Atelier d’écriture Bric à Book 324

Ce mois-ci, la photo proposée par l’atelier d’écriture en ligne Bric a Book est celle ci-dessous. Vous trouverez à la suite le texte que j’ai imaginé en voyant cette photo.

Bonne lecture et, comme d’habitude, j’aimerais avoir vos avis, critiques, commentaires,…

Et pour voir ce que cette photo a inspiré aux autres participants, c’est ici que ça se passe.

© Sabine Faulmeyer

 

Le vélo de Léo

Léo avait rangé son tricycle bien comme il faut, pile entre les deux lignes blanches. Il savait bien que Maman faisait une manœuvre pour mieux se garer quand, par hasard, un pneu de la voiture familiale chevauchait une ligne de parking. Et, comme il devenait grand, il tenait à tout bien faire. Il devenait d’ailleurs tellement grand qu’il avait décidé d’abandonner son tricycle. Ses copains se moquaient de lui et le traitaient de bébé quand il voulait faire la course avec eux. Il faut dire qu’eux roulaient déjà sur des vrais vélos ! Oh certes, ils avaient des stabilisateurs mais bientôt ils pourraient s’en passer. Léo avait demandé au Père Noël de lui apporter un nouveau vélo mais Maman lui avait dit que ce n’était pas un jouet d’hiver et qu’il ferait mieux de demander autre chose. Il avait quand même gardé son idée et chuchoté au vieux barbu du supermarché que, lui, ce qu’il voulait c’était une belle bicyclette verte mais il faut croire que ce dernier était sourd puisque, au matin de Noël Léo avait trouvé un robot miniature et des jeux de société.              
Pâques approchait et il espérait que cette fois le lapin de Pâques, bien plus jeune et plus agile que le Père Noël, penserait à lui apporter ce qu’il souhaitait plus que tout au monde en plus des habituels œufs en chocolat. Léo était perdu dans ses rêves quand soudain un grand bruit dans la rue l’effraya. Il se précipita à la fenêtre du salon avec curiosité et vit un petit tas de ferraille sur la chaussée. Juste à côté, un monsieur avait l’air bien embêté en regardant le tricycle, car c’était bien lui, réduit en un genre de sculpture métallique qu’on aurait facilement pu prendre pour une œuvre abstraite !        
Il faut dire que les deux lignes blanches n’avaient été tracées que la veille par des ouvriers qui préparaient une intervention au milieu de la voirie…         
Le conducteur regardait de tous les côtés quand la maman de Léo sortit de chez la voisine et, en un regard, comprit ce qui venait d’arriver. Après avoir discuté un moment, l’homme admit qu’il avait été distrait une seconde et que l’accident aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. Soulagé, il proposa, pour se faire pardonner, de rembourser le jouet. Léo, qui avait suivi les échanges depuis son poste d’observation, comprit directement le marché. C’est sûr, il faudrait bien maintenant que Maman l’emmène chez le marchand et pas question de tricycle de bébé cette fois !           
La vie donnant parfois un bien pour un mal, le moment était enfin venu, pour Léo, de recevoir le vélo de ses rêves!

Du côté de chez Ma

Aujourd’hui Ma nous demande d’illustrer le mot “ancien” en photo.

Commençons par voir sur Google la définition exacte de ce mot pour voir jusqu’où il nous faudra remonter le temps:

Il y a peu je suis allée voir une exposition sur les années 80. Dans ma tête c’était hier…et pourtant! J’y ai vu, entre autres, le tout premier PC que nous avons acheté. C’était un Commodore 64 et il fonctionnait au départ avec un lecteur de cassettes audio… Je ne vous dis pas la rapidité d’enregistrement et la quantité de données pouvant être conservées 

C’était exactement le même que sur la photo ci-dessous.

Par la suite, nous avons acheté un lecteur de disquette souple (on le voit en bas à gauche de la photo).  Quand on voit la capacité des clés USB d’aujourd’hui, on se dit que c’était vraiment une autre époque… En plus,  l’écran ne donnait que des caractères verts sur fond noir et on devait travailler en langage “dos.
C’était en 1982 et quand je vois aujourd’hui que rares sont les ménages qui ne possèdent pas un ordinateur à la maison et en plus qu’on peut, avec un simple téléphone , être relié au monde entier via internet ou créer des blogs comme les nôtres sans être des as de l’informatique, je me dis que j’ai eu de la chance de vivre à une époque où la technique a tellement évolué.

Découverte: la tour d’Eben-Ezer

Il y a quelque temps j’ai lu un article sur une construction étonnante dont je n’avais jamais entendu parler et qui se trouve à peine à 1/2 heure en voiture de chez moi: la tour d’Eben-Ezer dans la commune de Bassenge (B) 

Mais que signifie ce nom?
ében-ézer (= pierre du secours en Hébreu), est la pierre commémorative dressée par Samuel, pour marquer le lieu où Dieu aida Israël à mettre en déroute les Philistins, au nord de Jérusalem.
La tour, dans sa globalité, représente le Genre Humain, symbolisé dans l’Apocalypse par la Jérusalem céleste. Les références bibliques sont légions à l’intérieur de la tour.

Le dépliant fourni à l’entrée dit ceci:

Un site exceptionnel d’harmonie, d’unité, de poésie et d’interpellation.
Une atmosphère où se mêlent le symbolisme des oeuvres, des idées, le réalisme du travail et le charme de l’environnement.
Un espace dédié à la fraternité entre les peuples, qui ouvre ses portes afin de partager les découvertes archéologiques, paléontologiques, historiques et la pensée universelle de Robert Garcet.
Une incitation à la détente, l’amitié et la sympathie.

Première vue de l’édifice, le ton est donné

Cette tour de 33 mètres de haut, sur un puits profond également de 33 mètres, est formée de 7 niveaux, formé d’un grand quadrilatère de 12 mètres de côté et il est soutenu par 4 tours.
L’escalier monumental est constitué de 4 paliers, séparés entre eux par 7 marches. Toutes les mesures sont symboliques.
La construction est en pierre de silex du pays et est située dans une ancienne carrière. On y trouve d’ailleurs un Musée du silex.

Apprêtons-nous à entrer dans  cette tour étonnante…

Au rez-de-chaussée, 4 chérubins soutiennent l’édifice sur leurs ailes étendues (le Taureau,  l’Homme,  le Lion et l’Aigle).

Au sommet de la tour, 4 animaux à l’image des Chérubins sont dressés aux 4 vents.

À la base de la tour, un cromlech dresse ses douze stèles entre les taillis; chaque pierre dressée est distante de l’autre de 3,33 mètres.

A l’intérieur, la scène du livre a été ébauchée en 1958 et s’est terminée en 1968. L’écriture du livre a été réalisée par le pinceau d’un ami imprimeur.

En haut de la tour, on trouve de nombreux symboles dont voici quelques exemples:

Vous l’aurez compris, il est impossible en quelques mots de transmettre tout ce qui se trouve dans cette tour qui évolue encore de nos jours.
Je veux simplement dire que c’est vraiment étonnant à voir en plein milieu de nulle part et qu’on peut y passer un certain temps à découvrir les idées de Robert Garcet très bien expliquées sur des panneaux ou sur des PC’s mis à disposition sur place lors de la visite.

Si vous voulez encore d’autres informations vous pouvez cliquer ici.

 

Vous êtes au courant? (3)

Aujourd’hui j’ai envie de partager quelques photos d’armoires électriques décorées qui ont jalonné mes balades de-ci, de-là. Parfois c’est figuratif, d’autres fois c’est complètement abstrait mais, en général, je trouve que ça apporte vraiment un plus à l’espace urbain. Dire si c’est joli ou pas relève des goûts personnels et je me garderai bien de porter un jugement…

Et vous, remarquez-vous ce mobilier urbain coloré?  Aimez-vous ça ou pas?

Du côté de chez Ma

Cette fois, Ma nous demande d’illustrer le mot “nuit”. Nous allons essayer de ne pas nous endormir pour autant mais de proposer des photos dans le thème 

Je vais d’abord vous proposer une photo de la magnifique gare de Liège imaginée par l’architecte espagnol Santiago Calatrava. Elle serait même dans le top 5 des plus belles gares au monde selon CNN!

Pour continuer, je vous emmène pour une balade nocturne dans la jolie ville de Sarlat (Périgord Noir).

Grâce aux initiatives d’André Malraux et à la réhabilitation des espaces publics et du bâti ancien, Sarlat détient le record pour la densité de monuments classés et inscrits. Mais, pour mettre mieux encore en valeur ce centre-ville, il a été fait appel à un véritable metteur en scène de la lumière : Jacques Rouveyrollis qui, par une combinaison de l’éclairage au gaz, de candélabres et de l’électricité au sol, a contribué à ce que le Guide Vert attribue à Sarlat la note exceptionnelle de 3 étoiles, à l’égal des plus belles villes d’Europe. (source)

J’espère que vous aurez apprécié ces quelques photos de nuit. On se quitte en chanson pour une séquence souvenir.

Je vous dis à bientôt pour des photos diurnes.

 

Découverte: les Hautes Pyrénées

Quant on parle des Hautes Pyrénées, on pense plutôt stations de ski mais on peut aussi apprécier l’endroit en été, ce que j’ai fait.
Partant de la petite ville de Saint-Lary-Soulan, on peut rejoindre un des plus beaux villages d’Espagne nommé Ainsa (province d’Aragon), en empruntant le tunnel transfrontalier d’Aragnouet-Bielsa qui relie la haute vallée d’Aure à la vallée de Bielsa.

La découverte d’Ainsa

La première chose qui nous impressionne est la Plaza mayor, vaste place trapézoïdale bordée de maisons à arcades des 12ème et 13ème siècles.
On a vraiment l’impression de faire un bond dans le passé en arrivant dans ce bel endroit 

Le restaurant que nous avions choisi nous a maintenus dans cette ambiance résolument ancienne.

La construction de l’église locale, de style roman, a commencé à la fin du 11ème siècle et s’est terminée dans la seconde moitié du 12ème siècle.

Si on est courageux, on peut monter dans la tour afin de profiter d’une vue intéressante sur le village

Le cloître a une structure originale: il fallait bien s’accommoder de la place disponible. Pendant très longtemps, il fut enclos de murs et de verrières ce qui lui permettait d’avoir des autels avec leurs retables. Ils disparurent pendant la guerre civile de 1936-1939.

D’autres vues…

De là, on peut profiter d’une vue sur les hautes montagnes qui nous font face…et se sentir tout petit!

En pénétrant un peu plus dans l’Espagne nous arrivons au vieil ermitage de San Urbez au dessus du village de Nocito.

Le moment est venu de reprendre le chemin dans l’autre sens pour regagner la France 

Bientôt le printemps! 🌼

Et pour vous donner un avant-goût, j’ai ressorti quelques photos prises il y a quelques années dans le parc floral de la source du Loiret 

Un peu d’histoire…

Pour certains historiens, la source du Loiret et des terres voisines entre Loire et Loiret auraient été offertes en 510 par Clovis aux moines de l’Abbaye de Micy. Entre 1427 et 1950, le domaine connaît de nombreux propriétaires qui façonneront son visage : canalisation du cours d’eau, aménagement de jardins à la française puis à l’anglaise, modifications du château…

Dans les années 60, le domaine de la Source, est acquis par le Département du Loiret et la Ville d’Orléans qui portent un grand projet d’urbanisme comprenant un campus universitaire, un quartier et un parc, à la fois lieu de détente et vitrine de la profession horticole, sur les 35ha restants autour de la Source du Loiret : le Parc Floral de la Source était né.(source)

Commençons par le beau bâtiment du château de la Source (17ème) Il est situé le long du cours du Loiret, en surplomb du miroir d’eau, à 250 mètres de sa source appelée « Le Bouillon », à proximité du parc floral.

Vue de l’étang depuis le château 

Un arbre dont j’aimais la silhouette

J’ai aimé photographier les dahlias et les papillons dans la serre qui leur est destinée. Ce sont surtout ces photos que je souhaite partager.

Quelques-uns des dahlias que j’ai photographiés (il y en a évidemment beaucoup plus mais je ne faisais pas le catalogue Rustica non plus ):

Ci-dessous, je vous montre quelques-uns des 🦋 qu’on peut presque toucher dans la serre, c’est assez amusant. Je vous demande juste un peu d’indulgence, ces photos sont anciennes et ont été réalisées avec un appareil assez modeste:

D’autres photos, que je n’ai pas prises, à voir ici si vous en voulez davantage.

J’espère vous avoir donné un aperçu qui vous fera envie d’aller voir sur place ce bel endroit…

Du côté de chez Ma

Cette semaine, le thème proposé par Ma est “s’asseoir”. Alors bien sûr on a le choix de s’asseoir comme on veut. 

On peut, comme ce jeune homme…

…ou comme Souchon, s’asseoir par terre

Mais il est quand même plus confortable de s’asseoir de manière plus conventionnelle par exemple sur un banc comme Bocuse et Freud à Lyon, ou ces inconnus à Hasselt (B), voire même…

…comme Renaud et son mistral gagnant

On peut aussi s’asseoir n’importe où comme la statue de ce pauvre Job…

Mais honnêtement, ce que je préfère pour m’asseoir ou pour les admirer, ce sont les chaises, les vraies, les belles comme celles-ci et leurs messages:

Les photos des chaises-poèmes ci-dessus ont été prises à Québec et à Charleville-Mézières mais sont du même sculpteur québécois Michel Goulet.
Et pour terminer, en guise de clin d’œil, j’ai pensé au groupe “Daran et les chaises” bien sûr… (même si je ne suis pas trop fan)

La vie de château

Ne vous réjouissez pas trop vite et surtout n’ayez pas la folie des grandeurs parce que les châteaux dont je vais vous parler aujourd’hui sont des châteaux…d’eau.

Un château d’eau est une construction destinée à entreposer l’eau et est placée, en général, sur un sommet géographique pour permettre de la distribuer sous pression.
La réserve d’eau joue un rôle de tampon entre le débit demandé par les abonnés et le débit fourni par la station de pompage. Il permet ainsi d’éviter de démarrer trop souvent les pompes et de les protéger. Une telle réserve permet également de faire face aux demandes exceptionnelles en cas d’incendie et de manque d’eau.(source)

Autant dire que c’est bien utile pour notre vie de tous les jours. La plupart de ces constructions sont assez grises, moches et n’embellissent pas vraiment notre environnement.
Sauf ceux qui sont décorés bien sûr! Je n’ai pas suffisamment de photos pour faire un montage mais j’ai quand même envie de partager les quelques oeuvres qu’il m’est arrivé de croiser en chemin et que j’ai pu photographier (parfois c’est juste impossible de s’arrêter ou de trouver un angle de prise de vue correct).

Le premier que je vous présente se trouve à Douvrin, dans le Pas de Calais (F) :

Le deuxième est à Tarnos dans les Landes (F): 

Quant au 3ème et dernier, il se trouve à Toul, en Meurthe et Moselle et je vous en propose deux vues différentes.

Même s’il est un proverbe qui dit : “L’eau fait pleurer, le vin chanter”, nous avons tous besoin d’eau pour vivre et nous sommes bien heureux d’en avoir toujours à disposition dans nos habitations.

L’eau : n’en perdez pas une goutte le 22 mars, pour la Journée mondiale de l’Eau.

Découverte: la ville de Louvain (4)

Comme promis, nous allons aujourd’hui clore la découverte de la ville belge de Louvain (Leuven) par un moment de détente dans le jardin botanique classé dont les bâtiments sont de style néo-classique.

Comme il est un peu excentré, avant d’y arriver, nous admirons encore quelques endroits remarquables de la ville.

De ci de là nous voyons des bacs à plantes qui attirent bien le regard: nous sommes sur la route des mosaïques. Depuis 2017, on a vu fleurir des mosaïques sur des bacs contenant des arbres et une promenade permet de voir toutes les oeuvres de ce projet de ville. Nous ne la ferons pas cette fois puisque nous connaissons déjà notre but et qu’elle nous en écarterait.

Encore quelques petites choses remarquées en regardant en haut ou en bas, en cliquant juste ici et comme annoncé, une petite balade bien agréable en regardant cette petite vidéo “Home Made” bien sûr…

Je vous invite à mettre la vidéo en plein écran et à vous laisser guider par la musique 

Nous quittons cette fois Louvain pour d’autres découvertes à venir…