Voyage, voyage: Louhans

Louhans, cette petite ville « à la campagne » joliment fleurie est située dans la plaine de Bresse. Les habitants se dénomment les Louhannais et les Louhannaises. Le surnom familier pour désigner les habitants de la région est le joli terme fleuri de «ventres jaunes»

Pendant de nombreuses années, le surnom de « ventres jaunes » était donné aux habitants de la Bresse. Plusieurs histoires l’expliquent… Autrefois, lors de la vente de poulets et autres volailles, les Bressans cachaient leurs pièces d’or dans une grande ceinture en toile, entourant le ventre. D’autres voisins de la Bresse pensaient que les Bressans avaient naturellement le ventre jaune, à force de ne manger que des gaudes, recette à base de maïs. La moins connue des raisons a comme origine le moustique, qui s’était installé dans les lacs et bocages bressans, propageant une maladie… qui jaunissait la peau ! (source)

Une des premières visions qu’on a en arrivant dans la petite ville aux 157 arcades est cette tour.

La Tour Saint-Pierre est un bastion militaire défendant le rempart nord de la ville, depuis 1570.
Sauvé de la ruine en 1995 et restauré en 1998 par une initiative privée et associative, ce Monument Historique est devenu un centre culturel animé par l’Association pour la Reconnaissance des Témoignages à Sauvegarder (A.R.T.S.). L’ensemble du bâtiment se compose de la Tour militaire qui conserve ses mystères, suivie d’un ancien atelier de bourrelier et d’une cour intérieure, transformés en espace d’expositions temporaires.(source)

La tour St-Paul, actuellement en mauvais état,  a été construite ou re-construite à la fin du XVIIe siècle à l’occasion de la restauration de la muraille en place depuis la fin du XIIIe siècle.

Une autre curiosité a attiré mon regard, et pour cause, vous savez que j’aime regarder en l’air et que j’aime les beaux clochers colorés de préférence. Je ne pouvais donc qu’apprécier le toit de l’église Saint-Pierre et son clocher de tuiles vernissées de Bourgogne.

Musée de l’imprimerie

Le musée municipal partage ses murs avec une des antennes thématiques de écomusée de la Bresse bourguignonne : l’imprimerie du Journal l’Indépendant.
En effet lorsque le journal « L’Indépendant du Louhannais et du Jura » ferme ses portes en 1984, écomusée crée un musée retraçant le processus de production d’un journal. Les machines sont conservées en état de fonctionnement (linotypes, rotative, presses …). Cette antenne constitue aujourd’hui l’unique exemple français de conservation d’un atelier de presse complet avec fabrication au plomb.
En septembre 2016, a été inaugurée une nouvelle salle de consultation des archives du journal de l’Indépendant du Louhannais et du Jura.(source)

Les arcades qui font la renommée de la ville

D’autres façades anciennes

La maison du bailli

Pour terminer j’ai choisi de vous montrer ce qui sert probablement de point de rencontre à de nombreuses personnes: le grand coq. Et comme vous avez beaucoup de chance que je sois passée jour de marché, vous pouvez même le voir avec et sans pantalon 

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Voyage, voyage: la ville de Toul

Je n’ai fait qu’y passer un court moment en descendant dans le Jura mais cette ville  lorraine , nichée dans une boucle de la Moselle, m’a suffisamment intéressée pour que je lui consacre un petit article.

C’est que j’aime bien sortir des sentiers battus et que Toul n’est pas vraiment une destination de vacances pour nous donc j’ai trouvé sympa de s’y arrêter en allant ailleurs  

Et je n’ai pas été déçue si ce n’est par le temps qu’on a pu y passer: j’aurais aimer en voir davantage mais nous étions attendus dans le Jura…

Mais ce n’est pas pour rien que Toul est reprise dans « les plus beaux détours de France« ! Il faut dire que c’est la seule ville lorraine à conserver une enceinte Vauban fortifiée.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la cathédrale de Toul se trouve ici et les détails sur la maison bleue proviennent de .

Je sais que ce n’est pas complet comme description de la ville mais peut-être que ça suffira à vous donner envie d’aller voir par vous-même 

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Découverte: l’expo universelle de 1958 (du 17 avril au 19 octobre)
Le 17 avril 1958, Bruxelles ouvre les portes de l’Expo 58. Si aujourd’hui cette exposition peut paraître le reflet d’une Belgique disparue, l’événement avec sa dimension humaniste et encyclopédique, a été majeur.
Sur le site du plateau du Heysel, c’est plus de 110 pavillons qui s’étendent et tentent de réunir la culture mondiale en un seul lieu. Les styles de ces pavillons varient des démonstrations de prouesses architecturales à des styles plus traditionnels. Une des constructions retient plus l’attention, l’Atomium, symbole de l’Expo 58 et très vite de Bruxelles, emblème des Sciences servant l’Humanité, soulignant l’ambition de l’exposition, le Bilan du monde pour un monde plus humain. Pendant près de 200 jours, c’est environ 42 millions de personnes qui foulent le site de l’Expo 58 qui accueille tous les jours plusieurs dizaines de milliers de visiteurs venus de tous les continents.(source)
Pour fêter le cinquantième anniversaire de cette expo, un nouveau pavillon appelé « Pavillon du bonheur provisoire » est construit en face de l’Atomium. Il est composé de 40.000 bacs de bière. .
L’ensemble ressemble à un bunker jaune, éventé par les poignées des casiers, savamment réparties par les ingénieurs architectes. L’intérieur fait penser à une église car des colonnes apparaissent pour soutenir le toit, colonnes qui se rejoignent en composant des voûtes. (source)

60 ans plus tard, que reste-t-il de cette exposition 58?

Dans le parc des Expositions de Bruxelles les cinq palais emblématiques (aujourd’hui Palais 5, 4, 6, 2 et 10) situées autour de la pièce d’eau (face à l’Atomium) sont l’héritage de l’Exposition universelle de 1935 et érigés en style Art Deco. 
Le site du Heysel fut gardé pour l’exposition universelle de 1958. Cependant, il a nécessité quelques réaménagements. Par ailleurs, il fut décidé de l’agrandir et drainer les bâtiments. Œuvre de l’Art Déco, le Grand Palais ne correspondait pas avec l’épanouissement des années 50, durant lesquelles régnait un climat d’internationalisation, de joie et de vivacité. (source)
Le palais 5 vu du haut de l’Atomium
Le Palais 5
 Vue du site depuis la plus haute sphère de l’Atomium:
Le pavillon américain
Ce pavillon était l’une des plus grandes constructions circulaires du monde: 364 m de circonférence, 116 m de diamètre, 30 m de haut.
Ses dimensions étaient approximativement celles du Colisée de Rome. 
L’exposition qui y était présentée reflétait la vie aux Etats-Unis. Elle était centrée sur l’«humanisme américain» et montrait « l’effort continu que font les Etats-Unis pour une amélioration du mode de vie ». (source)
60 ans plus tard, sous la présidence de Donald Trump, on est en droit de se poser des questions… 
Nous terminons cette petite découverte de Bruxelles par deux bâtiments incongrus dans le paysage bruxellois: le pavillon chinois et la tour japonaise, sans liens avec l’expo. Pour avoir une idée de leurs fonctions cliquer ici
La tour japonaise:  d’autres infos
Après avoir célébré le 100ème anniversaire de la fin de la première guerre mondiale, le moment me semblait bien choisi pour célébrer le 60ème anniversaire de cette exposition internationale qui a marqué bien des Belges.
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Découverte: le « street art » à Verviers

Aujourd’hui je vous invite à me suivre dans la ville de Verviers en région wallonne de Belgique.
Mais d’où vient ce nom?

Le sens global serait « (endroit) sur l’eau, sur la rivière », la ville est en effet traversée par la Vesdre. Des étymologies fantaisistes sont courantes : Le nom de Verviers pourrait provenir de l’anthroponyme Virovius, qui aurait donné le toponyme Viroviacus. La plus populaire, quoique fantaisiste, reste « Vert et vieux », qualités désignant le chêne qui aurait ombragé Verviers, et dont les branches figurent sur les armoiries de la ville. Sur le linteau d’une porte de l’ancienne Grand’Poste on peut lire un laconique « Verre vieux ». (source)

Cette ville a beaucoup de richesses à nous montrer et j’y reviendrai probablement dans le futur mais pour cette première évocation, c’est d’art urbain que je souhaite vous parler.

Avant tout, je souhaite vous initier au vocabulaire spécifique de cet art en lisant ce petit lexique.

Deux projets d’importance ont vu le jour ces dernières années à Verviers.

  • Le premier est constitué de 5 fresques illustrant le thème du livre du journaliste français Edwy Plenel, « Dire nous« . Contre les peurs et les haines, nos causes communes, Paris, Don Quichotte, 2016.
  • Le deuxième porte le nom de « Entracte » et s’applique au premier festival d’arts urbains qui va redorer l’image de la rue Spintay et l’embellir via une fresque géante. (source)
    Ce quartier, anciennement très animé du temps de l’activité textile de la ville, a connu un déclin avec la fin de cette activité. La situation s’est encore dégradée au cours des trente dernières années et les projets de revitalisation ont poussé les commerçants à déserter leurs boutiques désormais abandonnées à leur sort.

Je vous invite à découvrir les oeuvres en cliquant juste

ici

J’espère que vous aurez apprécié la promenade illustrée et colorée à travers cette ville belge.

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Du côté de chez Ma

Bizarre l’idée de Ma de choisir de nous demander d’illustrer le mot « bizarre » dans le cadre de son projet 52.

Dans la définition du mot, on trouve, entre autres, « ce qui est inhabituel ». Du coup j’ai repensé à cet instrument de musique inhabituel découvert dans un château à Wernigerode (Allemagne).

Il s’agit du Gubal, encore jamais rencontré dans mon coin de Belgique.

Ce que ça produit comme sons? Ecoutez, c’est assez zen je trouve et tout ça avec le même instrument à caresser, faire gémir du bout des doigts.

A la semaine prochaine pour une autre illustration suggérée par Ma.

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Balade automnale dans l’Hertogenwald (Belgique)

Il y a quelque temps déjà, je vous avais déposé 3 photos du barrage de La Gileppe (ici) ainsi qu’un minimum d’information sur le sujet.

Cet endroit se situe dans l’Hertogenwald, littéralement la Forêt ducale, qui est une forêt de l’est de la Belgique, située au nord du massif des Hautes Fagnes dans la province de Liège. Il représente la plus grande forêt domaniale de Belgique.

Les journées d’automne sous le soleil sont de belles occasions d’aller se balader dans cette région et c’est ce que nous avons fait récemment, bien guidés à travers bois par des personnes du syndicat d’initiative de Limbourg

Vous me suivez? 

C’est par ici

Je rappelle que les photos peuvent être vues séparément d’un simple clic dessus 

J’espère que la balade vous a plu autant qu’à moi 

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Voyage, voyage: Fontainebleau

Au sud-est de Paris se trouve Fontainebleau. L’endroit est surtout connu pour sa forêt et son château dont je n’ai pas visité l’intérieur par manque de temps mais qui sait, peut-être l’envie me prendra-t-elle un jour d’y retourner…

Symbole du château de Fontainebleau, le célèbre escalier en fer-à-cheval est un ouvrage du règne de Louis XIII – d’après un modèle de la Renaissance – dû à Jean Androuet du Cerceau. (source)

La grotte des Pins

Cette construction (1541-1543) est la première grotte artificielle créée en France et associait à l’origine un ensemble de pierres sculptées à un décor de fresques.

Elle constituait le rez-de-chaussée d’un pavillon qui ponctuait la galerie d’Ulysse construite sous François 1er et dont le décor fut exécuté le règne suivant par Le Primatrice. La grotte ouvrait alors sur un jardin planté de pins maritimes. (source: panneau explicatif sur place)

C’est tout ce que je partagerai sur Fontainebleau étant donné que c’est tout ce que j’ai vu. J’y retournerai peut-être une prochaine fois…

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Une petite balade en Belgique: le village de Celles

Bon j’avoue j’ai failli mettre en titre « Et si on allait à Celles? » mais je me suis dit que vous alliez penser à un article de plus sur le petit coin ou à une balade à cheval 

Ces écueils étant évités, je vous propose de me suivre dans la découverte d’un des plus beaux villages de Wallonie qui était, semblerait-il, déjà habité au 2ème siècle: le village de Celles.

Le nom de Celles trouve son origine dans le nom latin féminin cella signifiant chambre, local, pièce, salle ou encore, cellule. Il provient, suivant la tradition, des cellules que les disciples de Saint-Hadelin (617-690) construisirent pour demeurer auprès de leur maître spirituel, l’ermite Hadelin.(source)

C’est donc munis des informations fournies dans le circuit proposé en ligne que nous nous sommes mis en route sous le soleil.

Si vous voulez nous suivre dans la promenade , il suffit de cliquer

ici

Pour terminer, je vous propose de visionner une découverte curieuse dans ce village 

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La vague de surf urbaine

Sur l’Eisbach (= rivière/ruisseau de glace ») qui est une rivière artificielle, située à Munich près du jardin anglais, on est surpris de voir des surfeurs en combinaison de sport en pleine ville 

Il faut dire que la rivière forme une vague statique d’environ 1 mètre de haut. L’eau y est froide et peu profonde (parfois 40 centimètres), ce qui rend la vague accessible aux surfeurs expérimentés et aux kayaks de rivière.

Quand vous vous promenez et que vous arrivez à cet endroit, vous êtes littéralement hypnotisé tant cela est surprenant. Il est ensuite difficile de quitter l’endroit où les jeunes gens surfent à tour de rôle avec un fair-play très allemand alternant surfeur d’une rive puis de l’autre.

Ci-dessous une vidéo professionnelle:

https://dai.ly/x2furwb

Étonnant non? 

 

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Le moulin à marbre

Si vous êtes comme moi, vous connaissez les moulins à vent et les moulins à eau. Il y a peu, lors d’un séjour en Bavière, j’ai découvert qu’il existait un troisième type: le moulin à marbre 

Avant tout, il faut savoir que ce moulin particulier utilise la force de l’eau qui provient des très belles gorges de l’Almbach. A l’entrée des gorges, on voit directement le plus vieux moulin à marbre de l’Allemagne. Il transforme des morceaux de marbre en boules parfaitement lisses et ce depuis 1683…

Ce moulin à marbre (Kugelmühle) est situé juste à côté de la route entre Berchtesgaden et Salzbourg. 

Les gorges

Parfaitement aménagées et sécurisées, on s’y déplace facilement sous le bruit impressionnant des chutes.

Le moulin à marbre

Comment les billes sont faites:
Les morceaux de marbre sont collectés et découpés puis les morceaux  cubiques entrent dans le broyeur à boulets.
Cette construction spéciale comprend la meule fixe inférieure (en grès dur de l’Obersalzberg) et la plaque tournante supérieure (en bois de hêtre), sur laquelle est fixée la roue hydraulique (en bois de mélèze).
Le temps de broyage est de 2 à 8 jours, en fonction de la taille souhaitée. Les balles doivent ensuite être polies. (source)

Youtube nous fournit ci-dessous une courte vidéo du procédé:

J’espère que vous aurez apprécié la balade ainsi que la découverte.

A bientôt pour d’autres découvertes.

PS:

Pour faire plaisir, entre autres à Dany, voilà 2 photos: une de la bille de marbre que j’ai achetée en souvenir (le diamètre de celle-ci est d’environ 4 cm) et une d’une vitrine (d’où les reflets) donnant quelques explications dans la langue de Goethe.

 

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