Brick a book ✍🏻

Alexandra du blog Brick a book nous propose de reprendre les habitudes d’avant Covid 19. En ce qui me concerne, ça ne change guère puisque j’ai continuer à piocher sur son blog de quoi publier le lundi 😉 .

Cette fois c’est la photo ci-dessous qui doit servir de déclencheur d’écriture. Vous trouverez, comme d’habitude, les mots qu’elles m’a inspirés juste en dessous.

©timmarshall

C’est vrai qu’il n’était pas tout à fait « beau comme un coeur », ou alors un coeur qui avait vécu, souffert, qui était un peu cabossé, comme dans la vraie vie quoi…

Je ne sais plus lequel d’entre nous avait eu l’idée de départ: montrer à Léo qu’on tenait son coeur dans nos mains et que s’il nous quittait, comme il en avait émis le souhait, il nous laisserait les mains vides.

Nous aurions pu, comme tant d’autres, former des cœurs avec nos doigts recourbés mais nous avions voulu inscrire notre message à même notre peau. On dit de certains qu’ils ont la musique dans la peau, nous ce serait son coeur que nous aurions.

Nous ne nous étions jamais séparés très longtemps depuis que nous formions une joyeuse bande d’étudiants à la fac. « Les inséparables » on nous appelait 🙂. Nous avions commencé ensemble dans la vie professionnelle et nous retrouvions régulièrement pour de joyeuses soirées où nous continuions, comme avant, à refaire le monde. Au fil des années, nous nous étions tous mariés sauf lui. Il disait qu’il attendait le grand amour pour sauter le pas et, en attendant, il supportait nos railleries avec le sourire.

Jusqu’au jour il « la » rencontra. Il en était sûr cette fois, c’était La femme de sa vie, sans aucun doute possible. Il nous la présenta, nous l’adoptâmes directement et elle se fondit dans notre groupe.

Elle était australienne et, depuis quelques mois, elle se languissait de sa terre d’origine et de sa famille.

Nous rigolions en lui disant d’aller dans un parc animalier voir des koalas et des kangourous pour se consoler mais nos vannes la faisaient de moins en moins rire. 

Pour Léo, la question ne se posait même pas, si elle  voulait « rentrer au pays », il la suivrait. Normal, il l’aurait suivie au bout du monde si elle l’avait voulu…

Nous avions organisé cette cérémonie d’au revoir en nous promettant de nous retrouver ici ou là-bas.

Et ce coeur qui exprimait nos sentiments pour eux nous l’avions voulu comme un signe fort mais en même temps nous avions bien pris soin de choisir une peinture qui disparaîtrait facilement à l’eau afin de le libérer, de les libérer, de tout notre coeur, tout en rendant nos mains libres de les retenir encore un peu avec nous, pour le plaisir.

Comme d’habitude, je vous conseille d’aller lire, sur le blog Brick  a book,  les autres textes nés de cette photo.

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Du côté de chez Ma

Comme tous les samedis je tente de relever le défi de Ma: illustrer en photo l’expression ou le mot proposé.

Le choix est assez large cette semaine puisqu’il s’agit de « l’art dans la ville ». Plusieurs clichés peuvent répondre à cette définition l’art étant présent sous diverses formes. Me sont venues à l’esprit des photos de statues humaines, que j’apprécie, de vraies statues, de pierre ou de bronze, des murs peints, dont j’ai déjà partagé beaucoup de photos sur mon blog, voire même des  bâtiments de musées magnifiques (Bilbao, Metz, Stuttgart, Munich,…) qui sont eux-mêmes des oeuvres d’art dans la ville.

Finalement mon choix s’est porté sur un autre type d’art exercé dans la ville: la musique.

Je vous propose donc une photo d’un joueur de didgeridoo. Cet instrument plaît assez à mon côté surréaliste belge puisque Wikipédia nous dit que

Le didgeridoo est un instrument de musique à vent de la famille des cuivres, bien qu’il soit en bois.  🤨

Dave Johnson, Lübeck, 2014

Comme chaque samedi je vous propose d’aller voir les autres illustrations du sujet chez Ma mais, pour terminer avec humour et avant de vous envoyer « dans la ville »,  je ne résiste pas au partage du dessin ci-dessous. Bon week-end.

PS: En cadeau, une courte vidéo

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Le Musée de la Boverie à Liège (B)

Il y a bientôt 4 ans, je vous avais emmenés découvrir les environs du Musée de la Boverie récemment rénové à Liège.

A l’époque on pouvait se balader librement et agréablement dans le parc attenant ainsi que parcourir la passerelle Belle Liégeoise en croisant des joggers ou des cyclistes qui profitaient eux aussi du soleil (qui a dit qu’il pleuvait toujours en Belgique? 🤨).

A l’époque, je vous avais montré très peu l’intérieur du Musée. Aujourd’hui nous sommes confinés et, en conséquence, nous passons plus de temps devant nos ordinateurs.

J’ai pensé que c’était l’occasion d’en profiter pour visiter, depuis votre canapé, ce très beau musée sans aucun risque de contamination 😃

Pour cela, il suffit de cliquer

Faites-vous plaisir, il y a moyen de naviguer dans de nombreuses photos de qualité en parcourant les galeries et en plus sans vous fatiguer 😊

Source

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Brick a book 368 ✍🏻

Sauf si vous arrivez ici par hasard, vous savez que le lundi c’est le jour de ma participation à l’atelier d’écriture en ligne Brick a book.

Le principe est ultra-simple, une photo sert de déclencheur d’écriture, s’en suit la rédaction d’un texte que je vous propose de découvrir sous la photo.

©findracadabra

Les deux amies jouaient à leur jeu favori: montrer leurs différences tout en gardant leur complicité intacte même si, gamines, on les appelait les jumelles.

Ce matin, Ayako et Atsuko avaient décidé de se prendre en photo pour s’inscrire sur un site de « rencontres en tout bien tout honneur » comme le clamait la publicité.

Plus que jamais, elles comptaient mettre en évidence leurs particularités respectives. Leurs parents expliquaient depuis toujours que ça venait de leurs prénoms: Ayako, belle fille de soie, et Atsuko, enfant chaleureuse. C’est vrai que ça leur correspondait assez bien. Ayako était beaucoup plus coquette, se rendait fréquemment chez le coiffeur contrairement à Atsuko, plus naturelle et moins préoccupée de son poids ou de sa coupe de cheveux.

Comme d’habitude, Atsuko prenait moultes poses rigolotes tandis qu’Ayako, moins naturelle, devait recommencer plusieurs fois ses prises de vue.

D’ailleurs Ayako se lassait de ce qui n’était qu’un jeu au départ. Elle n’avait jamais eu vraiment l’intention de publier ces portraits où que ce soit, contrairement à son amie. Elle était mal à l’aise avec son image et ses multiples dépenses en instituts de beauté visaient à lui donner confiance en elle.

L’après-midi tirait à sa fin et Atsuko continuait inlassablement à faire crépiter le flash de son smartphone tandis qu’Ayako n’arrivait plus qu’à plaquer un sourire peu naturel sur son visage un peu figé.

-Bon, dit-elle, on arrête et on descend chez le glacier dans la rue à côté?

Mais Atsuko ne l’écoutait pas et s’amusait comme une enfant. Ayako déposa son téléphone sur la table afin d’attirer l’attention de son amie de manière plus brutale.

– Hein, quoi? Tu ne joues plus?

– Non, j’ai envie de bouger, de sortir au soleil et puis je crois bien, ajouta-t-elle malicieusement, que nous n’avons pas besoin de nous inscrire où que ce soit pour faire des rencontres il nous suffit d’aller chez le glacier 😋

Ensuite, il est conseillé d’aller voir les textes des autres participant(e)s sur le blog Brick a book pour se rendre compte des différents chemins que prennent nos esprits au départ de la même image…

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Du côté de chez Ma

Comme tous les samedis je joue avec Ma et son défi d’illustrer en photo(s) un mot donné. Aujourd’hui, le mot est « simplicité« .

Croyez-le ou non mais jamais thème ne m’a paru si peu simple à illustrer!

J’avais pensé photographier une petite pâquerette toute simple mais la pluie ne les a pas incitées à s’ouvrir dans la pelouse 🙄 et j’ai alors commencé à chercher dans mes archives et vous savez quoi: ce n’est pas simple de trouver une photo simple 😊

Et puis l’idée enfin trouvée, en voyant toutes les fleurs proposées par les participant(e)s au défi (malgré leur connotation sexuelle obsédante aux yeux d’Antiblues 😉) de retrouver mes photos d’un magnifique champ de coquelicots.

Le coquelicot est une fleur assez simple qui en plus fait partie des simples.

Ouf, le défi est relevé malgré tout mais ça n’aura vraiment pas été simple pour moi 😅

Courez vite chez Ma voir les autres illustrations du mot de la semaine avant de passer un excellent week-end.

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Découverte: l’abbaye de Villers (B)

Je continue à explorer mes réserves et je me rends compte que je n’ai jamais écrit d’article sur cet endroit exceptionnel de mon pays, inscrit au Patrimoine majeur de Wallonie, que sont les ruines de l’abbaye de Villers dont l’origine remonte à 1146.

Le site est très grand et impressionnant et quand j’y suis allée une exposition de photos en grand format y avait pris place en extérieur tandis que les préparatifs d’un  spectacle prestigieux allaient bon train. En effet, dans ce cadre si particulier, des concerts sont souvent organisés ainsi que des spectacles tels que la Nuit des chœurs et les Nuits du cirque.

Tous ce que vous voulez savoir sur cette abbaye se trouve ici et pour voir mes photos personnelles vous connaissez le principe, il vous suffit de

🧐 Comme d’habitude, un clic sur les photos les ouvre en grande taille.

Pour faire, avec humour, le lien avec la situation que nous vivons actuellement, je vous invite à regarder ci-dessous un épisode  du vlog  de l’abbaye😄 .

Et si vous en voulez encore, sachez que l’abbaye offre également des histoires courtes en podcast, et j’ai choisi de partager avec vous celle du moine volage 🥰 .

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Sortez couverts 😷

On entend beaucoup dire que nous vivons une situation exceptionnelle voire inédite.
A l’échelle d’une vie, c’est vrai mais si on fouille un peu dans le passé on se rend compte que nos ancêtres ont également été confrontés à des épidémies qui leur imposaient de porter le masque, tout comme nous aujourd’hui.

Il y a un siècle, à la fin de la première guerre mondiale, la grippe espagnole fit des millions de morts parmi lesquels Guillaume Apollinaire et Edmond Rostand. 

J’ai trouvé, grâce à un ami, un site fort intéressant où on peut voir des photos d’époque.

Et il se trouve que ce site porte un nom qui me va comme un gant (ce qui, vous en conviendrez, tombe plutôt bien par les temps qui courent 😊) puisque c’est « tous les jours curieux« . Il propose des photos et des mots sur différents thèmes variés, bien au-delà des épidémies bien sûr 😉

Je vous invite à découvrir l’article complet sur la grippe espagnole et je vous propose une des photos de cet article ci-dessous.

Sur la pancarte portée par la femme à droite on peut lire «Portez un masque ou vous irez en prison»

Influenza Epidemic, Mill Valley, California, 1918 (C.Raymond)

Et même si L.F. Céline disait que « l’histoire ne repasse pas les plats », il semble quand même que l’histoire ne soit  jamais qu’un éternel recommencement… 

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Brick a book 367 ✍🏻

Le lundi on écrit avec la photo proposée sur le blog Brick a book comme déclencheur d’écriture. Ça tombe bien, on est confinés mais pas déconfits et l’écriture est un bon moyen pour s’évader agréablement sans sortir de chez soi. La lecture aussi bien sûr mais c’est un autre sujet.

Voici donc la photo proposée ce lundi et, juste en-dessous, l’histoire qu’elle m’a soufflée en respectant la distanciation sociale recommandée bien sûr😷 .

©Gian Paul Guinto

Jayson s’appliquait depuis le matin. Il s’était levé à l’aube pour pouvoir terminer la mise en place des décorations lumineuses de la fête en un seul jour. Les énormes papillons scintillants déployaient leurs ailes dans le noir de la nuit déjà tombée depuis au moins une heure. Il mettait la dernière touche à l’un d’entre eux quand il entendit crier son nom. L’obscurité l’empêchait de voir qui l’appelait ainsi mais il lui semblait bien avoir reconnu la voix de Kim. Rien qu’en évoquant ce prénom son coeur se mit à battre plus vite, plus fort… Pour peu, il l’imaginait scintiller lui aussi comme ces grands papillons qui feraient briller les yeux des enfants et des jeunes gens lors de la fête.

Tout à ses pensées, il n’entendit pas les pas s’approcher et il sursauta quand Kim, car c’était bien elle, lui toucha le bras en souriant.  Il avait beau avoir largement dépassé la trentaine, il était comme un adolescent dès qu’il voyait sa bien-aimée et rougissait aussitôt comme un gamin. Il l’aimait tellement et n’en revenait pas qu’elle ait posé les yeux sur lui alors que d’autres jeunes gens plus fortunés la courtisaient. Bien sûr les parents de la jeune fille ne voyaient pas d’un très bon oeil cette relation mais Kim avait du caractère et elle suivait les chemins de son coeur. Elle savait que Jayson était travailleur, courageux et honnête et surtout qu’il la vénérait.

« Viendras-tu me faire danser demain à la fête », demanda-t-elle avec une lueur malicieuse dans le regard. Elle était sûre qu’il ne perdrait jamais une occasion de la faire tournoyer et que sa longue journée de mise en place était comme un cadeau qu’il lui faisait. Il savait qu’elle aimait cette ambiance joyeuse avec toutes ces immenses décorations .

Un grand sourire éclairait son visage quand il se retourna pour lui répondre. Il la raccompagna chez ses parents avant de rentrer enfin reposer son dos fort sollicité tout au long de cette journée de travail.

Il voulait pouvoir lui faire tourner la tête demain, tout le temps que durerait le bal…

Je vous invite à me suivre sur le blog Brick a book pour découvrir les autres textes inspirés par cette photo.

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Du côté de chez Ma

Le groupe de mots proposé par Ma ce samedi pour que nous l’illustrions en photo est fête foraine.

Il va falloir faire appel aux archives parce que ce n’est pas la saison chez moi. Depuis que je suis toute petite, je sais que la foire de Liège a lieu chaque année au mois d’octobre.

La foire de Liège, ou foire d’octobre, créée en 1594, est la plus ancienne kermesse belge toujours en activité. À l’origine organisée en novembre, elle se tient en octobre depuis 1871. Elle est aussi la plus grande fête foraine du pays quant au nombre de forains présents avec plus de 170 attractions et établissements de restauration. La longueur totale des exploitations, mises bout à bout, avoisine les deux kilomètres.

Il en va aussi de même quant à la fréquentation, avec un nombre annuel de visiteurs supérieur à 1 500 000 au XXIe siècle. (source)

C’est à cette occasion que j’ai pris les photos ci-dessous.

Et chez les autres participants, comment est représentée la fête foraine? C’est ce que vous verrez en allant jeter un oeil sur le blog de Ma.

Je vous souhaite un excellent week-end en restant prudent 😷 et je vous propose un peu d’humour en musique avant de nous quitter parce que c’est bon pour le moral😊

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Brick a book 366 ✍🏻

Confinement oblige, c’est deux fois par semaine que le blog Brick a book nous invite à laisser le champ libre à notre imagination au départ d’une photo.

C’est celle-ci-dessous qui nous est proposée cette fois. Ce qu’elle m’a inspiré se trouve juste en-dessous.

© MHM / CH
© MHM / CH

« Il arrive beaucoup de choses entre la bouche et le verre. »
(Antoine Furetière)

  • Non mais qu’est-ce qui t’est arrivé?
  • A moi, pourquoi cette question?
  • Ben, tu es devenu tout pâle quand elle s’est levée. Juste avant, tu étais comme moi, le teint bien rosé puis quand elle s’est levée tu es devenu blanc comme un linge.
  • Tu ne te rends pas compte, elle a posé ses lèvres sur moi, a soulevé mon pied à hauteur de son nez…puis m’a brusquement reposé sur la table! Y a de quoi pâlir non?
  • Bah elle aura pensé à autre chose, c’est pas grave.
  • Pas grave, pas grave, je suis tout en émoi, elle m’émoustille, me regarde pétiller puis me laisse comme une vieille chaussette. Je suis quand même un Bollinger rosé, on ne me traite pas comme un banal mousseux moi Môssieu!
  • Oh ça va, ne le prends pas mal, d’ailleurs la voilà qui revient.

La demoiselle s’assied, l’air contrarié, empoigne son verre, le regarde, fait la grimace et appelle le serveur en lui montrant le liquide incolore d’un air mécontent.

Le verre se fait tout petit mais le serveur l’empoigne sans état d’âme et part le vider pour le remplir à nouveau de champagne rosé.

Ayant retrouvé ses couleurs le verre se pâme attendant d’être à nouveau saisi par le pied et porté à la bouche. Le moment est fugace, la fille est pressée et contrariée et très vite le verre se retrouve vide alors qu’il pensait très fort « verre, j’espère ».

Ainsi va la vie 🍸

Et maintenant? Bah, maintenant on va lire les autres textes sur Brick a book en prenant un verre…ou pas 😉

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