaine le mot proposé dans le cadre du projet 52 de Ma est « boutique ».

Là encore comment choisir?

Pour commencer je partagerai volontiers les photos d’un endroit qui m’a laissé un souvenir particulièrement agréable: l’épicerie de La Borne près de Sancerre.

C’est un endroit hors du temps où on déguste du thé savoureux dans de la poterie faite main dans ce village de potiers dont vous trouverez l’histoire ici.

Après un temps de fermeture, l’épicerie est devenue restaurant en juillet de cette année, il faudra que j’y retourne, d’autant plus qu’on y sert du Sancerre de chez Daniel Chotard ainsi que du Menetou Salon. (nous avons été très bien reçus il y a quelque temps par Daniel Chotard et nous en avons rapporté quelques petits souvenirs agréables au palais). Comment résister aux bonnes choses…

Je continue avec un tout autre type de boutiques où c’est presque du producteur au consommateur en direct et c’est au Maroc que ça se passe: on y voit deux vendeurs d’épices, un marchand d’oranges et un poissonnier qui vend les poissons tout juste pêchés.

Les deux dernières photos sont plus humoristiques à mes yeux c’est la modernité marocaine pour commencer…

…et pour terminer, ce petit chat craquant devant la boutique du boucher (au Maroc aussi bien entendu, on imagine difficilement pareille scène chez nous). 

A la semaine prochaine pour le nouveau défi de Ma (ce qui ne veut pas dire que je ne posterai pas avant bien sûr)

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Voyage, voyage: le château de Chambord

La blogosphère et ses surprises: c’est en repensant au magnifique escalier de Chambord pour illustrer le projet 52 de Ma que je me suis rendu compte que j’avais omis d’écrire un article sur le château qui sert d’écrin à cette oeuvre monumentale!

Aussitôt pensé, (presque) aussitôt exécuté puisque je l’ai visité l’année dernière en optant pour une visite guidée insolite qui m’a laissé un très bon souvenir.

Saviez-vous que le nom de Chambord proviendrait de Chambourd qui veut dire, en gaulois, le gué sur la courbe (dictionnaire de Dauzat)? 

On parle bien sûr de la courbe de la rivière Le Cosson qui arrose La Ferté-Saint-Aubin, le château du Lude en Sologne, La Ferté-Saint-Cyr, puis passe près du château de Chambord où son cours a été détourné pour former un canal et alimenter les douves.

Ci-dessus, de gauche à droite: la tour nord de l’enceinte, l’oratoire de François 1er, les galeries nord; le donjon: tour nord façade nord-ouest, tour ouest; les galeries, la tour ouest de l’enceinte.

Les terrasses du château de Chambord

Une exposition étonnante

Art optique, abstraction, pop art : Georges Pompidou et son épouse Claude ont fait entrer l’avant-garde artistique à l’Élysée. Au château de Chambord, une exposition fêtant les quarante ans du Centre Pompidou met en lumière les goûts éclatants du couple de collectionneurs. Attention les yeux ! (source)

Je vous invite à découvrir quelques coins de ce château dont nous terminerons la visite dans la galerie des trophées de chasse après quelques vues de l’exposition signalée ci-dessus.

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