Les cris des murs (3)

Voici le troisième et dernier article regroupant mes photos de Street Art City, parfois justement appelée “Villa Médicis de l’art urbain”. Il sera moins dense et moins cohérent que les deux premiers mais j’y ai placé ce qui a accroché mon regard. 

Pour commencer, je partage des photos d’oeuvres diverses faisant l’objet d’une exposition d’artistes de Street Art qui ont exercé leur talent sur des supports mobiles mis en vente.

Vous reconnaîtrez peut-être au passage des styles déjà rencontrés en extérieur ou dans l’Hôtel 128.

La toile suivante, “Abbut”, est de l’artiste Grec Simple G. Elle est entièrement réalisée par un nombre impressionnant de  traits de marqueurs sur la toile pour aboutir à ce photoréalisme. Vous avez déjà vu son style dans la chambre “Welcome to my house” dans l’hôtel 128 (article précédent).

Je termine cette expo par le coin consacré à Kelkin dont j’ai déjà dit tout le bien que je pensais.

Pour suivre, nous avons eu droit à une exposition de Zeso qui a revisité à sa manière, le thème de la nature morte  Pour vous le situer, c’est lui qui a réalisé la fresque géante d’Alice à l’extérieur.

Dans les quelques photos de natures mortes présentées, je trouve que la dernière est très parlante et illustre plutôt bien le terme de “nature qui se meurt”, comme le dit l’artiste, hélas…

Pour davantage de détails sur Zeso et les natures mortes proposées, vous pouvez cliquer ici.

Comme je ne tiens pas à vous assommer par trop de photos en une fois, je parlerai prochainement de Ted Nomad (mon coup de coeur) dans un article qui lui sera réservé.

Je suis consciente qu’on peut aimer ou pas ce travail. Certes, je n’apprécie pas tout avec la même intensité mais je garde un souvenir émerveillé de ma visite à Street Art City en regard du travail exceptionnel réalisé par les artistes qui y ont mis leur âme.

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Jean-Michel Folon (2)

Il y a un peu plus de 4 ans, je vous présentais quelques oeuvres que j’avais eu le plaisir d’admirer à la Fondation Folon à la Hulpe (si vous avez oublié, cliquez ici).

Ayant récemment été voir une très belle exposition de photos, j’ai été fortement attirée par un cliché représentant un vitrail dessiné par Folon. Aussitôt dit aussitôt fait, l’église de Waha, où se trouve l’original, n’étant qu’à une cinquantaine de kilomètres, nous nous y sommes rendus. La découverte de cet endroit, si proche et pourtant méconnu, a été plus qu’agréable et m’a donné envie de vous le faire découvrir également à travers mes quelques photos.

L’église et ses abords

Pas vraiment le genre de bâtiment qui me donne envie de m’y arrêter en passant si je n’ai pas de motif précis..
Et pourtant…

 

L’endroit est charmant et la découverte des magnifiques vitraux dont est dotée cette église a été un très bon moment.

Si vous voulez tomber sous le charme également, si vous appréciez le travail de Folon en général ou si vous êtes tout simplement curieux, je vous invite à cliquer ci-dessous et je pense que vous ne serez pas déçus 😊.

N’hésitez pas à me laisser un commentaire suite à cette visite…

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Les cris des murs (2)

Après vous avoir baladés sur le site de Street Art City, je vous propose maintenant de visiter l’Hôtel 128. Il y a tant à voir et j’avais tellement envie de m’imprégner de plusieurs ambiances différentes que je n’ai pas pu tout voir en une visite. C’est littéralement étourdissant comme expérience. Parfois on aime et on voudrait prendre le temps mais certaines portes ont été refermées à peine entrouvertes. Question de goût personnel… Ce véritable hôtel hébergeait le personnel de France Telecom qui venait en formation de plusieurs jours à cet endroit avant qu’il ne soit abandonné.

Voilà la présentation faite sur le site internet:

Dès l’entrée le ton est donné, la couleur dominera.

Je vous propose de me suivre dans quelques chambres. Notez bien que ceci est une proposition honnête 😉 (je précise pour les quelques malotrus qui me font le plaisir de passer parfois par ici, ils se reconnaîtront 😊) . Les informations que j’ai notées proviennent des panneaux explicatifs présents à l’entrée de chacune d’elles.

Pour compléter la visite, je consacrerai un troisième et dernier article sur le sujet aux œuvres exposées dans les galeries intérieures tout en réservant une place de choix aux créations de Ted Nomad.

A bientôt

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Les cris des murs (1)

Depuis quelques années j’ai partagé avec vous des photos de murs peints sous le titre “Les murmures des murs”. Ceux dont je vais vous parler font beaucoup plus que murmurer. Leur nombre, leur diversité et leur puissance m’a poussée à parler de leurs cris.

Sur la route des vacances en France, nous avons fait un très léger détour pour passer à Lurcy-Levis dans l’Allier. De la commune elle-même nous n’avons rien vu parce que notre objectif était de visiter “Street Art City“.

Cette résidence artistique (unique au monde!)  entièrement dédiée à l’art pictural urbain était, jusque dans les années 90, un centre de formation de France Telecom.

Depuis 2015, les artistes du monde entier expriment leur talent sur 22.500 m². En immersion totale pendant des périodes variant de une à plusieurs semaines, les artistes sont libres de créer puisque délestés des contraintes quotidiennes par la Résidence.

En extérieur on découvre une centaine de fresques murales et, en intérieur, on est complètement immergé dans l’Hôtel 128 (qui servait de logement au personnel de France Télécom).

S’y ajoutent encore des galeries et des expositions en intérieur.

Je ne vais pas partager toutes mes photos, ce serait fastidieux et pour vous et pour moi. Je vais réaliser un exercice qui me sera difficile: choisir parmi les magnifiques réalisations vues à cet endroit.

Je vous montre ci-dessous une des oeuvres les plus monumentales à mes yeux. Elle est réalisée dans un immense hangar et représente Alice au pays des merveilles.

Pour voir les murs que j’ai choisi de partager, il suffit de cliquer

N’hésitez surtout pas à cliquer également sur les photos du Sway pour les voir en grande taille, le travail réalisé est vraiment impressionnant.

Si vous avez aimé autant que moi, vous aimerez peut-être aussi un prochain article qui vous fera découvrir quelques-unes des chambres personnalisées par des artistes de toutes origines ainsi que quelques oeuvres exposées dans le bâtiment principal.

A bientôt… 😊

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (2)

La crypte du Chevalier Van Bree

Vous savez que j’aime les endroits insolites et, si possible, peu courus par les touristes. 

Cette année j’avais trouvé un livre intitulé “Pays Basque insolite et secret”. Je n’ai pas été déçue par les idées que j’y ai retenues pour nos vacances. Parmi celles-ci, j’avais une grande curiosité pour la crypte de Firmin Van Bree.

Le personnage

Firmin Van Bree, un industriel belge de renom, très généreux et avec un grand cœur, a collaboré avec différentes institutions : Fondation Nationale contre le Cancer et la Lèpre, Croix Rouge du Congo, Fondation Hoover.
Séduit par Saint-Jean de Luz (et surtout la colline Sainte-Barbe qu’il survolait lors de ses nombreux voyages au Congo), il y acheta des terrains sur lesquelles il fit réaliser différentes constructions dont celle ci-dessous.

A la fin des années 50, Van Bree demanda à son architecte de lui construire une petite chapelle et une crypte semblable à celle où fut inhumé Saint-Firmin, évêque de Pampelune puis d’Amiens, qu’il vénérait.

A l’entrée de la crypte où se trouve sa dépouille, on peut voir une copie de la statue de Saint Firmin comme celle qu’on trouve au Musée du Louvre.

Quoi qu’on en dise, et malgré ma demande à l’O.T. de Saint-Jean de Luz,  je n’ai pas pu pénétrer dans cette crypte. Mais j’ai quand même pu prendre une photo par le judas (un comble 😁) 

Un des panneaux est orné d’azukejos, sur le modèle de l’un des 4 bas-reliefs de la cathédrale d’Amiens.  Van Bree a fait remplacer tous les personnages de la fresque par son portrait et ceux de ses amis luziens, belges et congolais dont il ne voulait pas se séparer dans la mort.

Je trouve étonnante l’histoire de ce Chevalier belge qui a choisi de reposer à l’endroit qu’il aimait sur la colline Sainte-Barbe.

 Si l’histoire de Firmin Van Bree vous intéresse, je ne saurais trop vous inviter à faire un détour par ce blog trouvé par hasard mais surtout par chance 😊. 

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Voyage, voyage: belles découvertes à Saint-Jean de Luz (1)

J’ai déjà évoqué cette jolie ville de la côte basque dont je vous ai montré quelques photos prises dans le centre, partie qui attire le plus les touristes.

C’est la ville où se trouve la maison où résida Louis XIV lors de son mariage avec l’infante d’Espagne. Et, puisque nous évoquons Louis XIV, je me demande si vous connaissez cette “histoire” étonnante qui vous fera sourire à coup sûr. 😉

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de découvertes moins royales mais tout aussi intéressantes, à mes yeux au moins.

La pointe Sainte-Barbe

Balade le long de la Nivelle
A l'arrière-plan, le sommet de la Rhune

Nous apercevons au loin la pointe Sainte-Barbe et la chapelle du même nom qui est notre but de promenade. 

Il y a bien quelques escaliers pour y arriver, ce n’est pas ça qui va nous décourager. Nous avons tout notre temps, nous sommes en vacances 😉.

Cette mignonne petite chapelle est fort bien entretenue. Elle aurait été fondée durant l’épidémie de peste en août 1653 par Jean Baradère et restaurée par l’Abbé de Sazos. Comme elle  est privée, on ne peut voir que l’extérieur. 

La vue  depuis ce promontoire est magnifique! Côté mer, nous avons les bateaux, le fort de Socoa, les surfeurs, les vagues qui s’écrasent sur les digues, les plages de Saint-Jean-de-Luz et les imposantes falaises de flysh.😎.

La Rhune (900 m)
Le fort de Socoa
Les Trois Couronnes (806 m)
Les falaises

Il n’y a plus qu’à redescendre…à notre aise pour aller découvrir d’autres endroits étonnants et moins connus de la ville.

Le deuxième endroit, moins couru que cette chapelle, m’a étonnée par son histoire, surtout en tant que Belge 😉.

J’en parlerai bientôt…😎

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Vautours

Nous avons profité de notre récent séjour au Pays Basque pour participer à une balade guidée par un accompagnateur de Mendi Gaiak

Celui-ci, très compétent, a attiré notre attention sur diverses choses rencontrées en chemin (animaux, plantes, mines de fer,…). La balade a été fort agréable et instructive même si le démarrage, tout en montée sous un soleil de plomb, m’a paru un peu pénible 😅.

Le thème du jour était d’aller à la rencontre des vautours fauves sur le massif de Larla qui surplombe la vallée de la Nive au dessus de Saint-Martin-d’Arrossa (Arrosa). En chemin nous avons vu des mines de fer qui nous ont rappelé celles de Banca déjà découvertes précédemment.

Notre guide nous a appris que:

  • Le vautour fauve a une taille d’environ 1 mètre, une envergure d’environ 2,80 mètres, vit entre 30 et 40 ans et a un plumage de couleur roux-orangé. 
  • Les vautours volent en rond et sont très grégaires: si un vautour plonge sur une proie, les autres le suivront.
  • Il a une vue jusqu’à 2 ou 3 kilomètres.
  • Les vautours ne migrent pas vraiment. Les jeunes vautours se déplacent parfois pendant 3 ou 4 ans en Espagne puis reviennent s’installer sur leur lieu de naissance.
  • Les rapaces se reconnaissent par leurs silhouettes, essentiellement la forme de la queue et du bout des ailes:

Je n’y peux rien mais dès qu’on parle de vautour c’est immédiatement celui de Lucky Luke qui me vient à l’esprit.

Source

Et on n’est pas loin de la réalité puisque les vautours sont nécrophages, c’est-à-dire qu’ils mangent surtout des animaux morts (muscles et viscères).

Pour découvrir plus en profondeur

Bon, vous vous doutez bien qu’il y a quelques photos personnelles de cette balade, je vous invite à les regarder ci-dessous.

J’espère que vous aurez pris plaisir à m’accompagner pour cette balade, hors des sentiers battus.

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Plessis Saint-Jean: la vie de château! 🏰

Je vous l’avais déjà confié dans l’article sur Châlus, par un effet du hasard nos deux escales sur la route des vacances nous ont menées à l’ombre de châteaux.

Nous avions découvert l’existence du château de Plessis-Saint-Jean grâce à nos hôtes lors de notre premier séjour à l’Antowan. Ils nous avaient gentiment proposé d’organiser, lors de notre retour, la visite de ce château privé et habité mais que l’on peut visiter sur rendez-vous.

Ce qui fut dit, fut ainsi fait pour notre plaisir et nous avons été reçus et accompagnés par Monsieur Consola, le propriétaire actuel.

Plantons le décor

Plessis-Saint-Jean  est situé sur le point haut du plateau qui sépare les vallées du Sénonais de celle de la Seine. Plus précisément, il se trouve dans l”Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté à une vingtaine de kilomètres de Sens (dont je vous parlerai prochainement  😉).

C’est par besoin de nourriture, vers l’an 1000, qu’on a déforesté, essarté et planté des haies à cet endroit. Savez-vous que le mot “plessis” (haie tressée) évoque un lieu clos et protégé des bêtes sauvages? 

Le château

Ce lieu est habité depuis le 12ème siècle. A l’époque, c’est une maison forte qui se dressait ici. La bâtisse est démolie au XVIe siècle et un élégant château au goût de l’époque la remplace. On note des dégradations datant de la Révolution. Par la suite, en 1830, son propriétaire le rénove en style néogothique, tel qu’on le connait aujourd’hui. Occupé par les Allemands durant les deux guerres mondiales, il reste longtemps abandonné et finit par être pillé. Au fil des restaurations est redécouvert un salon aux boiseries du XVIIIe siècle. Le site est intéressant, toujours entouré de douves du XVe siècle enjambées par un pont Renaissance. Il est en rénovation depuis le début des années 2000. (Source)

Si vous êtes un habitué de ce blog, vous connaissez la chanson et savez que pour voir mes quelques photos de cette bâtisse il suffit de

Après avoir fait la visite du château, il paraissait logique de visiter l’autre bâtiment important de ce petit village d’un peu plus de 200 habitants:  l’église dédiée à Saint-Jean l’Évangéliste, et Saint-Lupien (patron auxiliaire). Elle sert parfois de lieu de concert.

La simplicité intérieure de l'église.
Le très beau confessionnal ouvragé.

Nous avions des images et des histoires plein la tête en quittant Plessis-Saint-Jean, ravis de la découverte de ce village où nous sommes arrivés un peu par hasard…nous l’avions choisi sur le seul critère de sa position sur notre chemin vers le Pays Basque. Comme quoi, le hasard fait parfois bien les choses 😎.

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Voyage, voyage: Châlus

Quand nous partons en vacances, nous évitons soigneusement tout ce qui ressemble à une autoroute et nous prévoyons un trajet avec des haltes de découvertes tout au long du chemin.

Nous n’avons pas changé nos habitudes cette année et nous avons fait deux arrêts sur notre route vers le Pays Basque.

Par un effet du hasard (je l’ignorais au moment de la réservation) les 2 localités où nous avons logé avaient chacune au moins un château à offrir à notre curiosité gourmande 😊.

Il m’en faut parfois peu pour démarrer un article (ce n’est pas toujours le cas) et, cette fois, la photo, prise par Régis, du château Gaillard des Andelys (non, ce n’est pas le nom du responsable de ce blog 😂), conçu par Richard Cœur de Lion m’a décidée au partage.

Un peu d’histoire

Châlus, au sud-ouest de Limoges et au nord-est de Périgueux, est surtout connu pour être le lieu où le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion fut mortellement blessé en 1199.

Je vous laisse le soin de vous remémorer son histoire puisque c’est uniquement sa fin de vie qui importe ici.

Le , Richard assiège le château de Châlus-Chabrol et le 26, il est atteint par un carreau d’arbalète
Le carreau est retiré mais la gangrène s’installe et Richard meurt onze jours après sa blessure. Ses entrailles sont déposées en l’église (actuellement ruinée) du château de Châlus-Chabrol. (Wikipédia)

Châlus-Chabrol
Le château vu derrière une représentation de châtaignes

💡 Le gâteau à la châtaigne typique de Châlus est le Burgou.

Mais Châlus possède un deuxième château: Châlus-Maulmont. Ce dernier est tellement proche que les Châlusiens ont longtemps considéré que c’est de là qu’était parti le carreau d’arbalète qui fut fatal à Richard Cœur de Lion.

Châlus-Maulmont
Vue sur Châlus depuis le Château de Châlus-Chabrol (au 1/3 gauche de la photo, on devine Châlus-Maulmont)

Les Châlusiens sont très attachés à leur histoire et ils le montrent volontiers.

Pour terminer, je vous offre un troisième château fort (des 12ème et 15ème siècles) situé à seulement 7 km des deux premiers: le château de Montbrun sur la commune de Dournazac.

Wikipédia nous dit que “En 1199, le seigneur de Montbrun dirigeait la garnison de Châlus lors du siège au cours duquel Richard Cœur de Lion trouva la mort”.

Voilà tout ce que j’avais envie de partager sur la fin de vie de Richard dont le surnom de «Cœur de Lion», acquis de son vivant, souligne la vaillance, l’ardeur au combat et le caractère indomptable…

Juste encore vous dire que c’est drôle comme le hasard fait parfois bien les choses. Nous avons choisi Châlus uniquement pour sa position géographique et nous y avons trouvé une page de l’histoire de France 👍.

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L’ossuaire de Navarin

Nous l’avions déjà vu en partant en vacances mais sans jamais nous y être arrêtés pour autant.

Peut-être l’écho des commémorations de la grande guerre résonnait-il encore à nos oreilles ce qui a fait que, cette fois, nous avons décidé d’aller voir de plus près ce gigantesque monument dédié Aux Morts des Armées de Champagne.

Situé à 45 kilomètres à l’est de Reims et à une trentaine de kilomètres au nord de Châlons-en-Champagne, le bâtiment  est en forme de pyramide avec, à son sommet, trois statues de soldats belliqueux, œuvre du sculpteur Maxime Réal Del Sarte.

Un peu de toponymie

Le monument se trouve sur le lieu de la ferme-auberge de Rougemeont dont un dénommé Parfait Camus était propriétaire. Deux versions populaires existent pour l’explication du nom Navarin, soit le nom est dû à la bataille de Navarin à laquelle le propriétaire aurait participé, soit en réponse aux questions des visiteurs « quoi de neuf aujourd’hui » il aurait répondu en patois « n’ava a rin » (rien de nouveau). (source)

Nous nous approchons pour mieux voir les détails des statues très réalistes et assez impressionnantes. Un peu de recherche nous apprend que:

Le visage du soldat de gauche représente le frère du sculpteur tué au Moulin de Laffaux, celui du milieu a le visage du général Gouraud commandant la IVème armée, quant à celui de droite, il représente Quentin Roosevelt, fils du président des Etats-Unis Théodore Roosevelt tué aux alentours de Cambrai le 14 Juillet 1918. (source)

L'entrée de l'ossuaire

A peine plus loin, nous voyons plusieurs cimetières militaires dont celui ci-dessous.

La nécropole nationale de la Ferme de Suippes est un cimetière militaire français de la Première Guerre mondiale et un cimetière militaire français de la Seconde Guerre mondiale situé sur le territoire de la commune de Suippes, dans le département de la Marne. (source)

Rassurez-vous, la suite de mes vacances a été beaucoup moins solennelle.  Mais je ne suis pas vraiment du style “vacances j’oublie tout”. J’aime apprendre les choses du passé et respecter ce qui fut…

Ce lieu est vraiment empreint d’émotion quand on pense à ce qui se trouve sous cette pyramide et, si vous passez, comme nous à proximité, n’hésitez pas à vous souvenir également.

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