Brick a book 425

La photo qu’Alexandra du blog Brick a book nous propose ce samedi est celle-ci-dessous.

©Fred Hedin

C’est à nouveau une photo du photographe qu’elle semble affectionner particulièrement depuis la reprise de l’atelier en ligne qui va nous servir de déclencheur d’écriture.

Et voilà le texte que m’a inspiré cette photo.

Les dames

Nous venions de faire connaissance à l’intérieur du bar où nous étions apparemment les seules célibataires et, tenaillées toutes les deux par le besoin de fumer, nous avions enfilé nos manteaux avant de sortir dans la nuit glaciale.

Face à face, nous nous sommes aperçues que nous étions comme les négatifs l’une de l’autre!

Figées par le froid, nous nous tenions sur le damier des pavés noircis par la pluie en n’ayant aucune envie nous asseoir sur le mobilier blanc et froid abandonné devant la vitrine.

C’était perturbant comme environnement, un peu triste aussi, comme nos vies que nous nous sommes résumées. On se serait cru dans un vieux film en noir et blanc! 

Nous étions le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre et la joie un peu forcée que nous avions affichée à l’intérieur de l’établissement venait de perdre ses couleurs.

Nos cigarettes consumées nous avons décidé, avant de rentrer bras dessus, bras dessous, de devenir plus positives l’une et l’autre et de bien démarrer l’année qui allait  commencer dans 10, 9, 8, 7,… secondes.

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Du côté de chez Ma

J’espère que vous avez passé une excellente semaine et, en ce début de week-end, je vous invite à passer voir chez Ma les photos proposées par les participant(e)s pour le thème 

“C’est écrit”

Vous me connaissez, j’aime détourner un peu les thèmes et j’aime encore plus le Pays Basque 😍. J’ai donc choisi quelque chose qui est écrit d’une manière un peu particulière.

Il s’agit d’un des vitraux modernes de la chapelle de la Madeleine réalisé par le Maître verrier Charles Carrère (disparu il y a quasi deux ans).

Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n'est point ici, mais il est ressuscité. (Luc, chapitre 24)

Ce qui prime pour moi est la beauté de l’oeuvre ainsi que le style d’écriture mais j’ai quand même mis la légende pour ceux qui seraient curieux, comme moi, de comprendre 😉.

Et il faudra vraiment que je vous montre un jour d’autres photos de ce lieu tout simplement sublime…

Bonne journée à toutes et tous.

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Agenda ironique de février 2023

Alors voilà le premier mois de 2023 est fini, les textes ont été proposés, lus, décortiqués (surtout les fruits de mer) et les votes terminés.

Tout est bien qui finit bien et vous trouverez chez Tiniak tout ce que vous voulez savoir sur l’agenda ironique de janvier. Encore bravo à Adrienne pour sa belle première place 👏.

Place maintenant à février hébergé par Carnets paresseux et dont voilà les souhaits:

  • Il sera question de légumes d’une part, et des jours de la semaine d’autre part.
  • Il y aura aussi quatre mots à placer ça et là : nuage, tapage, dindon et bouillon
  • Ce serait sympa aussi – mais c’est facultatif – de s’inspirer des Images à colorier d’Elena Pavlona Guertick, qui sont là sur Gallica.

Donc des légumes, des jours, quatre mots à placer, une image (si on veut) et un peu d’ironie.

Pour l’organisation c’est très simple, on écrit jusqu’au 21 février, à partir du 22 février et jusqu’au 27 à minuit on vote pour son (ses) texte(s) préféré(s) et le 28 février on démonte la machine à voter et on attend mars (le mois, pas le dieu bien sûr) qui amènera un autre hébergeur (que les volontaires se fassent connaître en masse chez Carnets paresseux).

A vos claviers!

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Brick a book 424

Une photo, quelques mots, c’est ce qu’Alexandra nous propose comme exercice chaque samedi sur son blog Brick a book.

La photo se trouve ci-dessous et mes mots à la suite.

Bonne lecture et n’oubliez pas de passer sur Brick a book voir les autres textes inspirés par la même photographie.

Bon week-end.

©Fred Hedin

Clop, clop, martelaient mes talons aiguilles sur les gros pavés mouillés

Aglagla faisaient mes dents sous le coup du froid à la sortie de la boîte de nuit

Badaboum s’emballait mon coeur effrayé de me voir si seule dans ce quartier

Zzzz, grésillait l’ampoule du réverbère, certainement en train d’incinérer un insecte imprudent

Miaou, miaula le gros chat noir qui me suivait depuis cinq minutes au moins

Driiing sonna le réveil, me libérant enfin de ce rêve idiot!

Clic
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Brick a book 423

Pour l’atelier d’écriture proposé par le blog Brick a book ce samedi, c’est la photo ci-dessous qui sert de déclencheur et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture et n’oubliez pas de passer sur le blog voir les autres participations.

© Fred Hedin

Dans la maison vide

Avec mes copains on adorait faire des photos d’urbex. Oh nous savions bien que c’était interdit d’entrer sans autorisation mais ça ajoutait encore à l’excitation de nos expéditions. Nous étions toujours à la recherche de lieux abandonnés qui nous permettraient, à travers nos photos, d’imaginer leur histoire ou celle de leurs occupants. 

C’est Alain qui nous avait emmenés dans cette maison où il avait été aisé de pénétrer par une porte non verrouillée.

Le papier peint démodé nous laissait supposer que plus persone ne vivait là depuis longtemps mais ce qui nous a le plus perturbés c’est la banderole “Bonne année” abandonnée au plafond. C’était assez incongru de trouver ces voeux dans un lieu visiblement abandonné.

Nous étions au tout début de janvier et, même si aucun de nous ne l’aurait avoué, cette banderole nous mettait mal à l’aise. Nous ne la quittions pas des yeux.

Finalement, je ne me souviens plus qui est sorti le premier mais nous avons suivi sans demander notre reste. Comme si une présence invisible se moquait de nous…

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Brick a book 422

Pour le deuxième atelier d’écriture en ligne de cette nouvelle année, Alexandra du blog Brick a book nous propose la photo ci-dessous.

Vous trouverez à la suite le texte qu’elle m’a inspiré.

Première rencontre

Nous nous étions donné rendez-vous dans le hall de Grand Central. C’était la première fois que je venais à New-York et j’étais un peu perdue au milieu de ces voyageurs pressés qui semblaient tous savoir où ils allaient.

Mon correspondant, que je n’avais jamais vu en vrai, était censé m’attendre mais j’avais beau me tourner dans tous les sens je ne voyais personne qui ressemblait à sa photo de profil.

Soudain je me sentis décoller, emportée par deux bras puissants qui me serraient à m‘étouffer. Cette fois ça y était, il m’avait trouvée et semblait aussi exubérant que dans nos échanges de courriels.

J’étais un peu perplexe. La fatigue du voyage, l’endroit immense plein de courants d’air et surtout le manque d’habitude d’une telle familiarité de la part d’un presqu’inconnu m’avaient donné le vertige.

Heureusement très vite Oliver su me mettre à l’aise et m’emmena vers la sortie où il héla un yellow cab qui nous conduisit à l’immeuble où il vivait avec ses parents et sa petite sœur.

Le même accueil chaleureux suivi d’un moment de repos, seule, dans la chambre que je partagerais avec sa sœur pendant mon séjour ont suffit à me détendre. Les deux semaines seraient à coup sûr riches d’émotions et de découvertes en tout genre.

/////

C’est bien ainsi que les choses se sont passées, dans un tourbillon incessant. Ils ont voulu tout me montrer de leur ville dont ils étaient si fiers et m’ont, chacun à leur tour, fait découvrir ce qui leur tenait à cœur. J’ai mangé, bu, pris le métro et rencontré davantage de gens que je ne pourrai jamais le faire dans le reste de ma vie de petite provinciale!

J’aimerais tellement pouvoir montrer à Oliver comme c’est beau chez nous, comme ma vie est calme en comparaison de la sienne mais je me demande s’il pourra un jour arrêter de courir et prendre le temps de se poser dans ma campagne…

En espérant le début d’une belle amitié entre les deux jeunes gens je vous invite à voir chez Brick a book ce que les autres participant(e)s ont imaginé sur base de cette photo.

A bientôt.

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Brick a book 421

J’ignore si c’est délibéré ou pas de la part d’Alexandra mais cet atelier d’écriture porte le n° 421 alors que je n’ai pas vu passer le 420 😲 alors que j’ai participé au 419!

On va dire que ça va nous porter chance et on va croiser les doigts pour que cette fois on s’inscrive dans la durée 🤞.

Je vous rappelle le principe: chacun écrit un texte, pas trop long, en partant d’une photo en guise de déclencheur d’écriture.

Il s’agit cette semaine de la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

©Yerson Retamal

J’étais très mal à l’aise devant la prof de français. Elle avait l’habitude de faire passer les examens oraux en face à face, à l’ancienne disait-elle. Pour moi c’était une première. Avec les autres profs, il y avait toujours au moins une table pour nous séparer.

Logique qu’elle travaille à l’ancienne vu comment elle s’habillait ! Je me sentais un peu gênée sous son regard perçant avec mes jeans troués aux genoux et mes grosses bottines mal lacées mais moi au moins j’étais de mon époque. Pas comme cette vieille fille qui semblait avoir été momifiée depuis la dernière guerre.

Elle tenait sur ses genoux un exemplaire de l’ouvrage qu’elle m’avait imposé de lire et attendait que je lui fasse un exposé sur l’auteur d’abord puis sur l’histoire en elle-même selon ses consignes données la semaine précédente.

Sauf que je n’avais eu aucune envie de le lire son vieux bouquin poussiéreux. Hier, il faisait si beau que j’avais été me balader avant de retrouver des copines chez le marchand de glaces. C’est sûr que je rigolais moins aujourd’hui…

Je commençais à suer, pas seulement à cause de la chaleur de ce mois de juin mais surtout parce que la prof ne pétait pas un mot ! Elle se contentait de me regarder fixement derrière ses lunettes de myope. Et rien ne me venait à l’esprit. J’avais lu vaguement un résumé ou deux sur internet mais elle me terrorisait. Je sentais mon ventre se tordre et émettre des bruits bizarres qui résonnaient dans la classe vide.

  • Alors Mademoiselle me dit-elle enfin, je vous attends. Qu’avez-vous à me dire?
  • C’est un peu court, jeune fille, me dit-elle avec le sourire malicieux de quelqu’un qui vient de faire une bonne blague.
  • Euh… fut tout ce que j’arrivai à émettre comme son tellement elle me faisait flipper !
  • Eh oui dit-elle, tout qui ne sait pas s’exprimer n’a pas toujours un ami comme Cyrano pour lui venir en aide. Nous allons donc en rester là pour cette fois avec la belle note de zéro sur vingt. Vous viendrez me voir en repêchage et j’espère pour vous que cette fois vous aurez enfin lu et apprécié la finesse d’écriture d’Edmond Rostand.

Comme cette pauvre jeune fille, je n’ai rien à ajouter si ce n’est vous inviter à passer un bon moment de lecture en allant découvrir les autres textes sur Brick a book 😉.

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L’agenda ironique de décembre 2022 : les résultats

Les votes pour le dernier AI de l’année sont maintenant clôturés.

Je vous remercie pour vos participations, vos partages, vos commentaires, votre imagination et vos votes 🙏.

Le tableau des résultats se trouve ci-dessous.

A toutes et tous, un grand bravo avec une mention particulière pour
Lyssa Mara, Carnets paresseux et Gibulène

Passez un très bon réveillon de la Saint-Sylvestre et rendez-vous en 2023 chez Carnets paresseux ou Tiniak pour le premier AI de l’année.

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L’agenda ironique de décembre 2022 ✍🏻: le temps du vote

J’espère que vous avez passé un joyeux Noël et que vous êtes en pleine forme pour découvrir la liste des participant(e)s au dernier agenda ironique de l’année 2022. (Si nécessaire, le rappel des consignes est ici).

Générique par ordre d’apparition à l’écran:

Vous avez la possibilité de voter pour 4 textes au maximum parmi les 12 proposés à condition que ce soit avant le 30 décembre 2022 à minuit (on ne va quand même pas y passer le réveillon😊).

Petite précision: tout le monde peut voter, il n’est pas nécessaire de participer pour être autorisé à s’exprimer 😉.

Je me demande qui va se proposer pour prendre la suite en janvier 2023…

Lancez-vous si vous souhaitez continuer l’aventure 😊.

Je reviens bientôt vers vous avec les résultats et le passage de relais ://salut1//:

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L’agenda ironique de décembre 2022 ✍🏻

Le temps passe, c’est Noël tout bientôt et il est temps de clôturer ma propre participation au dernier AI de 2022.

Je trouve toujours plus difficile d’écrire suivant ses propres contraintes que celles des autres. Suis-je la seule à ressentir cela? Peut-être, ou alors c’est la période peu propice à la concentration qui me gèle un peu.

Bref, je vous propose un petit pastiche (même si c’est pas l’heure de l’apéro 😋) de la chanson d’Eddy Mitchell “Couleur menthe à l’eau“.

N’hésitez pas à pousser la chansonnette 🎶.

 

Le graffeur et la caissière

Elle était maquillée
Comme une voiture volée
Elle tapait sur sa caisse, oh, oh oh
Elle pensait qu’il l’aimait
Le p’tit gars au béret
Pas seulement pour ses fesses, oh, oh, oh

Elle scannait les aliments
Déposés par son amant
Sur son tapis roulant
En lui souriant

Et lui il n’en voulait plus
Il l’avait plus qu’assez vue
Fallait changer d’épicerie
Sortir de sa vie…

Elle avait la bouche en cœur
Elle croyait au bonheur
En rêvant à l’amour, ah, ah, ah
Sa main frôlait la sienne
Elle s’voyait magicienne
La diva des faubourgs, ah, ah, ah

Il était de plus en plus morne
Hésitait à faire vingt bornes
Pour changer de magasin
Dès ce samedi matin

Au début ça l’excitait
De voir ses yeux qui brillaient
Là il en a vraiment marre
Faut sortir du cauchemar

Mais juste avant Noël
Il va s’éloigner d’elle
Se perdre dans la foule, oh, oh, oh
Pour ne plus revenir
Et pour enfin finir
D’avoir sans cesse les boules, oh, oh, oh

Il s’en va sans un regard
Et reprend sur le trottoir
Toutes ses bombes de peinture
Part à l’aventure

Il va peindre ses graffitis
Sur des murs très loin d’ici
Oublier ses grands yeux gris
Noyés par la pluie.

Je vous souhaite une bonne fin de semaine et vous donne rendez-vous dès le 26 décembre pour voter pour vos textes préférés.

N’oubliez pas aussi qu’un(e) volontaire est demandé(e) pour prendre la relève en janvier 2023 avec de nouvelles directives 😉.

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