Agenda ironique d’avril: le temps des votes + un bonus

La participation à l’AI est clôturée et les votes sont attendus avant le 30 avril mais l’intégration du tableau de votes n’ayant pas pu se faire, les votes doivent être communiqués par courriel à l’adresse: carnetsparesseux[at]yahoo[point]fr

Pour rappel, ou juste pour le plaisir, les treize textes participants sont les suivants: La Licorne (avec un bis), Jacou, Jobougon, Isabelle-MarieGibulène (avec un peu de rab), John DuffAdrienne, Toulopéra (avec une rallonge), Sabri NaMijoPhotonanieCarnetsparesseux (en deux épisodes) & Lyssamara.

 

Comme l’article est un peu court, je profite de l’occasion pour partager la découverte, faite chez Géhèm, d’un artiste belge assez amusant et plein d’imagination.

Il s’agit de Vincent Bal et de sa shadowology (ombrologie) qui est le fait de dessiner avec des ombres et quelques coups de crayon bien placés.

Regardez ci-dessous:

Je ne vais pas essayer de décrire ce qu’il fait, c’est graphique, astucieux et original😉. Vous pourrez voir d’autres exemples ici et là.

Et si vous en voulez encore, c’est très facile d’en trouver sur Facebook, Instagram, … bref sur internet.

Pour moi, qui suis atteinte de paréidolie, c’est assurément une démarche qui me plaît 😊.

Et vous, qu’en pensez-vous?

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Et toc, voilà des taques…

De passage à Châlons-en-Champagne récemment, j’ai été surprise, et ravie, de voir que de nombreuses taques d’égout étaient décorées.

Et comme on est à Chat-long, ce sont surtout des têtes de chats 😉.

L’artiste châlonnais Thomas Barbey a choisi un support original pour peindre. Il s’agit des plaque d’égout de sa ville. L’année dernière, il a commencé à dessiner dessus, après avoir obtenu l’accord de la mairie. “Ce sont des objets peu regardés, voire totalement dépréciés”, reconnaît-il. Mais il estime que leur nombre offre “une opportunité énorme pour donner l’envie en gens de sourire le matin”. Thomas Barbey peint selon ses envies, avec des thèmes et des styles différents.

Les œuvres sont éphémères. Exposées à la pluie et aux semelles des passants, elles s’usent et disparaissent vite. Pour l’instant, Thomas Barbey et les sympathisants du projet ont décoré quelque 150 plaques. “L’objectif, c’est de faire toutes celles de la ville”, affirme l’artiste, soit environ 3 000 plaques. (Source)

Je vous en montre quelques-unes ci-dessous.

Près de la cathédrale Saint-Etienne
Près de l'Hôtel des Postes

Et puisqu’on parle d’égouts, avez-vous déjà remarqué ces inscriptions assez récentes faisant état de préoccupations écologiques?

Bon, je suppose que je vais frustrer un de mes fidèles visiteurs mais tant pis, je le dis moi-même: l’égout et les couleurs ça ne se discute pas 😊.

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Ted Nomad, mon coup de 💖

Pour terminer le partage de mes photos de Street Art City, j’ai souhaité donner une place de choix à un artiste qui a su m’émouvoir. Ses visages terriblement expressifs m’ont touchée plus encore que les œuvres des autres artistes. Ça ne s’explique pas, c’est comme ça et peut-être ne partagerez-vous pas mon sentiment mais au moins vous saurez que cette personne existe et c’est le principal.

Comme il le dit “Juste exister en exultant une puissante étincelle de vie dans chaque portrait qui s’offre au spectateur. Les regards se croisent, s’épousent ou se fuient, bouleversant les émotions les plus profondes”.

Ted Nomad est né sur la route…

Sa peinture est instinctive, jetée comme une nécessité, une urgence.
Il puise son inspiration dans ses émotions et recentre le regard de l’être humain avec force et réactivité face aux phénomènes sociétaux qui l’interpellent.
Figures anonymes ou célèbres naissent de ses pochoirs au gré de ses rencontres.
En exigence de précision, il affine, il peaufine. Chaque pochoir est minutieusement « sculpté », découpé dans le vif du papier, destiné à ne vivre qu’une seule fois malgré les heures de travail, la peinture est appliquée à la bombe aérosol.

Ted Nomad a toujours dessiné, sans début ni fin, le dessin est son mode d’expression essentiel depuis ses souvenirs les plus lointains. (source)

Plus que jamais j’ai trouvé la présentation Sway adaptée à ce que je souhaitais dans le sens où elle permet de cliquer sur chaque photo pour la voir en plein écran 🧐 .

Dites-moi votre ressenti. Vous a-t-il touché également ou pas du tout? Que pensez-vous de la technique des portraits que j’appelle “à livre ouvert”?

J’attends vos commentaires…

Un petit bonus fourni par Géhèm dans son commentaire:

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Jean-Michel Folon (2)

Il y a un peu plus de 4 ans, je vous présentais quelques oeuvres que j’avais eu le plaisir d’admirer à la Fondation Folon à la Hulpe (si vous avez oublié, cliquez ici).

Ayant récemment été voir une très belle exposition de photos, j’ai été fortement attirée par un cliché représentant un vitrail dessiné par Folon. Aussitôt dit aussitôt fait, l’église de Waha, où se trouve l’original, n’étant qu’à une cinquantaine de kilomètres, nous nous y sommes rendus. La découverte de cet endroit, si proche et pourtant méconnu, a été plus qu’agréable et m’a donné envie de vous le faire découvrir également à travers mes quelques photos.

L’église et ses abords

Pas vraiment le genre de bâtiment qui me donne envie de m’y arrêter en passant si je n’ai pas de motif précis..
Et pourtant…

 

L’endroit est charmant et la découverte des magnifiques vitraux dont est dotée cette église a été un très bon moment.

Si vous voulez tomber sous le charme également, si vous appréciez le travail de Folon en général ou si vous êtes tout simplement curieux, je vous invite à cliquer ci-dessous et je pense que vous ne serez pas déçus 😊.

N’hésitez pas à me laisser un commentaire suite à cette visite…

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J’ai descendu dans mon jardin…

…non pas pour y cueillir du romarin comme dans la comptine mais pour y découvrir un endroit merveilleusement entretenu par une passionnée qui partage ses merveilles avec les visiteurs de passage dans le Berry, à Morogues exactement, entre Bourges et Sancerres, à côté des vignes du Menetou-Salon: le Jardin des Dietzs.

La naissance de ce jardin commence comme une histoire d’amour et c’est bien de cela qu’il s’agit entre Nicole et son mari. Malheureusement, son mari étant décédé, Nicole est aujourd’hui seule à entretenir et gérer cet endroit mais c’est également pour elle le moyen de poursuivre l’histoire qu’ils avaient rêvée ensemble…

Elle passe l’été au jardin et l’hiver dans son atelier de poterie où elle réalise de nombreuses pièces qui viendront encore embellir le jardin.

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Tout est ici prétexte à fantaisie pour notre plus grand plaisir

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Une main surgie des fourrés nous indique le sens de la visite
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Des oeuvres d’autres potiers trouvent également place dans cet espace naturel

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La rose Sylvie Vartan

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L’heure de la toilette

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Ne vous fiez pas au titre de la vidéo qui suit, il s’agit d’une erreur qui semble bien difficile à corriger. Cela ne nous fera pas bouder notre plaisir d’une rencontre avec Nicole dans son “jardin extraordinaire” fleurs

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=7ZsBE1h2mnU&w=560&h=315]

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Au galop, O’Galop…

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Marius Rossillon, dit O’Galop, est l’inventeur en 1898 de Bibendum, pour les pneus Michelin, dont il restera l’affichiste attitré jusqu’en 1910.

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(Source) 

Qui ne connaît pas le Bonhomme Michelin? On peut dire que l’idée de réaliser ce personnage  fut brillante puisqu’elle est toujours l’image de la marque.

Michelin : place au Bibendum
Nous sommes en 1894 lors de l’Exposition universelle et coloniale de Lyon. Edouard et André Michelin, précurseurs dans le domaine du pneu de vélo démontable, se rendent sur le stand de leur revendeur. Celui-ci, dans l’espoir d’attirer les badauds, a empilé des pneus avant de les recouvrir de papier blanc. Face au monticule, Edouard déclare qu'”en y ajoutant des bras et des jambes, ça ferait un bonhomme.” L’idée fait son chemin dans la tête d’André jusqu’en 1898, date à laquelle il fait la connaissance de Marius Rossillon, illustrateur humoriste et aquarelliste plus connu sous le nom d’O’Galop. Celui-ci présente aux frères Michelin une caricature refusée par une brasserie munichoise sur laquelle on peut voir un géant brandir une chope de bière en s’écriant “Nunc est bibendum” (C’est maintenant qu’il faut boire). Quelques coups de crayons plus tard, le gros homme cède sa place à un autre, tout aussi imposant et formé à partir d’une pile de pneus. La pinte de bière devient une coupe garnie de tessons de bouteilles et de clous, tandis que la locution latine se voit traduite par “A votre santé, le pneu Michelin boit l’obstacle”.

Durant des décennies, cet angle d’attaque, qui sous-entend que les pneus Michelin résistent à toutes les situations sans perdre de leur résistance, sera au coeur de la plupart des campagnes mettant en scène le bonhomme Michelin, dont l’appellation “Bibendum” est le fruit du hasard. Un mois après sa création, le coureur cycliste Léon Théry lance à André Michelin qu’il voit arriver : “Tiens, voilà Bibendum !”. Cette trouvaille séduit immédiatement les frères Michelin qui décident de conserver ce nom pour leur personnage : Bibendum était né.

En 1902, O’Galop en propose une version en pied à l’occasion de la promotion de l’exerciseur, un appareil de musculation Michelin. Après l’ajout d’une bouche et d’un menton (1914), Hautot en redessine la silhouette afin de correspondre aux produits maisons. Son torse passe de onze à quatre pneus, et ses bras réduisent de moitié. Au final sa physionomie est plus équilibrée puisque chaque membre est composé de quatre éléments. La disparition du cigare (qui reviendra de façon ponctuelle) date de 1929, et fait écho aux efforts entrepris par Michelin pour lutter contre la tuberculose qui décime ses employés. En 1969, Bibendum subit ses ultimes modifications physiques pour aboutir à son apparence actuelle composée de 26 pneus.

A l’aube du 21e siècle, Bibendum, en vieux routard centenaire, est plus un symbole qu’un produit marketing. On le retrouve héros d’une série de BD écologiste (2002), parodié au cinéma (SOS Fantômes), parcourant le globe pour s’associer à diverses causes, et surtout obnubilant des générations de collectionneurs qui s’arrachent les milliers d’objets à son effigie.

(source)

Mais qui était Marius Rossillon?

O’Galop n’a évidemment pas dessiné que le bonhomme Michelin 😎.

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Plaque apposée sur une maison où résida Marius Rossillon
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Maison appartenant à la famille Rossillon (“Nous sommes de Beynac et nous n’avons pas peur”)
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Détail (Bibendum)
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Détail (Bibendum)

Marius Rossillon est décédé en 1946 à Carsac Aillac. C’est son petit fils, Kléber Rossillon l’actuel propriétaire du patrimoine familial en Périgord !

Bon, vous pouvez ralentir l’allure et vous remettre au pas, ou pas… 😉

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Invitation à entrer…

J’aimerais aujourd’hui partager quelques photos de décorations extérieures qui ont attiré mon regard par leur aspect. 

Le plus souvent il s’agit d’enseignes ouvragées mais il peut s’agir de choses plus spéciales également comme des armoiries ou d’autres créations plus personnelles.

Comme dans le cas des girouettes, je pense que ces décors de façades nous délivrent un message sur les occupants des lieux.

Je ne me suis pas privée de photographier ces jolies choses, surtout quand on sait que

La façade d’une maison n’appartient pas à son propriétaire mais à celui qui la regarde (Proverbe chinois)

Bon, vous m’accompagnez, promis, vous ne serez pas déçus, enfin je l’espère 😉

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Alors, ça vous a plu? J’espère parce que j’en ai encore en réserve 

Bonne journée à tout le monde  😃

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Les murmures des murs

Pas de photos personnelles aujourd’hui je vous explique pourquoi ci-dessous.

En fait, le titre n’a jamais aussi bien correspondu à l’article qu’aujourd’hui et je regrette de n’avoir entendu parler de ce projet que hier aussi je m’empresse de partager l’info puisque je ne pourrai pas pour des raisons pratiques aller moi-même photographier l’endroit.

Recette pour préparer un “Remember souvenir” bluffant.

Durée: compter environ 95 jours  

Nombre de personnes: un paquet en comptant les artistes invités et les visiteurs

Ingrédients:

  • 1500 bombes de peinture
  • trouver et pourvoir investir 5 immeubles sur 8 niveaux ( 25.000 m²) voués à la démolition: les immeubles Solvay à Bruxelles
  • un artiste urbain typographe, Denis Meyers
  • 150 carnets de dessins rédigés en 20 ans par cet artiste

Recette:

Bien homogénéiser le tout et se dépêcher d’aller voir l’expo avant le 26 juin, après ça risque d’être trop tard… 

Toutes les infos sur Remember souvenir ici

Ce qu’en dit Denis Meyers:

C’est pas spécialement un délire égocentrique dans le sens : je vais faire la plus grande surface jamais peinte, explique l’artiste, ce n’est pas ça ma démarche.On m’offre un terrain de jeu complètement dingue, je me suis battu pour l’avoir, je me bats encore tous les jours pour que tout se passe bien avec les riverains et la commune. C’est quelque chose que je ne garde pas pour moi, je le propose aux gens. (source)

Les visites de l’expo ont commencé le 23 avril et se termineront probablement le 26 juin juste avant la démolition des bâtiments.

Il s’agit donc d’une exposition éphémère dont ne resteront que des photos dans le Collector Book.

Oscar Wilde disait “L’art est inutile”, qu’aurait-il donc pensé de ce gigantesque travail destiné à disparaître…

Je ne vais pas me lancer dans une analyse sociologique mais je pense que l’artiste a réalisé un rêve, il a transmis des messages, les visiteurs ont apprécié pendant un peu plus de 2 mois, il restera des traces visuelles sous forme de photos,… De mon avis, le bilan est très positif.Il y a tellement d’oeuvre d’art dans le monde dont nous ne verrons jamais que des photos alors pourquoi bouder l’art urbain si on aime ça?

Et puis si on ne faisait jamais que des choses utiles dans le vie, qu’est-ce qu’on s’ennuierait 

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Les murmures des murs (3)

Vous le savez maintenant, j’aime les murs et ce qu’ils expriment que ce soit juste une envolée artistique ou une réflexion plus profonde…

Je ne parle pas des murs “défigurés” par des mélanges de peinture exprimant juste le délire ou le désespoir de leur auteur qui n’a trouvé que ce moyen d’expression pour nous faire comprendre son mal-être.

Les  murs décorés ne me laissent jamais indifférente tout comme CITE CREATION qui affirme que “Les murs c’est la peau des habitants”. Je n’irai pas jusque là mais je trouve quand même plus joli de voir un “tableau” coloré plutôt qu’un mur gris et souvent sale.

Et en plus je m’amuse à les débusquer partout où je vais, c’est devenu comme un jeu, un fil rouge entre les destinations que je visite ce qui finit par me faire un album de souvenirs un peu spécial.

De nombreuses villes ne s’y sont pas trompées et organisent des circuits de visite de murs peints: Lyon, Angoulême, Cannes,…

Je n’ai vu aucun de ceux-là, et vous?

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Celui-ci n’est pas très artistique mais j’ai été interpellée par le squelette de dinosaure réalisé en relief à l’aide de mousse

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L’Art et le Chat

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Je vous avais dit que j’aime tellement le(s) chat(s) que je comptais bien aller à Paris voir comment Philippe Geluck rend hommage aux artistes qu’il aime…

C’est chose faite, j’ai visité le Musée en Herbe avant d’y prendre l’apéro coupe de champ pour que le plaisir soit complet .

Si vous aimez le genre et que vous en avez l’occasion, courez-y vite avant le  31 août prochain. Par contre, si vous ne pensez pas pouvoir y aller alors je vous invite à me suivre dans ma découverte, c’est par ici
Psssttt! : Les noms soulignés sont cliquables pour davantage d’infos ;-)

L’autre bonne nouvelle est que le musée du Chat devrait ouvrir en 2019 dans le bâtiment «1930», à l’arrière du siège du gouvernement bruxellois 👍

Elle est pas belle la vie? 

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