L’agenda ironique de mai 2023

La date limite du 20 mai étant (déjà!) atteinte, vous trouverez ci-dessous le texte que je propose pour cette édition de l’AI orchestrée par La craie.

Bonne lecture 😊.

 

Querelle de voisinage

« L’aurore sortait de l’océan sur son char de roses ». Il en avait déjà entendu des conneries se disait le Nain Glinspo[1] en entendant son voisin Groà déclamer des sornettes à la gamine, à peine pubère, qu’il avait recueillie mais là c’était le pompon !

La vérité était qu’il méprisait son voisin franchouillard, beauf comme pas possible et d’une bêtise sans limite.

Depuis que ce dernier avait décidé d’installer chez lui une sorte de Lolita des banlieues, il gonflait ses pectoraux et se prenait pour le coq du village. Il n’imaginait même pas que la gamine avait fugué de chez ses parents parce qu’elle avait un peu trop le feu au cul et ce couillon, croyant l’avoir séduite, l’avait invitée à partager ses allocations de chômage. Le couple le moins glamour de l’année…

Glinspo lui vivait seul, ronchonnait à longueur de journée et grommelait en bavant dans sa barbe. C’était pratique l’hiver parce que cette mauvaise habitude avait formé une espèce de trichobézoard qui lui tenait bien chaud au cou même si nombreux étaient ceux qui s’interrogeaient sur ce « tricot bizarre » porté été comme hiver.

Entre la gamine qui avait le feu au cul et le nain qui avait chaud au cou les noms d’oiseaux volaient souvent et pas que d’oiseaux d’ailleurs pour le grand plaisir du voisinage qui se poilait comme pas possible.

« Morue » lui criait-il, « Gros marsouin » répondait-elle et cela à longueur de journée par-dessus le mur mitoyen des jardins. A se demander si un certain lien ne se créait pas entre eux au travers de leur rituel très coloré.

Groà avait beau essayer de calmer le jeu les deux autres n’en démordaient pas. Et Groà de groasser « si c’est pas malheureux de devoir subir ça alors qu’on pourrait être si bien et boire une bière tous ensemble». Sa naïveté était consternante.

La vie s’écoulait inlassablement, tristement monotone, un jour chassant l’autre sans changement aussi subtil soit-il.

Un matin, Glinspo lança ses insultes par-delà le mur, une fois, puis deux puis trois et…rien ! Pas de réponse de la poison. Seuls les sanglots de Groà troublaient le silence. La gamine avait trouvé un autre pigeon à plumer et s’était envolée avec lui vers d’autres cieux.

A chaque nouvelle crise de larmes, Glinspo avait l’impression de ressentir des soulèvements de la terre de son jardin tellement les râles de son voisin grondaient gravement.

Heureusement, le temps qui arrange souvent bien les choses, atténua peu à peu la tristesse de Groà qui jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus[2] et il arrêta enfin de groasser à tout va.

Le quartier retrouva son calme mais Glinspo pensait parfois avec nostalgie au ping-pong verbal savoureux qui pimentait ses journées il y a quelque temps. Et il regrommelait de plus belle dans sa barbe en bavant…

[1] Le Ninglinspo est une rivière de Belgique

[2] Vous aurez reconnu le croassement du corbeau de La Fontaine qui présente de curieuses similitudes avec le  groassement

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L’agenda ironique de mai 2023

Commençons par un  récapitulatif des résultats d’avril. Ont pris place sur les marches du podium, dans l’ordre des votes:

1 – Lyssamara : Faits l’un pour l’autre ? et Chronique d’une fin annoncée

2 – Max-Louis : Déboulonné du compresseur émotionnel

3 – Jean-Louis : Tous les matous du monde 

Un grand bravo à eux👏.

Les votes ont également désigné La Craie pour organiser l’édition de mai 2023 avec les consignes suivantes:

Le thème sera la fuite du temps. Carpe diem ou naufrage de général.

Notre texte devra obligatoirement commencer par la phrase: L’aurore sortait de l’océan sur son char de roses

La craie nous impose aussi Gróa comme personnage et nous dit aussi que, nonchalamment, nous pouvons ne prendre que le nom et en faire un autre personnage sans aucun rapport.

En option essayons également de caser les mots : marsouin, trichobézoardet “soulèvements de la terre “.

Tout le reste nous appartient.

Nous pouvons également trouver quelque inspiration sur ce site qui reprend le vocabulaire normand d’origine scandinave.Et la date butoir est autour du 20 mai selon les arrivages

En ce qui me concerne, je vais voir si l’inspiration vient me visiter ou pas parce que dès lundi je serai très peu présente sur mon blog 😎. 

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L’agenda ironique d’avril 2023

Il y a quelque temps je vous ai donné les consignes pour cet exercice mensuel. Si vous avez oublié, vous pourrez les retrouver facilement ici.

Et, pour écrire mon texte,  j’ai eu envie de retrouver Ana, le personnage de ma première participation à l’agenda ironique en 2020. Si vous en avez envie, vous pouvez la relire .

 Bonne lecture.

Le chat d’Ana

Depuis l’accident qui lui a coûté ses deux jambes (même si, en général, les gens disent plutôt que les choses coûtent un bras) Ana s’est débrouillé pour parcourir le monde, vaincre pas mal de difficultés et réaliser quantité de livres de voyage qui ont eu un beau succès.

Il a, à plusieurs reprises, croisé le chemin de son ami Onésime et ils ont bien rigolé tous les deux. Ils ont même roulé quelques fois sous la table en fin de soirée. Il faut dire qu’ils ne buvaient alors pas que de la soupe aux tomates !

Et puis le vent a tourné quand un illustre inconnu, se faisant passer pour lui, a diffusé sur les réseaux sociaux des textes complètement déjantés qui ont terni son image. « Usurpation d’identité » a reconnu la justice après des mois d’enquête mais le mal était fait et Ana en est sorti épuisé.

Un malheur n’arrivant jamais seul, sa dernière conquête a claqué la porte. Son moral d’acier commençait à bien rouiller et il se sentait complètement déprimé quand ses amis lui ont suggéré d’adopter un chat. Il serait ainsi moins seul et il y aurait un peu plus de vie dans sa maison.

Il y a quelques mois, Shiva, puisque tel est le nom de la créature féline, et Ana sont devenus inséparables. Dès que le chat se couche sur Ana, on entend comme un bruit de compresseur : Shiva a le ronronnement puissant ! Le bonheur semble complet pour ces deux-là.

Ana ne pense plus à parcourir le monde depuis qu’il habite chez son chat. C’est en effet la petite boule de poils qui régit sa vie, le réveille le matin avec sa petite langue râpeuse, renverse sa tasse de café en le regardant bien dans les yeux, se couche sur son bras quand il travaille sur son ordinateur, miaule parce que cette c… de porte ne s’ouvre pas seule alors qu’il veut sortir ou rentrer (en moyenne vingt fois par jour !). Et bien sûr il faut remplir sa gamelle, sa fontaine à eau, veiller à ce que son coussin préféré soit bien mis sinon c’est le canapé qui sert de griffoir : il faut bien passer ses nerfs sur quelque chose quand on est un chat d’intérieur…

Petit à petit le moral d’Ana remonte depuis qu’il a moins de temps pour penser à ses petites misères d’humain.

En les voyant, on pense volontiers à Claude Lelouch et on imagine même le titre « Un homme et un chat » avec bien sûr la chanson « Comme le beau chat d’Ana, d’Ana, chat d’Ana d’Ana, … ». Il faut dire que c’est une bien belle histoire d’amour qui lie ces deux êtres ❤️.

Voilà, ceci constitue ma participation à ce challenge toujours surprenant et amusant. La date de clôture est le 26 avril et les votes auront lieu du 27 au 30 avril sur le blog “Le dessous des mots” où vous pouvez déjà découvrir 17 participations!

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L’agenda ironique d’avril 2023

Les résultats de l’agenda ironique de mars hébergé par Isabelle-Marie d’Angèle sont consultables ici. Les votes ont aussi désigné Max-Louis du blog “Le dessous des mots” comme prochain hébergeur, pour ce mois d’avril donc si vous suivez bien 😉.

Il nous est demandé cette fois d’écrire sur le thème du chat et l’idée est de composer un texte (prose ou poésie – long ou court), réel ou imaginaire et dans le genre qu’il nous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…) le tout… ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots sont imposés :
– automate
– créature
– usurpation
– compresseur
(on peut les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon notre bon vouloir).

Les temps alloués :
– Du samedi 1er avril au mercredi 26 avril 2023.
– Vote du 27 au 30 avril de la même année.

Voilà, vous en savez à présent autant que moi. A vos claviers si l’aventure vous tente…

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Atelier d’écriture Bricabook

Comme chaque dimanche, Alexandra du blog Bricabook nous propose une photo. Notre rôle c’est d’écrire un texte court inspiré par cette photo.

Vous trouverez la photo ci-dessous et mon texte à la suite. Je vous encourage vivement à aller lire les autres textes, vous risquez d’avoir quelques bonnes surprises 👍.

Je vous souhaite une bonne semaine.

©Johannes Plenio

Maman m’a encore grondée alors je me suis sauvée dans le champ d’à côté pour me calmer comme à chaque fois qu’elle éleve la voix.

En plus, elle n’aime pas quand je souffle sur les aigrettes des pissenlits en disant que sa pelouse va en être envahie. Et alors? J’aime bien moi ces petites fleurs qui attirent les insectes mais Maman trouve que ça fait de vilaines taches sur le vert de sa pelouse digne d’un green de golf. Au moins ici je suis aux anges, pas de gronderie et des pissenlits à perte de vue. De quoi m’amuser à soupirer de plus en plus fort pour les faire s’envoler comme de petites plumes.

C’est pour moi l’endroit idéal pour me ressourcer en été. J’en sors généralement plus légère et souriante, ayant oublié toutes les contrariétés de ma jeune vie. Je n’ai que dix ans mais depuis que Papa est parti vivre ailleurs on ne rigole plus trop à la maison et Maman s’énerve pour un rien.

Le plus difficile c’est quand il pleut… Je n’ai aucune échappatoire aux cris maternels. Alors l’été passé j’ai demandé à un copain plus grand de me prendre en photo dans le champ. J’ai épinglé ce cliché dans ma chambre et je peux ainsi m’évader rien qu’en la regardant. C’est chouette non?

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Agenda ironique de mars 2023: ma participation

Isabelle-Marie d’Angèle, qui pilote l’agenda ironique de ce mois, nous a proposé des contraintes à respecter pour une participation avant le 28 mars 2023.

Je vous invite à lire mon texte ci-dessous et vous souhaite une bonne journée.

Brève rencontre

Quand je me suis éveillé, j’étais au milieu d’un champ de chardons. Je voyais des tas de pieds d’humains qui écrasaient et cueillaient les fleurs tout autour de moi. En les écoutant, j’ai compris que ces gens ramassaient des chardons[1] pour brosser la laine. Ils rigolaient en disant qu’ils “allaient au chardon”.

Heureusement, ils ne s’occupaient pas de moi. Je me souvenais à peine d’une grosse dispute avec mes parents qui m’avaient dit que j’étais rien que de la mauvaise graine. J’avais été tellement vexé que j’avais empilé deux, trois pétales de rechange dans une petite valise et je m’étais laissé porter par le vent. J’étais la seule tache jaune dans tout le champ ! Un pauvre petit pissenlit seul au monde, perdu et désespéré.

A un moment, une petite fille se baissa vers moi et me murmura : « les autres disent que tu es une fleur sauvage mais moi j’aime bien ta couleur et tant pis si c’est la même que mon pipi. Je suis toute seule parmi les grands et je m’ennuie, tu veux bien être mon ami ? »

C’était inespéré pour moi, une amie humaine, quel bonheur ! Certains disent que je suis sauvage mais c’est faux, j’aime beaucoup la compagnie et suis très sociable.

Nous voilà donc toutes les deux en grande conversation dans ce champ où les adultes ne s’occupent pas du tout de nous. Ça ressemble vraiment à l’idée que je me fais du bonheur… Ma corolle est toute alanguie tellement je suis bien.

L’après-midi se passe ainsi en bavardage avec ma nouvelle amie. Elle est vraiment gentille et je l’aime beaucoup. Elle semble s’attacher à moi mais, à un moment, elle pousse un cri en regardant son poignet !
« Zut, rezut et crotte de bique ! J’ai complètement oublié qu’on avait changé l’heure ce week-end et je vais être en retard pour le repas. Maman va encore se fâcher et dire que je ne mérite pas cette jolie montre rose qu’elle m’a offerte. Au revoir petite fleur, je reviendrai demain ».       

[1]https://lafabriquedessavoirs.fr/fr/collections/laineuse-a-chardons#:~:text=On%20utilisait%20des%20chardons%20%C3%A0,ensuite%20en%20faire%20du%20fil.

Séchoir à chardons à Soiron © Yoshimura
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Brick a book 431

Ce dimanche Alexandra du blog Brickabook nous propose une nouvelle photo comme déclencheur d’écriture.

La photo de la semaine est ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

N’oubliez pas de passer sur le blog Brick a book lire les autres textes inspirés par la même photo 😉

Je vous souhaite une bonne semaine.

©Liam Seskis

La vieille cabine

Incroyable! Je pense que je me trouve devant la dernière cabine téléphonique plus ou moins intacte dans cette ville. Je sais ce que c’est parce qu’il y en avait un peu partout quand j’étais tout petit.

Depuis plusieurs années, nombre d’entre elles ont été transformées en boîtes à livres. Les gens y déposent les livres dont ils ne veulent plus et on peut emporter gratuitement ceux qui nous intéressent. C’est génial et ça fait circuler les bouquins plutôt que de les laisser moisir au fond d’une armoire. En général je lis sur ma tablette mais j’apprécie parfois le plaisir de toucher un vrai livre.

Bref, celle-ci semble tout à fait comme dans mes souvenirs. Je me demande qui peut bien utiliser ça de nos jours. D’ailleurs je ne sais même pas si elle fonctionne encore…

Il est écrit de glisser des pièces dans le monnayeur pour pouvoir faire un appel. Mais qui a encore des pièces dans sa poche? Moi je paye tout par carte bancaire ou par Payconiq…via mon téléphone… portable!

C’est vraiment un reste d’une époque révolue. Sûr que les techniciens l’ont oubliée dans leur tournée!

J’espère qu’on va vite enlever tout ce qui est inutile à l’intérieur et y placer des étagères pour de chouettes bouquins, au moins comme ça la cabine attirera encore des passants 😉.

Un p’tit rappel pour l’heure d’été, saison à laquelle on a un peu de mal à croire en Belgique parce qu’il pleut beaucoup ces derniers jours…mais ce qui est chouette c’est que…

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Brick a book 430

Il n’y a pas eu de photo proposée la semaine dernière mais cette semaine Alexandra est revenue avec une nouvelle photo de Fred Hedin sur laquelle nous poserons les mots qu’elle nous inspire.

La photo est ci-dessous et mon texte à la suite, comme d’habitude.
Les autres textes inspirés par la même photo sont à découvrir sur Brick a book.

Bonne lecture et bonne semaine.

L’appartement

Je cherchais un logement depuis longtemps mais mon budget serré ne me permettait aucune folie.

Un jour j’ai vu une affiche “A louer” sur la fenêtre de la boucherie où j’allais parfois.

Le boucher voulait prendre sa retraite mais n’avait pas trouvé de repreneur. Sa femme le menaçait de partir seule s’il ne jetait pas l’éponge. Elle avait vécu dans le sang toute sa vie et rêvait de plages paradisiaques où finir ses jours.

Nous nous mîmes d’accord sur un loyer modeste. Il débarrassa les lieux de toutes ses machines qu’il avait revendues à bon prix apparemment.

Le comptoir est devenu mon plan de travail. Quelques tabourets de bar faisaient tout leur effet. La balance était restée en place et décorait plutôt bien. Je l’utilisais même parfois lors de mes rares essais culinaires.

J’avais coupé les moteurs de la chambre froide et en avait fait un grand rangement avec des portes qui se fermaient on ne peut mieux. Les tringles sur lesquelles étaient auparavent accrochés les gros morceaux de viande me faisaient une penderie acceptable et, pour le coup, originale.

J’avais même trouvé des tentures soldées qui protégeaient mon intérieur de la curiosité des passants.

Tout aurait été pour le mieux si je n’avais pas fait chaque nuit des cauchemars dans lesquels des animaux morts venaient me demander des comptes…

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Bric a book 429

Alexandra nous propose à nouveau de laisser courir notre imagination et nos doigts sur le clavier sur base d’une photo de Fred Hedin.

Comme d’habitude, la photo est celle ci-dessous et mon texte se trouve à la suite. N’oubliez pas que c’est bientôt le 8 mars 😉.

Je vous invite à passer sur le blog Bric a book pour lire les autres participations initiées par la même photo.

©Fred Hedin

Libérée, délivrée

J’étais là, en pleine nuit, debout sur la chaussée humide, hésitante.

J’étais sortie de chez moi en courant directement après son appel puis, brusquement, je m’étais arrêtée. Et s’il se moquait encore une fois de moi à mon arrivée? Et s’il me disait encore que j’étais comme un chien qui accourt dès qu’on le siffle? Et si j’essayais de résister, de reconstruire ma vie sans lui et le jeu malsain dominant-dominé qu’il avait instauré entre nous? Et si…et si…

Bien sûr je n’étais pas cycliste et de la manière, peut-être pas innocente, dont j’étais placée (le hasard est farceur), mes yeux ne voyaient que la flêche qui me suggérait de continuer ma route.

Oui mais la continuer signifiait aller le retrouver et recommencer encore et encore. J’étais fatiguée d’attendre ses appels qu’il prenait un malin plaisir à espacer ou à faire de nuit quand il savait que je dormais profondément pour être en forme au boulot le matin. Je supportais de moins en moins ses ricanements quand j’entrais chez lui pour le trouver ivre mort avec ses partenaires de poker. Je me sentais alors si minable.

Cette fois c’en était trop, je devais résister. La flêche au sol ne signifiait pas d’aller vers chez lui mais plutôt d’avancer dans ma vie, librement, j’en étais sûre. 

Je me préparais à faire demi-tour, sortant déjà les clés de mon appartement quand j’ai vu l’enseigne “Chapeaux” ://hat1//:. J’ai voulu y voir un signe d’admiration et c’est subitement, comme allégée, que je suis rentrée me glisser dans la chaleur de mon lit à peine refroidi…juste après avoir bloqué son numéro sur mon portable!

“Des comme moi il n’y en a pas deux” qu’il disait, c’était ce que je souhaitais de toutes mes forces en tombant dans les bras de Morphée.

Demain serait un autre jour, plein d’espoir!

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L’agenda ironique de mars 2023

L’agenda ironique de février, orchestré de main de maître par Carnets paresseux, s’est terminé sur un podium uniquement féminin: les carottes de Victorhugotte, la cantine de Gibulène et, sur la troisième marche, le bouillon mystère de Sabrina!  Une chouette coïncidence à quelques jours du 8 mars 👍.

C’est Isabelle-Marie d’Angèle qui a été plébiscitée pour l’organisation de l’ Agenda ironique de mars. Elle nous explique tout bien comme il faut ici.

En gros,

  • il faut écrire une histoire qui se passe dans un champ avec des fleurs, des plantes, des mauvaises herbes en choisissant celles qui piquent, qui grattent, qui puent, etc.
  • il faut glisser dans le texte au moins un pissenlit avec une valise. Il faudra aussi mettre un truc qui donne l’heure (une pendule, un réveil, une horloge,…) et glisser les mots graine, sauvage et corolle.
  • les copies devront être rentrées au plus tard le 28 mars prochain.

Voilà, yapluka écrire. N’hésitez surtout pas à venir vous amuser avec la folle bande des agendistes ironiques 🤪.

 

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