J’ai besoin de vous 😊

Il y a trois jours  je vous ai proposé la suite de l’histoire d’Anapodoton. Mais si, souvenez-vous, c’était juste .

Bien sûr c’est toujours un plaisir de participer à un exercice d’écriture en ligne quand il est encadré par des consignes précises et différentes chaque mois (même si, en ce qui me concerne, je n’ai encore que 2 participations) mais, dans le cas de l’Agenda ironique mensuel, les organisateurs souhaitent établir un classement par voix de préférence.

C’est là que vous intervenez puisque je vous demande de vous rendre sur le tableau récapitulatif et de voter pour votre texte préféré parmi les 8 qui sont proposés. Remarquez que je n’essaye même pas de vous soudoyer 🤭.

Ce sera en quelque sorte votre collaboration à ce jeu pour lequel, je le précise, il n’y a rien à gagner, ni pour vous ni pour les écrivant(e)s. Mais l’important bien sûr c’est de participer 😉.

 

Merci d’avance pour votre complicité active 😀.

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Brick a book 389 ✍🏻

Comme tous les lundis, je participe à l’atelier d’écriture en ligne du blog Brick a book. Le principe est décrire un texte court au départ d’une photo qui sert de déclencheur.

Cette semaine c’est la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve juste en-dessous.

©Nasim Keshmiri

Tu m’avais dit, “viens manger un bout puis on  jouera aux échecs”.

Moi je préfère vraiment les réussites. Des échecs j’en ai connu assez dans ma vie pour m’ôter toute envie de jouer.

J’avais trouvé ça un peu cavalier quand tu avais ajouté que je serais ta reine de coeur le temps d’une soirée. J’aurais dû me douter que c’était encore un de tes tours facétieux. C’est vrai qu’avec toi je ne suis qu’un pion, tu me fais faire tout ce que tu veux .

J’étais donc arrivée vers 19h comme convenu et j’avais très vite vu l’échiquier placé sur la table du salon.

Je n’en croyais pas mes yeux: tu comptais vraiment passer la soirée à jouer!

Tu m’embrassas avant de m’entraîner vers la salle à manger où je fus émerveillée par la table magnifiquement dressée. Tu avais même placé des bougies et des fleurs. Tu m’invitas à prendre place et tu t’occupas toi-même du service.

C’est en prenant ma serviette soigneusement pliée à côté de mon assiette que je découvris un petit écrin.

J’étais tellement émue que c’est à peine si je t’ai entendu me demander si j’acceptais de t’épouser. J’ai répondu oui évidemment et, pour le coup, c’est toi qui t’es retrouvé échec et mat mais avec du bonheur plein les yeux!

Pour voir les autres propositions basées sur la même photo, rendez-vous vite sur le blog Brick a book.

Ceci est le dernier exercice d’écriture proposé par Brick a book en cette année 2020 mémorable. La reprise est prévue le 4 janvier 2021.

D’ici-là, je vous souhaite une excellente semaine et un Noël aussi joyeux que possible.

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L’agenda ironique de décembre

En ce dernier mois de 2020, c’est le Flying bum qui nous donne ses consignes pour l’agenda ironique.

Le thème: l’Annus Horribilis avec comme particularité qu’il faut obligatoirement utiliser au moins un régionalisme (mot), au moins une expression ou locution régionale et un juron régional.

Forte de ces consignes/contraintes, je me suis attelée à la rédaction du texte ci-dessous non sans avoir souffert pendant un long moment de leucosélophobie.

Après avoir tergiversé j’ai choisi de poursuivre l’histoire commencée le mois dernier et je vous propose un court résumé de la chose:

Anapodoton est le pseudo choisi par un jeune homme devenu cul-de-jatte suite à un accident. Il a retrouvé le goût de vivre en réalisant des livres illustrés par les photos de ses nombreux voyages.

Anapodoton (que ses amis appelaient familièrement Ana) avait toujours de nombreux projets de voyages sous le coude et n’était jamais à court d’idées quand il s’agissait de vivre de nouvelles expériences. Il avait bien rebondi, si j’ose dire, malgré l’amputation qui avait changé profondément sa vie. Il croyait que rien ne pourrait désormais se mettre en travers de sa route et était toujours heureux de se poser quelques jours dans son village d’origine. Il venait de rentrer d’un voyage dans l’Oural et travaillait d’arrache-pied, comme il se plaisait à le dire avec beaucoup d’humour, à son prochain livre.

On lui avait bien parlé de quelques problèmes de santé en Chine mais l’info entrée par une oreille était ressortie par l’autre tout aussitôt. Il était comme ça Ana,  la vie lui avait joué un très mauvais tour en le privant de ses jambes et il était certain d’avoir épuisé son quota de malheurs.

Quittant son ordinateur, il roula jusqu’à la place du village où son ami François tenait la baraque à frites. Il s’installa à une table proche du comptoir de manière à pouvoir babeler un peu avec son ami. François était une bonne nature, le roi des petits arrangements. Tout le monde savait que, au chômage depuis longtemps, il n’avait pu faire rénover son commerce qu’en stoemelings. Les deux amis plaisantaient volontiers ensemble et François avait l’habitude de taquiner Ana à propos de Sandrine, la fille du cantonnier.

— Ne fais pas l’idiot, lui disait-il, on voit bien qu’elle n’aspire qu’à froucheler avec toi. 

— Arrête avec ça, lui dit Ana, il faut vraiment que tu n’aies pas toutes tes frites dans le même sachet (ce qui est quand même un comble dans le cas présent 😉) pour imaginer que je puisse m’intéresser à elle alors que je fais de magnifiques rencontres dans tous les pays que je visite.

Redevenant tout à coup sérieux, François lui demanda s’il avait entendu parler du  drôle de virus qui se propageait un peu partout et qui poussait  les pays à fermer leurs frontières.

Nom di Djoss, j’espère que ça ne va pas m’empêcher de voyager cette année sinon je deviendrai fou. Il n’y a que quand je circule très loin d’ici que j’arrive à me sentir presque normal. C’est déjà assez pénible d’être devenu “anapode”, je ne vais quand même pas maintenant souffrir d’annus horribilis! Tu as de la chance que je n’aie pas perdu mon humour en perdant mes jambes, j’aurais pu mal le prendre: on ne balance pas des infos sans fondement à un cul-de-jatte voyons!

Pour vous aider si nécessaire:

Voilà ce que j’avais à ajouter sur la vie d’Anapodoton. Vous en dirai-je davantage sur lui? Je l’ignore, même si je m’y attache un peu. Ce serait quand même dommage, alors qu’il a fait des pieds et des mains (Oups!) pour continuer à trouver de l’intérêt à vivre, que je le jette comme une vieille chaussette désormais inutile non?

On verra qui pilotera l’agenda ironique de janvier prochain et quelles seront les consignes. Dans l’immédiat, ce que je vous suggère c’est d’aller voir les autres participations sur le blog du Flying bum. Je vous promets que vous ne serez pas déçus.

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Du côté de chez Ma

Pour l’avant-dernière semaine de l’année, Ma nous demande d’illustrer en photo le mot Noël.

C’est le bon moment évidemment même si cette année Noël sera un peu particulier et moins familial que d’habitude.

Chez moi, davantage de déco, plus de lumières aussi, il paraît que c’est bon pour le moral. Et puis nous sommes dans les jours les plus courts de l’année et l’ambiance générale est plutôt morose autour de nous il faut compenser.

Alors j’ai choisi de vous montrer mon centre de table. J’aime bien la douceur de la lumière qu’il diffuse en continu, apportant de l’éclairage sur ma table sombre. Même si…

“Celui qui n’a pas Noël dans le coeur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre. 🎄” (Roy Lemon Smith)

Je vous souhaite une excellente semaine et vous invite à aller baigner dans l’esprit de Noël des participant(e)s au défi de Ma.

Dernière minute! 📣

Mon article était prêt quand j’ai remarqué que les ouvriers qui construisent un nouveau pont dans ma commune ont décoré le chantier pour noël. J’ai trouvé l’idée très sympa et je  vous montre ci-dessous 🎅.

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Voyage, voyage: (le bon) Sens (F)

Nous nous y sommes arrêtés en partant en vacances cette année et nous avons trouvé cette ville très belle. En plus, en voyant les panneaux directionnels Sens – Soucy on s’est mis à rêver à un monde vraiment…sans soucis 😊. 

Nous approchons de Sens, nous y serons bientôt, la route est prometteuse: la journée sera belle 🌞.

La ville de Sens est située à environ 100 km au sud-est de Paris, en région Bourgogne-Franche-Comté. J’avoue que je sais peu de chose de cette région sauf qu’on y trouve de beaux toits en tuiles vernissées et que j’aime beaucoup ça.

Si vous avez envie de me suivre dans cette jolie ville dont on parle peu, vous découvrirez le centre ville (hôtel de ville, halles,…) mais aussi

  • la cathédrale Saint-Etienne: la première cathédrale gothique de France mérite à coup sûr une visite,
  • le  Palais-Musée: étonnant. Accolés à la cathédrale, les bâtiments du Palais synodal et de l’ancien archevêché accueillent progressivement l’ensemble des collections senonaises. La visite prend un certain temps tellement le musée est spacieux (plusieurs étages). Sans oublier, à proximité, la Chambre des Merveilles,
  • le parc du Moulin à Tan, à quelques minutes du centre ville, ce parc de 15 hectares est un des plus visités de Bourgogne.

J’ai bien sûr pris quelques photos à Sens et je les partage volontiers si vous cliquez

Comme d’habitude, j’espère que vous aurez apprécié la balade presque à mes côtés…

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Brick a book 388 ✍🏻

Tous les lundis, je participe à l’atelier d’écriture en ligne Brick a book.

Alexandra nous propose une photo sur son blog et chacun-chacune laisse les mots venir en la regardant.

Cette semaine c’est la photo ci-dessous qui nous sert de déclencheur d’écriture. Vous trouverez mon histoire juste en-dessous.

©Becca Tapert

“C’était le temps des fleurs, on ignorait la peur…”. Je me souviens avec tendresse de cette époque où nous marchions derrière nos parents pour une balade dans la nature.

Ce jour-là, après le repas dominical, terminé par un fantastique dessert dont la recette sortait tout droit du précieux carnet hérité de ma grand-mère, Papa avait proposé qu’on aille profiter du soleil.

En attendant nos parents dans le jardin nous avions confectionné des couronnes de feuilles et de fleurs. Ça allait bien avec nos vestes en denim et ça nous donnait un petit côté hippie chic, comme disait Maman avec attendrissement.

Quand je revois cette photo prise par mon petit frère, toujours à la traîne avec  l’appareil photo reçu pour sa communion, la nostalgie m’envahit.

Nous étions si heureux et nous ne le savions pas ou en tout cas nous ne l’appréciions pas suffisamment.

Maintenant, c’est nous qui marchons en tête des balades, suivis par nos enfants et petits-enfants. La vie continue et on ne peut pas se plaindre mais que le temps de l’insouciance semble  loin…

Si vous aimez lire des textes courts, allez voir sur Brick a book ce que cette photo a inspiré aux autres participant(e)s. Surprise garantie!

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Du côté de chez Ma

Tous les samedis je joue avec Ma en proposant au moins une photo personnelle pour illustrer le mot de la semaine.

Il s’agit cette fois du mot bougie.

Si 2020 avait été une année normale, j’aurais probablement pu réaliser quelques photos de magnifiques présentoirs au marché de Noël de Liège mais il est exceptionnellement virtuel cette année. Malgré tout, ce n’est pas le pire effet de cette année si spéciale alors on ne va pas se plaindre 😉.

J’ai donc choisi de partager les photos de deux bougies que nous avons reçues en cadeau et que nous n’avons jamais allumées afin de les conserver…😊.

Et vous connaissez la chanson maintenant, je vous invite à passer voir les bougies des autres participant(e)s chez Ma et je vous souhaite un excellent week-end.

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Balade automnale à Chaudfontaine (Belgique)

A environ 6 km de mon domicile se trouve la commune appelée Chaudfontaine. C’est là que je vous emmène aujourd’hui. Nous irons à la fois dans le centre de la commune et ses deux parcs très agréables ainsi que sur les hauteurs pour une balade dans les bois. On trouve aussi à Chaudfontaine un casino dont je ne parlerai pas cette fois .

Comme son nom l’indique, plusieurs sources d’eau chaude, uniques en Belgique, jaillissent de son sous-sol rocheux à une température de 36,6 °C.

Certaines de ces sources exploitées offrent des eaux faiblement minéralisées, recommandées par l’Académie belge de Médecine pour l’alimentation des nourrissons et mises en bouteilles sur place pour la grande distribution. D’autres sources sont destinées aux cures thermales, idéales pour le traitement des rhumatismes. 
Victor Hugo surnomma jadis Chaudfontaine la « violette des stations thermales ». (source)

Nous démarrons notre balade dans le centre de Chaudfontaine, à proximité de la maison Sauveur, nous la poursuivons en montant courageusement dans le Bois-les-Dames et, en revenant dans le centre, nous admirons quelques oeuvres des parcs Hauster et des Sources.

Je vous promets que vous ne serez pas déçus si vous me suivez en cliquant

J’espère que vous aurez apprécié cette balade qui vous permet de découvrir peu à peu la si belle région qui est la mienne 😊.

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Brick a book 387 ✍🏻

Comme tous les lundis, je participe à l’atelier d’écriture du blog  Brick a book.

Le principe? Produire un texte original sur base de la photo proposée. Cette semaine c’est la photo ci-dessous qui doit titiller nos neurones 😊.

Juste en-dessous, vous trouverez le texte qu’elle m’a inspiré.

©Jean-Carlo Emer

Cette année-là, j’avais espéré recevoir des patins à roulettes pour ma Saint-Nicolas. Je savais que c’était bien trop cher pour mes parents qui avaient beaucoup de mal à boucler les fins de mois. Il me restait un seul espoir:  demander au vieil homme à barbe blanche de les déposer pour moi près de la cheminée afin que je les découvre au matin du 6 décembre .

J’ignorais évidemment que les miracles n’existaient pas et que les cadeaux n’arrivaient pas vraiment par la cheminée. Il faut dire que je n’avais pas encore tout à fait six ans.

Qu’est-ce que j’en rêvais de ces patins! Il me semblait que si je pouvais en chausser qui m’appartiennent je deviendrais le petit garçon le plus heureux du monde, enfin de mon quartier, celui où les maisons étaient toutes identiques et minuscules mais mises à disposition par le propriétaire de l’usine toute proche.

Je me couchai le coeur plein d’espoir le 5 décembre au soir. Pour une fois je n’essayai même pas de grapiller encore quelques minutes auprès de mes parents et j’allai me coucher sans renâcler. Mon impatience de voir mon cadeau me donnait des ailes. J’eus du mal à m’endormir, j’étais bien trop énervé mais je m’obligeais à ne pas bouger afin de ne pas inquiéter mes parents.

Au matin, je me précipitai pieds nus dans la petite pièce où nous vivions et je restai figé sur place. Ils étaient bien là! Mes efforts pour être bien sage avaient payé, ce ne pouvait être que ça.

Je me précipitai dans la rue pour essayer mon nouveau jouet avec impatience. Au début je tombai quelques fois mais très vite je maîtrisai leur utilisation et puis j’étais tellement fier de tourner et virevolter sans cesse devant les autres enfants qui me regardaient avec envie.

Ce n’est que bien plus tard que je remarquai que maman ne portait plus sa médaille de baptême à laquelle elle tenait pourtant tellement. 

Mais ce n’est que quand je sus que Saint-Nicolas était une légende entretenue par les adultes que je mesurai l’étendue de l’amour de ma mère.

Je suis vieux maintenant et mes parents sont morts depuis bien longtemps. Mes enfants puis leurs enfants à leur tour se sont tous moqués de moi en découvrant au grenier ces vieux patins démodés et cabossés. Ils ne peuvent imaginer l’émotion qui m’envahit encore aujourd’hui à leur vue…

En Belgique, la fête de Saint-Nicolas est la fête des enfants sages, bien plus que Noël qui est davantage réservé aux cadeaux entre adultes.

En temps normal, on trouve des trônes de Saint-Nicolas dans tous les grands magasins et les enfants peuvent aller confier leur liste de souhaits inspirée par les nombreux catalogues de jouets dont nos boîtes aux lettres sont gavées dans les semaines qui précèdent le 6 décembre. Cette année, vive la technique!, mes petits-enfants ont pu lui parler en vidéo-conférence. On est bien loin de mon histoire inventée 😉.

N’hésitez surtout pas à aller voir les propositions écrites des autres participant(e)s, c’est souvent source d’étonnement et de plaisir.

Et si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à proposer votre propre texte sur le blog Brick a book 😉.

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