L’agenda ironique de septembre 2022 ✍🏻

L’agenda ironique de ce mois de septembre automnal de 2022 est hébergé par Mijoroy et, en gros, on doit raconter une première fois en utilisant des termes culinaires.

Est-ce la pluie qui tombe sans discontinuer ou l’arivée des premiers frimas, je l’ignore mais l’inspiration s’est fait la malle pour cet exercice, elle a dû partir au soleil. Ça arrive, rarement, mais ça arrive…

Finalement, j’ai choisi comme déclencheur de regrouper un maximum d’expressions culinaires, de les placer dans un shaker et de voir ce qu’il en sortirait comme cocktail. Et bien sûr c’était une première fois 😉.

Voici le résultat:

La vie professionnelle, c’est pas de la tarte !

Elle trainait tellement de casseroles qu’elle angoissait à l’idée d’encore mettre les pieds dans le plat en participant au banquet de fin d’année organisé par la direction.

Elle redoutait, si quelqu’un lui faisait une remarque sur l’année écoulée, de ne pas pouvoir se contrôler et de créer directement une tempête dans un verre d’eau comme on le lui avait souvent reproché.

Il faut dire qu’à la dernière réunion de service, son collègue n’y avait pas été avec le dos de la cuillère ! C’est vrai que Damien n’était pas réputé pour avoir inventé le fil à couper le beurre mais quand même lui balancer ainsi tous les problèmes qu’elle avait engendrés depuis six mois ce n’était pas très diplomatique et ça lui était bien resté sur l’estomac depuis.

Bon, c’est vrai qu’elle était un peu soupe au lait et qu’on ne peut pas dire qu’avant ce malheureux épisode ils étaient copains comme cochons mais elle avait quand même de la bouteille alors que lui en était encore à souvent pédaler dans la semoule !

En fait, depuis qu’elle avait commis une énorme erreur dans les comptes en vérifiant les recettes de la société, elle avait largement mis les bouchées doubles pour tenter de faire oublier cette faute professionnelle inadmissible aux yeux du chef-comptable et de la direction. On lui avait même reproché d’avoir voulu piquer dans la caisse pour mettre du beurre dans ses épinards. Tout ça pour une simple erreur de virgule dans une addition…

Bref, elle en était là de ses réflexions qui la mettaient plutôt mal à l’aise quand elle s’assit à table près de ses collègues. Le menu choisi cette année était essentiellement à base de crustacés. Ce n’était pas du tout sa tasse de thé mais elle allait faire front, sans faiblir pensait-elle.

Enfin ça c’était avant que l’assiette d’écrevisses non décortiquées soit posée devant elle. Elle était littéralement obnubilée par ces cinq paires de petits yeux marrons qui la fixaient avec insistance.

Elle avait chaud, commençait à suer à grosses gouttes et à jeter des regards affolés autour d’elle. Elle ne se sentait vraiment pas dans son assiette et était même à deux doigts de tomber dans les pommes. Comment diable attaquait-on ce genre de bestiole ? Etaient-elles bien mortes au moins ? Il lui avait semblé voir bouger une antenne ou était-ce une patte ? Beark, elle ne se sentait pas capable de décortiquer et encore moins d’avaler ça. Il lui fallait limiter la durée du supplice.

Réprimant un haut le cœur, elle se força pourtant à empoigner une écrevisse et à l’avaler entière, la tête bien haute, carapace comprise. Les conversations s’arrêtèrent instantanément. C’est sûr que dès qu’elle quitterait la table ils allaient encore casser du sucre sur son dos.

Elle était maintenant rouge comme une tomate d’une part par la honte de ce qu’elle venait de faire mais aussi parce que, convaincue que l’écrevisse vivante remontait dans son tube digestif, elle suffoquait d’horreur.

Les secouristes de la boîte l’entraînèrent à l’écart pour s’occuper d’elle. Et, dès qu’elle fut remise sur pied, elle s’enfuit cacher sa honte au fond de son lit, pleurant toutes les larmes de son corps en redoutant les moqueries qui ne manqueraient pas de fuser à son retour au boulot le lundi suivant…

Pour lire les premières fois des autres participant(e)s, allez vite chez Mijoroy et, si vous voulez participer vous-même, sachez que c’est le 28 septembre à minuit la date limite de proposition de texte.

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Balade à Rossignol (B)

Je vous invite à nouveau en Gaume,  région à l’extrême sud de la Belgique, déjà évoquée précédemment.

La région est marquée par des faits de sinistre mémoire: le 22 août 1914, aux premiers jours du premier conflit mondial, les troupes coloniales françaises rencontrèrent les troupes d’infanterie allemande dans une terrible bataille qui laissa sur le terrain plus ou moins 3.000 morts des deux camps.(Source)

L’ambiance actuelle étant un peu morose, j’ai préféré vous inviter à me suivre dans un lieu de sérénité et de paix.

C’est dans le parc du château de ce petit village belge de moins de 800 habitants, au doux nom de Rossignol, qu’a été créé le Sentier des plumes…logique 😉.

Une fois que cette porte nous a donné des ailes, nous découvrons quelques oeuvres blotties dans le bois le long du sentier.

Je n’ai pas les noms de tous les artistes malheureusement, j’ai indiqué ceux que j’ai pu trouver.

J’ai apprécié également la réalisation de cet insecte géant…

Et, une fois n’est pas coutume, j’aimerais vous faire découvrir, ou vous rappeler, cette fable d’à propos dont on utilise parfois la morale sans connaître son origine 😉.

La prochaine fois, je vous emmènerai dans ma commne pour un évènement un peu spécial qui a eu lieu hier 😉.

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Du côté de chez Ma

C’est samedi et on joue avec Ma en essayant d’illustrer par une photo personnelle non trafiquée le thème du jour.

Il s’agit cette fois de “quand il pleut“.

Encore une fois ce thème me pose problème parce que je prends très peu de photos quand il pleut. J’ai donc fait appel à mes archives.

Je dis donc merci à Google photos qui m’a permis de trouver dans ma photothèque une photo prise sous la pluie. C’était à Burano et il avait plu toute la journée mais j’aime bien le contraste avec les couleurs des maisons qui rendent l’ensemble moins gris.

Avant un week-end, que j’espère pas trop pluvieux, je vous invite à passer chez Ma voir comment c’est ailleurs quand il pleut.

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Balade artistique en Gaume (B)

La Gaume est une sous-région de la Wallonie en Belgique, dans l’extrême Sud de la province de Luxembourg, à la frontière franco-belge.

On ne quitte pas encore tout à fait la région puisque à un peu plus de 20 km de Montmédy se trouve la petite Provence belge où j’ai passé quelques jours et, un peu plus au nord, le site de Montauban-Buzenol où j’ai vu une oeuvre qui en a interloqué plus d’un(e) quand j’ai partagé cette photo.

Cette oeuvre se trouve sur le site classé de Montauban-sous-Buzenol où des expositions et des interventions artistiques, en intérieur ou en extérieur, sont programmées par le Centre d’Art Contemporain du Luxembourg Belge (CACLB) installé dans l’espace René Greisch.

Voici les informations et la fiche que j’ai obtenues du CACLB: “Créée sur place en 2018, à partir de branches ramassées dans les bois avoisinants, elle était initialement installée à côté des halles à charbon et a été déplacée en 2020 dans la zone située le long de la route“.

Ce n’est évidemment pas la seule curiosité du site où se mélangent vestiges du passé et oeuvres contemporaines à commencer par l’espace René Greisch (architecte belge ayant participé aux calculs du viaduc de Millau dont je vous ai déjà parlé ici).

Ces conteneurs rappellent le passé industriel du site tout en étant très contemporains et  cette photo, due à J.-P. Ruelle, vous montre bien le style du bâtiment.

L’intérieur accueille diverses expositions. Par exemple, ces colonnes d’ardoises superposées séparées par de petits intervales ont été créées par Anne-Marie Klenes et appelées Résonnances.

A l’extérieur, dans les ruines de l’ancienne halle au charbon, on trouve des paraboles acoustiques en acier de 2,5 m de diamètre également d’Anne-Marie Klénès. Grâce aux calculs de l’ULiège, chaque miroir parabolique a la capacité de servir d’émetteur et de reflecteur d’ondes sonores, faibles murmures des visiteurs par exemple… Nous avons essayé, c’est impressionnant!

Et quand on prend un peu de hauteur dans le bois en vis-à-vis, on découvre un lieu archéologique fort intéressant ainsi qu’un musée lapidaire implanté en pleine forêt et accessible à tout le monde gratuitement.

Par exemple, cette pièce (108 x 42 cm) en calcaire à grains fins, datée vers 180-185, représentant des griffons qui illustrent un thème très fréquent dans l’art funéraire.

Voilà, mon partage s’arrête ici et j’espère vous avoir fait découvrir un endroit étonnant niché dans la nature et qui nous offre généreusement de fort belles choses du passé et du présent.

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Au pays de Montmédy (F), 2ème partie

La citadelle de Montmédy est un ouvrage militaire construit sous les ordres de Charles Quint (1545), remanié au 17ème siècle par Vauban et puis par Séré de Rivières qui y aménagea de nombreuses casemates militaires. A notre époque, ces casemates accuellent des artistes qui y ont installé leurs ateliers-galeries.

La garnison de la citadelle étant restée fidèle à Louis XVI, c’est cette destination qu’il choisira lors de sa fuite de Paris. Ils seront arrêtés, son épouse Marie-Antoinette et lui, à une cinquantaine de kilomètres de Montmédy à Varennes-en-Argonne.

Pour découvrir l’histoire de la citadelle, je vous invite à lire ceci.

Je vais bien sûr partager mes propres photos de la citadelle et du Sentier des songes qui parcourt les glacis alentour des fortfications mais j’ai trouvé ce site (en anglais) qui propose pas mal de vues assez intéressantes de l’endroit.

Pour voir mes quelques photos, cliquez

La Meuse est à coup sûr un département qui a de nombreuses richesses à nous offrir. Il est dommage qu’elles soient si peu connues je trouve.

En tout cas, comme c’est juste de l’autre côté de la frontière franco-belge, je pense que nous y retournerons pour d’autres découvertes …

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Du côté de chez Ma

Encore un thème qui me pose problème ce samedi pour Ma qui nous demande d’illustrer “auto-portrait”.

Heureusement que dans un récent article, et sans le vouloir, je me suis  photographiée ainsi que me l’a fait remarquer Géhèm 😉.

C’est donc cette photo que je vous propose aujourd’hui.

Oui je sais, on ne voit pas bien mais c’est justement pour ça que j’ai choisi cette photo voyons 😁.

Si vous voulez-voir les auto-portraits des autres participant(e)s au projet, courrez vite chez  Ma.

Je vous souhaite un excellent week-end même si par endroit il prendra déjà des allures automnales.

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Quand je sers de relais pour l’agenda ironique

Comme mon ami Donald a pris goût à notre petit challenge mensuel d’écriture, je me fais à nouveau un plaisir d’héberger son texte pour l’AI de septembre proposé par Mijoroy.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Le vilain petit cochon

par Donald Bilodeau

Jean-Pierre ne veut surtout pas faire chou blanc, comme ce fut le cas la dernière fois avec Doris, elle qui avait fondu comme beurre au soleil. Cela avait frôlé la catastrophe et c’est là un épisode qu’il veut oublier à tout jamais. À présent, avec Lucie, sa toute nouvelle rencontre sur internet, il désire que tout soit parfait. Pas question de faire de la bouillie pour les chats. Et même s’il est fauché comme les blés, cet homme au cœur d’artichaut se démène toute la journée pour préparer un inoubliable festin pour celle qui arrivera à 19 heures pile, tel que convenu. Mais il y a anguille sous roche et, de toute évidence, il est sur les charbons ardents. Le vilain petit cochon.

Lui qui chante comme une casserole n’oublie pourtant pas de penser à la musique. Cinq CD dans le lecteur, presque six heures de concert : une goutte de lounge, une pincée de jazz, un soupçon de franco, le tout saupoudré de baroque, Bach et Vivaldi parmi tant d’autres. Il dresse une table exquise, recouverte d’argenterie et de fine porcelaine, le tout déposé sur la riche dentelle de la nappe. Le vin blanc, un Sancerre, est de grand cru. Au menu, une entrée de crevettes, mangues et avocats, puis comme plat de résistance, un carré de porc mariné dans du vermouth italien et déposé sur une couche de fenouil frais, et comme accompagnement, une purée de carottes et de navets blancs entourée de quelques asperges, grandes et minces, comme Lucie, selon les photos du site de rencontres. En somme, il met les bouchées doubles pour ne faire d’elle qu’une bouchée. Le vilain petit cochon.

À l’heure prévue, la belle dame arrive. C’est bien, elle ne lui a pas posé un lapin. Réellement grande et mince, sculpturale, la voix chaude et basse, elle est souriante et semble frondeuse, avoir du caractère. Elle porte autour du cou un joli foulard de soie. Elle est sans doute un peu trop maquillée pour l’occasion, mais il ne s’en formalise pas. Peut-être même qu’il ne remarque pas ce genre de détails, tout simplement. Aussitôt après lui avoir ouvert la porte, Jean-Pierre, qui se prend une châtaigne devant tant de beauté, l’installe au salon et va verser les apéritifs. La lumière de la pièce est tamisée et l’endroit inspire la sérénité. L’homme rapplique avec deux coupes de kir royal. Il trinque avec elle. Elle est novice dans ce domaine, car c’est la première fois qu’elle goûte à ce surprenant mariage d’un champagne sec et pétillant avec la crème de cassis rouge et sucrée. Une gorgée, puis une deuxième, une troisième, une quatrième… Ouf ! Un vrai délice ! se dit-elle en son for intérieur, heureuse de cette délectable découverte. Cet élixir mérite bien son titre de royal. Elle commence à avoir chaud et, discrètement, elle ouvre sa blouse en dégageant le premier bouton, sans déplacer son foulard de soie. Mais malgré l’ambiance chaleureuse, Lucie est mi-figue, mi-raisin face à son hôte. Il ne s’en rend pas compte, mais une crainte nait dans ses beaux yeux fardés. En effet, elle le trouve un peu pressé et trop entreprenant. Elle n’est pas certaine qu’il ait tout compris. Le vilain petit cochon.

Tout de même, le premier kir terminé et le deuxième fraîchement versé, l’alcool commence déjà à arrondir les angles, à mettre de l’intimité dans les voix. La mayonnaise prend, bref tout baigne dans l’huile. Puis vient le moment de passer à table afin de débuter le repas. Jean-Pierre se rend dans la cuisine et s’y attarde quelques minutes avant de réapparaître dans la salle à dîner avec les deux verrines contenant l’entrée de tartare de crevettes nordiques, une entrée tout en fraîcheur qui semble vraiment appétissante. Mais avant de commencer à manger, Lucie demande au maître de la maison la direction pour se rendre à la salle de bain. Elle veut, lui dit-elle, se laver les mains et se rafraîchir un peu. Il sourit en osant penser que, plus tard dans la soirée, elle passera sûrement de la salle à dîner à la salle de bain et, ensuite, de la salle de bain à la chambre à coucher. Le vilain petit cochon.

Pendant qu’elle s’exécute, une idée folle passe par la tête du vilain petit cochon. Alors qu’il voit le sac à main de son invitée posé sur la chaise, il s’en approche, l’ouvre et se met à fouiller dedans, sans vergogne. Pourquoi donc recevoir cette femme chez lui si, au départ, il ne lui fait pas confiance ? En une fraction de seconde, il se pose lui-même la question, mais il n’a ni l’envie ni le temps d’y répondre. Il se trouve presque ridicule d’agir de la sorte et devient sur-le-champ rouge comme une tomate, mais sa peur d’être pris pour un jambon est plus forte que sa raison. Tout à coup, il aperçoit le permis de conduire de la dame glissé dans l’une des pochettes du sac. Il le prend et le regarde, et comprend bien qu’il vient de se faire rouler dans la farine. Il se trouve que cette « elle » s’avère en réalité être un « il » ! Nom inscrit : Vallières, Luc, sexe : M. Sa respiration devient ardue, il est trop tard, c’est la panique totale. Il a dû se tromper de section lors de sa recherche de l’âme sœur sur le site de rencontres, il n’y voit pas d’autre explication possible. Et c’est ainsi que le souper romantique du pauvre bougre s’est terminé en queue de poisson ! Comme quoi les gamins pressés ratent parfois le dessert. Maintenant, le voilà bien pris dans la mélasse, le vilain petit cochon.

*****

Voilà, j’espère que vous aurez pris autant de plaisir que moi à découvrir l’histoire de ce vilain petit cochon.

Je vous reviendrai prochainement avec mon propre texte si toutefois l’inspiration daigne me visiter…

Et c’est l’occasion pour moi de me poser une question sur la longueur des textes à proposer pour l’agenda ironique. J’ai lu un règlement, qui date d’il y a quelques années, qui préconisait de la concision, le texte ne devant pas dépasser 800 mots. De nos jours on a des textes de longueurs et de styles très variables.(Pour info, le texte de Donald comporte 943 mots). 

Quelqu’un, parmi les habitués, sait-il s’il existe encore un règlement ou si chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît (air connu 😊)?

Et si la liberté totale est de mise, alors continuons sans contrainte, considérez que je partageais juste ma réflexion 😉

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Au pays de Montmédy (F), 1ère partie

Au pays de Montmédy, nous avons visité deux endroits intéressants: la basilique d’Avioth et la citadelle de Montmédy quelques kilomètres plus loin.

A deux pas de l’abbaye d’Orval mais en France, se trouve la basilique d’Avioth dite “basilique des champs”  (41 m de long et 18 m de haut sous les voûtes).

Il faut dire que le village est assez petit et qu’il est étonnant d’y découvrir une basilique de style gothique du 14ème siècle  classée monument historique.

Son développement serait dû à la découverte d’une mystérieuse statue de la vierge. La légende réconte que cette statue a été déplacée par les villageois mais qu’elle serait revenue  mystérieusement à la même place. C’est ce qui aurait incité les fidèles à construire une église à cet endroit.

Le pape Jean-Paul II l’a élevée au rang de basilique en 1993.

Une des versions de la légende raconte que le bailli chargé de la construction vendit son âme au diable afin que l’église soit construite rapidement. Satan mit au travail tous ses diablotins censés terminer le travail avant le premier chant du coq. Un de ces petits diables travaillait tellement bien qu’il faisait de l’ombre à Satan qui le chassa…
Pour terminer la construction de l’église, il manquait une seule pierre que le diable partit chercher lui-même mais il s’attarda en chemin à faire la fête. L’épouse du bailli, mise au courant du pacte diabolique, prit une torche et fit le tour du village afin de réveiller tous les coq qui se mirent à chanter de concert. Le diable comprit qu’il avait perdu l’âme du bailli et ordonna aux diablotins de détruire l’édifice. Celui-ci était tellement solide qu’il résista!

C’est peut-être bien ce diablotin qui trône fièrement sur un toit proche de la basilique 😉.

A la place du simple oratoire élevé à l’endroit de la découverte de la statue on a construit un chef d’oeuvre gothique flamboyant.

Au début du 14e siècle, lorsque la statue de Notre-Dame d’Avioth put entrer dans son église, une autre statue de la Vierge prit sa place pour recevoir, en son nom, les offrandes des pèlerins. On appela cette statue : la Vierge Recevresse. Avec le temps, le nom de Recevresse fut donné au monument. Ainsi, depuis huit siècles, la Basilique d’Avioth a été construite et entretenue grâce à des dons et à des offrandes. C’est encore le cas aujourd’hui.

« La Recevresse » est un monument unique au monde et sa reproduction, grandeur nature, se trouve au musée des monuments français à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris.(Source)

J’ajoute encore que, comme cette église contient un sanctuaire à répit, elle était très fréquentée par les croyants de l’époque. Un pélerinage a encore lieu de nos jours chaque année le 16 juillet.

Si vous voulez voir mes photos d’Avioth, c’est

Je vous raconterai prochainement ma balade dans la citadelle de Montmédy.

A bientôt ://niceday//:

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Du côté de chez Ma

Comme chaque samedi je joue avec Ma en illustrant le thème proposé.

Et comme souvent quand le thème est très ouvert j’ai sèché avant de me décider.

Le thème de cette semaine est “Chacun fait ce qu’il lui plaît“.

Je me suis souvenue d’une photo prise récemment en Gaume où manifestement l’artiste s’est fait plaisir: on ne sait pas ce que c’est, ça ne sert à rien si ce n’est à décorer le bord de la route mais j’ai aimé cette forme biscornue puisque je l’ai photographiée et comme je ne savais dans quel article la placer j’ai saisi l’occasion de faire ce qu’il me plaisait 😉.

Je me demande bien ce qu’auront proposé les autres participant(e)s au défi de Ma, on va avoir de belles surprises j’espère.

Quoi qu’il en soit je vous souhaite un excellent week-end 😊.

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L’agenda ironique: les résultats d’août et les consignes de septembre

L’agenda ironique du mois dernier est à présent terminé complètement puisque les résultats des votes sont clôturés chez l’Ornithorinque qui nous dit ceci (mais qui nous dit aussi que ce lien s’autodétruira bientôt 🤔 et qu’il vaut mieux se référer à celui-ci):

Le résultat des votes pour l’AI d’août 2022

Report du résultat des votes comptabilisés (8 votants, dont moi).

1 : https://marie-josee-roy.esprit-livre.school/bad-trip-to-mars/ (10 points, 6 votes)

2 : https://filigrane1234.blogspot.com/2022/08/agenda-ironique-trip-to-mars.html (8 points, 4 votes)

3 : un trio à égalité, chacun avec 5 points répartis sur 2 votes : Donald*, Lyssamara et Carnets Paresseux.

Trio suivi de tous les autres dans un désordre martien – mais charmant !

*via le blog de Photonannie

Mijoroy a été plébiscitée pour organiser l’AI de septembre et voici un résumé de ses souhaits:

  • des expressions culinaires
  • raconter une “première fois” d’une gorgée, d’une lampée, d’une bouchée, d’un effluve ou d’un fumet ou d’une morsure (j’avoue que ce dernier point me laisse perplexe…). 

Je vous conseille de consulter la totalité de son message sur son site pour avoir un aperçu précis de ce qu’elle attend de nous 😉.

A vos claviers pour nous mettre l’eau à la bouche en ce mois de rentrée 😋.

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