Brick a book 396 ✍🏻 et Journée des droits des femmes

Après cette pause de 2 semaines, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo et nous rappelle les consignes: 

Le but est d’écrire un texte court (pas plus d’une page Word). Vous pouvez, si vous le souhaitez, tenter d’écrire, semaine après semaine, une histoire dont les péripéties se suivraient, ou bien écrire des textes sans rapport évident entre eux (même si bien souvent on traite des mêmes thèmes d’un texte à l’autre.)

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©Elle Kennedy

J’étais bien, entourée par la nature. Je venais de marcher pendant des heures et des heures, seule et d’un pas rageur et là c’était en quelque sorte le calme après la tempête.

J’avais pris la porte après une dispute plus violente que d’habitude. J’avais juste attrapé mon sac à dos, y avais enfoui de quoi grignoter et m’hydrater et j’étais partie au hasard, sans carte ni projet particulier.

Au début je frappais fort le sol avec mes bottines de marche. “Tap, tap, tap,…” On m’entendait venir de loin le long de la route macadamisée. Puis j’avais quitté la Nationale et m’étais enfoncée dans les terres. Peu à peu mon pas était devenu plus léger au fur et à mesure que mes épaules se décrispaient et que j’oubliais  mon énervement.

Les oiseaux chantaient autour de moi, des fleurs sauvages partageaient généreusement leurs parfums, les abeilles butinaient en bourdonnant et je me sentais en harmonie avec cette nature si belle et dont j’avais été privée tout au long de l’hiver.

Me posant sur l’herbe, je commençai à réfléchir à ce qui m’avait poussée à fuir la maison. Le motif de la dispute devenait moins grave dans mon souvenir et en m’allongeant  j’étais déjà presque complètement apaisée.

Je m’endormis et c’est le passage d’un gros nuage qui m’éveilla sur un frisson. J’avais le visage en feu ayant négligé de le protéger du soleil. 

Bon, le plus dur restait à faire: rentrer dignement chez moi, la tête haute et vu sa couleur c’était pas gagné! 

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

Et puis je ne voudrais pas passer ce 8 mars sans souligner la Journée des droits des femmes et vous offrir deux chansons qui me parlent en espérant qu’elles vous toucheront aussi😊 .

L’une est chantée par un homme et l’autre par une femme (qui nous a quittés récemment), comme ça c’est l’équilibre total 😉.

Si vous me connaissez un peu, vous savez que je n’aime pas faire l’impasse sur l’humour et je sais que ceux qui me suivent n’en manquent pas 😄.

@BelgaImage

Plus sérieusement quelques éléments de réponse sur la différence de traitement homme-femme au travail se trouvent ici si ça vous intéresse.

Bonne journée à toutes et tous.

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Du côté de chez Ma

Comme chaque semaine j’essaye de relever le défi de Ma en illustrant à l’aide d’une photo personnelle le mot ou groupe de mot proposé.

Ce samedi il s’agit de

“un petit peu de…”

Comme le sujet laisse le champ libre j’ai choisi de partager la photo d’une maison située près de chez moi et dont la façade graphique  a attiré récemment mon regard.

Je trouve ça très sympa d’avoir choisi des tentures qui mettent un petit peu de couleurs sur cette façade en noir et blanc. Ça m’a fait un peu penser au style de Piet Mondrian que j’aime beaucoup (que j’avais évoqué ici).

Je suis certaine qu’aujourd’hui il y aura beaucoup de variété dans les propositions des participant(e)s au défi et je vous invite à allez vérifier vous-même chez Ma avant de passer un bon week-end 😊.

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Balade à Palenge (B)

Aujourd’hui j’ai envie de partager le beau temps pour vous emmener dans les campagnes de mon beau pays en suivant cet itinéraire de la Maison du Tourisme Famenne-Ardenne.

Nous partons donc du côté de Durbuy dont je vous ai déjà parlé et nous commençons notre balade à l’église du village. Cette église, en pierre calcaire, est consacrée à Notre-Dame de la Visitation et est  précédée d’une grotte artificielle dédiée à Notre-Dame de Lourdes.

Avant de monter vers l’église, on peut faire un petit crochet afin de voir une statue de femme langoureusement allongée sur un rocher. Elle a été réalisée lors du symposium de sculptures de Durbuy par Manon Huguenin  et s’appelle “Ambivalence”. 

Si ça vous intéresse, vous trouverez des détails sur ce site dont je vous propose un extrait ci-dessous

En poursuivant notre chemin, nous passons devant la petite chapelle consacrée à Sainte-Thérèse de Lisieux et nous profitons d’une belle vue sur l’arrière de l’église.

Un peu plus loin, nous arrivons devant une des nombreuses fermes du hameau, la ferme en carré dite du Mérou (18ème siècle). Elle est construite également en pierre calcaire comme de nombreux bâtiments de la région. Cette ferme a été en partie aménagée en gîte et peut accueillir jusqu’à 32 personnes…hors pandémie.

Le ciel est bleu, le soleil nous accompagne et la balade au grand air est vraiment agréable, loin du bruit et de la pollution des villes.

En poursuivant notre chemin nous découvrons une maison encore plus ancienne que la ferme, la Maison Théate qui date du 17ème siècle.

Ayant terminé notre balade en boucle, nous revenons vers l’église et, à proximité, nous voyons cette gouttière rigolote bien plus grande, plus utile et moins connue que le célèbre Manneken-Pis bruxellois 😊.

J’ai un peu regretté qu’il ne pleuve pas pour voir couler l’eau mais  le grand soleil, tellement agréable en cette fin d’hiver, m’a vite consolée…

Cette balade date de la semaine passée et, depuis aujourd’hui, l’hiver s’est chargé de nous rappeler que c’était encore lui qui allait régner pour quelque temps encore 😦.

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D’où vient le vent

Il y a bien longtemps que je ne vous ai plus entraînés sur les toits.

Comme Brick a book est en pause encore ce lundi j’ai décidé de vous faire lever les yeux sur ma dernière récolte de girouettes et autres garnitures de toits: la tête au faîte en quelque sorte (à ne pas confondre avec la tête à la fête 😉) . Pas d’excuses, vous ne risquez pas d’avoir le vertige, je vous livre les photos à hauteur des yeux.

Bonne journée 😊

Pour celles et ceux qui ont suivi les aventures  de dragons dans le cadre de l’Agenda Ironique, les votes sont à consulter ici

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Du côté de chez Ma

Ce samedi, Ma nous propose d’illustrer par une photo personnelle le thème “boisson chaude“.

Quand il fait froid, rien de plus revigorant qu’un café alcoolisé. Celui que je vous propose est servi dans un café de la petite ville allemande de Rüdesheim am Rhein.

Il s’agit d’une boisson alcoolisée au café inventée en 1957 par le chef de la télévision allemande, Hans Karl Adam.

À Rüdesheim, on utilise une tasse spécialement conçue dans laquelle on verse du brandy local Asbach Uralt et du sucre en morceaux. Le brandy est flambé et agité pendant une minute jusqu’à ce que le sucre se dissolve. On verse ensuite du café fort puis une garniture de crème fouettée épaisse sucrée avec du sucre vanillé. Des flocons de chocolat sont dispersés sur la crème comme garniture.

Comme sur la carte ci-dessus, on peut bien sûr accompagner cela de gaufres chaudes ou d’un savoureux “apfelstudel” mais ça c’est juste si on ne surveille pas trop sa ligne 😋.

Comme chaque samedi, je vous invite chez Ma découvrir toutes les boissons chaudes proposées et je vous souhaite un agréable week-end 😊.

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L’agenda ironique: le moment du vote

Je vous invite à vous rendre chez Frog qui organisait cet exercice pour le mois de février.

Vous pourrez y découvrir tous les textes participants et aussi, surtout!, voter pour votre texte préféré 👍. Attention, la date limite pour exprimer votre préférence est le 27 février, ne tardez pas…

Je vous souhaite une bonne lecture et une bonne journée 😊.

 

PS: pour rappel le texte que j’ai proposé se trouve ici 😉

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Balade à Clermont-sur-Berwinne (B)

On se doute que l’hiver n’a pas dit son dernier mot mais, comme on dit, ce qui est pris est pris et les températures dignes d’un très beau printemps que nous connaissons depuis quelques jours invitent à la promenade dans différents coins de notre beau pays.

Aujourd’hui je vous invite à découvrir un village classé parmi les plus beaux villages de Wallonie, il est situé en Pays de Herve, sur la Berwinne et il s’agit de Clermont-sur-Berwinne.

Vue sur le village depuis le Pré Desonay où se trouvait antan le premier château

Ce village, dont l’existence est prouvée depuis 1230, deviendra très vite une seigneurie de type médiéval.

Notre balade commence sur la place de la Halle où ce que nous remarquons en premier est l’hôtel de ville si particulier. 

On dit souvent que “les Clermontois se marient sur la rue” parce que l’hôtel de ville d’origine enjambait déjà la chaussée. Cette particularité a été maintenue lors de la reconstruction en 1888. C’est à ce moment qu’a été ajoutée la tour en poivrière. 

De face
De profil

En face de l’hôtel de ville se trouve l’église Saint-Jacques le Majeur (17ème siècle).  Implantée en hauteur, elle domine le village auquel elle semble tourner le dos en raison de l’absence de parvis et de l’entrée latérale.

A partir du 17ème siècle, les constructions en bois ont progressivement laissé la place à des construction en pierre de style Renaissance Mosane. C’est le cas de la  Maison Pirenne située à droite de l’église.

Juste à côté de l’église, se trouve logiquement la maison du curé. On y découvre un chronogramme gravé sur les pierres de taille qui entourent l’entrée.

D’autres photos prises à proximité:

Ci-dessus on voit “le bac” ou “fontaine Saint-Jean” qui a servi de lavoir pendant plusieurs siècles. Les habitants du village viennent encore parfois s’y approvisionner en eau. Cette source servait surtout à alimenter le ruisseau qui faisait tourner le moulin du seigneur. Elle ravitaillait également les douves du premier château disparu de nos jours.

C’est ici que nous quittons Clermont sur une dernière vue prise d’un peu plus haut au retour de la promenade à travers champs.

Je vous souhaite une très bonne journée.

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L’agenda ironique de février

En cette fin février, c’est Frog qui pilote l’agenda ironique du mois.

Voici les consignes à suivre telles que je les ai comprises mais le mieux est d’aller voir directement chez ( Frog 😉 )

  • nous endosserons cette fois la peau d’un dragon
  • un objet attire notre convoitise mais un importun nous empêche de nous en emparer
  • nous devons nous débarrasser de cet importun mais sans recourir à cette vilaine habitude de cracher du feu
  • pour corser un peu les choses, nous glisserons dans notre texte les 3 mots suivants: baragouin, buffle et méphitique (dont, je dois bien l’avouer, je ne fais pas un usage quotidien).

Ceci étant dit, je vous propose le texte que j’ai  rédigé dans ce cadre. Comme je publie à la dernière seconde ou presque, vous ne devrez pas attendre longtemps avant d’aller voter, sur le blog de Frog, pour votre texte préféré avant le 27 /2/2021.

Esdragon

Dès sa naissance, sa maman avait directement su qu’il ne ressemblerait jamais à ses autres enfants. Quand l’œuf avait éclos et qu’elle s’était précipitée pour renifler son nouveau-né avec son vieux nez à elle qui en avait senti bien d’autres, elle avait fait une vilaine grimace.

Ce bébé-là sentait la verdure ! En secret elle décida de le baptiser Esdragon mais n’en dit rien aux autres mamans de la communauté. Pour cacher cette particularité, elle enveloppa Esdragon et s’en alla bien vite le rouler dans les marécages afin qu’il dégage, comme les autres une odeur moins fraîche, plus nauséabonde, en un mot méphitique.

En plus d’avoir une odeur différente, on ne comprenait jamais rien de ce qu’il disait. Il susurrait des sons et tous tendaient l’oreille sans savoir si c’étaient des sons suaves ou si ses récits s’inspiraient des sagas sataniques islandaises mais il semblait souffler dès qu’il ouvrait la gueule. Tsssssss !

Bref Esdragon s’était, dès sa plus tendre enfance, retrouvé au ban du régiment des dragons. Pauvre de lui…

Il était par la force des choses devenu très solitaire et un jour qu’il errait sans but il vit un drôle d’animal errer dans la forêt.

On aurait dit un bison mais à l’école des dragons le maître avait dit qu’ils avaient disparu de la surface de la terre. Il s’approcha un peu plus, sortit de sous son aile le téléphone portable offert par sa maman pour lui faire un peu oublier son isolement, le prit en photo, lança la recherche sur Gougueulededragon et lut « buffle d’Afrique ».

L’animal avait l’air placide et, en s’approchant, Esdragon vit sur son épaule un petit être minuscule joliment étendu au soleil. Sa maman lui disait tellement souvent qu’il rêvait de coquecigrues qu’ il se frotta les yeux avant d’oser parler.

    • Ssssalut ! T’es qui toi ?
    • Moi, répondit la créature, on m’appelle libellule mais certains disent aussi dragonfly, j’aime bien ce nom.
    • Ççççça c’est drôle ! Moi je m’appelle Esdragon. Je me demande si nous sommes parents.

Libellule, l’air moqueur, regarda Esdragon et lui dit qu’elle serait fort étonnée si c’était le cas tant leurs différences étaient nombreuses.

    • Regarde comme mes ailes sont gracieuses et d’une finesse incroyable. Le soleil leur donne de magnifiques reflets irisés. Tandis que les tiennes sont moches, épaisses et caoutchouteuses.

Malgré tout, un courant de sympathie circula rapidement entre eux et ils commencèrent à se balader ensemble dans la forêt. C’était un drôle d’équipage qu’Esdragon et Dragonfly qui rigolaient en se tapant sur le ventre.

La libellule, un peu paresseuse, profitait de la grande taille de son ami pour lui demander de la nourrir sans qu’elle ait à bouger une aile. On voyait ainsi, à longueur de journée, Esdragon fouiller les buissons à la recherche de mouches, sauterelles, fourmis ailées, … pour satisfaire la gourmandise de son amie.

Jusqu’au jour où un étrange animal sauta brusquement sur un nid de mouches que s’apprêtait à emporter notre ami dragon ! Esdragon ne l’avait pas vu, à croire qu’il s’était camouflé dans le feuillage. Imperturbable, Léon le camé, car c’était de lui qu’il s’agissait, continuait à avancer placidement en marmonnant dans les replis de sa peau qui avait l’air bien trop large pour son corps comme s’il s’était trompé de taille au magasin de peau.

Ne comprenant pas un mot du baragouin de l’animal mais fort en colère de s’être vu ainsi dépouillé du repas réservé à son amie, Esdragon sans réfléchir mit une patte sur le caméléon et sproutch ! l’écrasa sans sommation.

Esdragon se tenait à ce moment dans la posture de Saint-Georges terrassant son grand-père ! La fierté se lisait dans ses grands yeux verts. Pour la première fois de sa vie, il se sentait enfin utile à quelqu’un. Dragonfly, qui savait que le caméléon aurait aussi pu la gober comme une mouche voua à Esdragon une reconnaissance infinie jusqu’à la fin de ses jours.

Ils vécurent longtemps heureux ensemble même s’ils n’eurent bien sûr jamais d’enfants.

J’espère que l’histoire d’Esdragon vous a distrait et je vous invite à passer chez Frog lire les autres textes de dragons et bien sûr  d’y passer une nouvelle fois demain pour voter 😃.

Rendez-vous en mars pour le prochain agenda ironique. 

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Du côté de chez Ma

Le samedi on joue avec Ma et on essaye d’illustrer en photo le mot ou le groupe de mots proposé chaque semaine.

Ce samedi c’est “fleurs séchées” que nous devons illustrer.

J’ai eu ma période fleurs séchées en décoration dans la maison mais devant la difficulté à les dépoussiérer j’ai renoncé au fil du temps.

C’est donc une plongée dans mes archives qui me fournira l’illustration du jour puisque j’ai, immédiatement, pensé à un beau séchoir à fleurs visité en sud-Vendée il y a quelques années. 

Et si nous allions ensemble voir les fleurs séchées de toutes les couleurs partagées par les participant(e)s  chez  Ma?

Ce sera à coup sûr une belle manière de commencer le week-end qui s’annonce printanier 😊.

PS: au cas où ça vous intéresserait c’était au Séchoir du Marais à Le Gué de Velluire. J’ai trouvé une vidéo sur cet endroit. Elle est malheureusement assez ancienne, mais je vous la montre quand même.

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Et hop, une ‘tite crise de paréidolie

Il y a un moment déjà que je n’ai plus partagé de photos où je “voyais” des choses non prévues par les constructeurs (paréidolie).

Et vous, verrez-vous aussi des visages souriants, grimaçants, diaboliques,…?

 

Et vous, les voyez-vous ces visages?

J’avais complètement oublié parce que quand on aime on ne compte pas 😉mais WP vient de m’envoyer ceci et si je suis toujours là, c’est grâce à vous alors je vous dis MERCI 😘.

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