Laissez-vous (em)porter…

J’aime la lecture, l’écriture, la littérature, l’orthographe, la poésie,… bref, j’aime les mots et ceux qui en jouent. 

Gamine, j’écoutais volontiers les feuilletons radiophoniques sur mon petit transistor et je rêvais, je laissais galoper mon imagination. Je me souviens avoir vécu avec plaisir “Au bonheur des dames” (Zola).

Récemment, j’ai découvert que Thiery Moral (Tmor), un artiste aux talents variés que je trouve tous aussi décalés que drôles, nous a fait cadeau d’un livre audio accessible gratuitement sur Youtube 😊. C’est en quelque sorte Noël avant l’heure 😉.

Le livre existe en version papier depuis 2017 mais je suis convaincue que la lecture par l’auteur lui-même apporte un supplément d’âme à l’histoire.

Pour tout vous dire, je l’ai écoutée avec beaucoup de plaisir dans l’avion qui nous ramenait de vacances. Je me suis callée dans mon siège, les yeux fermés pour bien m’imprégner de l’histoire, les écouteurs bien enfoncés dans les oreilles.

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps avant de vous le faire découvrir à mon tour. C’est assez long (1 heure 1/4) et je vous conseille de bien vous installer, peut-être de fermer les yeux comme moi pour éviter les distractions et puis il suffit de se laisser (em)porter par la voix de Thierry.

Bonne écoute 🎧

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Consoles, gargouilles et drôles de bouilles

Vous aurez probablement remarqué via mes photos d’Allemagne, que les décorations architecturales sont très nombreuses dans ce pays.

J’ai pris beaucoup de plaisir à immortaliser quelques personnages décoratifs rencontrés au cours de mes dernières découvertes teutonnes. Certains sont drôles, effrayants, sympas,…

Si ça vous dit, je vous montre quelques gargouilles ci-dessous.

J’ai encore quelques bouilles étonnantes en réserve si vous aimez ça 😉.

Bonne journée 🌞

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Le souvenir de Guillaume Apollinaire

En novembre dernier, j’évoquais ici le séjour du poète Guillaume Apollinaire dans l’est de la Belgique.

A quelques kilomètres de Stavelot où se trouve son musée, on découvre, au milieu des bois, le Monument Apollinaire. Élevé en 1935 en présence de sa veuve Jacqueline, il nous rappelle le séjour du poète dans la région en 1899. 

Il faut pénétrer de quelques dizaines de mètres dans le bois pour apercevoir un ensemble de sept blocs de pierre, géométriques, en calcaire bouchardés, l’ensemble formant une sorte de cromlech «dans un esprit apollinarien”. Au centre, se trouve la plus haute stèle – elle mesure 4 mètres de haut – sur laquelle ont été gravés les mots Guillaume Apollinaire et la fameuse date de 1899 en cette disposition «parallélépipédique» :

GUIL    L    AUM    E
APOL    I    NAIR    E
1899           

Formant le cercle autour de la stèle centrale, six autres blocs de plus petites tailles (permettant de s’asseoir) portent une série d’inscriptions gravées formant une seule phrase, en l’occurrence trois vers de La jolie rousse, texte écrit entre 1912 et 1916 et publié en 1917, le dernier poème des «Calligrammes». (Source)

Accès à la butte où se trouve le lieu de mémoire

Cette ronde de bornes n’est pas sans évoquer des bornes frontières en cet endroit situé à la limite des anciens pays de Stavelot et de Malmedy ; cette dernière cité, faut-il le rappeler, venait d’être « annexée » à la Belgique à la suite des récents Traités de Versailles quand le monument est inauguré ; Apollinaire, quant à lui, avait connu la situation ancienne où Stavelot était belge et Malmedy prussienne.(Source)

“Soyez indulgents quand vous nous comparez à ceux qui furent la perfection de l’ordre, nous qui quêtons partout l’aventure”

Dans l’impossibilité de payer ses dettes, Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky quitte précipitamment la Belgique pour Paris où il devient Guillaume Apollinaire. Il ne remettra jamais les pieds dans cette région qui ne l’a toujours pas oublié de nos jours.

L’endroit est charmant, calme et en pleine nature. Idéal pour célébrer l’arrivée du printemps teinté d’espoir.

Séquence souvenir 😉

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Apollinaire, le circuit de Spa-Francorchamps et le dessin de presse

Quelle drôle d’idée de mêler trois sujets aussi différents me direz-vous peut-être 😊.

Je vous raconte. Ayant fini récemment le roman “La dixième muse” d’Alexandra Koszelyk (la même qui organise tous les lundis l’atelier d’écriture en ligne sur Brick a book) j’ai été prise d’une furieuse envie d’aller enfin visiter le musée Apollinaire à Stavelot. Bien sûr je savais que le seul musée au monde consacré à ce poète se trouvait à 50 km de chez moi puisqu’il a séjourné en Belgique avec son frère, mais je n’avais jamais eu le déclic. 

Aussitôt dit aussitôt fait, une réservation en ligne et nous voilà partis à l’abbaye de Stavelot.

Le billet est combiné et permet la visite de 3 musées et d’une exposition temporaire.

Nous avons donc visité le musée Apollinaire et celui du circuit de Spa-Francorchamps (bien connu des amateurs de F1) ainsi que l’exposition très intéressante des dessins de presse du monde entier.

Et le troisième musée? C’est celui de la principauté de Stavelot-Malmédy que nous irons voir à notre aise une prochaine fois, les dessins de presse nous ayant retenu un temps certain.

 

L’abbaye de Stavelot

1. Guillaume Apollinaire

C’est en 1954 que l’Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire inaugure le musée sous la présidence d’honneur de Jean Cocteau.

D’abord installé dans l’ancienne pension Constant, où résida le poète, il fut déplacé en 1961 dans l’Abbaye où  nous pouvons revivre le séjour effectué  par Guillaume et son frère.

Leur mère et son compagnon, qui s’étaient fait passer pour des aristocrates russes, les ont abandonnés plusieurs mois dans cette pension  tandis qu’ils allaient tenter leur chance au casino de Spa à quelque 15 kilomètres de là. Les deux jeunes gens n’eurent d’autre issue que de s’enfuir à la cloche de bois un jour d’octobre 1899.

Sans argent et désœuvré, c’est à Stavelot que Guillaume commencera à écrire sur tout ce qui l’entoure. C’est là aussi qu’il rencontrera son premier amour, Marie Dubois, à qui il écrira de très beaux acrostiches dont certains en patois de l’endroit.

C’est probablement la trahison de cette jeune fille qui provoquera chez lui le sentiment qui le suivra jusqu’à sa mort d’être le “mal-aimé”.

Pour voir quelques pièces présentes dans ce musée, je vous invite à cliquer, ci-dessous, sur le tableau réalisé par le peintre belge Pierre Alechinsky.

Les passionnés peuvent également trouver de nombreuses informations sur ce site consacré au poète.

Je vous parlerai de la visite du deuxième musée et de l’expo dans un prochain article.

A très vite 😀.

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Vous êtes au courant? (4)

Vous savez que j’aime traquer les traces artistiques de tout type quand je me balade dans un endroit. Dernièrement, nos roues nous ont conduits en Allemagne, (très à l’est, je vous montrerai plus tard) et j’y ai fait une belle récolte photographique d’armoires électriques décorées.

Je suis contente que des artistes aient opté pour cet espace d’expression. Les villes s’en trouvent joliment décorées et les armoires techniques, bien utiles, se fondent agréablement dans le décor.
Et vous, qu’en pensez-vous? 🤔

Si vous aimez ça, je vous renvoie aux précédentes publications du même type: 1, 2 et 3.

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Du côté de chez Ma

Comme tous les samedis je joue avec Ma c’est à dire que j’illustre par au moins une photo personnelle le thème du jour.

Il s’agit cette fois du mot

architecture.

Je prends beaucoup de photos de bâtiments, essentiellement modernes, et c’est d’ailleurs ce que j’avais proposé en 2019 pour illustrer ce thème.

Cette fois, je vais vous emmener voir une construction beaucoup plus ancienne que j’ai découverte par moi-même cette semaine.

Il s’agit des serres royales de Laeken imaginées en 1873 par l’architecte Alphonse Ballat. Il s’agit d’une véritable cité de métal et de verre, considérée comme le plus grand complexe de serres privées réalisé en Europe. Ces serres sont ouvertes au public pendant une courte période chaque année et attirent plus de 100.000 visiteurs à chaque fois. Je partagerai bientôt un article plus complet reprenant mes autres photos personnelles mais pour le défi de Ma j’ai choisi deux photos dont la première est littéralement royale 👑.

Jardin d'hiver
Coupole du jardin d'hiver

Ce que les Serres Royales expriment concerne l’architecture et, plus précisément, un grand programme de construction : celui du “palais de verre idéal”.
Mais surtout, elles ont inspiré la nouvelle architecture belge de cette époque et leur rayonnement s’est propagé, avec l’Art nouveau, à travers le monde entier.(source)

Si ça vous intéresse, je vous invite à venir refaire une petite visite, mercredi en principe, pour voir des photos des autres serres mais aussi du parc royal exceptionnellement ouvert (en partie) pour compenser la fermeture des plus petites serres ne permettant pas de respecter la distanciation sociale.

D’ici là, je vous invite à aller voir les prouesses architecturales présentées par les autres participant(e)s chez Ma et je vous souhaite un agréable long week-end.

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A comme la neige a neigé!

Quelques photos récentes... - Page 5 674837407Hier, nous devions illustrer le mot “hiver” pour le défi de Ma et il n’y avait pas chez moi le moindre petit flocon à l’horizon. Aussi, quelle ne fut pas ma surprise en voyant ce matin qu’un blanc manteau bien épais recouvrait tout autour de la maison.

Je vous montre un petit bout de mon jardin que j’ai pu photographier sans sortir de la maison.

C’est tout beau, tout propre et j’irai voir ça de plus près après m’être emmitouflée comme il se doit.

Et, comme à chaque fois que je vois ce spectacle, ce sont les premiers mots du poème d’Émile Nelligan qui me viennent spontanément en tête. Je vous les rappelle ci-dessous.

 

Ah! Comme la neige a neigé.
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !

Je vous souhaite une bonne fin de journée, avec ou sans neige 😊.

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Balade automnale à Chaudfontaine (Belgique)

A environ 6 km de mon domicile se trouve la commune appelée Chaudfontaine. C’est là que je vous emmène aujourd’hui. Nous irons à la fois dans le centre de la commune et ses deux parcs très agréables ainsi que sur les hauteurs pour une balade dans les bois. On trouve aussi à Chaudfontaine un casino dont je ne parlerai pas cette fois .

Comme son nom l’indique, plusieurs sources d’eau chaude, uniques en Belgique, jaillissent de son sous-sol rocheux à une température de 36,6 °C.

Certaines de ces sources exploitées offrent des eaux faiblement minéralisées, recommandées par l’Académie belge de Médecine pour l’alimentation des nourrissons et mises en bouteilles sur place pour la grande distribution. D’autres sources sont destinées aux cures thermales, idéales pour le traitement des rhumatismes. 
Victor Hugo surnomma jadis Chaudfontaine la « violette des stations thermales ». (source)

Nous démarrons notre balade dans le centre de Chaudfontaine, à proximité de la maison Sauveur, nous la poursuivons en montant courageusement dans le Bois-les-Dames et, en revenant dans le centre, nous admirons quelques oeuvres des parcs Hauster et des Sources.

Je vous promets que vous ne serez pas déçus si vous me suivez en cliquant

J’espère que vous aurez apprécié cette balade qui vous permet de découvrir peu à peu la si belle région qui est la mienne 😊.

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Ted Nomad, mon coup de 💖

Pour terminer le partage de mes photos de Street Art City, j’ai souhaité donner une place de choix à un artiste qui a su m’émouvoir. Ses visages terriblement expressifs m’ont touchée plus encore que les œuvres des autres artistes. Ça ne s’explique pas, c’est comme ça et peut-être ne partagerez-vous pas mon sentiment mais au moins vous saurez que cette personne existe et c’est le principal.

Comme il le dit “Juste exister en exultant une puissante étincelle de vie dans chaque portrait qui s’offre au spectateur. Les regards se croisent, s’épousent ou se fuient, bouleversant les émotions les plus profondes”.

Ted Nomad est né sur la route…

Sa peinture est instinctive, jetée comme une nécessité, une urgence.
Il puise son inspiration dans ses émotions et recentre le regard de l’être humain avec force et réactivité face aux phénomènes sociétaux qui l’interpellent.
Figures anonymes ou célèbres naissent de ses pochoirs au gré de ses rencontres.
En exigence de précision, il affine, il peaufine. Chaque pochoir est minutieusement « sculpté », découpé dans le vif du papier, destiné à ne vivre qu’une seule fois malgré les heures de travail, la peinture est appliquée à la bombe aérosol.

Ted Nomad a toujours dessiné, sans début ni fin, le dessin est son mode d’expression essentiel depuis ses souvenirs les plus lointains. (source)

Plus que jamais j’ai trouvé la présentation Sway adaptée à ce que je souhaitais dans le sens où elle permet de cliquer sur chaque photo pour la voir en plein écran 🧐 .

Dites-moi votre ressenti. Vous a-t-il touché également ou pas du tout? Que pensez-vous de la technique des portraits que j’appelle “à livre ouvert”?

J’attends vos commentaires…

Un petit bonus fourni par Géhèm dans son commentaire:

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Les cris des murs (3)

Voici le troisième et dernier article regroupant mes photos de Street Art City, parfois justement appelée “Villa Médicis de l’art urbain”. Il sera moins dense et moins cohérent que les deux premiers mais j’y ai placé ce qui a accroché mon regard. 

Pour commencer, je partage des photos d’oeuvres diverses faisant l’objet d’une exposition d’artistes de Street Art qui ont exercé leur talent sur des supports mobiles mis en vente.

Vous reconnaîtrez peut-être au passage des styles déjà rencontrés en extérieur ou dans l’Hôtel 128.

La toile suivante, “Abbut”, est de l’artiste Grec Simple G. Elle est entièrement réalisée par un nombre impressionnant de  traits de marqueurs sur la toile pour aboutir à ce photoréalisme. Vous avez déjà vu son style dans la chambre “Welcome to my house” dans l’hôtel 128 (article précédent).

Je termine cette expo par le coin consacré à Kelkin dont j’ai déjà dit tout le bien que je pensais.

Pour suivre, nous avons eu droit à une exposition de Zeso qui a revisité à sa manière, le thème de la nature morte  Pour vous le situer, c’est lui qui a réalisé la fresque géante d’Alice à l’extérieur.

Dans les quelques photos de natures mortes présentées, je trouve que la dernière est très parlante et illustre plutôt bien le terme de “nature qui se meurt”, comme le dit l’artiste, hélas…

Pour davantage de détails sur Zeso et les natures mortes proposées, vous pouvez cliquer ici.

Comme je ne tiens pas à vous assommer par trop de photos en une fois, je parlerai prochainement de Ted Nomad (mon coup de coeur) dans un article qui lui sera réservé.

Je suis consciente qu’on peut aimer ou pas ce travail. Certes, je n’apprécie pas tout avec la même intensité mais je garde un souvenir émerveillé de ma visite à Street Art City en regard du travail exceptionnel réalisé par les artistes qui y ont mis leur âme.

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