La vie de château à Maulnes (F)

Un château à nul autre pareil! Un mystérieux pentagone. C’est ainsi qu’est défini le château de Maulnes dans l’Yonne. Il a été construit par Antoine de Cruzol, Duc d’Uzès, et Louise de Clermont, Comtesse de Tonnerre, des esprits cultivés et éclairés, férus de chiffres et de géométrie. Il s’agit d’un palais, lieu de plaisirs, défendu par une forteresse.

Le plan final n’a jamais été réalisé: le chantier de Maulnes s’est arrêté au bout de sept ans en 1573, avec la mort du Duc d’Uzès. (Source: dépliant obtenu à l’entrée du château).

A l’époque, on voyageait avec des malles et des meubles de château en château. Ce château, maison forte, servait surtout de relais de chasse.

Il s’agit d’un bâtiment de plan pentagonal, à cinq côtés égaux de 17 m environ. Il s’articule autour d’un cylindre creux en forme de puits, qui sert d’axe à un grand escalier en colimaçon à la française, escalier également sur plan pentagonal qui dessert l’ensemble des cinq niveaux et la terrasse située au sommet. Les angles du pentagone sont occupés par des tours, dont trois comportent un escalier, prévu sans doute pour les domestiques afin de réserver l’escalier central aux maîtres des lieux. Quatre tourelles sont de forme pentagonale ; tandis que la cinquième – la tourelle nord par laquelle on accède au logis – a été ajoutée une fois l’édifice terminé, peut-être dans un souci de sécurité face à la reprise de la guerre.

Le bâtiment possède un axe de symétrie qui passe par la tourelle nord et le milieu de la façade sud.

Dans tout le logis, on compte vingt-une cheminées, ce qui devait être appréciable étant donné la rigueur des hivers sur le plateau de Maulnes. Sur la toiture, les souches des cinq cheminées supportent la terrasse centrale. (Source)

Comme promis, je partage quelques photos de cette étrange construction.

ICI

Et si vous souhaitez davantage d’explications, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous.

 

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Et si on lavait notre linge sale?

Hier j’ai partagé des photos du village de Lessive pour le défi de Ma et j’ai aussi apprécié un article de Chinou qui évoquait, entre autres, les anciens lavoirs.

De là à me souvenir de photos prises en vacances cet été il n’y avait évidemment qu’un pas que j’ai franchi allégrement.

J’aime ces traces du passé, ces endroits où se partageaient des secrets entre femmes et où on lavait son linge sale, pas forcément en famille d’ailleurs.

Pour voir mes quelques photos de lavoirs clic sur l’image ci-dessous.

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Voyage, voyage: le lagon de Balos (Gr)

Je vous avais dit que je vous emmènerais à nouveau dans l’ouest de la Crête pour découvrir un endroit assez étonnant mais un peu difficile d’accès.

L’incroyable image de la plage de Balos et son lagon est probablement l’un des sites les plus célèbres de Crète. Une mer turquoise unique et du sable blanc en font un endroit de rêve sur l’île. 

Souvent décrite comme l’une des meilleures plages du monde, la plage et le lagon de Balos sont situés dans la région de La Canée, à l’ouest de la Crète. Ses principales caractéristiques comprennent la couleur impressionnante de la mer, le sable blanc-rosé et le paysage vierge qui entoure la région. Toutes les fonctionnalités qui donnent à Balos une sensation d’exotisme. Le lagon est formé par la proximité entre la péninsule de Gramvoussa et le cap Tigani, une grande masse de terrain située juste en face de la plage de Balos. (source)

Après avoir payé 1€ pour accéder à la péninsule, il reste encore 8 km à parcourir sur une route assez caillouteuse. On arrive sur un terrain aride où on trouve inévitablement des chèvres en liberté. Il y a là un parking où on doit obligatoirement laisser la voiture avant de commencer la descente d’environ 30 minutes à pied vers le lagon. Celle-ci a le mérite de nous dévoiler petit à petit le magnifique paysage.

C’est long et on essaye de ne pas penser qu’il faudra remonter plus tard 😉

Le biotope protégé Balos-Gramvoussa comprend plus de 400 plantes et arbustes différents, dont certains sont endémiques de l’île.

On voit bien le passage vers la péninsule de Tigani. A droite on voit l’île de Gramvoussa qui abrite les restes d’un fort.

On a du mal à quitter les eaux turquoises et la vue magnifique de cet endroit pour remonter les escaliers jusqu’au parking. La remontée des marches inégales sous le soleil sera encore moins rapide que la descente 😓.

Je pense que cet endroit restera un de mes meilleurs nombreux souvenirs de cette île incroyable qu’est la Crête!

 

J’avais déjà beaucoup aimé Elafonisi si vous vous souvenez…

J’y suis retournée cette année mais malheureusement, victime de son succès, l’endroit a, je trouve, perdu beaucoup de son charme sauvage qui m’avait tellement plu à l’époque.

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Découverte de l’espace Chemins Bideak (F)

Les silhouettes en bois brûlé de Christian Lapie ont interpellé plus d’une personne dans le défi de Ma de samedi dernier.

En suite de celui-ci, j’aimerais vous emmener dans un espace installé à Saint-Palais (Pays Basque) où se trouve, entre autres choses, un groupe de sept statues de Christian Lapie: l’espace Chemins Bideak.

C’est dans un ancien couvent franciscain que se trouve cette « halte de paix, d’art et de connaissance sur un grand chemin de l’Humanité« . En effet nous sommes ici près de la stèle de Gibraltar qui symbolise la jonction de trois des quatre chemins de Compostelle: la voie de Tours, la voie du Vézelay  et la voie du Puy.

Ancien couvent
Stèle de Gibraltar

C’est dans l’ancien cloître du couvent, coeur battant du bâtiment, que l’on trouve un ensemble de sept figures en bois brûlé réalisées par Christian Lapie: « De l’air et du ciel ». 

"De l'air et du ciel" (Ch. Lapie)

Outre le couvent et le cloître, l’espace propose aussi un jardin de 3000 m² qui s’inspire du piedmont pyrénéen et des paysages façonnés par l’homme. 

Les créateurs ont joué avec les reliefs qui reprennent les courbes de niveau des collines autour de Saint-Palais.

Cromlech
Banc

A l’intérieur du bâtiment, une vidéo et un panneau mural nous font découvrir l’importance de l’émigration basque vers le continent américain. J’avoue que j’ignorais complètement ce fait.

Un peu plus loin, nous admirons la création de Guillaume Trouillard: une fresque de 52 m de long évoquant l’histoire de la Basse-Navarre depuis la Préhistoire.

Ce récit commence avec l’Homo Sapiens vers -40.000 ans avJC dans la région.

Finalement les interrogations sur les statues en bois brûlé m’auront donné l’occasion de vous parler de cet endroit vraiment fort instructif et que je vous invite à découvrir si vous passez dans la région.

Pour lire leur dossier de presse, c’est par ici.

 

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L’homme à la tête de chou

En balade cette semaine dans le nord de mon pays, j’ai découvert dans la ville d’Eeklo (Flandre orientale) une légende qui m’a interpellée.

En arrivant dans la ville, on ne peut pas manquer cette grande (et haute) sculpture placée dans un carrefour.

Ne comprenant pas le sens, j’ai demandé à notre hôte (nous passions une nuit sur place) ce qu’il en était.

Il m’a alors montré cette décoration dans sa maison et raconté l’étonnante légende qu’elle représente.

« Ce récit fantastique remonterait au début du XVIe siècle… Dans la bonne ville d’Eeklo, un boulanger astucieux se proposait de changer le caractère des personnes, en respectant un processus très précis. Il lui suffisait de découper leur tête, immédiatement remplacée par un chou pour éviter l’hémorragie ; pendant ce temps, les têtes étaient enduites d’une préparation dont il avait le secret, puis passées au four à pain, et enfin, toutes neuves, replacées sur les bustes. On ne sait si elle fut expérimentée, mais la recette a, au moins, inspiré un peintre de l’école flamande du début du XVIIe siècle« . (Source)

Partant de là, il fut facile de découvrir qu’un tableau de l’école flamande, du début du 17ème siècle, inspiré de cette légende a été adjugé fin 2021 au Mans pour une somme assez conséquente! (Source) 

 

École flamande, début du XVIIe siècle Le Boulanger d’Eeklo, huile sur panneau, 22 x 33 cm. Adjugé : 55 800 €

L’histoire ne s’arrête pas là et je suis certaine que vous y pensez depuis le début de cet article 😉.

Il y a parfois des coïncidences troublantes. C’est ainsi qu’en 1968, la sculptrice Claude Lalanne crée une oeuvre intitulée « L’homme à la tête de chou ».

Gainsbourg voit la sculpture dans la vitrine d’une galerie d’art contemporain et l’achète immédiatement comme le raconte Claude Lalanne ci-dessous

« Ça faisait à peine cinq jours que je l’avais terminée et déjà elle partait. J’étais ravie que ce soit lui qui l’achète parce que je l’admirais beaucoup. Plus tard, il m’a téléphoné pour me demander si j’acceptais qu’il mette la statue sur la pochette de son prochain album. J’étais d’accord et, pour me remercier, il m a invitée au studio d’enregistrement pour me faire entendre l’album « L‘homme à tête de chou » avant qu’il ne sorte. » (Source)

Sculpture de Claude Lalanne, 1968

On ne saura jamais si la sculptrice a vu le tableau ou si elle a pris connaissance de la légende mais ce qui est sûr c’est que c’est à elle qu’on doit l’album et le surnom de Gainsbourg « L’homme à la tête de chou« .

On termine en musique bien sûr même si ce n’est pas son titre le plus populaire.

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Balade à Audenarde (B) 1ère partie

Audenarde (Oudenaarde en néerlandais) est une ville néerlandophone de Belgique, située en province de Flandre-Orientale, au sud de Gand, sur les rives de l’Escaut. On l’appelle parfois la perle des Ardennes flamandes même si ce terme est une hyperbole qui souligne à la fois la grande modestie de ces reliefs par contraste avec la vraie Ardenne et l’attachement des Flamands pour ces seuls reliefs qui structurent le territoire, contrastant avec les basses plaines plus habituelles dans la région.

Que visiter à Audenarde? En fait, pas mal de choses pour une ville de taille moyenne à commencer par les rues où se trouvent d’anciennes jolies maisons en style flamand (pignons en gradins) et aussi en style Art-déco. Le magnifique hôtel de ville (style gothique brabançon) qui héberge  le MOU (musée d’Audenarde et des Ardennes flamandes) et la collégiale Sainte-Walburge situés sur la grand-place sont des bâtiments magnifiquement ouvragés. 

C’est en visitant le MOU que j’ai appris que le mot « verdure » caractérise une tapisserie dont le fond, et éventuellement la bordure décorative, est entièrement rempli de rinceaux décoratifs.

Le célèbre écrivain français Victor Hugo a exprimé sa fascination par ces mots: « Dans ce bâtiment fantastique, il n’y a aucun détail qui ne vaut la peine d’être regardé. »(Source)

Une image vaut mille mots, je vais donc, comme d’habitude partager quelques photos bien plus parlantes.

Il me reste encore quelques photos que j’aimerais partager. Elles prendront place dans un deuxième article à venir…

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Balade artistique en Gaume (B)

La Gaume est une sous-région de la Wallonie en Belgique, dans l’extrême Sud de la province de Luxembourg, à la frontière franco-belge.

On ne quitte pas encore tout à fait la région puisque à un peu plus de 20 km de Montmédy se trouve la petite Provence belge où j’ai passé quelques jours et, un peu plus au nord, le site de Montauban-Buzenol où j’ai vu une oeuvre qui en a interloqué plus d’un(e) quand j’ai partagé cette photo.

Cette oeuvre se trouve sur le site classé de Montauban-sous-Buzenol où des expositions et des interventions artistiques, en intérieur ou en extérieur, sont programmées par le Centre d’Art Contemporain du Luxembourg Belge (CACLB) installé dans l’espace René Greisch.

Voici les informations et la fiche que j’ai obtenues du CACLB: « Créée sur place en 2018, à partir de branches ramassées dans les bois avoisinants, elle était initialement installée à côté des halles à charbon et a été déplacée en 2020 dans la zone située le long de la route« .

Ce n’est évidemment pas la seule curiosité du site où se mélangent vestiges du passé et oeuvres contemporaines à commencer par l’espace René Greisch (architecte belge ayant participé aux calculs du viaduc de Millau dont je vous ai déjà parlé ici).

Ces conteneurs rappellent le passé industriel du site tout en étant très contemporains et  cette photo, due à J.-P. Ruelle, vous montre bien le style du bâtiment.

L’intérieur accueille diverses expositions. Par exemple, ces colonnes d’ardoises superposées séparées par de petits intervales ont été créées par Anne-Marie Klenes et appelées Résonnances.

A l’extérieur, dans les ruines de l’ancienne halle au charbon, on trouve des paraboles acoustiques en acier de 2,5 m de diamètre également d’Anne-Marie Klénès. Grâce aux calculs de l’ULiège, chaque miroir parabolique a la capacité de servir d’émetteur et de reflecteur d’ondes sonores, faibles murmures des visiteurs par exemple… Nous avons essayé, c’est impressionnant!

Et quand on prend un peu de hauteur dans le bois en vis-à-vis, on découvre un lieu archéologique fort intéressant ainsi qu’un musée lapidaire implanté en pleine forêt et accessible à tout le monde gratuitement.

Par exemple, cette pièce (108 x 42 cm) en calcaire à grains fins, datée vers 180-185, représentant des griffons qui illustrent un thème très fréquent dans l’art funéraire.

Voilà, mon partage s’arrête ici et j’espère vous avoir fait découvrir un endroit étonnant niché dans la nature et qui nous offre généreusement de fort belles choses du passé et du présent.

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Vous avez dit Pays Basque?

Quand on dit Pays Basque, certain(e)s pensent souvent pelote basque. Et bien je vais vous étonner mais nous n’avions jamais, avant cette année, assisté à un vrai match de pelote. 

Aussi quand notre hôtesse nous a signalé un match, de championnat qui plus est!, nous nous sommes immédiatement décidés.

Il existe plusieurs types de jeux de pelote basque et celui auquel nous avons assisté se jouait avec un grand chistera.

Comme on le voit ci-dessous, le chistera est un panier en osier fixé à la main par un gant de cuir.

Ce match avait lieu en début de soirée au grand fronton de Bidart.  

 

La tenue classique lors d’un tournoi est un pantalon blanc et un polo à col aux couleurs du club. Les pelotari de Bidart (col blanc) étaient opposés à ceux de Saint-Jean-de-Luz (col rouge).

Nous avons eu droit à des explications, bien utiles pour nous, sur les règles du jeu avant que les joueurs commencent à s’échauffer.

Très vite on est fasciné par la vitesse des échanges, la force de frappe et le « ballet » des joueurs.

Nous avons été impressionnés par le fair-play des joueurs et nous avons vraiment apprécié cette découverte 👍.

PS: Pour les curieux, c’est Bidart qui a gagné ce jour-là 😊.

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Voyage, voyage: la bastide d’Hastingues (F)

Quand on arrive à Hastingues, commune où se trouve l’abbaye d’Arthous, on comprend très vite ce qu’est une bastide dans le sud-ouest.

Une bastide est une ville nouvelle close de fondation comtale, ou royale et ecclésiastique, construite au Moyen-Âge sur la base d’un lotissement dont le plan régulier comporte une place centrale entourée d’un passage couvert ouvrant par des arcades, et d’une charte municipale permettant aux habitants de s’administrer avec un conseil élu. (Source)

Si l’histoire de cette bastide vous intéresse, je vous invite à suivre ce lien mais aussi celui-ci qui vous donneront de précieuses informations sur cet endroit créé au 14ème siècle.

La porte: sa construction date des années 1307-1310 et son financement fut assuré par le péage sur les marchandises transitant sur les Gaves Réunis (Pau et Oloron). Elle joua également le rôle de tour de guet ainsi qu’en témoignent les deux archères fendant la paroi au sud. Au premier étage subsisterait une salle rectangulaire qui abrita une prison au 19ème siècle. (Source: panneau explicatif sur site).

Une fois cette porte franchie, on découvre les maisons séparées par un espace appelé « androne » qui facilitait la construction, permettait la récupération des eaux de pluie et était censé lutter contre la propagation des incendies.

Un circuit nous emmène voir les maisons les plus remarquables de la bastide. Les informations que je partage proviennent des panneaux explicatifs placés près de ces constructions.

Dans la rue principale, on découvre la plus vieille maison dite Maison Laplante. L’ouverture principale est surmontée d’une moulure en forme d’accolade, à son sommet un ange porte un écusson et deux culots sculptés (homme en robe courte et personnage en robe longue) supportent sa base.

Au-dessus de l’autre porte, on peut lire les initiales IDLP désignant Ioan de La Plante, sergent royal.

Un peu plus loin  la maison Magendie porte le nom du premier pasteur d’Hastingues. Elle fut sans doute aussi le premier site du temple protestant en 1600. Son installation dans la rue principale provoqua une forte réaction de l’église catholique qui obtint, via la commission de l’Édit de Nantes (promulgué par Henri IV pour mettre fin aux guerres de religion et révoqué par Louis XIV en 1598), le déplacement du temple dans une rue plus discrète.

Sur la façade on retrouve la date de construction: 1739.

Notre balade nous amène sur la place centrale avec, autour de la place, les habitations en façade.

Les maisons Cohéré (à l’angle), Lussan et la maison des Jurats témoignent de l’existence d’une galerie qui établissait un promenoir couvert.

Maisons Lussan et Cohéré
Maison des Jurats

La maison des Jurats  (fin 15ème, début 16ème) abritait le bayle et six jurats désignés pour un an (le bayle est le représentant du seigneur dans le village et les jurats sont les magistrats qui l’assistent). Toutes leurs décisions se basent sur une charte établie en 1326.

Nous arrivons ensuite à l’église Saint-Sauveur dont la base du clocher est celle érigée en 1304 alors que l’église a été reconstruite en 1891 sur les fondations de l’église primitive.

Près de la mairie, installée dans la maison Majoureau (édifiée après 1577), un des plus anciens bâtiments de Hastingues, nous voyons la statue d’un « carcoilh »: une légende raconte qu’à l’intérieur de la bastide un escargot géant se serait endormi mais sortirait parfois de sa coquille… 

A droite de la mairie, nous voyons le château d’Estrac. Depuis les années 2000, le château est devenu maison d’hôtes, lieu de séminaires, réceptions et halte jacquaire.

Depuis la naissance de la bastide, plusieurs châteaux se sont succédés sur cet emplacement. La famille Estrac fut anoblie par Louis XIV et en resta propriétaire jusqu’en 1792. Le château actuel a été complètement rebâti en 1884 et est actuellement rénové dans son style d’origine.

Cette balade se termine pour nous sur une façade de maison non indiquée sur le circuit de découverte mais dont le linteau a attiré mon oeil de lynx 😉.

L'an 2 du calendrier républicain: 1793-1794, prairial: vers le 20 mai ou le 20 juin

La liberté et l’égalité des hommes sont posées comme principe en France dans l’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. L’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) inclut les femmes et ajoute l’obligation de fraternité. (Source)

Ainsi se termine ma découverte d’Hastingues en pays d’Orthe. J’espère que la balade sous le soleil vous aura intéressé également.

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Balade dans les Hauts de France

Il y a peu nous nous sommes rendus à Saint-Amand-les-Eaux pour y voir un concert au casino.

Comme nous ne connaissions pas vraiment la région nous nous sommes un peu baladés dans le coin.

Saint-Amand nous a un peu déçus, c’était presque une ville morte en ce vendredi et mis à part la tour abbatiale nous n’avons pas été séduits.

Je partage tout de même quelques photos ci-dessous.

Sur ce premier montage on voit la tour abbatiale, l’Échevinage de l’abbaye (qui constitue l’ancienne entrée principale de l’abbaye, construite en 1632, qui contenait les salles de réunion du magistrat, les salles de justice et les prisons) et un détail de la tour abbatiale.

Un peu plus loin nous avons vu le bâtiment qui fait fonction de salle des fêtes et de théâtre.

Mais aussi la statue de Saint-Amand, évêque de Maastricht, mais surtout évêque missionnaire et fondateur d’abbayes qui, vers l’an 633-639, reçut du roi Dagobert  » un lieu situé entre les deux rivières de la Scarpe et de l’Elnon afin d’y étendre le culte libre  » ( charte de fondation de l’abbaye ) Amand y éleva deux oratoires puis un monastère qui prit le nom d’Elnon où il mourut vers l’an 660-675. Dans un pays de marécages et d’épaisses forêts, les moines poursuivirent leur œuvre de défricheurs et de bâtisseurs, cependant que quelques vilains venaient construire leurs cabanes au pied même de l’abbaye, lieu de protection efficace contre les fréquentes incursions de pillards. (Source)

La dernière photo prise dans cette ville est celle de cette jolie sculpture représentant un grand livre ouvert devant une école d’arts. Elle porte quelques paroles de la chanson de Jean Ferrat « J’imagine ».

« J’imagine
Un peuple dynamite et pourtant sans défense
Tout en lui ne serait qu’amour et transparence
J’imagine
Un hiver tout de neige et fleurissant quand même
Pour des femmes-chansons pour des hommes-poèmes »

Un peu déçus par cette ville nous avons été au Vieux Condé tout proche. Même déception sauf du coté de l’étang d’Amaury où nous avons découvert un lieu naturel chargé d’histoire. ainsi que nous l’apprend le panneau explicatif.

Sur la rive droite de l’Escaut, à moins de 4 km de la frontière belge, Amaury étend ses 170 hectares de nature dont 60 de plan d’eau.

L’origine du site est à chercher sous la surface du sol où le charbon fut découvert au 18ème siècle. L’arrêt progressif de l’exploitation a provoqué l’affaissement des galeries souterraines et des  affaissements de terrain en surface, très souvent submergés par les nappes phréatiques superficielles. C’est ainsi que l’étang d’Amaury a vu le jour jusqu’à atteindre les 60 hectares qu’on lui connait aujourd’hui.

Le site d’Amaury est un des éléments du bassin minier Nord/Pas de calais inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de paysage culturel évolutif.

Même la citerne est décorée dans l’esprit de ce lieu qui invite à la promenade au bord de l’eau.

C’est ici que se termine, en beauté, la balade dans cette région que je viens de découvrir.

Bonne journée 😊.

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