Brick a book 372 ✍🏻

Le lundi c’est atelier d’écriture avec Alexandra du blog Brick a book.

Le principe? Une photo différente nous est proposée chaque semaine, avec ou sans contraintes additionnelles et nous laissons courir notre imagination pour écrire une histoire qui en découle.

 

Voici ce qui m’a été inspiré cette semaine:

Il me fascinait! J’étais immobile face à lui, incapable de le quitter des yeux.

Au départ son oeil mort m’avait mise mal à l’aise, je ne voulais pas paraître impolie en le regardant mais ne pas le regarder pouvait paraître tout aussi inconvenant.

Comment rester naturelle, voilà ce qui m’avait préoccupée pendant les cinq premières minutes face à cet homme marqué par la vie. Et puis, très vite, sa voix grave m’avait envoûtée, charmée, au moins autant que ses paroles.

J’étais venue chercher auprès de lui ce que des années de thérapie et de traitements de toutes sortes n’avaient pas réussi à me procurer…la paix dans mon coeur, dans ma vie.

Ce qui me semblait une si longue vie, avait été émaillée de bien des malheurs: perte de mes parents de manière subite et dramatique, échec d’un mariage bien trop vite bâclé sans trop de réflexion, l’absence d’enfants qui auraient pu égayer mes jours entièrement consacrés au travail. Et enfin le coup de grâce donné par un employeur pour qui j’étais devenue plus encombrante qu' »efficiente« . Je m’étais ainsi retrouvée, à 55 ans, sans boulot et seule dans la vie !

J’avais égrené mes rares amis en faisant défiler le chapelet du temps, ils m’intéressaient tellement peu avec leurs petites histoires de mioches et de problèmes domestiques. Je n’imaginais pas alors que c’était ça vivre vraiment et je me croyais tellement supérieure avec mon aura professionnelle finalement si fragile.

Pendant des mois j’avais galéré, caboté de psy en psy sans en sortir. En désespoir de cause, moi si rationnelle, j’avais testé toutes les méthodes naturelles, avalé des litres de mixtures improbables pour me sentir mieux…sans résultat.

Et puis, à force de tourner en rond sur internet, une petite fenêtre s’était entrouverte quand j’avais lu l’histoire de cet homme.

Au point où j’en étais, pourquoi ne pas essayer de le rencontrer?

Il m’avait fallu plusieurs semaines pour préparer mon voyage en Inde et me rapprocher de lui et aujourd’hui, enfin, nous nous faisions face et la force qu’il me communiquait me laissait entrevoir un avenir moins sombre.

Comme d’habitude, je vous invite à aller voir, sur Brick a book,  les autres histoires inspirées par la même photo et je vous souhaite un bon lundi.

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Du côté de chez Ma

Illustrer un mot ou un groupe de mots en photo(s) voilà le défi que Ma nous propose chaque fin de semaine.
Cette semaine c’est « la vie en rose« .

J’ai quelques beaux spécimens de roses déjà bien fleuries au jardin mais c’est décidément trop facile de vous montrer simplement une fleur. Quoique…

Mon choix s’est dès lors porté sur deux photos d’archives d’un voyage à Vienne en période de fêtes de fin d’année.

La première est cette limousine d’une couleur improbable…

…et la deuxième ce jeune homme  dont j’ignore s’il a un lien avec la limousine ou pas 😂

Et bien sûr, je ne pouvais décemment pas passer à côté de cette chanson du grand Jacques.

Pour finir, parce ce serait quand même dommage de s’en priver, je vous offre une fleur de mon rosier préféré qui m’enchante et embaume depuis des années dans mon petit jardin. C’est un souvenir de vacances acheté à la Roseraie de Barbary dont je ne peux que vous conseiller la visite si vous passez dans le coin. Nous avions également apprécié le repas sur le thème, et aux saveurs de roses, du restaurant de la roseraie.

 

Comme chaque semaine, je vous invite à aller voir chez Ma comment les autres participant(e)s au défi ont vu la vie en rose.

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Voyage, voyage: Sorde-l’Abbaye (F)

Il y a quelques années, nous avons profité d’un séjour au Pays Basque pour aller découvrir un endroit limitrophe du département des Pyrénées-Atlantiques et plutôt intéressant: Sorde-l’Abbaye. Nous avions réservé une visite guidée de l’abbaye Saint-Jean de Sorde et, vu la météo plus qu’humide, nous n’avons pratiquement visité que ce lieu majestueux.

Il s’agit d’une ancienne abbaye bénédictine fondée avant 960, partiellement classée monument historique. L’ancienne abbaye (site du couvent) est site naturel classé et est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.(Wikipedia)

J’ai pris de nombreuses photos dans cet endroit mais, le temps ayant passé  depuis cette visite qui date  de 2017, j’ai essayé de les organiser au mieux en suivant plus ou moins le circuit proposé par la guide. 

Mes photos personnelles sont accessibles, comme souvent, par un simple

💡 Je vous invite également à cliquer sur les liens qui jalonnent la présentation pour apprendre davantage de choses.

N’hésitez pas à me laisser un petit mot si la découverte vous a intéressé, ça me fait toujours beaucoup de plaisir 😊.

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Brick a book 371 ✍🏻

Le lundi c’est le jour de l’écriture sur la base de la photo proposée sur le blog Brick a book. C’est la photo ci-dessous qui sert de déclencheur d’écriture aujourd’hui.

©Jeffrey F Lin

J’avais cru à une blague quand mon copain Alex m’avait invité à aller assister à un match des Red Panthers. Il savait à quel point le sport, quel qu’il soit, m’ennuyait tant que je n’étais pas moi-même en mouvement. En plus le hockey, je n’y connaissais rien, ni les règles, ni aucune des choses essentielles à connaître pour pouvoir s’impliquer un minimum.

– Justement, m’avait-il dit, comme tu ne connais pas, tu vas pouvoir tout découvrir et je suis sûr que tu vas aimer ça.

Plus pour ne pas avoir à discuter pendant des heures parce que je le connaissais et savais qu’il ne lâcherait pas facilement son idée, j’ai fini par accepter à contre-coeur. 

Pour ne pas arriver complètement idiot au bord du terrain, j’avais un peu fouillé sur internet et découvert que le hockey féminin était en pleine ascension  ce sport étant considéré par de plus en plus de femmes comme « chic, tendance et cool ». Soit.

Il n’empêche que le jour venu, je ne me sentais pas à l’aise. Il faisait assez calme au bord du terrain, les spectateurs étaient très disciplinés au contraire de ceux qui assistaient habituellement aux rencontres du club de foot dont je faisais partie.

Et puis les Red Panthers ont fait leur entrée juste après les joueuses de Biélorussie. Et là j’ai su que j’avais bien fait de venir. D’entrée de jeu, c’est le cas de le dire, mes yeux ne se sont plus détachés d’une d’entre elles, la suivant le long de ses déplacements en zig-zag sur le terrain. Elle faisait montre d’un mélange intime de grâce féminine et de détermination à gagner, coûte que coûte. Je ressentis un enthousiasme délirant quand elle transforma en succès ses deux « penalty corner ».  Dès la fin du match, je me précipitai pour féliciter l’équipe gagnante tout en n’ayant d’yeux que pour une joueuse en particulier. C’est à ce moment qu’un grand brun ténébreux bien baraqué se pencha vers elle en l’embrassant tendrement.

J’étais un peu penaud en voyant ma bulle de joie éclater ainsi mais ça ne m’a pas empêché de retourner souvent avec Alex assister aux rencontres de nos hockeyeuses nationales. 

Je me réjouis à l’avance du plaisir que nous aurons lors de la coupe du monde qui sera organisée chez nous en février 2021!

Je vous invite à aller vous rendre compte sur le blog Brick a book de ce que l’imagination de chaque personne invente à partir de la même photo. Vous serez surpris!

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Du côté de chez Ma

Le samedi j’essaye de relever le défi de Ma en illustrant en photo(s) le(s) mot(s) proposé(s).

Cette semaine il s’agit du mot « bibliothèque« .

Et que trouve-t-on dans une bibliothèque? Mais des livres bien sûr, vous voyez de quoi je veux parler je suppose, sinon je vous propose une explication ci-dessous 😊.

Bref, j’aurais pu prendre une photo d’une de mes bibliothèques vu que j’ai tendance à accumuler les ouvrages de tout type mais j’ai préféré fouiller dans mes archives pour partager une photo de la bibliothèque royale de Belgique, familièrement appelée l’Albertine.

C’est à Philippe Le Bon, duc de Bourgogne que l’on doit notre bibliothèque royale. Bibliophile acharné, il réunit plus de 900 manuscrits, ce qui était énorme pour l’époque. La bibliothèque est installée au Mont des Arts (Bruxelles) dans une imposante édification du 20ème siècle érigée entre 1954 et 1969.  Les collections sont stockées dans une tour de 17 étages dont 6 en sous-sol, 150 km de rayonnage de livres et documents hautement sécurisés pour protéger les 7 millions d’ouvrage du feu mais aussi de l’humidité et des éventuels dégâts dus également aux fluctuations de température.(source)

Elle gère un patrimoine culturel important, acquiert, notamment par dépôt légal, et gère les publications parues en Belgique et celles des auteurs belges parues à l’étranger. (source)

Sur cette photo on ne voit qu’un petit bout de la bibliothèque qui fait partie d’un très bel ensemble souligné par le carillon du Mont des Arts.

Et puis, si vous suivez un peu mes publications, vous savez que j’aime terminer par une note d’humour et je n’ai pas boudé mon plaisir en vous offrant la vidéo ci-dessous tout à fait d’actualité 😉.

Si ce style d’humour vous plaît, courez vite chez Tartie d’où vous ne ressortirez pas morose, c’est promis 😉.

Et bien sûr allez également voir chez Ma les autres illustrations du mot de la semaine.

Je vous souhaite un excellent week-end

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Découverte nature: Het Vinne (B)

Continuant d’explorer mes photos d’archives, je vous emmène aujourd’hui dans un domaine provincial dont le nom  Het Vinne fait référence à un fen (un étang naturel, une tourbière). Ce lieu de détente, balade et observation de la nature est constitué d’une zone de 100 ha asséchée par l’industrie et l’agriculture.

Situation

Jusqu’en 1841, la réserve naturelle provinciale Het Vinne était le seul lac naturel de Flandre. Depuis le Moyen Âge, la tourbe était extraite au bord de l’eau comme combustible et, jusqu’au 19e siècle, la fosse de 4 mètres de profondeur était constamment sous l’eau. Le «lac» se figeait chaque hiver et était ensuite transformé en une véritable foire avec des stands de glace, de boissons et de nourriture. En été, il était possible de pêcher ou de nager, et des bateaux faisaient traverser les visiteurs.(source)

Pour mieux vous rendre compte de la configuration des lieux, je vous propose de regarder le plan ci-dessous.

La balade à laquelle je vous invite a été faite en novembre. C’est un bel endroit où des aménagements permettent d’observer les oiseaux de manière fort agréable.

Selon les endroits, on marche sur la terre ou … sur l’eau 😉 en toute sécurité.

Faites défiler les photos ci-dessous grâce aux flèches blanches.

La bestiole ci-dessous se trouve dans la plaine de jeu à l’entrée du domaine.  Heureusement que j’ai osé l’approcher sans crainte, malgré sa taille exceptionnelle de plus d’un mètre d’envergure, pour découvrir ce beau parc. 😏.

J’espère que vous vous serez bien aérés durant cette balade au bord de l’eau, très très près de la nature.

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Brick a book 370 ✍🏻

C’est fou ce que les lundis reviennent vite! Vous verrez ci-dessous la photo proposée cette fois sur le blog Brick a book et, comme d’habitude, juste en-dessous, le texte qu’elle m’a inspiré.

©wildlittlethingsphoto

J’avais tellement attendu ce moment! La nature ne m’avait pas fait le cadeau d’être mère. Pendant des années, examens médicaux, nombreux spécialistes…de plus en plus spécialisés, traitements novateurs,  essais cliniques,… j’avais tout essayé. Cela tournait à l’obsession.  Tout le monde me disait de ne plus y penser, que ça viendrait tout seul avec le temps mais les mois puis les années ont commencé à s’accumuler tristement.

Ma vie sans enfant n’avait plus de saveur. J’étais stupéfaite quand j’entendais mes amies dire que j’avais bien de la chance d’avoir gardé ma liberté. Elles m’enviaient de ne pas être soumise aux caprices d’un enfant, de ne pas avoir à me prendre la tête pour les décisions importantes à prendre pour lui, etc.

Leurs remarques étaient autant de couteaux remués dans la plaie béante de ma non-maternité. Plus rien n’avait de valeur dans ma vie, désormais inutile à mes yeux. Que je croise une femme enceinte et la peine tombait sur moi comme une chape de plomb, me figeant sur place, foudroyée par le chagrin. 

En désespoir de cause, j’avais accepté d’envisager l’adoption. Le chemin à parcourir pour trouver et remplir les documents administratifs, répondre comme il le fallait, ou comme je pensais qu’il le fallait, à toutes les personnes rencontrées qui me sondaient pour définir si mon envie était réelle et si cet enfant qu’on me ferait peut-être l’honneur de me confier serait bien chez moi…

J’avais envie de hurler que cet enfant deviendrait ma seule raison de vivre, le motif qui me ferait passer, sans sourciller, autant de nuits blanches que nécessaire pour le veiller s’il le souhaitait.

J’avais beau dire que mon célibat m’empêcherait de me disperser vu que tout mon amour serait pour cet enfant, on me faisait la moue en disant qu’on n’était pas trop de deux pour élever un enfant et qu’un amour aussi exclusif l’empêcherait peut-être de s’épanouir.

Après avoir souffert au long de tous les entretiens soi-disant nécessaires, j’avais enfin reçu une approbation à ma demande. 

Le voyage au bout du monde me paru sans fin tant j’avais hâte de serrer enfin ce petit être qui allait devenir mon enfant tout contre moi.

J’avais acheté un porte-bébé dès que j’avais eu les modalités du voyage et l’âge de mon petit, j’avais tellement peur qu’on me le reprenne que je ne voulais plus m’éloigner de lui. J’avais réservé un berceau dans l’avion pour le vol retour, on m’avait dit que c’était mieux pour le bébé. Malgré ça, l’hôtesse de l’air eut toutes les peines du monde à me convaincre d’y déposer ma petite fille, juste à mes côtés.

Quand je sortis de l’avion, ma fille ayant repris sa place tout contre mon corps, j’étais tellement fière qu’il me semblait que j’irradiais.

Ma vie allait enfin pouvoir vraiment commencer!

Et pour voir les autres histoires nées au départ de cette photo, je vous invite à aller voir sur Brick a book.

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Du côté de chez Ma

Comme tous les samedis j’essaye de relever le défi de Ma: illustrer en photo(s) le mot ou le groupe de mots de la semaine. Il s’agit cette fois de « moyen de transport. »

Pendant des années, une grande partie de mon boulot a été de convaincre le plus grand nombre de se déplacer autrement qu’en voiture et surtout autrement que seul dans sa voiture.

C’est justement lors d’un voyage professionnel sur ce thème que j’ai pris la photo ci-dessous. J’ai trouvé très poétique ce monsieur qui déambulait en pleine ville de Karlsrühe (D) avec un moyen de transport pour le moins étonnant à notre époque. Il circulait seul, ne faisait pas partie d’un groupe et n’était pas en représentation… Étonnant non?

On reste dans le surréalisme avec la deuxième image que j’ai choisie et qui est en fait une carte de vœux très orientée transport imaginaire avec une bonne touche d’humour. Normal que j’apprécie 😊 (elle a été conçue par  Gabriel et Posel).

Pour rester dans le sujet,  je vous offre, avec plaisir, cette publicité animée des transports De Lijn, société publique belge responsable de l’exploitation des transports en commun de la Région flamande.

Ensemble c’est mieux, aussi pour se déplacer, une manière aussi de vous rappeler (ou vous apprendre) que la devise de mon pays est « L’union fait la force »  😉

Et bien sûr on file chez Ma voir les propositions des autres participant(e)s avant de passer un très bon week-end 😎.

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Voyage, voyage: Weesp (NL)

Malgré le déconfinement partiel, les frontières restent fermées et les  voyages réels ne sont pas encore pour tout de suite. Pour changer malgré tout de décor, je vous invite à  me suivre virtuellement à la découverte de Weesp.

Weesp est une petite ville historique, située dans la province de Hollande du Nord aux Pays-Bas, au sud-est d’ Amsterdam, sur la rivière Vecht. Elle était autrefois fortifiée et plusieurs des bastions, douves et forts subsistent encore.(source)

Vous pourrez mieux situer cette ville sur la carte ci-dessous. Elle est délimitée par le trait rouge. Vous pouvez voir qu’elle est assez proche de Naarden que je vous ai fait visiter en février dernier et qui fait également partie de la ligne de défense d’Amsterdam.

Deux moulins encore en bon état

Le montage de mes photos de cet endroit charmant peut être vu en cliquant juste

J’espère vous avoir donné envie de voir cette région magnifique et si proche.

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Brick a book ✍🏻

Alexandra du blog Brick a book nous propose de reprendre les habitudes d’avant Covid 19. En ce qui me concerne, ça ne change guère puisque j’ai continuer à piocher sur son blog de quoi publier le lundi 😉 .

Cette fois c’est la photo ci-dessous qui doit servir de déclencheur d’écriture. Vous trouverez, comme d’habitude, les mots qu’elles m’a inspirés juste en dessous.

©timmarshall

C’est vrai qu’il n’était pas tout à fait « beau comme un coeur », ou alors un coeur qui avait vécu, souffert, qui était un peu cabossé, comme dans la vraie vie quoi…

Je ne sais plus lequel d’entre nous avait eu l’idée de départ: montrer à Léo qu’on tenait son coeur dans nos mains et que s’il nous quittait, comme il en avait émis le souhait, il nous laisserait les mains vides.

Nous aurions pu, comme tant d’autres, former des cœurs avec nos doigts recourbés mais nous avions voulu inscrire notre message à même notre peau. On dit de certains qu’ils ont la musique dans la peau, nous ce serait son coeur que nous aurions.

Nous ne nous étions jamais séparés très longtemps depuis que nous formions une joyeuse bande d’étudiants à la fac. « Les inséparables » on nous appelait 🙂. Nous avions commencé ensemble dans la vie professionnelle et nous retrouvions régulièrement pour de joyeuses soirées où nous continuions, comme avant, à refaire le monde. Au fil des années, nous nous étions tous mariés sauf lui. Il disait qu’il attendait le grand amour pour sauter le pas et, en attendant, il supportait nos railleries avec le sourire.

Jusqu’au jour il « la » rencontra. Il en était sûr cette fois, c’était La femme de sa vie, sans aucun doute possible. Il nous la présenta, nous l’adoptâmes directement et elle se fondit dans notre groupe.

Elle était australienne et, depuis quelques mois, elle se languissait de sa terre d’origine et de sa famille.

Nous rigolions en lui disant d’aller dans un parc animalier voir des koalas et des kangourous pour se consoler mais nos vannes la faisaient de moins en moins rire. 

Pour Léo, la question ne se posait même pas, si elle  voulait « rentrer au pays », il la suivrait. Normal, il l’aurait suivie au bout du monde si elle l’avait voulu…

Nous avions organisé cette cérémonie d’au revoir en nous promettant de nous retrouver ici ou là-bas.

Et ce coeur qui exprimait nos sentiments pour eux nous l’avions voulu comme un signe fort mais en même temps nous avions bien pris soin de choisir une peinture qui disparaîtrait facilement à l’eau afin de le libérer, de les libérer, de tout notre coeur, tout en rendant nos mains libres de les retenir encore un peu avec nous, pour le plaisir.

Comme d’habitude, je vous conseille d’aller lire, sur le blog Brick  a book,  les autres textes nés de cette photo.

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