Expérience Maux et Cris #1: la suite

Coucou me revoilou.

Vous conviendrez avec moi qu’une expérience n’a de sens que si on compare les différentes manières de l’envisager, foi d’ancienne chimiste (dans ma première vie professionnelle).

Nous avons été une dizaine à répondre à la proposition d’expérience  de Régis avec des projets aussi divers que les personnalités des participant(e)s.

Aujourd’hui je vous invite à aller voir ce que chacun(e) a proposé et ensuite de voter comme Régis nous le demande.

Pour cela, il suffit de se laisser guider par ce lien.

Ne trainez pas, les votes seront clôturés dans quelques jours 😉. Et comme le dit si bien mon compatriote (dessin trouvé sur internet):

Bon choix à tous 😊

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Brick a book 386 ✍🏻

Le lundi c’est le jour où j’essaye d’écrire un texte pas trop long sur base de la photo proposée sur le blog Brick a book.

Cette semaine il s’agit de la photo ci-dessous. J’espère que l’histoire qui m’est venue à l’esprit tiendra la route 😊.

Il m’avait amenée dans ce coin désert pour m’apprendre à conduire. Enfin, c’est ce qu’il m’avait dit, ou ce que j’avais cru comprendre en tout cas.

Après s’être arrêté sur le côté du champ, il m’avait embrassée langoureusement. C’est clair que ça ne me déplaisait pas mais je n’avais pas la tête à flirter: il fallait que j’aie mon permis le plus vite possible pour postuler au job de mes rêves.

Je m’étais laissé glisser hors de ses bras avant d’agripper la poignée de la voiture et de sortir en rigolant. Surpris, mon copain avait sauté à son tour hors de la voiture mais je l’avais contourné en courant me glisser derrière le volant.

J’avais bien vu que ça ne le faisait pas rire mais ce ne serait pas la première fois que nous ne serions pas sur la même longueur d’onde. Pour moi, une seule chose comptait: apprendre à déplacer ce tas de ferraille correctement.

Il s’était éloigné du véhicule en sifflotant et j’avais supposé qu’il était parti satisfaire un besoin naturel un peu plus loin…

Mais le temps passait et je ne le voyais pas revenir. Je commençais à m’inquiéter un peu en me demandant s’il ne m’avait pas réellement abandonnée là en représailles.

Je me rongeais les ongles, que faire? Je sortis du véhicule à mon tour et commençai à fouiller du regard l’entrée du bois.

C’est à ce moment que j’entendis un grand éclat de rire et le moteur tourner. Il était fier du tour qu’il venait de me jouer mais, dès qu’il vit mon air renfrogné, il me fit un sourire irrésistible avant de sortir de la voiture et de m’inviter à reprendre ma place d’apprentie-conductrice en me disant

— Fini de jouer  la leçon commence vraiment, débraye et enclenche la première!

Je vous invite vivement à passer sur le blog Brick a book, vous serez surpris(e) de voir la diversité des textes élaborés au départ de la même photo.

Et, si le coeur vous en dit, pourquoi ne pas proposer également sur le blog les mots que cette photo vous aura inspirés? 😉.

Bonne semaine à tout le monde.

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Expérience Maux et Cris #1

Régis du blog Maux et Cris nous a proposé de participer à une expérience. Si vous me connaissez un peu, vous savez que je suis joueuse et que je refuse rarement ce qui ressemble un peu à un défi 😉.

Je ne suis pas encore bien certaine d’avoir parfaitement compris les règles mais l’important, dit-on, est de participer et, au passage, de s’amuser.

En gros, l’idée est de voir si le contexte peut changer notablement la perception que l’on a d’une photo.

Pour tenter de trouver une réponse, nous devons, en premier lieu,  présenter la photo et le texte témoins. Les miens se trouvent ci-dessous.

Un endroit étonnant, peu fréquenté et une ambiance particulière peut-être différente à la nuit venue…

(Pour les curieux, il s’agit du Col de Bavella en Corse).

 

Ensuite, la version photo, celle où la photo est l’élément principal:

Et pour terminer, la version texte: celle où le texte est l’élément principal:

Voilà c’est fait. Pour moi, c’est clair que l’environnement influence la perception. Et vous, qu’en pensez-vous?

Et si on allait comparer avec les autres participants sur le blog Maux et Cris?

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Du côté de chez Ma

Le samedi c’est le jour où on joue avec Ma: elle nous propose un mot ou un groupe de mots, à charge pour nous de fournir l’illustration grâce à une photo personnelle.

Cette semaine le mot est “partager“.

“C’est tellement facile quand il y a un bon feu de partager le tapis placé là spécialement pour nous les félins”.

Je ne sais pas vous mais moi je les envie un peu…

Comme d’habitude je vous invite à aller voir les propositions des autres participant(e)s sur le blog de Ma et je vous souhaite un agréable week-end…peut-être au coin du feu 😊.

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L’agenda ironique

J’ai découvert cet exercice il y a peu et la date de dépôt est le 26 novembre. Bon, c’est un peu juste comme délai mais l’organisateur m’invite à faire preuve rapidement d’imagination, les votes n’étant pas encore ouverts.

Bref, de quoi s’agit-il exactement?

Il nous est demandé de produire un texte inspiré du thème « Un temps pour chaque chose », comme il est dit dans l’Ecclésiaste III.
Comme contrainte, nous devons faire un (ou plusieurs) anapodotons, ainsi qu’’employer l’expression « Bretzel liquide »!

Pas de panique, moi non plus je ne connaissais ni anapodoton ni anacoluthe jusque là mais ce n’est pas ce petit détail qui va m’arrêter 😄.

J’ai été lire les textes envoyés par les autres participant(e)s et j’ai vraiment apprécié leur diversité, la distraction que ça m’a procurée et les sourires qu’ils ont provoqués.

Comme on sait depuis longtemps que le ridicule ne tue pas et que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, j’ai décidé de me lancer modestement, pas  pour le meilleur mais pour le rire.

J’étais ce qu’on appelle un bon vivant. J’étais connu comme le loup blanc dans mon petit village des Ardennes belges. A Hotton, j’étais de toutes les fêtes, toutes les réjouissances quelles qu’elles soient. Comme j’étais plutôt beau garçon, les filles se battaient pour tournoyer dans mes bras au bal du village. J’étais heureux, insouciant et libre. 

Un jour, alors que je me baladais à proximité de la place du Chat, je vis débouler un camion à toute vitesse. Nous ne pûmes nous éviter, ni l’un ni l’autre. J’appris plus tard que ses freins avaient cédé et que le conducteur n’était que légèrement blessé. Quant à moi, il paraît qu’on me ramassa littéralement à la petite cuiller. J’étais heureusement inconscient et mon esprit se trouvait dans un état semi-comateux, ouaté et ma foi pas désagréable.

La suite l’est moins puisqu’il fallut m’amputer des deux jambes: je devins alors cul-de-jatte ou, comme disent les latinistes un anapode (de ana et pode bien sûr).

Les experts de l’assurance mirent en évidence que non seulement les freins avaient lâché mais aussi que les roues du camion avaient glissé dans une espèce de bretzel liquide géant répandu sur la chaussée! La responsable était bien connue, c’était un ersatz de pâtissière alsacienne installée dans la région depuis longtemps. Ses ratages culinaires étaient connus et on ne passait jamais devant sa maison sans craindre de la voir ouvrir la porte pour balancer rageusement son dernier exploit sur la route!

Oserai-je dire que ça me faisait une belle jambe que les médecins considèrent que j’étais un miraculé? Plus de bals, de filles, d’insouciance. Heureusement que j’étais d’un naturel optimiste et que, trouvant plus de pitié que de  plaisir à Hotton, j’avais décidé de prendre le large en m’offrant un véhicule adapté. Changer d’air et enfin découvrir le monde, c’était ça mon nouveau but. Oh ça ne s’était pas fait en un jour mais un matin je m’étais éveillé en pensant qu’il y avait un temps pour pleurer et un temps pour vivre. C’est celui-là qui m’intéressait maintenant.

De mes voyages, je fis des livres illustrés par mes photos personnelles. J’y racontais mes aventures et je gagnais plutôt bien ma vie tout en m’amusant. J’avais l’impression d’enfin vivre pleinement.

Je me souviens encore de l’air ébahi de mon premier éditeur me demandant quel était le pseudonyme que j’avais choisi.
Pensant à ma nouvelle vie depuis l’accident et à mon village, je suggérais très vite “anapode d’Hotton”. Il compris Anapodoton, resta perplexe mais accepta ma lubie, il en avait vu d’autres… 😉

Voilà c’est tout ce que j’ai pu produire dans un temps aussi court. J’essayerai peut-être de faire mieux une prochaine fois. Le principal pour moi étant de m’être amusée à pondre cette histoire…belge.

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En avant la musique 🎵

Un proverbe populaire dit que la musique adoucit les mœurs.

Je me souviens avoir bénéficié de musique classique lors d’un examen d’histoire la prof ayant entendu dire que les vaches donnaient plus de lait si on mettait de la musique dans leur étable! Depuis ça a été démontré maintes fois, par exemple ici mais je ne me souviens plus si le taux de réussite à cet examen a été plus élevé que d’habitude….même si nous étions parfois un peu vaches entre nous. Il faut dire que ça remonte à un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître 😉.

Récemment j’ai vu à la télé que diffuser une liste musicale choisie par un proche d’un malade Covid en soins intensifs diminue sa tension et son rythme cardiaque de manière profitable 👍.

Quoi qu’il en soit, je gardais sous le coude depuis un moment cette petite animation musicale et, l’ambiance générale étant un peu morose actuellement suite à la pandémie, j’ai pensé que, à défaut d’adoucir ou de produire quoi que ce soit, ça vous distrairait au moins pendant un peu plus de deux minutes 😊.

Et si ça ne vous plaît pas, libre à vous de faire le ménage 🙃.

Source inconnue

Je vous souhaite une agréable journée tout en douceur…

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Brick a book 385 ✍🏻

Ce n’est pas parce qu’on a passé une semaine qu’on doit perdre les bonnes habitudes. Comme tous les lundis donc, ou presque, voici ci-dessous la photo qu’Alexandra du blog Brick a book livre à notre imagination pour faire naître un texte.

Vous trouverez le mien sous la photo.

©Nsey Benajah

Nous étions là, pied-dessus pied-dessous en train de nous disputer une fois de plus.
Il me reprochait de toujours tout prendre au pied de la lettre! Il venait encore de râler parce qu’on ne se voyait pas assez. C’était un comble alors que je travaillais d’arrache-pied pour terminer mon mémoire, et que lui me demandait toujours de faire des trucs au pied levé en s’impatientant si je n’y arrivais pas.
Il commençait sérieusement à me casser les pieds! S’il continuait, j’allais mettre un coup de pied dans la fourmilière et il trouverait quelqu’un d’autre pour prendre son pied. Ce n’était pas qu’il soit bête comme ses pieds, non il était même plutôt intelligent et sympa comme mec mais avec lui j’avais souvent l’impression d’avoir les deux pieds dans le même sabot. Au début je trouvais ça rassurant qu’il prenne des initiatives et me guide mais depuis plusieurs semaines je me sentais foulée aux pieds et  j’étouffais, pieds et poings liés, sans aucune liberté.

C’est en marchant sur la pointe des pieds que je lui ai suggéré de lever le pied dans notre relation. Cette fois j’avais mis les pieds dans le plat et il me reprochait déjà de le mettre au pied du mur, de ne plus l’aimer… Je le voyais perdre pied petit à petit.

Dire que je le mettais sur un piédestal depuis six mois alors qu’il n’était finalement qu’un géant aux pieds d’argile. En fait il me marchait sur les pieds depuis le début et je venais seulement d’en prendre conscience.

Là je voyais dans ses yeux qu’il était blessé. Je ne l’avais pas habitué à me rebeller. Il ne savait plus sur quel pied danser. Il avait du mal à admettre qu’il s’était tiré lui-même une balle dans le pied en me rabaissant ainsi et sa  seule défense était de dire que je m’étais probablement levée du pied gauche! Il ne se remettrait jamais en question, j’en étais certaine à présent.

Il fallait trancher dans le vif et prendre mes pieds…euh mes jambes à mon cou non sans lui avoir souhaité en ricanant de trouver une autre chaussure à son pied  😉.

Pour voir où l’imagination des participant(e)s les entraîne, courez vite voir sur Brick a book. Promis, vous ne serez pas déçu(e) 😊.

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Du côté de chez Ma

Dès que j’ai lu le mot que Ma nous demande d’illustrer en photo ce samedi, c’est à dire le mot empilement, j’ai directement pensé à cette photo d’un inuksuk prise lors de vacances au Québec, à Chicoutimi exactement.

Un inuksuk (ou inukshuk, au pluriel : inuksuit) est un empilement de pierres ou de rochers dont la fonction est de communiquer avec les humains présents dans l’Arctique.
Les inuksuit sont placés à travers le paysage arctique et agissent en tant qu’«aides» pour les Inuits. Parmi leurs nombreuses fonctions pratiques, ils sont utilisés comme aides pour la navigation et la chasse, points de coordination, indicateurs de différentes sortes et centres de messages (pour indiquer, par exemple, l’emplacement d’une cache pour la nourriture).

NB: Les empilements de pierres qui ont la forme d’une personne sont souvent appelés inuksuk, mais leur véritablement nom est inunnguaq. (source)

Si vous aimez les histoires du grand Nord, je vous invite à plonger à ma suite dans un livre d’ambiance  que j’ai adoré après avoir entendu l’autrice venue  le présenter dans ma librairie préférée. Ce livre c’est Nirliit de Juliana Léveillé-Trudel.

Qui pourrait mieux qu’elle vous en dire davantage?

Avant de vous souhaiter un très bon week-end, je vous invite à passer chez Ma voir les illustrations des autres participant(e)s.

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Découverte: la sablière de l’Arbois et le mur géologique (B)

Après vous avoir baladés au Pays Basque (et avant d’y retourner 😉) j’aimerais vous faire découvrir un endroit étonnant pas très loin de chez moi et pourtant peu connu même des Belges. Située sur la commune de Comblain-au-Pont se trouve la sablière de l’Arbois.

Les sables proviennent de la dernière mer qui a recouvert notre région il y a environ vingt-cinq millions d’années, donc au cours de l’ère tertiaire.
Mis à jour par l’exploitation humaine, le sable tertiaire est aujourd’hui en voie de recolonisation par une végétation adaptée à ce sol sableux, très pauvre en sels minéraux. (source)

A proximité de cet endroit on trouve le très intéressant Centre de la chauve-souris: un bâtiment entièrement dédié à ce petit mammifère.

De là-haut, on a une très belle vue sur la vallée de la rivière Ourthe…Le cadre est assez enchanteur vous ne trouvez pas?😎

…et on peut même tenter de s’asseoir 😄.

Toujours dans le même coin et pour terminer cette petite balade, je vous présente le mur géologique de Comblain-au-Pont, un ouvrage étonnant, toujours en cours de réalisation. Il s’agit d’une échelle stratigraphique réalisée avec les pierres naturelles provenant des formations géologiques du pays. Plus d’infos ici ou si ça vous dit.

« Étonnant, non ? » comme aurait si bien dit Monsieur Cyclopède alias Pierre Desproges.

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Voyage, voyage: Bidache (Pays Basque) (2)

Le lundi d’habitude c’est le jour de l’écriture sur base d’une photo proposée sur le blog Brick a book mais, en cette période où rien n’est plus vraiment habituel, il n’y a pas eu de proposition de photo alors, à la place, j’ai décidé de vous emmener avec moi en voyage. J’espère que ça vous plaira 😊.


Il y a un peu plus d’un an  je vous avais proposé un article sur la ville de Bidache au Pays Basque et j’y regrettais de ne pas avoir trouvé dans mes archives de photos du cimetière israélite de Bidache.

Comme c’est ma région de coeur, je me suis fait un plaisir d’y retourner, sans me forcer 😊, et d’y prendre enfin quelques photos de l’endroit. Tant qu’à faire, je me suis aussi un peu documentée sur l’origine de cette communauté juive à Bidache.

De la fin du 16ème siècle à la Révolution française, Bidache constitue une petite principauté qui se proclame « souveraine », sous la souveraineté de la famille de Gramont, prétention généralement considérée avec sérieux par les historiens. (source)

Un peu d’histoire

A la fin du 15ème siècle, les juifs sont expulsés d’Espagne puis du Portugal lors de l’Inquisition ibérique. Ces “marchands portugais” sont accueillis en France par les rois Henri II et Henri III. 

En 1602, la veuve de Philibert de Gramont et maîtresse du roi Henri IV, obtient de ce dernier un arrêt qui autorise les juifs à s’installer où ils le veulent dans le royaume. Dès lors, la famille de Gramont s’instaura en protectrice des juifs dans un mélange d’intérêt et de sincérité. Il est donc normal qu’un terrain pour enterrer leurs morts leur ait été attribué à Bidache.

J’ai collecté et fortement résumé des informations glanées dans deux livres sur le Pays Basque. Le premier, spécifique, m’a été offert (merci Catherine 😘) et le second, plus général, acheté dans un office de tourisme.

Et y a pas de photos me diront les habitués? Patience, les voilà, ci-dessous…

L'entrée du cimetière
Il reste une centaine de tombes

Ce cimetière classé atteste de l’importance de la communauté juive à Bidache entre la fin du 17ème et le 18ème siècle.
Bien sûr les juifs ne venaient pas à Bidache que pour y mourir mais également pour y pratiquer leur religion et y faire commerce ainsi qu’en témoignent les deux bâtiments ci-dessous:

Je m’en voudrais de finir cet article sur Bidache en occultant la mairie et l’église de Saint-Jacques le Mayeur (édifice de style néogothique construit au XIXe siècle)  sous l’autel de laquelle se trouve la crypte des Gramont.

J’espère que cette petite partie d’histoire de France, ou plutôt de Navarre, vous aura fait voyager dans le temps et en terres basques.

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