Balade à Audenarde (B) 2ème partie

J’avais annoncé une suite à mon premier article sur Audenarde. Je vous ai montré les choses les plus importantes et je vais maintenant partager mes photos de détails, statues, lieux moins centraux de la ville.

Par exemple, à l’arrière de la collégiale, nous voyons ce cloître où se tient une expo de sculptures assez particulières mais plutôt sympas. 

En marchant un peu nous arrivons à l’abbaye Maagdendale (du Val des Vierges) fondée en 1234. On voit ici ce qui était une des plus importantes abbayes de femmes en Flandre. Il ne reste plus grand chose de l’immense complexe: une église basilicale, le quartier des abbesses et un corps de garde.
Les bâtiments ont été réaffectés en Archives de la ville et Académie royale de dessin.

Façade de la maison des abbesses (1663)

L’église Notre-Dame de Pamele (13ème siècle) trône sur les rives de l’Escaut. C’est ici que Marguerite de Parme (fille naturelle de Charles Quint et d’une femme de chambre d’Audenarde) fut baptisée.

Le Palais de Justice de style néo-gothique vaut également un coup d’oeil.

Poursuivant notre balade un peu plus loin, nous arrivons à l’entrée du parc municipal. L’ancien domaine du baron Liedts abrite un château en style néorenaissance flamande (1883). Le parc du château est d’inspiration anglaise et se compose de sentiers sinueux, d’arbres feuillus et de pelouses en pente autour d’un étang.

Quelques statues vues dans la ville

 

La statue suivante est celle du peintre Adriaen Brouwer (1604-1638). Passé maître dans l’art de peidnre les émotions et les états d’âme, il a le don de saisir les émotions. Rubens et Rembrandt étaient, parait-il, impressionnés par la manière dont il arrivait à croquer le quotidien des petites gens.

Son nom a été choisi pour trois excellentes bières.

J’avoue être restée assez perplexe devant la statue suivante posée devant l’ancienne halle aux viandes (Vleeshuis).

Il s’agit d’Universus, une statue en bronze de 5 mètres de haut de Johan Tahon.

 « C’est une figure qui semble s’élever vers le ciel, mais qui est en même temps fortement attirée par la terre », selon le sculpteur meninois Tahon (1965)

Une autre sculpture du même auteur est tout aussi étonnante à mes yeux. Elle s’appelle Titus, mi-homme, mi-cheval.

Nous avions choici de loger hors du centre ville mais suffisament près pour pouvoir nous y rendre à pied. Nous étions dans le charmant quartier d’Ename. Cet endroit comptait jadis une forteresse censée garder les frontières du Saint-Empire Romain Germanique. Par la suite, une puissante abbaye s’est implantée sur les rives de l’Escaut.

A l’ombre de l’église Saint-Laurent (ci-dessous) se trouve un musée archéologique malheureusement fermé lors de notre séjour.

De curieux personnages de pierre sont disposés dans le parc devant l’église. Certains ont les pieds entravés et les autres portent un fardeau. Je n’ai pas trouvé d’explications sur l’auteur ni sur la symbolique. On peut donc imaginer ce qu’on veut…

Je vous laisse en compagnie de ces personnages énigmatiques 😊.

S’ils vous inspirent, faites-moi signe…

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Balade à Audenarde (B) 1ère partie

Audenarde (Oudenaarde en néerlandais) est une ville néerlandophone de Belgique, située en province de Flandre-Orientale, au sud de Gand, sur les rives de l’Escaut. On l’appelle parfois la perle des Ardennes flamandes même si ce terme est une hyperbole qui souligne à la fois la grande modestie de ces reliefs par contraste avec la vraie Ardenne et l’attachement des Flamands pour ces seuls reliefs qui structurent le territoire, contrastant avec les basses plaines plus habituelles dans la région.

Que visiter à Audenarde? En fait, pas mal de choses pour une ville de taille moyenne à commencer par les rues où se trouvent d’anciennes jolies maisons en style flamand (pignons en gradins) et aussi en style Art-déco. Le magnifique hôtel de ville (style gothique brabançon) qui héberge  le MOU (musée d’Audenarde et des Ardennes flamandes) et la collégiale Sainte-Walburge situés sur la grand-place sont des bâtiments magnifiquement ouvragés. 

C’est en visitant le MOU que j’ai appris que le mot “verdure” caractérise une tapisserie dont le fond, et éventuellement la bordure décorative, est entièrement rempli de rinceaux décoratifs.

Le célèbre écrivain français Victor Hugo a exprimé sa fascination par ces mots: « Dans ce bâtiment fantastique, il n’y a aucun détail qui ne vaut la peine d’être regardé. »(Source)

Une image vaut mille mots, je vais donc, comme d’habitude partager quelques photos bien plus parlantes.

Il me reste encore quelques photos que j’aimerais partager. Elles prendront place dans un deuxième article à venir…

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Voyage, voyage: la bastide d’Hastingues (F)

Quand on arrive à Hastingues, commune où se trouve l’abbaye d’Arthous, on comprend très vite ce qu’est une bastide dans le sud-ouest.

Une bastide est une ville nouvelle close de fondation comtale, ou royale et ecclésiastique, construite au Moyen-Âge sur la base d’un lotissement dont le plan régulier comporte une place centrale entourée d’un passage couvert ouvrant par des arcades, et d’une charte municipale permettant aux habitants de s’administrer avec un conseil élu. (Source)

Si l’histoire de cette bastide vous intéresse, je vous invite à suivre ce lien mais aussi celui-ci qui vous donneront de précieuses informations sur cet endroit créé au 14ème siècle.

La porte: sa construction date des années 1307-1310 et son financement fut assuré par le péage sur les marchandises transitant sur les Gaves Réunis (Pau et Oloron). Elle joua également le rôle de tour de guet ainsi qu’en témoignent les deux archères fendant la paroi au sud. Au premier étage subsisterait une salle rectangulaire qui abrita une prison au 19ème siècle. (Source: panneau explicatif sur site).

Une fois cette porte franchie, on découvre les maisons séparées par un espace appelé “androne” qui facilitait la construction, permettait la récupération des eaux de pluie et était censé lutter contre la propagation des incendies.

Un circuit nous emmène voir les maisons les plus remarquables de la bastide. Les informations que je partage proviennent des panneaux explicatifs placés près de ces constructions.

Dans la rue principale, on découvre la plus vieille maison dite Maison Laplante. L’ouverture principale est surmontée d’une moulure en forme d’accolade, à son sommet un ange porte un écusson et deux culots sculptés (homme en robe courte et personnage en robe longue) supportent sa base.

Au-dessus de l’autre porte, on peut lire les initiales IDLP désignant Ioan de La Plante, sergent royal.

Un peu plus loin  la maison Magendie porte le nom du premier pasteur d’Hastingues. Elle fut sans doute aussi le premier site du temple protestant en 1600. Son installation dans la rue principale provoqua une forte réaction de l’église catholique qui obtint, via la commission de l’Édit de Nantes (promulgué par Henri IV pour mettre fin aux guerres de religion et révoqué par Louis XIV en 1598), le déplacement du temple dans une rue plus discrète.

Sur la façade on retrouve la date de construction: 1739.

Notre balade nous amène sur la place centrale avec, autour de la place, les habitations en façade.

Les maisons Cohéré (à l’angle), Lussan et la maison des Jurats témoignent de l’existence d’une galerie qui établissait un promenoir couvert.

Maisons Lussan et Cohéré
Maison des Jurats

La maison des Jurats  (fin 15ème, début 16ème) abritait le bayle et six jurats désignés pour un an (le bayle est le représentant du seigneur dans le village et les jurats sont les magistrats qui l’assistent). Toutes leurs décisions se basent sur une charte établie en 1326.

Nous arrivons ensuite à l’église Saint-Sauveur dont la base du clocher est celle érigée en 1304 alors que l’église a été reconstruite en 1891 sur les fondations de l’église primitive.

Près de la mairie, installée dans la maison Majoureau (édifiée après 1577), un des plus anciens bâtiments de Hastingues, nous voyons la statue d’un “carcoilh”: une légende raconte qu’à l’intérieur de la bastide un escargot géant se serait endormi mais sortirait parfois de sa coquille… 

A droite de la mairie, nous voyons le château d’Estrac. Depuis les années 2000, le château est devenu maison d’hôtes, lieu de séminaires, réceptions et halte jacquaire.

Depuis la naissance de la bastide, plusieurs châteaux se sont succédés sur cet emplacement. La famille Estrac fut anoblie par Louis XIV et en resta propriétaire jusqu’en 1792. Le château actuel a été complètement rebâti en 1884 et est actuellement rénové dans son style d’origine.

Cette balade se termine pour nous sur une façade de maison non indiquée sur le circuit de découverte mais dont le linteau a attiré mon oeil de lynx 😉.

L'an 2 du calendrier républicain: 1793-1794, prairial: vers le 20 mai ou le 20 juin

La liberté et l’égalité des hommes sont posées comme principe en France dans l’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. L’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) inclut les femmes et ajoute l’obligation de fraternité. (Source)

Ainsi se termine ma découverte d’Hastingues en pays d’Orthe. J’espère que la balade sous le soleil vous aura intéressé également.

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Voyage, voyage: La Bouteille et Chaumont sur Tharonne (F)

Quand nous partons en vacances en France, nous évitons les autoroutes et privilégions le chemin des écoliers ce qui nous offre parfois de bien jolies découvertes.

Ce fut le cas cette fois en fin de matinée, en arrivant dans l’Aisne où j’ai tenu à photographier cette imposante église fortifiée dans la commune de La Bouteille. 

On a l’habitude en traversant la Thiérache de voir ces églises fortifiées où les habitants pouvaient se réfugier en cas de problème mais elles m’impressionnent toujours par leur aspect massif.

Plus tard dans la journée, j’ai cru voir une statue d’homme assis sur un banc dans une ambiance invitant au repos. Nous avons répondu à l’invitation en décidant de nous arrêter dans cette charmante commune du Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire, Chaumont-sur-Tharonne.

 

Cet hommage à Louis Blériot (1872-1936), premier à traverser la Manche en avion, le 25 juillet 1909, se trouve près de l’église Saint-Etienne, construction portée à l’inventaire des monuments historiques. L’aviateur a en effet résidé dans la commune. 

Plus d’infos sur ces statues ici.

En tournant les yeux en face de l’église, on aperçoit une autre silhouette et, en nous approchant, nous rencontrons une dame âgée, assise à côté de son panier. Elle nous raconte l’histoire du lieu. Je vous en fait écouter une partie.

Continuons notre balade autour de l’église…

Nous pouvons même nous poser et…

Ou, si on préfère, regarder les statues très différentes exposées dans le parc de l’église.

Nous admirons une dernière maison avant de nous remettre en route vers notre première escale en chemin vers Bidache.

Voilà, j’espère que ce départ en vacances vous aura donné envie de me suivre un peu plus loin sur cette route qui nous a réservé, une fois encore, de bien jolies surprises et découvertes étonnantes.

Soyez juste un peu patient(e)s, je suis fort occupée et j’ai plus envie de profiter de l’extérieur que de m’asseoir devant un écran 😎.

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Apollinaire, le circuit de Spa-Francorchamps et le dessin de presse, la suite et fin

Dans un précédent article, je vous avais promis la suite de la visite de l’abbaye.

2. Le musée du circuit 

Je me dois d’être honnête et avouer que je ne suis pas fan de sports moteurs quels qu’ils soient.

Malgré tout, j’ai apprécié le passage dans les superbes caves voûtées de l’abbaye où sont exposées des voitures et des motos anciennes. On y a aussi droit à la prestigieuse histoire du circuit à travers des documents inédits et une présentation sans cesse renouvelée de véhicules d’exception (texte extrait du dépliant de présentation).

Herstal et sa région ont été à l’aube du 20e siècle l’un des principaux berceaux de l’industrie moto en Belgique.

Les “Demoiselles de Herstal” (FN, Saroléa et Gillet) comme elles furent baptisées, ont arpenté le bitume des routes du monde entier pendant des décennies. Ces demoiselles ont même laissé leur nom à la place devant la gare de Herstal.

3. L'exposition temporaire

15 ans après l’affaire des caricatures danoises, l’exposition “Dessiner en paix” se propose de réinterroger les limites du dessin de presse en Belgique et ailleurs dans le monde à travers près de 400 dessins.

Je vous propose d’en regarder quelques-uns en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Ainsi se termine la visite de 2 musées et d’une exposition à l’abbaye de Stavelot.

Dans le futur,  j’espère visiter le troisième musée consacré à l’histoire millénaire de la principauté depuis sa fondation en 647 jusqu’à la révolution…

Bonne journée 😊.

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Découverte de la ville de Tournai (B) 3

Voici venu mon dernier article sur Tournai et j’ai envie de vous montrer, d’une part, les “petites” statues qui jalonnent la ville et, d’autre part, des représentations d’animaux (je vous explique pourquoi plus loin).

Les statues de Christine Jongen

Au début des années 2000,  les autorités locales confient à l’artiste plasticienne Christine Jongen (1949-) le soin de mettre en place une quinzaine de statues dans un parcours d’interprétation à travers la « Cité des cinq Clochers ». 

Elle crée alors quinze statues, en bronze, de 70 à 75 centimètres de haut, qui toutes sont déposées sur des piliers de 2,8 m de haut, en bois, renforcés par une structure en inox. Ces statues sont autant de références au passé de Tournai, évoquant des fonctions (chanoine, évêque) ou des «activités» (tailleurs de pierre, portier, arbalétrier), comme des personnages historiques.(Source

Je vous montre six statues que j’ai croisées. J’ai cru comprendre qu’il n’en restait d’ailleurs plus tout à fait 15 à la suite de vols…

De g à dr: le portier, Childéric, l’archer

De g à dr: je pense qu’il s’agit d’une personne veillant à la sécurité de la ville, le pequeu (ce personnage de carnaval amusait les enfants en leur tendant un morceau de pain imbibé de sirop attaché à un bout de ficelle. Les enfants devaient l’attraper avec la bouche sans s’aider de leurs mains) et enfin Louis XIV.

Safari photographique urbain

Ayant aperçu le livre de Jacky Legge à l’Office du tourisme de Tournai, je me suis rendu compte que j’avais effectivement déjà photographié quelques représentations d’animaux en sillonnant la ville. Acheter ce livre et faire un genre de rallye à la recherche des représentations ne m’emballait pas mais j’ai quand même continué ma balade en levant les yeux pour trouver d’autres animaux.

Je vous montre ceux que j’ai repérés.

Cette courte vidéo clôture le partage de mes photos de Tournai mais je ne peux que vous encourager à aller visiter cette ville si vous en avez l’occasion. Vous y ferez probablement d’autres découvertes encore 😊.

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Découverte de la ville de Tournai (B) 2

Chose promise, chose due, voilà ma deuxième livraison de photos de Tournai, un peu plus anecdotiques.

Plaques rigolotes

Au hasard des balades j’ai remarqué quelques panneaux amusants.

*Astrid, devenue reine de Belgique, était née princesse de Suède.

J’aime beaucoup le style de la première 😉, quant à la seconde, je vous confie que j’aime bien la pâte d’amandes 😁.

Art nouveau

Ce qui est sympa, c’est qu’en se baladant à Tournai on peut découvrir quelques belles façades Art nouveau et Art déco dont certaines sont décorées de magnifiques sgrafittes, sans oublier le Musée des Beaux-Arts, qui est l’œuvre de l’architecte renommé Victor Horta.

Si, comme moi, vous êtes subjugué par les sgraffites, sachez qu’on trouve pas moins de 60 maisons qui en présentent à Tournai comme vous pourrez le lire dans cet article.

Vous pouvez découvrir quelques photos personnelles en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Pour rappel, chaque photo d’une présentation Sway peut-être vue en grand en cliquant simplement dessus 😉.

A suivre…

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Découverte de la ville de Tournai (B) 1

Cette ville belge, assez proche de la frontière avec la France, fait partie de l’Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai.

Tournai est régulièrement surnommée la “ville aux cinq clochers”. Il s’agit ceux de la cathédrale Notre-Dame qui est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco (depuis vingt ans) de même que le beffroi.

La cathédrale

C’est en 1171 que l’Archevêque de Reims et l’Évêque de Tournai ont consacré ce chef d’œuvre de l’art d’Occident (art roman et architecture gothique).

La plus grande photo ci-dessus donne une vue de la cathédrale depuis l’œuvre “400 cloches” de Laurent Gérard dans le cadre “Arts dans la ville”.  Et, pour en terminer avec la cathédrale, je ne résiste pas au plaisir de partager la magnifique photo aérienne ci-dessous reçue ce matin du site VisitWallonia.be

La Cathédrale Notre-Dame de Tournai par @capture_photography_be

Le beffroi

Construit en 1188 suite à l’octroi à la ville de la charte des libertés communales par le roi de France Philippe Auguste, il culmine à 72 mètres de hauteur et est le plus ancien de Belgique.
En 1940 des bombes incendiaires détruisent le centre de Tournai mais le beffroi isolé et offrant peu de prise aux bombes restera debout.

Je n’ai pas pu monter les 257 marches menant à la terrasse supérieure parce qu’il était exceptionnellement fermé à ce moment 😏.

En levant la tête j’ai aussi remarqué quelques jolies façades avec des pignons en escalier. Je vous les montre avec plaisir.

Je reviendrai dans un prochain article sur d’autres aspects de la ville: plaques de rue rigolotes, façades art-déco, mini statues disséminées dans la ville, les animaux dans la ville…

Tournai est vraiment une ville agréable où il fait bon vivre et où on fait quelques belles découvertes si on est un peu curieux 😎.

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Quand le coeur de Verviers bat plus fort…

Il y a un peu moins de deux ans, je vous emmenais vous rafraîchir au long des fontaines de Verviers (rappel).

Parmi les fontaines présentées, celle du premier bourgmestre de la ville, Pierre David, était la plus centrale et constituait un véritable hommage à cet homme en avance sur son temps. 

Il s’agit d’une grande personnalité de la ville, un édile qui a été aux affaires sous plusieurs régimes. D’abord nommé Maire de Verviers par Napoléon en personne en 1798, il a été ensuite le premier Bourgmestre de la ville lors de la création de la Belgique en 1830. On lui doit le retour au calme après la révolution, la création des corps de pompiers et le retour de l’école secondaire. (source)

Si je vous reparle de cet édifice c’est parce que lors de travaux de rénovation de la fontaine en août 2020, les techniciens ont découvert un coffret mystérieux.
Après avoir consulté les archives, il parut probable que le coffret contienne le coeur de Pierre David.

Cette découverte avait non seulement surpris mais aussi sorti de l’oubli un pan de l’histoire de Verviers. Un an après la disparition de Pierre David, le cœur du défunt est prélevé avec l’accord de la famille par quatre chirurgiens après exhumation du corps.

Le Conseil Communal décide de le faire conserver dans un bain d’esprit-de-vin. Une fontaine en son honneur sera inaugurée 44 ans plus tard, le 25 juin 1883 où l’on déposera le cœur placé dans un coffret. Depuis, plus personne ne s’en est préoccupé jusqu’à ce fameux jour d’août 2020… (source)

Des analyses réalisées par l’université et le CHU de Liège ont confirmé la présence d’un coeur dans ce coffret et, a priori, ce serait bien celui de Pierre David.

Cette première courte vidéo résume cette étonnante histoire de coeur qui a même fait l’objet d’un reportage de l’agence américaine Feature Story News ! Envie de le regarder ? Accédez à la vidéo en ligne.

“Étonnant non?” aurait conclu le regretté Pierre Desproges 😊.

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Voyage, voyage: la ville de Passau en Allemagne

Bien loin des grandioses paysages en pleine nature du Pays Basque, je vous emmène à ma suite visiter une ville magnifique en Bavière. Ici vous pourrez admirer de gigantesques bâtiments témoins d’un passé florissant de la région où les traditions ont survécu.

Passau est une ville de Bavière au confluent du Danube, de l’Inn et de l’Ilz. Du fait de cette particularité géographique, elle est surnommée Dreiflüssestadt, c’est-à-dire « la ville aux trois rivières ».
En se promenant le long du Danube et de l’Inn, il est possible de voir le confluent d’un fleuve (le Danube) et de deux rivières (l’Inn et l’Ilz). Il est possible de différencier les trois cours d’eau à l’endroit où ils se rejoignent grâce à leurs couleurs différentes. Le Danube a des eaux vertes, l’Inn des eaux brunes et l’Ilz des eaux noires.(source)

Le confluent des 3 rivières

Passau est jumelé avec la ville française de Cagnes-sur-Mer ainsi que nous l’avons découvert agréablement en nous baladant dans la ville.

Comme souvent, j’ai eu beaucoup de peine à choisir les photos que je souhaitais partager tant les villes de Bavière sont des décors grandeur nature. On peut ne pas aimer le style mais on est quand même impressionné par la multitude d’éléments décoratifs qui jalonnent ces villes et bien sûr Passau ne fait pas exception à la règle.
Je vous invite à déambuler dans cette ville que j’ai beaucoup aimée pour sa joie de vivre accentuée par la couleur partout présente.

Je terminerai cet article sur une bonne bouille, celle du “Fou de Passau”, grande statue dont l’origine est controversée. Il pourrait s’agir de la tête d’une statue du patron de la cathédrale de 1360 ou une pierre en porte-à-faux du pignon de la partie occidentale de la cathédrale.
Selon la tradition, il serait tombé en 1662 lors de l’incendie de la grande ville.

 

Le "fou" est à gauche bien sûr 😉

“De la cathédrale de Passau, je suis tombé et mon beau corps s’est brisé.
Pourtant, je suis toujours debout et seulement un peu faible dans ma tête.” (vers de Anton Niederleuthner)

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