Quand le coeur de Verviers bat plus fort…

Il y a un peu moins de deux ans, je vous emmenais vous rafraîchir au long des fontaines de Verviers (rappel).

Parmi les fontaines présentées, celle du premier bourgmestre de la ville, Pierre David, était la plus centrale et constituait un véritable hommage à cet homme en avance sur son temps. 

Il s’agit d’une grande personnalité de la ville, un édile qui a été aux affaires sous plusieurs régimes. D’abord nommé Maire de Verviers par Napoléon en personne en 1798, il a été ensuite le premier Bourgmestre de la ville lors de la création de la Belgique en 1830. On lui doit le retour au calme après la révolution, la création des corps de pompiers et le retour de l’école secondaire. (source)

Si je vous reparle de cet édifice c’est parce que lors de travaux de rénovation de la fontaine en août 2020, les techniciens ont découvert un coffret mystérieux.
Après avoir consulté les archives, il parut probable que le coffret contienne le coeur de Pierre David.

Cette découverte avait non seulement surpris mais aussi sorti de l’oubli un pan de l’histoire de Verviers. Un an après la disparition de Pierre David, le cœur du défunt est prélevé avec l’accord de la famille par quatre chirurgiens après exhumation du corps.

Le Conseil Communal décide de le faire conserver dans un bain d’esprit-de-vin. Une fontaine en son honneur sera inaugurée 44 ans plus tard, le 25 juin 1883 où l’on déposera le cœur placé dans un coffret. Depuis, plus personne ne s’en est préoccupé jusqu’à ce fameux jour d’août 2020… (source)

Des analyses réalisées par l’université et le CHU de Liège ont confirmé la présence d’un coeur dans ce coffret et, a priori, ce serait bien celui de Pierre David.

Cette première courte vidéo résume cette étonnante histoire de coeur qui a même fait l’objet d’un reportage de l’agence américaine Feature Story News ! Envie de le regarder ? Accédez à la vidéo en ligne.

“Étonnant non?” aurait conclu le regretté Pierre Desproges 😊.

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Voyage, voyage: la ville de Passau en Allemagne

Bien loin des grandioses paysages en pleine nature du Pays Basque, je vous emmène à ma suite visiter une ville magnifique en Bavière. Ici vous pourrez admirer de gigantesques bâtiments témoins d’un passé florissant de la région où les traditions ont survécu.

Passau est une ville de Bavière au confluent du Danube, de l’Inn et de l’Ilz. Du fait de cette particularité géographique, elle est surnommée Dreiflüssestadt, c’est-à-dire « la ville aux trois rivières ».
En se promenant le long du Danube et de l’Inn, il est possible de voir le confluent d’un fleuve (le Danube) et de deux rivières (l’Inn et l’Ilz). Il est possible de différencier les trois cours d’eau à l’endroit où ils se rejoignent grâce à leurs couleurs différentes. Le Danube a des eaux vertes, l’Inn des eaux brunes et l’Ilz des eaux noires.(source)

Le confluent des 3 rivières

Passau est jumelé avec la ville française de Cagnes-sur-Mer ainsi que nous l’avons découvert agréablement en nous baladant dans la ville.

Comme souvent, j’ai eu beaucoup de peine à choisir les photos que je souhaitais partager tant les villes de Bavière sont des décors grandeur nature. On peut ne pas aimer le style mais on est quand même impressionné par la multitude d’éléments décoratifs qui jalonnent ces villes et bien sûr Passau ne fait pas exception à la règle.
Je vous invite à déambuler dans cette ville que j’ai beaucoup aimée pour sa joie de vivre accentuée par la couleur partout présente.

Je terminerai cet article sur une bonne bouille, celle du “Fou de Passau”, grande statue dont l’origine est controversée. Il pourrait s’agir de la tête d’une statue du patron de la cathédrale de 1360 ou une pierre en porte-à-faux du pignon de la partie occidentale de la cathédrale.
Selon la tradition, il serait tombé en 1662 lors de l’incendie de la grande ville.

 

Le "fou" est à gauche bien sûr 😉

“De la cathédrale de Passau, je suis tombé et mon beau corps s’est brisé.
Pourtant, je suis toujours debout et seulement un peu faible dans ma tête.” (vers de Anton Niederleuthner)

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Du côté de chez Ma

Comme tous les samedis je joue avec Ma c’est à dire que j’illustre par au moins une photo personnelle le thème du jour.

Il s’agit cette fois du mot

architecture.

Je prends beaucoup de photos de bâtiments, essentiellement modernes, et c’est d’ailleurs ce que j’avais proposé en 2019 pour illustrer ce thème.

Cette fois, je vais vous emmener voir une construction beaucoup plus ancienne que j’ai découverte par moi-même cette semaine.

Il s’agit des serres royales de Laeken imaginées en 1873 par l’architecte Alphonse Ballat. Il s’agit d’une véritable cité de métal et de verre, considérée comme le plus grand complexe de serres privées réalisé en Europe. Ces serres sont ouvertes au public pendant une courte période chaque année et attirent plus de 100.000 visiteurs à chaque fois. Je partagerai bientôt un article plus complet reprenant mes autres photos personnelles mais pour le défi de Ma j’ai choisi deux photos dont la première est littéralement royale 👑.

Jardin d'hiver
Coupole du jardin d'hiver

Ce que les Serres Royales expriment concerne l’architecture et, plus précisément, un grand programme de construction : celui du “palais de verre idéal”.
Mais surtout, elles ont inspiré la nouvelle architecture belge de cette époque et leur rayonnement s’est propagé, avec l’Art nouveau, à travers le monde entier.(source)

Si ça vous intéresse, je vous invite à venir refaire une petite visite, mercredi en principe, pour voir des photos des autres serres mais aussi du parc royal exceptionnellement ouvert (en partie) pour compenser la fermeture des plus petites serres ne permettant pas de respecter la distanciation sociale.

D’ici là, je vous invite à aller voir les prouesses architecturales présentées par les autres participant(e)s chez Ma et je vous souhaite un agréable long week-end.

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Voyage, voyage: Marmande (F)

A une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d’Allemans du Dropt (que je vous ai présenté récemment) se trouve la ville de Marmande, capitale de la tomate.

Nous y avons passé très peu de temps en juillet 2020, trouvant que la ville était “morte”. Peut-être était-ce dû à la situation sanitaire et est-ce mieux en d’autres temps, toujours est-il que nous avons erré moins d’une heure dans cette ville en ne croisant quasi personne.

Wikipédia nous dit que Marmande est un ancien castrum romain, entré dans l’histoire en 1182 avec la charte qui lui fut accordée par Richard Cœur de Lion.

Je vous montre les quelques photos prises quand même à Marmande mais c’est juste pour vous amener à l’œuvre monumentale qui a fait que j’ai malgré tout eu envie de consacrer un article à cette ville.

Commençons par la cloche chinoise qui est exposée dans le square de Verdun:  inaugurée en début d’année du Serpent (à sonnettes ?) pour les Chinois, la cloche marmandaise aura marqué Marmande !(source)

Un peu plus loin nous voyons l’église Notre-Dame mais, comme je ne me suis pas renseignée au préalable et que la ville ne nous enthousiasme pas plus que ça, nous loupons le cloître qui est paraît-il intéressant. Une autre fois peut-être… 😉

Notre-Dame (Marmande)

Nous admirons quelques jolies façades anciennes au passage.

L’œuvre qui m’a tellement impressionnée est le mur historique qui se trouve sur le boulevard Richard Cœur de Lion. Réalisé en 1994 en grès cérame par la mosaïste plasticienne Mathilde L’Huillier et ses parents, ce mur de 5 mètres de haut couvre 250 m² et est impressionnant. Un vrai très grand livre d’histoire.

Les mots de l’artiste:

Cette fresque est l’une des plus belle que nous ayons faite en famille pour la région. Un beau souvenir, elle représente très bien la technique en grille, dessinée par ordinateur,  de taille imposante, avec au besoin transformations dernière minute, vérification avant expédition, plaques régulières, faciles à mettre en carton pour expédition. (source)

Cette mosaïque évoque des événements importants de l’histoire de la ville du Concile de Granon en 673 jusqu’au siège de la ville par Henri IV en 1580.

Assurément une très belle découverte que je ne suis pas près d’oublier et si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire de la famille Lhuilier, il suffit de cliquer ici.

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Voyage, voyage: Allemans du Dropt (F)

Après vous avoir fait découvrir, il y a un peu plus de deux ans, une ville allemande où la Marseillaise est jouée chaque jour, voici venu le moment de vous parler d’un village français qui s’appelle Allemans 😊, juste retour des choses. En pays de Guyenne, cette cité de caractère est située dans le département du Lot-et-Garonne  en région de Nouvelle Aquitaine.

Le village d’Allemans-du-Dropt doit son nom à la confédération germanique des Alamans, qui l’envahit au VIe siècle. La date de fondation d’Allemans ne peut être précisée. Le plus ancien document qui pourrait prouver son existence date de l’an 817. 

En 1896, la commune prit le nom d’Allemans-du-Dropt pour se distinguer de ses nombreux homonymes. Nom que le village a failli perdre lors de la 1ère Guerre Mondiale afin de réprouver la conduite des Allemands.(source)

Si vous êtes prêts à me suivre dans cette découverte, il vous suffit de cliquer

J’espère une fois encore que la balade vous aura plu 😊.

PS: vous pouvez voir les photos du Sway en grand en cliquant simplement dessus 😉. 

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Voyage, voyage: Saint-Sever (F)

En partant ou revenant de vacances, nous prévoyons souvent de petites haltes découvertes à des endroits que nous ne visiterions pas en d’autres occasions.

C’est le cas de  Saint-Sever, dans les Landes, à 18 kilomètres au sud de Mont-de-Marsan. Cette petite ville se trouve sur la voie de Vézelay du chemin de Compostelle (mais nous n’y sommes pas arrivés à pied 😉).


Son nom provient de Saint-Sever, un des évangélisateurs de la Novempopulanie (no stress, moi aussi c’est la première fois que je lis ce nom 😉) mort en martyr vers 407.

Cette ancienne ville médiévale, doit sa réputation à sa majestueuse abbatiale, fondée à la fin du Xe siècle et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
C’est dans cette abbaye qu’a été enluminé le Beatus de Saint-Sever. (source)

L’église abbatiale de Saint-Sever, datée des XIe et XIIe siècles, est réputée pour son riche décor sculpté et son chœur à six absidioles échelonnées.

Elle est située sur la place du Tour du Sol qui tient probablement son nom de la trajectoire du soleil qui réchauffe ses murs tout au long de la journée. Des jeux taurins ont animé cette place jusqu’en 1854.

Vue depuis l’intérieur

Les sculptures de ses chapiteaux polychromes

Le jardin du cloître

Fac-similé du Beatus de Saint-Sever, dit aussi Apocalypse de Saint-Sever.  Il s’agit d’un manuscrit enluminé du XIème siècle contenant notamment un commentaire de l’Apocalypse de Beatus de Liébana. L’original est actuellement conservé à la Bibliothèque nationale de France.
Plusieurs pièces consacrées au Beatus dans le tout nouveau musée d’art et d’histoire du Cap de Gascogne (film, livre numérique…) vous permettront de découvrir ce manuscrit. 

Le Beatus de Saint-Sever est le seul exemplaire connu réalisé au nord des Pyrénées, témoins des liens étroits noués entre l’abbaye et l’Espagne. 

En poursuivant notre visite du lieu, nous découvrons un puits (profondeur 27 mètres jusqu’au limon, la margelle ayant disparu) où se trouvait une partie de la cuisine des bâtiments conventuels. Juste à côté, une niche dans le mur abritait probablement une sorte d’évier.

La poursuite de notre balade dans les rues pleines d’histoire, nous amène au Couvent des Jacobins, monument datant de 1280, abritant le musée. C’est le seul couvent dominicain du grand Sud-Ouest intégralement conservé. Nous voyons ci-dessous les arcades et le cloître.

Moins sérieusement, nous avons aussi découvert le siège de cette association 😊 qui doit probablement être au repos depuis plus d’un an…

Que dire encore si ce n’est que c’est bien là qu’on trouve le fameux poulet fermier St-Sever, premier label rouge de l’histoire et la célèbre usine de plumes et duvets : Pyrenex (je signale que cette pub est gratuite 😊).

A bientôt pour d’autres balades 👋.

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Voyage, voyage: La Bastide-Clairence (F)

Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas encore vraiment voyager qu’on doit se priver du souvenir des endroits plaisants visités l’été dernier 😉. Je vous invite à entrer dans un des plus beaux villages de France, la Bastide-Clairence.

Jardin du restaurant “Les arceaux”

Fondée en 1314 par Louis 1er roi de Navarre et futur roi de France pour s’offrir un débouché sur la mer « Bastida de Clarenza » reste marquée par la diversité de population et de religion que son statut lui apporta. Façades blanches rayées de vert ou de rouge rappellent néanmoins que l’on est en Pays Basque. (source)

Après un rapide tour du village, je vous propose de découvrir un cimetière chrétien unique en France: il est constitué de dalles de pierre, à même le sol, qui font le tour de l’église.

Assez de blablas, des photos seront beaucoup plus explicites 😃.

Pour être transporté à La Bastide-Clairence, il suffit de cliquer

J’espère que vous aurez apprécié autant que moi la découverte de ce bel endroit chargé d’histoire.

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Balade à Clermont-sur-Berwinne (B)

On se doute que l’hiver n’a pas dit son dernier mot mais, comme on dit, ce qui est pris est pris et les températures dignes d’un très beau printemps que nous connaissons depuis quelques jours invitent à la promenade dans différents coins de notre beau pays.

Aujourd’hui je vous invite à découvrir un village classé parmi les plus beaux villages de Wallonie, il est situé en Pays de Herve, sur la Berwinne et il s’agit de Clermont-sur-Berwinne.

Vue sur le village depuis le Pré Desonay où se trouvait antan le premier château

Ce village, dont l’existence est prouvée depuis 1230, deviendra très vite une seigneurie de type médiéval.

Notre balade commence sur la place de la Halle où ce que nous remarquons en premier est l’hôtel de ville si particulier. 

On dit souvent que “les Clermontois se marient sur la rue” parce que l’hôtel de ville d’origine enjambait déjà la chaussée. Cette particularité a été maintenue lors de la reconstruction en 1888. C’est à ce moment qu’a été ajoutée la tour en poivrière. 

De face
De profil

En face de l’hôtel de ville se trouve l’église Saint-Jacques le Majeur (17ème siècle).  Implantée en hauteur, elle domine le village auquel elle semble tourner le dos en raison de l’absence de parvis et de l’entrée latérale.

A partir du 17ème siècle, les constructions en bois ont progressivement laissé la place à des construction en pierre de style Renaissance Mosane. C’est le cas de la  Maison Pirenne située à droite de l’église.

Juste à côté de l’église, se trouve logiquement la maison du curé. On y découvre un chronogramme gravé sur les pierres de taille qui entourent l’entrée.

D’autres photos prises à proximité:

Ci-dessus on voit “le bac” ou “fontaine Saint-Jean” qui a servi de lavoir pendant plusieurs siècles. Les habitants du village viennent encore parfois s’y approvisionner en eau. Cette source servait surtout à alimenter le ruisseau qui faisait tourner le moulin du seigneur. Elle ravitaillait également les douves du premier château disparu de nos jours.

C’est ici que nous quittons Clermont sur une dernière vue prise d’un peu plus haut au retour de la promenade à travers champs.

Je vous souhaite une très bonne journée.

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Voyage, voyage: La chapelle impériale de Biarritz (F)

Au cours de l’été 2020, en vacances au Pays Basque, nous apprenons que des visites guidées sont organisées dans la chapelle impériale construite au XIXème siècle à la demande  d’Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III.

Il est à noter que…

En raison de la régence qu’elle exerça au cours de la guerre de 1870, elle est la dernière femme à avoir gouverné la France avec les prérogatives d’un chef d’État (source)

Comme il y a longtemps que nous ne sommes plus allés à Biarritz et que nous fuyons le côté trop touristique de la ville, nous décidons de nous inscrire à cette visite.

Un peu d’histoire

Enfant, la petite Eugénie, découvre Biarritz en compagnie de sa mère, la comtesse de Montijo. Elle y reviendra plus tard, sur les conseils de son médecin, pour des bains de mer. A cette époque, Biarritz ne comptait qu’environ 300 habitants vivant essentiellement de la pêche.

Le destin d’Eugénie est modifié quand  la reine d’Espagne, dont  elle était la dame de compagnie, lui présente Napoléon. Ce dernier lui fera la cour pendant quatre ans avant de l’épouser. C’est dans la maison prêtée par le maire de Bayonne, que le jeune couple passera son voyage de noces. Eugénie est tellement attachée à la région (et comme je la comprends!) que, en 1855, Napoléon fait construire la villa Eugénie à Biarritz .

Jusqu’en 1870, la cour impériale ne manqua que peu de rendez-vous d’été à Biarritz et attira à sa suite le gotha international. La Reine Isabelle d’Espagne, le Roi de Wurtemberg, Léopold II de Belgique, les souverains du Portugal, le Prince Jérôme Bonaparte, le Prince Albrecht de Bavière, le Prince Walewski, les Princes de Metternich, le Chancelier Bismarck, les écrivains Prosper Mérimée et Octave Feuillet s’y succédèrent au fil des années. (source)

En 1863, Eugénie exprime le souhait de faire construire une chapelle dans le jardin de sa villa. Elle s’en ouvre à Prosper Mérimée qui lui conseille l’architecte qui a imaginé la flèche de la cathédrale de Bayonne.

Le 5 mars 1865, la première messe est célébrée dans la chapelle impériale.

La chapelle impériale

Comme Eugénie est originaire de Grenade, il n’est pas étonnant que sa chapelle soit construite dans un style mêlant roman-byzantin (dorures) et hispano-mauresque. Elle est dédiée à la vierge noire mexicaine Notre-Dame de Guadalupe (en souvenir de la guerre que la France menait alors dans ce pays).

Suivant les vœux d’Eugénie, il y a toujours quatre messes par an célébrées dans la chapelle:

  • Le 9 janvier pour l’anniversaire de la mort de Napoléon III
  • Le 1er juin pour celui de la mort du prince Impérial
  • Le 11 juillet pour celui de l’Impératrice Eugénie
  • et le 12 décembre pour la fête de Notre-Dame de Guadalupe.

J’espère que vous aurez pris plaisir à me suivre dans cette visite qui sort un peu des clichés liés à Biarritz 😊.

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Voyage, voyage: Morlanne (F)

En vacances au Pays Basque, notre hôtesse, toujours de bon conseil et jamais à court d’idées intéressantes,  nous a suggéré de nous rendre à Morlanne (dans le Béarn, en Terre de Soubestre) où une visite guidée était organisée. Nous avons passé un très bon moment dans les rues du village et dans le château de Morlanne.

Pour vous situer un peu l’endroit, sachez que le village médiéval de Morlanne est situé à environ 20 km de Pau.

Étymologiquement, l’hypothèse la plus vraisemblable serait que le nom de Morlanne vienne du latin mor qui a donné en gascon mor/morre ayant pour sens « sommet arrondi », et du terme lanne, qui veut dire lande. Le nom signifierait donc le sommet sur la lande.

Le village date du Moyen-Âge mais ne s’est véritablement développé qu’au moment de la guerre de Cent ans lorsque Gaston Fébus le choisit comme bastion défensif.

Le village était constitué à l’époque de deux agglomérations l’une autour du château (Castetbieilh) et l’autre autour de l’église.

Gaston Fébus fit alors ériger la Carrère du château ( rue principale caractérisée par sa construction typique des villes nouvelles au Moyen-Âge) pour relier ces deux quartiers. et maîtriser ainsi le recensement de la population. Il découpa le terrain en lanières et en donna une à chaque habitant afin qu’il y installe sa maison et son jardin. Chaque propriété s’étendait jusqu’aux remparts constitués d’argile et de bois (disparus de nos jours). Le village ainsi organisé (le Castelnau) et fortifié fera partie intégrante de la défense mise en place par Fébus.

Ci-dessous, le château, la partie de le Carrère du château qui va de celui-ci à l’église avec les maisons bien alignées.

Je vous invite à me suivre à travers les rues de Morlanne et je vous rappelle qu’on peut voir les photos en grand, en cliquant dessus 😉.

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