Le parc de Séroule à Verviers (B)

Je vous ai déjà parlé (ici, et ) de la ville de Verviers située à une trentaine de km de mon domicile. J’aimerais aujourd’hui vous emmener à quelques minutes du centre-ville dans le parc de Séroule. 

Ce parc nous accueille dans ses 10 hectares aménagés: étangs, bois, prairie, verger et le petit ruisseau des Béolles* agrémentent  le décor joliment vallonné.

Pour favoriser l’apparition de fleurs sauvages une partie des pelouses sont seulement fauchées une ou deux fois par an. Certains endroits sont volontairement laissés en friche pour offrir un refuge à la faune et à la flore. Les souches et les arbres morts sont également laissés en place et servent de gîte aux chouettes, pics et chauve-souris. Aucun produit chimique n’est utilisé dans la gestion du parc.

C’est un sculpteur de ma région Philippe Ongena (déjà évoqué ici) qui a été choisi pour réaliser le portique d’entrée monumental ainsi qu’un espace de repos et de rencontre sous forme d’amphithéâtre à la croisée de trois chemins.

On trouve là un véritable îlot de verdure où il fait bon se promener à quelques pas de la ville.

Si une balade de deux minutes au calme vous tente, suivez-moi en cliquant

*En wallon, béolle signifie boulaie : lieu planté de bouleaux. 

Bonne journée 😊

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Voyage, voyage: Saint-Just-Ibarre et un Saint au Pays Basque

Pas très loin de Larceveau dont je vous ai parlé il y a quelques mois, se trouve la commune de Saint-Just-Ibarre créée en 1841 par la réunion des communes de Saint-Just et d’ Ibarre.

L’église d’Ibarre mentionnée sur la carte ci-dessus est en fait la chapelle de l’Assomption de la Vierge.

Cette église prend de l’importance au 19e siècle, sous l’impulsion de Saint Michel Garicoïts, natif du village, fondateur de la communauté religieuse de Bétharram. Il rencontra plusieurs fois Bernadette Soubirous, qui venait souvent au sanctuaire de Bétharram pour lui demander conseil. Chaque année, un pèlerinage se déroule à Ibarre : les participants effectuent un parcours allant de la maison natale du saint à l’église. (source)

L’histoire de cette église est inscrite sur une jolie plaque apposée au mur.

Un cimetière ancien jouxte l’église et, curieusement, on n’y trouve pas de stèles discoïdales mais des croix d’une forme que je n’avais jamais vue. Le lieu est magnifique et d’un calme absolu avec vue sur les coteaux basques.

Très discrète et un peu à l’écart, je découvre une pierre tombale différente gravée de l’étoile juive qui nous rappelle une fois de plus que les juifs étaient nombreux à s’être réfugiés au Pays Basque en fuyant l’Inquisition espagnole et portugaise.

A proximité se trouve la maison du saint.

Maison natale de Michel Garcoïts

Poursuivant notre découverte du coin, nous voyons un peu plus loin l’église Saint-Just et Bon Pasteur (1751) d’Ibarre, plus imposante.

Mais qui sont ces saints qui ont donné leurs noms à cette église?

D’après la tradition catholique, Just (ou Juste) et Pasteur, (en espagnol Justo y Pastor), étaient deux frères chrétiens, martyrisés à Alcalá de Henares, près de Madrid, vers 304, pendant les persécutions ordonnées par Dioclétien. Leurs histoires, comme celle de la plupart des saints des premiers siècles, ont été véhiculées par la tradition orale et la Légende dorée, mais ne reposent pas sur des documents historiques. Ils sont vénérés comme saints par l’Église catholique romaine et sont particulièrement populaires en Espagne. Just et Pasteur sont fêtés le 6 août. Ils sont parmi les saints patrons des écoliers. (source)

Dans le village en lui-même, je ne résiste pas à photographier 2 portes avec arc en plein cintre et une avec la lauburu (croix basque).

La mairie de Saint-Just-Ibarre

Nous quittons cet endroit après avoir vu la mairie qui ne présente pas beaucoup d’intérêt à nos yeux et nous  poursuivons notre promenade dans ce décor toujours aussi beau.

Je vous en reparlerai plus tard, soyez-en certain 😊.

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La Maison des terrils à Saint-Nicolas (B)

Je voudrais aujourd’hui vous emmener avec moi à la découverte d’un site étonnant tout près de Liège.

Certain(e)s ont été interpellé(e)s par la photo déposée dernièrement chez Ma. Cette œuvre en acier Corten représente un criquet géant aux ailes bleues (selon la couleur du ciel). Je vais maintenant la remettre dans son contexte😊 .

Cet endroit est à la fois un témoignage du passé de la région et un formidable espace naturel de promenades. Coincée entre les terrils du Gosson 1 et 2, résultant de l’activité du charbonnage du même nom, la Maison des Terrils est implantée dans un ancien lavoir édifié en 1907.

De la période « noire » florissante à la période verte fleurissante

La région liégeoise a, pendant longtemps, été réputée pour sa sidérurgie. En effet, l’implantation historique des usines sidérurgiques était associée à la présence de minerai ou de houille.  Par chance nous avions les deux.

Au début du 19ème siècle, John Cockerill introduit la Révolution industrielle en Belgique dans les domaines de la mécanique et de la sidérurgie : le bois est remplacé par le charbon et l’énergie de l’eau par celle de la vapeur. C’est magnifique car la Wallonie était riche en minerai de fer (composant de l’acier), jusqu’en 1870, et en charbon. » (Source)

De cette époque il reste de nombreux terrils en Belgique. Pour la petite histoire, on dit que le mot vient du wallon tèrri, qui désignait déjà vers 1300-1400 l’amas de terre et de pierres que l’on retirait du sol pour exploiter une mine 😉.

La particularité du terril du Gosson est que cet ancien site charbonnier (désaffecté depuis les années 1960) s’est progressivement transformé en îlot de nature.

Vous n’aurez donc nul besoin de lampe ni de casque de mineur. Pour m’accompagner sur place, il suffit de cliquer sur l’image ci-dessous.

J’espère que l’histoire de l’évolution de cet endroit au passé laborieux et qui est aujourd’hui très accueillant vous aura intéressé(e)  😊.

J’ajoute juste, en dernière minute et ce grâce à une question de Chinou, que le scénographe de ce lieu est le Belge Daniel Steenhaut.

Et si vous souhaitez en savoir plus sur les terrils belges, je vous invite à consulter ce document très complet 👍.

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L’Hôpital Notre-Dame à la Rose (B)

Comme les Hospices de Beaune avec lesquels il est jumelé, l’Hôpital Notre-Dame à la Rose est l’un des plus anciens hôpitaux d’Europe. Cet ensemble architectural du 13ème siècle est un site hospitalier autarcique avec sa ferme, ses jardins, sa glacière et son cimetière, à côté des bâtiments conventuels hospitaliers.

Une sœur augustine

Un peu d’histoire

A la mort de son époux Arnould IV d’Oudenaarde (rappelé par le roi de France pour combattre les Anglais), Alix de Rosoit (dame d’honneur de Blanche de Castille, la mère de Saint-Louis) hérite d’une fortune considérable qu’elle décide de consacrer à la construction d’un hôpital où les soins seront prodigués gratuitement en échange de prières pour le salut de l’âme des fondateurs.

Au 12ème siècle, la maladie était considérée comme une punition ou une épreuve imposée par Dieu. L’hôpital n’accueillait que les personnes vraiment indigentes et sans logement, chacune étant assimilée au Christ était hébergée gratuitement. Les soins du corps étant indissociables de ceux de l’âme, il y eut une véritable urgence à construire la chapelle.

A l’époque, c’était un chirurgien-barbier qui opérait  n’importe où sans précautions d’hygiène puisque l’infiniment petit (microbe) était une notion encore inconnue…

Le site internet étant très bien réalisé, je vous invite à le parcourir au gré de vos envies depuis sa fondation.

Ce magnifique ensemble architectural abrite de nombreuses collections d’art ainsi qu’une très belle collection d’objets médicaux et pharmaceutiques.

Quand je l’ai visité, le temps était encore clément et j’ai pris beaucoup de de plaisir à déambuler dans le magnifique jardin de plantes médicinales.

Ajoutez à cela une guide compétente, passionnée et passionnante et vous aurez tous les ingrédients pour passer quelques heures riches de découvertes.

Et comme la météo s’est considérablement rafraîchie, je vous invite à partager mes quelques photos personnelles sans quitter votre logis.

Si vous souhaitez en savoir davantage…

source: Dechav.free.fr

Selon la légende, Alix de Rosoit aurait cédé une rose de son blason complétant ainsi le nom de l’Hôpital Notre-Dame par la formule « à la Rose ».

Un autre fait important dans l’histoire de l’Hôpital est la création, en 1897, de l’Helkiase (du grec, ulcère et guérison) par Marie-Rose Carouy. Ce remède contre de nombreuses maladies de la peau (ulcères, eczéma, brûlures,…) était très efficace mais contenait du bichlorure de mercure, dangereux pour la santé, raison pour laquelle il fut retiré en 1940 (inspiré de cette source).

Voilà, j’espère vous avoir communiqué un peu de mon enthousiasme pour cet endroit, fleuron du patrimoine belge.

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Quand le coeur de Verviers bat plus fort…

Il y a un peu moins de deux ans, je vous emmenais vous rafraîchir au long des fontaines de Verviers (rappel).

Parmi les fontaines présentées, celle du premier bourgmestre de la ville, Pierre David, était la plus centrale et constituait un véritable hommage à cet homme en avance sur son temps. 

Il s’agit d’une grande personnalité de la ville, un édile qui a été aux affaires sous plusieurs régimes. D’abord nommé Maire de Verviers par Napoléon en personne en 1798, il a été ensuite le premier Bourgmestre de la ville lors de la création de la Belgique en 1830. On lui doit le retour au calme après la révolution, la création des corps de pompiers et le retour de l’école secondaire. (source)

Si je vous reparle de cet édifice c’est parce que lors de travaux de rénovation de la fontaine en août 2020, les techniciens ont découvert un coffret mystérieux.
Après avoir consulté les archives, il parut probable que le coffret contienne le coeur de Pierre David.

Cette découverte avait non seulement surpris mais aussi sorti de l’oubli un pan de l’histoire de Verviers. Un an après la disparition de Pierre David, le cœur du défunt est prélevé avec l’accord de la famille par quatre chirurgiens après exhumation du corps.

Le Conseil Communal décide de le faire conserver dans un bain d’esprit-de-vin. Une fontaine en son honneur sera inaugurée 44 ans plus tard, le 25 juin 1883 où l’on déposera le cœur placé dans un coffret. Depuis, plus personne ne s’en est préoccupé jusqu’à ce fameux jour d’août 2020… (source)

Des analyses réalisées par l’université et le CHU de Liège ont confirmé la présence d’un coeur dans ce coffret et, a priori, ce serait bien celui de Pierre David.

Cette première courte vidéo résume cette étonnante histoire de coeur qui a même fait l’objet d’un reportage de l’agence américaine Feature Story News ! Envie de le regarder ? Accédez à la vidéo en ligne.

« Étonnant non? » aurait conclu le regretté Pierre Desproges 😊.

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Balade dans le parc et les serres royales de Laeken 👑

La première fois que je vous ai parlé de Laeken, je vous avais emmenés voir le magnifique cimetière (pour les distraits vous pouvez revoir cet article ici).

Pour ce nouvel article sur Laeken,  je vous propose une visite des serres royales qui ne sont ouvertes au public que trois semaines chaque année. Elles ne l’étaient d’ailleurs cette année que sur réservation d’un créneau horaire. De plus, en raison de la crise sanitaire, certaines serres moins vastes étaient fermées au public mais, en contrepartie, certaines allées du parc étaient exceptionnellement accessibles. (250 m dans les serres et 2 km dans le parc).

Source

La première chose qu’on voit en arrivant au parking c’est le monument de la dynastie érigé en l’honneur du premier roi des Belges, Léopold 1er.

Le monument à la Dynastie est un monument en l’honneur du roi Léopold Ier de Belgique dans le parc de Laeken à Bruxelles. Le monument est situé sur la place de la Dynastie au sommet d’une colline de 50 mètres de haut. Le monument termine l’axe monumental qui part du portail du château de Laeken et qui mène au monument après avoir traversé l’avenue du parc royal via l’avenue de la Dynastie.

Et dès qu’on se retourne, on découvre le château qui est le principal lieu de résidence du couple royal et de ses enfants.
NB: le château de Schoenenberg a été construit à l’initiative des Archiducs autrichiens et Gouverneurs généraux des Pays-Bas, Marie-Christine d’Autriche et Albert de Saxe-Teschen, entre 1781 et 1785. Ce château fut sauvé de la destruction par Napoléon Bonaparte en 1803 (bien avant la défaite de Waterloo 😉) et devint la résidence du premier roi des Belges en 1831 à la création du pays.

Pour la visite des serres et du parc (les photos s’entremêlent forcément) je vous invite à découvrir le montage de mes photos en cliquant

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous si vous avez apprécié…ou pas 😉.

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L’art funéraire basque

Sans être taphophile à outrance, j’aime visiter certains cimetières et en particulier ceux du Pays Basque.

J’aime ces stèles discoïdales décorées de signes divers mais qui ne m’évoquaient pas grand chose jusqu’à l’année passée.  Après avoir lu un article sur le sujet dans le livre « Le Pays Basque insolite et secret » nous avons décidé  d’aller visiter le « Centre d’interprétation des stèles discoïdales et de l’art funéraire basque » créé en 2007 à Larceveau. 

Pour accéder au lieu, il faut s’adresser aux commerçants et aux restaurateurs du bourg. En échange d’une pièce d’identité, ils fournissent aux visiteurs une carte magnétique leur permettant d’accéder librement au Centre. L’implication des habitants du bourg a été voulue dès l’origine du projet afin de favoriser des échanges et limiter la simple consommation d’un produit culturel.

A Larceveau à côté de l’église, la maison Harriak Iguzkitan (pierres tournées vers le soleil) est un centre d’interprétation avec parcours à ciel ouvert présentant une riche collection de stèles discoïdales provenant des différentes provinces du Pays Basque. Une salle est accessible avec des diaporamas en français, basque, espagnol et anglais.

Le Centre d’interprétation permet aux Basques ou aux visiteurs de comprendre le paysage mental de ce pays. Il ne s’agit pas ici de contempler seulement des objets mais de se poser de vraies questions : interpréter veut dire aller plus loin que les signes, les explications restent ouvertes à d’autres explorations des images sculptées sur ces vieilles pierres. Larceveau est un lieu ouvert à d’autres visions du monde et de l’existence. (Source)

L’endroit est calme, clair, accueillant pas du tout sinistre malgré le sujet et la muséographie est très bien réalisée.

Il ne s’agit en rien de la reconstitution d’un cimetière. Regroupées selon leur origine géographique, les stèles exposées, anciennes ou modernes, sont là pour témoigner de la diversité et de la richesse de l’art funéraire basque.

Il faut savoir qu’en Pays Basque, la sépulture n’est pas la dernière demeure, elle est le prolongement de la maison des vivants…

Vous me suivez pour découvrir ce centre? Pour ouvrir la porte il suffit de cliquer juste

Et pour en apprendre davantage sur l’art funéraire basque, c’est .

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Voyage, voyage: Marmande (F)

A une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d’Allemans du Dropt (que je vous ai présenté récemment) se trouve la ville de Marmande, capitale de la tomate.

Nous y avons passé très peu de temps en juillet 2020, trouvant que la ville était « morte ». Peut-être était-ce dû à la situation sanitaire et est-ce mieux en d’autres temps, toujours est-il que nous avons erré moins d’une heure dans cette ville en ne croisant quasi personne.

Wikipédia nous dit que Marmande est un ancien castrum romain, entré dans l’histoire en 1182 avec la charte qui lui fut accordée par Richard Cœur de Lion.

Je vous montre les quelques photos prises quand même à Marmande mais c’est juste pour vous amener à l’œuvre monumentale qui a fait que j’ai malgré tout eu envie de consacrer un article à cette ville.

Commençons par la cloche chinoise qui est exposée dans le square de Verdun:  inaugurée en début d’année du Serpent (à sonnettes ?) pour les Chinois, la cloche marmandaise aura marqué Marmande !(source)

Un peu plus loin nous voyons l’église Notre-Dame mais, comme je ne me suis pas renseignée au préalable et que la ville ne nous enthousiasme pas plus que ça, nous loupons le cloître qui est paraît-il intéressant. Une autre fois peut-être… 😉

Notre-Dame (Marmande)

Nous admirons quelques jolies façades anciennes au passage.

L’œuvre qui m’a tellement impressionnée est le mur historique qui se trouve sur le boulevard Richard Cœur de Lion. Réalisé en 1994 en grès cérame par la mosaïste plasticienne Mathilde L’Huillier et ses parents, ce mur de 5 mètres de haut couvre 250 m² et est impressionnant. Un vrai très grand livre d’histoire.

Les mots de l’artiste:

Cette fresque est l’une des plus belle que nous ayons faite en famille pour la région. Un beau souvenir, elle représente très bien la technique en grille, dessinée par ordinateur,  de taille imposante, avec au besoin transformations dernière minute, vérification avant expédition, plaques régulières, faciles à mettre en carton pour expédition. (source)

Cette mosaïque évoque des événements importants de l’histoire de la ville du Concile de Granon en 673 jusqu’au siège de la ville par Henri IV en 1580.

Assurément une très belle découverte que je ne suis pas près d’oublier et si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire de la famille Lhuilier, il suffit de cliquer ici.

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Balade à Clermont-sur-Berwinne (B)

On se doute que l’hiver n’a pas dit son dernier mot mais, comme on dit, ce qui est pris est pris et les températures dignes d’un très beau printemps que nous connaissons depuis quelques jours invitent à la promenade dans différents coins de notre beau pays.

Aujourd’hui je vous invite à découvrir un village classé parmi les plus beaux villages de Wallonie, il est situé en Pays de Herve, sur la Berwinne et il s’agit de Clermont-sur-Berwinne.

Vue sur le village depuis le Pré Desonay où se trouvait antan le premier château

Ce village, dont l’existence est prouvée depuis 1230, deviendra très vite une seigneurie de type médiéval.

Notre balade commence sur la place de la Halle où ce que nous remarquons en premier est l’hôtel de ville si particulier. 

On dit souvent que « les Clermontois se marient sur la rue » parce que l’hôtel de ville d’origine enjambait déjà la chaussée. Cette particularité a été maintenue lors de la reconstruction en 1888. C’est à ce moment qu’a été ajoutée la tour en poivrière. 

De face
De profil

En face de l’hôtel de ville se trouve l’église Saint-Jacques le Majeur (17ème siècle).  Implantée en hauteur, elle domine le village auquel elle semble tourner le dos en raison de l’absence de parvis et de l’entrée latérale.

A partir du 17ème siècle, les constructions en bois ont progressivement laissé la place à des construction en pierre de style Renaissance Mosane. C’est le cas de la  Maison Pirenne située à droite de l’église.

Juste à côté de l’église, se trouve logiquement la maison du curé. On y découvre un chronogramme gravé sur les pierres de taille qui entourent l’entrée.

D’autres photos prises à proximité:

Ci-dessus on voit « le bac » ou « fontaine Saint-Jean » qui a servi de lavoir pendant plusieurs siècles. Les habitants du village viennent encore parfois s’y approvisionner en eau. Cette source servait surtout à alimenter le ruisseau qui faisait tourner le moulin du seigneur. Elle ravitaillait également les douves du premier château disparu de nos jours.

C’est ici que nous quittons Clermont sur une dernière vue prise d’un peu plus haut au retour de la promenade à travers champs.

Je vous souhaite une très bonne journée.

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Voyage, voyage: La chapelle impériale de Biarritz (F)

Au cours de l’été 2020, en vacances au Pays Basque, nous apprenons que des visites guidées sont organisées dans la chapelle impériale construite au XIXème siècle à la demande  d’Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III.

Il est à noter que…

En raison de la régence qu’elle exerça au cours de la guerre de 1870, elle est la dernière femme à avoir gouverné la France avec les prérogatives d’un chef d’État (source)

Comme il y a longtemps que nous ne sommes plus allés à Biarritz et que nous fuyons le côté trop touristique de la ville, nous décidons de nous inscrire à cette visite.

Un peu d’histoire

Enfant, la petite Eugénie, découvre Biarritz en compagnie de sa mère, la comtesse de Montijo. Elle y reviendra plus tard, sur les conseils de son médecin, pour des bains de mer. A cette époque, Biarritz ne comptait qu’environ 300 habitants vivant essentiellement de la pêche.

Le destin d’Eugénie est modifié quand  la reine d’Espagne, dont  elle était la dame de compagnie, lui présente Napoléon. Ce dernier lui fera la cour pendant quatre ans avant de l’épouser. C’est dans la maison prêtée par le maire de Bayonne, que le jeune couple passera son voyage de noces. Eugénie est tellement attachée à la région (et comme je la comprends!) que, en 1855, Napoléon fait construire la villa Eugénie à Biarritz .

Jusqu’en 1870, la cour impériale ne manqua que peu de rendez-vous d’été à Biarritz et attira à sa suite le gotha international. La Reine Isabelle d’Espagne, le Roi de Wurtemberg, Léopold II de Belgique, les souverains du Portugal, le Prince Jérôme Bonaparte, le Prince Albrecht de Bavière, le Prince Walewski, les Princes de Metternich, le Chancelier Bismarck, les écrivains Prosper Mérimée et Octave Feuillet s’y succédèrent au fil des années. (source)

En 1863, Eugénie exprime le souhait de faire construire une chapelle dans le jardin de sa villa. Elle s’en ouvre à Prosper Mérimée qui lui conseille l’architecte qui a imaginé la flèche de la cathédrale de Bayonne.

Le 5 mars 1865, la première messe est célébrée dans la chapelle impériale.

La chapelle impériale

Comme Eugénie est originaire de Grenade, il n’est pas étonnant que sa chapelle soit construite dans un style mêlant roman-byzantin (dorures) et hispano-mauresque. Elle est dédiée à la vierge noire mexicaine Notre-Dame de Guadalupe (en souvenir de la guerre que la France menait alors dans ce pays).

Suivant les vœux d’Eugénie, il y a toujours quatre messes par an célébrées dans la chapelle:

  • Le 9 janvier pour l’anniversaire de la mort de Napoléon III
  • Le 1er juin pour celui de la mort du prince Impérial
  • Le 11 juillet pour celui de l’Impératrice Eugénie
  • et le 12 décembre pour la fête de Notre-Dame de Guadalupe.

J’espère que vous aurez pris plaisir à me suivre dans cette visite qui sort un peu des clichés liés à Biarritz 😊.

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