Revenez plutôt demain… 🤭

En fait, le 25 mars est la journée mondiale de la procrastination. Si vous l’ignorez, vous pratiquez probablement la procrastination, au moins de temps à autre puisque c’est tout simplement le fait de  remettre à demain, voire à après-demain ce qu’on pourrait faire de suite.
Comme disait Alphonse Allais, “Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain” 

Parfois ça peut aussi nous jouer des tours comme à ce pauvre Roger Rabbit. Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’origine de cette plaisanterie, je rappelle l’arnaque montée par un barbier qui avait affiché un panneau disant “Demain on rase gratis”, offre qui ne venait jamais puisque c’était toujours pour…demain.

Rassurez-vous, on ne vous prendra pas à la gorge si vous remettez de temps à autre à demain, parfois ça a même du positif. Souvent, ce qui paraît confus aujourd’hui paraîtra clair un peu plus tard quand on sera plus calme. De même, quand on vous demande quelque chose, attendre un peu permet souvent à l’autre de trouver sa solution tout seul.
C’est sûr qu’il ne faut pas toujours tout remettre à plus tard mais parfois ça fait du bien sauf s’il s’agit de profiter d’une offre de dernière minute: là, il faut foncer sans hésiter! 

Bref, vous l’aurez compris, comme en toute chose il faut raison garder et tout ira bien.

Je vous dis donc à demain pour un article un peu plus sérieux et ce n’est pas une parole en l’air 

Je termine ce court billet en partageant cette vidéo de notre baronne nationale en espérant que ça vous mette de bonne humeur pour toute la journée. Pour le reste, on verra…demain.

Du côté de chez Ma

Comme chaque samedi, je participe au projet 52 de Ma et, cette semaine, le mot à illustrer est “arbre”.

J’aime beaucoup les arbres mais immédiatement celui qui me vient à l’esprit, parce qu’il m’a marquée fortement, c’est le magnifique hêtre pleureur que j’ai découvert à Bayeux il y a déjà 14 ans.
Voici 2 des photos que j’avais prises à l’époque:

Si vous ne l’avez jamais vu, je vous encourage à aller le découvrir et à ressentir le sentiment de protection qu’on a sous son houppier, c’est impressionnant.

Dans les trésors d’internet, j’ai trouvé le film ci-dessous qu’il m’a paru intéressant de partager en complément d’information.

Si vous aimez les arbres qui sortent de l’ordinaire, allez donc jeter un oeil sur mon article portant sur les vrais faux 

J’aime les arbres et j’habite dans une commune où l’on célèbre la Fête des arbres! C’est pas beau ça?

En 1905, les futurs fondateurs de la ligue des Amis des Arbres choisirent Esneux pour célébrer la 1ère Fête des Arbres. Jean d’Ardenne en sera le premier Président. En 1907, la manifestation de la Fête des Arbres se déroulait sur Beaumont déclaré à cette occasion “site à respecter”. Sertie dans un petit rocher calcaire, une plaque de bronze aux contours de style art nouveau, ornée de feuilles de chêne, témoigne de ce vœu:
Ligue des Amis des Arbres, …
La commune … d’Esneux émet le vœu que le site de Beaumont … soit à jamais … respecté.
Le 11 août 1907, offert par la Société Cockerill.(source)

Tous les 5 ans, une plaquette commémorative est réalisée et offerte à quelques personnes. Vous pouvez voir ci-dessous les 3 que j’ai eu la chance de recevoir.

Et comme à Esneux les arbres sont décidément plus célébrés qu’ailleurs, un magnifique livre de photos a été édité pour le centenaire de cette fête des arbres.

Si le sujet vous passionne, je vous invite à regarder ici également pour en savoir davantage sur cette initiative exceptionnelle.

J’aurais pu également déposer mon arbre généalogique mais ça devenait alors trop personnel 

Peut-être quelqu’un y aura-t-il pensé? Allez donc voir chez Ma comment les autres participant(e)s ont illustré le mot du jour.

Je vous souhaite une excellente journée, si possible proche de la nature.

Toit, toi mon toit

Et non je ne partagerai pas de girouettes ou autres garnitures de toits aujourd’hui mais pour voir ce que je vais vous faire découvrir il faudra quand même lever la tête bien haut.
C’est bientôt Pâques, on pense aux cloches mais aussi aux clochers. Ce n’est pas non plus un clocher tors que je vais vous montrer mais quelque chose d’encore plus particulier.

L’église Saint-Martin à Ferrières (B), édifice de style néo-gothique de la fin du 19ème siècle, présentait de gros soucis de fissures, de chutes d’éléments… depuis de nombreuses années, ayant nécessité déjà différentes interventions pour en consolider la tour et le clocher.
La commune envisageait de supprimer définitivement la partie supérieure du clocher, et de couvrir la tour par une toiture plate.
Le bureau Greisch  a alors proposé de conserver le clocher dans le village et de maintenir ainsi la silhouette élancée de l’église.
Proposition :  remplacer le clocher existant par une structure en tôles d’acier inoxydable sablée.
La structure de 24,5 tonnes (contre 270 tonnes démontées) a été réalisée en atelier, et transportée d’une pièce jusqu’à Ferrières.(source)

Mes photos 

Pour rappel, le Bureau Greisch a également contribué aux études préalables à la construction du viaduc de Millau.

Cette réalisation, c’est l’histoire d’une belle rencontre entre techniques modernes et souvenirs du passé…

Du côté de chez Ma

Comme chaque samedi, je participe au défi de Ma et cette semaine  nous devons illustrer en photo le mot “proche”.

Vous le savez, pas question pour moi de mettre des photos de mes proches en vue publique mais par contre depuis longtemps on a au moins deux chats à la maison, on en a même eu trois à un moment!

Nos différents chats, au fil du temps, ont toujours été très proches de nous mais également très proches entre eux. Je profite un peu de ce qu’ils n’ont pas le droit à la parole pour bafouer leur droit à l’image…

Voici donc ci-dessous, à gauche,Lùna (croisée chartreux et persan) et Zora (croisée chartreux). Malheureusement Lùna nous a quittés après avoir partagé avec nous de longues années de bonheur.

Nous avons aussi recueilli Lùla, tout blanc avec la queue et un genre de béret gris foncé. Il s’est bien habitué à Zora lui aussi et ils dormaient volontiers très proches tous les deux 

Nos félins se sont toujours bien entendus entre eux et ont toujours bien illustré le mot “proche” 
Malheureusement Lùla, très aventurier, a rencontré une voiture, vous devinez la triste suite…

Depuis c’est ma petite Shiva (croisée birman) qui a trouvé un foyer chez nous en rejoignant Zora qui, malgré son grand âge, a rapidement accepté de partager sa couverture devant le foyer.

Oui je suis dingue des chats et j’assume 

 

PS: De vraies belles trouvailles d’illustrations pour les blogs ici  

Voyage, voyage: Bidache (Pays Basque)

Je me rends compte que je ne vous ai encore jamais parlé de Bidache, commune limitrophe des Landes, à 40 km de Biarritz, alors que c’est tout près de cette commune que nous avons logé lors de chacun de nos nombreux séjours basques. Il est donc plus que temps de combler cette lacune!

Un des principaux édifices qu’on voit en arrivant à Bidache c’est le château ducal de Gramont. Ce monument est classé depuis 1942.

Les premières fois que nous avons aperçu ces ruines, c’était de loin puisque l’accès était, à l’époque, interdit au public. Depuis quelques années, suite à une rénovation, toujours en cours, des visites guidées sont organisées par l’office du tourisme de Bidache.

Je partage ci-dessous quelques autres photos personnelles du château mais malheureusement la météo était à la pluie le jour de notre visite guidée et, les autres touristes ayant préféré rester au sec, les lâches , nous étions seuls avec la guide. En fait, cela nous a permis de bien profiter des explications fournies et de pouvoir poser toutes les questions souhaitées.

Une autre chose inratable à Bidache est la stèle implantée en 1995 en hommage aux tailleurs de pierres (rouages importants de l’économie locale). La pierre de Bidache est un calcaire sombre veiné de silex et a été utilisée, entre autres, pour la construction de la plupart des maisons de Bayonne.

Le profil de cette stèle représente un tailleur de pierre à genoux, comme ils pratiquaient le métier. Les instruments qui figurent côté Sud sont: le mètre, la boucharde, le têtu, l’équerre, le compas, le ciseau et la pointerolle.(source)

“Tailler la pierre, c’est travailler pour l’éternité”

Le troisième endroit dont j’aimerais parler est le port sur la Bidouze. 

Port avec un système de cale empierrée, en forme d’escalier, appelées “cale à gradins”. En fonction de la hauteur de la marée, les matelots plaçaient une planche d’appontement entre le bateau et la marche de la cale correspondant au niveau de la marée, permettant un transbordement plus aisé des marchandises.(source)

Je terminerai par l’évocation de la fontaine de Talé qui se trouve au pied de quelques marches d’escalier en pierre. Cette fontaine  était l’un des deux points d’eau publics du bourg jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle.
Pour accéder à la fontaine, on empruntait le chemin de Talé qui desservait les jardins et les granges des maisons dont la façade  donne sur la rue principale. Son tracé est probablement celui d’un talus de défense médiéval qui encerclait le bourg. (infos trouvées sur le panneau voisin de la fontaine)

J’aurais aimé vous montrer une photo du cimetière israélite de Bidache mais je n’en ai étonnamment pas trouvé dans mes archives. Il faudra vous contenter des quelques mots ci-dessous pour vous inciter à aller voir vous-même sur place…

Les seigneurs de Gramont, souverains de Bidache, favorisèrent, dès la fin du 17e siècle, l’implantation de juifs dits Portugais à Bidache, les autorisant en 1665 à disposer de leur propre cimetière. Ce cimetière a été utilisé de la seconde moitié du 17e siècle à la seconde moitié du 18e siècle, jusqu’à la dispersion de la communauté juive. Il comporte une centaine de pierres tombales.(source)

Du côté de chez Ma

Ce samedi, Ma nous demande d’illustrer le mot “roman”.

Je lis énormément mais le titre qui me vient directement à l’esprit est “Cobre”, le 8ème roman du Belge Michel Claise.

Michel Claise est juge d’instruction, spécialisé dans la lutte contre la criminalité en col blanc. Dans son huitième roman, il a souhaité rendre hommage aux héros chiliens, mais aussi dénoncer les exactions commises par un pouvoir absolu sans respect des libertés et des droits de l’homme.(source)

Pourquoi? Tout simplement parce que c’est le dernier que j’ai acheté lors d’une soirée littéraire inoubliable organisée par l’excellente librairie “L’oiseau-lire” (et hop une pub gratuite, parce qu’ils le valent bien  ).

Michel Claise nous a présenté son livre avec un enthousiasme non feint. Il nous a emmené au Chili à sa suite et la présence du groupe chilien Xamanek a achevé de nous ensorceler.

Quelques photos de la soirée pour vous mettre dans l’ambiance:

Michel Claise

Luis et Sergio

Victoria, leur sœur

Envie d’en découvrir davantage sur ce roman? C’est ici mais aussi là.

Envie d’entendre le trio Xamanek et sa joie de vivre communicative?

Et alors ce roman me demanderez-vous? 

Je ne l’ai pas encore lu  parce que je suis plongée dans le Brésil des années 30 dans “La couturière” de Frances De Pontes Peebles (851 pages quand même) et que ça prend du temps…mais dès que j’ai fini, je quitte le Brésil mais je ne quitte pas l’Amérique du Sud et je file découvrir Cobre et l’ambiance du Chili. 

8 mars: journée internationale du droit des femmes

Comme chaque année, aujourd’hui nous pensons plus spécialement à toutes celles à qui les hommes ne reconnaissent qu’un seul droit, celui d’obéir à leur loi.

Je m’attends à des remarques du style: un jour pour les femmes, 364 pour les hommes et je trouve que ça reflète assez bien la réalité : nous vivons dans une société d’hommes, créée par des hommes pour des hommes. Je ne suis pas féministe à outrance mais je ne peux pas m’empêcher de bondir quand j’apprends ce qu’on fait subir à des femmes juste parce que ce sont des femmes! Et je rappelle que ce n’est pas la journée de la femme mais celle du droit des femmes… Je ne ferai pas la liste de tout ce qui continue à mal se passer pour les femmes même dans nos sociétés dites civilisées, les média s’en chargent régulièrement.

Mais bon, j’ai la chance de vivre dans un pays où je suis libre et où je peux m’exprimer sans risque alors je vais en profiter pour mettre à l’honneur une artiste belge: Montana Engels.

Pourquoi? 

Parce que, comme vous le savez j’aime l’art urbain, et que Montana Engels est une femme talentueuse qui s’exprime, entre autre, en réalisant des fresques murales…
Deux bonnes raisons pour vous la faire découvrir aujourd’hui non?  

Les volets clos (7)

Une femme qui sanglote dans le noir, derrière les volets, c’est pour moi quelqu’un qui implore un peu d’amour (Henry Miller)

Figuratifs, abstraits ou géométriques, ces dessins sur volets ont attiré mon regard aux aguets en différents endroits…

J’espère qu’ils vous plairont également 

Séquence nostalgie…

Samedi dernier pour illustrer le mot “ancien” chez Ma, j’ai utilisé une photo d’une expo sur les années ’80 que j’ai visitée il y a peu. J’ai pris d’autres clichés que celui de l’ordinateur personnel (révolutionnaire en ce temps-là) et j’aimerais les partager pour voir si nous avons les mêmes souvenirs…ou pas. C’est juste une question d’âge après tout et comme le vintage fait fureur c’est le bon moment pour montrer aux jeunes qu’on savait vivre bien à l’époque même si certaines évocations leur sembleront ante-diluviennes.

Ce qu’on en a dit à la télé est à voir ici ou

Et le montage de mes propres photos vous est proposé

ici.

Comme d’habitude, un clic sur la photo l’agrandit et les termes soulignés sont des liens…

Bonne promenade dans les années ’80 et, si vous en avez l’occasion, je vous conseille vivement d’aller sur place voir cette exposition dont la muséographie m’a impressionnée.

Atelier d’écriture Bric à Book 324

Ce mois-ci, la photo proposée par l’atelier d’écriture en ligne Bric a Book est celle ci-dessous. Vous trouverez à la suite le texte que j’ai imaginé en voyant cette photo.

Bonne lecture et, comme d’habitude, j’aimerais avoir vos avis, critiques, commentaires,…

Et pour voir ce que cette photo a inspiré aux autres participants, c’est ici que ça se passe.

© Sabine Faulmeyer

 

Le vélo de Léo

Léo avait rangé son tricycle bien comme il faut, pile entre les deux lignes blanches. Il savait bien que Maman faisait une manœuvre pour mieux se garer quand, par hasard, un pneu de la voiture familiale chevauchait une ligne de parking. Et, comme il devenait grand, il tenait à tout bien faire. Il devenait d’ailleurs tellement grand qu’il avait décidé d’abandonner son tricycle. Ses copains se moquaient de lui et le traitaient de bébé quand il voulait faire la course avec eux. Il faut dire qu’eux roulaient déjà sur des vrais vélos ! Oh certes, ils avaient des stabilisateurs mais bientôt ils pourraient s’en passer. Léo avait demandé au Père Noël de lui apporter un nouveau vélo mais Maman lui avait dit que ce n’était pas un jouet d’hiver et qu’il ferait mieux de demander autre chose. Il avait quand même gardé son idée et chuchoté au vieux barbu du supermarché que, lui, ce qu’il voulait c’était une belle bicyclette verte mais il faut croire que ce dernier était sourd puisque, au matin de Noël Léo avait trouvé un robot miniature et des jeux de société.              
Pâques approchait et il espérait que cette fois le lapin de Pâques, bien plus jeune et plus agile que le Père Noël, penserait à lui apporter ce qu’il souhaitait plus que tout au monde en plus des habituels œufs en chocolat. Léo était perdu dans ses rêves quand soudain un grand bruit dans la rue l’effraya. Il se précipita à la fenêtre du salon avec curiosité et vit un petit tas de ferraille sur la chaussée. Juste à côté, un monsieur avait l’air bien embêté en regardant le tricycle, car c’était bien lui, réduit en un genre de sculpture métallique qu’on aurait facilement pu prendre pour une œuvre abstraite !        
Il faut dire que les deux lignes blanches n’avaient été tracées que la veille par des ouvriers qui préparaient une intervention au milieu de la voirie…         
Le conducteur regardait de tous les côtés quand la maman de Léo sortit de chez la voisine et, en un regard, comprit ce qui venait d’arriver. Après avoir discuté un moment, l’homme admit qu’il avait été distrait une seconde et que l’accident aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. Soulagé, il proposa, pour se faire pardonner, de rembourser le jouet. Léo, qui avait suivi les échanges depuis son poste d’observation, comprit directement le marché. C’est sûr, il faudrait bien maintenant que Maman l’emmène chez le marchand et pas question de tricycle de bébé cette fois !           
La vie donnant parfois un bien pour un mal, le moment était enfin venu, pour Léo, de recevoir le vélo de ses rêves!