Découverte: le musée Unterlinden de Colmar (F)

Vous vous doutez que lors de mon court séjour en Alsace, je n’ai pas fait que me balader de marché de Noël en marché de Noël. Je vous ai déjà fait découvrir différents endroits et aujourd’hui j’aimerais compléter la découverte de Colmar en partageant notre visite de ce très beau musée qu’est le musée Unterlinden (Sous les tilleuls).

J’ai aimé le lieu, occupé dès le 13ème siècle par un couvent de Dominicaines. L’église (1262-1269) sert d’écrin au retable d’Issenheim dont je ne manquerai pas de vous parler. Le cloître, magnifique, fut construit après l’église, dans la deuxième moitié du 13ème siècle. Le couvent fut fermé en 1790 et abrita un régiment de lanciers avant de devenir un musée en 1849. Il accueille actuellement le musée d’Unterlinden.

J’ai aussi aimé les oeuvres exposées (enfin certaines, pas toutes 😉) dans les parties 4 et 6 du plan et, bien sûr, la cerise sur le gâteau: le fameux retable (point 3 du plan), œuvre de deux grands maîtres allemands du gothique tardif (Matthias Grünewald et Nicolas de Haguenau).

Plan du musée (Source)

Je vous montre bientôt tout ça mais une chose que j’ai aussi appréciée c’est l’escalier en colimaçon qui permet d’atteindre la partie exposition du musée.

Le cloître gothique en grès jaune aussi m’a bien plu. Je ne sais pas expliquer la raison pour laquelle j’aime tellement déambuler dans les cloîtres. Peut-être est-ce parce qu’il y fait souvent calme et que c’est un lieu de repos.

Dans le cloître, on peut également voir une statue de Martin Schongauer réalisée par Bartholdi entre 1860 et 1863.

A l’origine, la statue se trouvait au centre d’un monument commandé par la Société Schongauer en 1857 à Bartholdi. Le monument devait orner le préau du cloître Unterlinden. Il était composé d’un piédestal en forme de fontaine comportant quatre vasques et quatre figures allégoriques. Il était surmonté d’une statue de l’artiste Schongauer. Les quatre statuettes anthropomorphes qui ornaient jadis le monument Schongauer symbolisent le champ d’activité de l’artiste Martin Schongauer ainsi que celle de la Société Schongauer fondée en 1847 (ce sont les portraits des membres fondateurs de la dite société). Cet ensemble fut démonté en 1958. La statue de Schongauer se trouve actuellement au musée Unterlinden et les quatre figures allégoriques au musée Bartholdi. Quant à la fontaine dépourvue de ses ornements, elle se trouve devant l’église Saint-Joseph. (Source)

Comme souvent, je vous invite à cliquer sur la photo ci-dessous pour suivre ce groupe entrant dans le musée 😉.

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Voyage, voyage: le Haut Koenigsbourg (F)

Dressé à près de 800 m d’altitude sur un éperon rocheux se trouve le château du Haut-Koenigsbourg.
Le nom actuel est le résultat de l’adaptation du nom allemand Hohkönigsburg qui se traduit par «haut château du roi». (Source)

Le ciel était bien bleu le jour de notre visite mais le brouillard troublait  fort la vue 😵‍💫.

Ce château est mentionné pour la première fois au 12ème siècle. Témoin de nombreux conflits, il a eu comme propriétaires, entre autres, les Habsbourg et l’Empereur d’Allemagne Guillaume II. C’est ce dernier qui entreprit de restaurer le château au début du XXème siècle. Les finitions et achats de collections se poursuivirent jusqu’en 1918. Par le Traité de Versailles (1919), la France devint propriétaire des biens de la couronne allemande et donc du Haut-Koenigsbourg.

Pour vous aider à mieux comprendre, le document de la visite est disponible ici et mes photos sont accessibles en cliquant sur la plaque ci-dessous.

Je vous dit à bientôt pour quelques autres découvertes alsaciennes.

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Le p’tit coin

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Quand on se balade beaucoup, il y a un endroit où on passe inévitablement quelques fois c’est le p’tit coin. Et les indications pour le localiser sont parfois surprenantes et je prends bien soin de les photographier bien sûr.

Je vous montre mes dernières trouvailles ci-dessous.

Les deux premiers couples sont très chics je trouve bien que peu d’actualité…

Les deux suivants évoquent la nature 🍃.

Je n’ai pas très bien compris les suivants 🤔.

La vengeance d’un unijambiste? 😉

Hmmm 🤔des toilettes pour robots? En tout cas, pas de discrimination de genre ici, chacun(e) est le (ou la) bienvenu(e)!

Voilà, vous ne pourrez pas dire que je vous ai laissés dans le besoin ☺️.

Photonanie, le seul blog qui propose même des toilettes!😉

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Découverte: la maison du pain à Sélestat (F)

Lors de notre balade à Sélestat, nous en avons profité pour visiter un lieu intéressant et y casser la croute, c’est le cas de le dire.

Aménagée dans l’ancien ”poêle” de la corporation des boulangers de 1522,  la Maison du pain d’Alsace est un lieu où l’histoire du pain est conservée, où le travail des mains de l’homme est raconté.

 » Sentez, goûtez, vivez l’histoire du pain ! La Maison du Pain vous fera connaître et apprécier le pain sous toutes ses formes ! « 

L'extension moderne

Ce sont près de 300 m² d’exposition résolument contemporaine, permettant à tous les publics de découvrir toute la richesse de cet aliment, présent depuis la nuit des temps. Une collection d’objets uniques, réunie depuis près de 30 ans par les membres de l’Association permettent de raconter cette histoire avec tradition mais aussi modernité grâce à des multimédias présents sur les 5 espaces d’exposition.

Une nouvelle muséographie tournée vers le pain et son histoire, vers les spécificités gourmandes Alsaciennes et leurs légendes, vers des visites sensorielles et dynamiques ! (Source)

Ci-dessous nous voyons des détails du magnifique escalier de la maison du pain gravé d’un bretzel qui est un symbole d’amour ❤️.

Ci-contre, nous voyons un porte-cierge.

L’appartenance des compagnons de métier à un groupe social dévalorisé dans une société urbaine hiérarchisée se traduit par un vif sentiment de l’honneur. Cet honneur s’exprime par des attributs symboliques, comme des bannières ou des porte-cierges portés lors de grandes manifestations publiques ou religieuses. (Source)

Une affichette explique qu’il s’agit de sacs de dot. Ils étaient autrefois offerts lors des mariages dans le monde paysan. En tissu de chanvre ou en lin, ils étaient décorés au pochoir et indiquaient le nom des mariés, l’année du mariage, parfois le nom du village et même le numéro de la rue où vivrait le jeune couple si plusieurs familles portaient le même nom dans la localité.
Le nombre de sacs variait en fonction de la taille et de la richesse de l’exploitation. Les sacs étaient offerts vides et symbolisaient le vœu fait aux jeunes mariés de faire de bonnes récoltes leur permettant de les remplir chaque année. (Source)

Ci-dessous, nous voyons la mise en scène d’un vrai fournil d’époque qui nous rappelle que

« mieux vaut pain en poche que plume au chapeau« .

Nous continuons la découverte et arrivons dans la salle de la Zunft dont, heureusement, le panneau ci-dessous nous explique la fonction d’origine. C’est aussi là que nous avons pu nous asseoir et goûter différentes préparations.

Pour compléter, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous très explicite sur cette maison du pain.

Nous n’en avons pas encore fini avec l’Alsace bien sûr 😉.

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Mes deuxièmes nouvelles d’Alsace

On reste en Alsace et après Sélestat, je vous emmène cette fois à Colmar, préfecture du Haut-Rhin.

Suite à la guerre de Trente ans, Colmar est annexée par la France avant d’être cédée à l’Empire allemand en 1871 (Traité de Francfort) et réintégrée à la France suite à l’armistice de 1918 et au Traité de Versailles.

C’est pour cette raison que, alors que toutes les communes de France ou presque voient leurs monuments édifiés  avec l’épitaphe  Morts pour la France, en Alsace-Lorraine on grave un Morts à la Guerre bien compréhensif.

La ville possède un riche patrimoine architectural, notamment une ancienne collégiale, plusieurs couvents, un théâtre remarquable, des canaux (petite Venise) et des maisons du Moyen Âge. Sa situation, au centre du vignoble alsacien et proche du piémont vosgien, et son climat particulier propice à la culture de la vigne, lui valent le surnom de « capitale des vins d’Alsace ». C’est également une ville de culture, siège du musée Unterlinden abritant le retable d’Issenheim. Colmar est par ailleurs la ville natale du créateur de la statue de la Liberté à New York, Auguste Bartholdi et de Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de Hansi. (Source)

Je vous invite à me suivre en cliquant sur la photo ci-dessous et je rappelle que les termes soulignés sont souvent des liens conduisant à davantage de détails et que les photos sont visibles en plus grand en cliquant simplement dessus 👍.

J’espère que ces petites visites vous plaisent parce que ce n’est pas fini même si on va bientôt quitter les décorations de Noël, on est quand même déjà le 9 janvier 😉.

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Mes premières nouvelles d’Alsace

Certains le savent j’ai récemment passé 4 jours en Alsace. La période est peu propice au tri de photos (il y a tant d’autres occupations de saison) mais je n’ai pas envie de vous montrer ces photos en plein été 😉.

Mon titre est bien sûr un clin d’oeil au quotidien omniprésent  Les dernières nouvelles d’Alsace.

Je vais essayer de partager quelques beaux souvenirs spécifiques de cette période et je reviendrai plus tard avec les autres découvertes moins festives mais plutôt intéressantes, du moins à mes yeux.

Après un arrêt dans Nancy (bien peu festive) nous sommes arrivés à Sélestat, ville connue pour son histoire de l’arbre de Noël.

Si vous cliquez sur la bouteille ci-dessous (qui ne vous donnera pas la gueule de bois 😉) vous pourrez vous balader avec moi ☺️.

A bientôt pour d’autres partages.

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Découverte: la grande forge de Buffon (F)

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, plus connu sous le nom simple de Buffon, né à Montbard en et mort à Paris en est un naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste, philosophe et écrivain français.
À la fois académicien des sciences et académicien français, il participe à l’esprit des Lumières. (Source)

Le fascicule reçu à l’entrée du site nous en apprend davantage sur l’homme:
Il est né dans une famille parlementaire et, bien qu’attiré par les sciences, il se conforme à la volonté paternelle en suivant des études de droit. Le décès prématuré de sa mère le fait riche et libre de se consacrer à sa passion: les mathématiques.

Passionné par les sciences, il devient naturaliste et assume la charge d’Intendant du jardin du roi à Paris jusqu’à sa mort. Il rédige l’Histoire naturelle et particulière,  œuvre monumentale dédiée à l’étude des trois règnes: animal, végétal et minéral.

Il entreprend de nombreuses expériences sur la fusion et le traitement des minerais de fer en Bourgogne, région de tradition sidérurgique. En 1768, il crée sa propre forge et réunit, pour la première fois en un même lieu, les trois ateliers que sont le haut-fourneau, l’affinerie et la fenderie. Dans ce complexe intégré, le maître de forge, les ouvriers et leurs familles sont logés sur place.

Pour voir mes photos personnelles de cet endroit, il suffit de cliquer sur Buffon ci-dessous.

Le document reçu à l’accueil de la grande forge nous informe sur le destin de celle-ci après Buffon.

Après être restée dans la famille de Buffon, la veuve de son fils « Buffonet » la vend en 1842. Acquise en 1860 par un maître de forge de Clairvaux, Roch-Joseph Guenin, la forge appartient depuis à la même famille. Après l’exceptionnelle crue de 1866, qui endommage l’usine, celle-ci est convertie en cimenterie jusqu’à l’incendie de 1923 qui met un terme à toute activité industrielle.

La Grande Forge de Buffon est classée comme monument historique.

Et si vous en voulez encore, n’hésitez pas à visiter la forge à votre aise et à 360°. Vous êtes prêt?  C’est parti.

Pour les passionnés

Je vis dans une région qui a connu, dans le passé, une période florissante grâce à la sidérurgie et, pendant mes études, j’ai eu à deux reprises l’occasion de visiter les usines fondées par John Cockerill.

Sur le fascicule reçu à la grande forge on a un résumé de la fabrication du fer:

  • Préparation: lavage/concassage/séchage du minerai de fer + stockage du charbon de bois.
  • Etape 1, le haut-fourneau: minerai de fer + charbon de bois (fusion pendant 12h à 1200°c) = gueuse en fonte d’environ 1 tonne.
  • Etape 2, l’affinerie: décarburation de la fonte, transformation en barres de fer de 5 mètres.
  • Etape 3, la fenderie: découpe de la barre de fer en produits semi-finis (tôles, tringles de fer,…).

Comme dans ma région il y avait aussi des charbonnages,  le coke s’est substitué au charbon de bois.

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Découverte: le château de Bussy-Rabutin (F)

Si vous êtes comme moi, ce nom vous dit vaguement quelque chose mais sans plus. Je vais donc commencer par une courte description du personnage, courtisan impertinent sous le Roi Soleil.

Né en 1618, il dit lui-même que ses deux ambitions sont de devenir « honnête homme » et de « parvenir aux grands honneurs de la guerre. »

En 1641, le cardinal de Richelieu le fait emprisonner cinq mois à la Bastille pour le punir de négligences dans son service, des soldats s’étant livrés à la contrebande du sel. Il y fait une rencontre déterminante, celle du maréchal François de Bassompierre, célèbre pour ses galanteries, emprisonné pour avoir comploté contre Richelieu.

Sa jeunesse tumultueuse le conduit à se battre en duel, à rechercher les aventures galantes mais aussi à se « polir » dans les salons, notamment en compagnie de sa cousine appelée à la notoriété littéraire, la marquise de Sévigné, et à aiguiser son esprit piquant.

À Pâques 1659, il participe à une orgie qui fait grand scandale au château de Roissy, durant la semaine sainte, ce qui lui vaut d’être exilé par Mazarin dans ses châteaux de Bussy-Rabutin et de Chazeu, sur ses terres de Bourgogne. Il met à profit ses loisirs imposés en composant, pour distraire sa maîtresse, la marquise de Montglas, tombée malade, son célèbre roman satirique l’Histoire amoureuse des Gaules, pamphlet outrecuidant racontant les frasques de la haute noblesse française de la cour de France (publié à Liège en 1665).

L’ensemble de son œuvre littéraire ainsi que l’ensemble de près de 500 portraits décoratifs et commentés de membres importants de la noblesse française de son château de Bussy-Rabutin représentant une vaste fresque caustique de son époque, sont à ce jour un précieux témoignage historique de l’histoire de France du Grand Siècle de Louis XIV et de la cour de France au XVIIe siècle.

Il meurt à Autun en 1693.

(Source)

Pour voir les photos que j’ai souhaité partager, vous pouvez, comme d’habitude, cliquer sur l’image ci-dessous.

Bonne découverte.

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Voyage, voyage: Semur-en-Auxois (F)

Je vous invite à poursuivre notre découverte de la Bourgogne, Côte d’Or, en nous baladant dans la petite cité de caractère de Semur-en-Auxois. Nous avons suivi la guide rencontrée à l’Office du Tourisme qui nous a très bien renseignés. Nous avons même profité, au passage, d’une visite des extérieurs de l’Hôtel de Chassey, bâtiment privé 👍.

Au détour d’un méandre de l’Armançon, la ville médiévale aux toits roux se dresse sur un promontoire de granit rose. Les portes Sauvigny et Guillier une fois franchies, on découvre le charme des ruelles pavées bordées de maisons à colombages, l’élégance de la collégiale gothique, la puissance du donjon et des remparts qui escaladent la roche… (Source)

C’est en 606, dans la charte de fondation de l’abbaye de Flavigny-sur-Ozerain, que l’on trouve la première trace écrite de Semur, nommée alors sene muro (vieilles murailles) soulignant ainsi le caractère défensif et ancestral du site.

Le montage de mes photos personnelles apparaîtra en cliquant simplement sur l’image ci-dessous 😉.

J’espère que ces petites balades en Bourgogne vous plaisent parce que je n’ai pas encore fini de vous emmener découvrir cette belle région.

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Voyage, voyage: Flavigny-sur-Ozerain (F)

Flavigny-sur-Ozerain est classé parmi les « Plus Beaux Villages de France » et on comprend vite pourquoi quand on le découvre.

Installé au sommet d’une butte, l’ensemble médiéval a tout pour plaire : murailles médiévales, lacis de ruelles pavées bordées de maisons soignées, petite église de style gothique à l’intérieur…

Village perché avec vue panoramique sur l’Auxois, le village n’a pas été choisi par hasard : il abritait déjà en 52 avant J.C. un campement romain pour les troupes du siège d’Alésia tout proche. On raconte d’ailleurs qu’à cette époque, les troupes mangeaient déjà des petites graines d’anis pour se soigner.

L’abbaye bénédictine qui abrite aujourd’hui la Fabrique d’anis est elle fondée en 719. Les fortifications du village ajoutent à son charme et datent de l’époque médiévale : portes, tours et remparts. (Source)

Alors, vous êtes prêts pour le départ? Il suffit de démarrer en cliquant sur la camionnette ci-dessous. Bonne balade 😊.

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