Du côté de chez Ma

Ce samedi, Ma nous demande d’illustrer par une photo personnelle et non trafiquée, le thème “Perle(s)“.

Il se fait que j’ai sous le coude des photos que j’ai prises il y a quelques mois  d’un magnifique projet artistique mis en place au pont de Fragnée à Liège.

Ce pont, pour lequel l’architecte Paul Demany, adepte du classicisme français, s’est inspiré du pont Alexandre III de Paris (1900), a été construit à l’occasion de l’Exposition universelle de Liège (1905).  C’est un passage fort important et fort emprunté dans la ville. Les éléments dorés ont été restaurés complètement il y a quelques années. Vous pourrez découvrir l’histoire de sa construction ici si ça vous intéresse.

Et les perles me direz vous? Et bien depuis la fin avril dernier et pour une période de un an, les tritons qui garnissent les extrémités du pont ont été embellis par la pose de perles géantes dans les coquillages qu’ils supportent.

Ces perles nacrées pèsent chacune 350 kg et ont un diamètre de 1 mètre. Ce projet a été imaginé par l’artiste plasticienne Maria Vital Goral, en collaboration avec le bureau d’études Pôle Design, un bureau de design liégeois.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à regarder ce reportage diffusé sur la télé locale liégeoise.

Et puis bien sûr on se presse d’aller voir chez Ma les perles proposées par les autres participant(e)s au projet.

Je vous souhaite un agréable week-end.

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Les murmures des murs

Partie à la découverte de la ville de La Louvière (B) dont le nom vient du passé “endroit de prédilection pour les loups”, j’ai suivi un parcours de Street Art proposé par l’OT.

Ce sont ces réalisations que je souhaite partager.

Le premier mur est réalisé en céramique ainsi que le loup à l’avant-plan.

Ben oui, nous sommes à La Louvière

Le dernier est particulier. Il est constitué de panneaux portant des morceaux de vaisselle. En effet, La Louvière a été, de 1841 à 2011, le siège de la manufacture de faïence fine Royal Boch réputée en Belgique. 

Encore plus particulier, ce travail est l’œuvre de Leon Keer dont l’application sur smartphone permet de voir assemblées et en mouvement les différentes pièces en scannant les vues.

C’était la première fois que je voyais des dessins se mouvoir ainsi 👍.

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Du côté de chez Ma

Le samedi on relève le défi de Ma et on propose une photo personnelle illustrant le thème qu’elle nous propose.

Cette semaine c’est “couleur vive“.

J’ai choisi de partager une photo de K-dolls joyeusement colorées et qui sont exposées à Marche-en-Famenne (pas très loin de chez moi).

Ces statues colorées de 2m20 de haut sont décorées bénévolement par des artistes au profit d’actions pour les enfants hospitalisés. Tous les détails se trouvent ici.

Et si, pour bien commencer le week-end, on allait voir les couleurs vives partagées chez Ma?

Très bon week-end à vous 😊

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Et toc, voilà des taques…

De passage à Châlons-en-Champagne récemment, j’ai été surprise, et ravie, de voir que de nombreuses taques d’égout étaient décorées.

Et comme on est à Chat-long, ce sont surtout des têtes de chats 😉.

L’artiste châlonnais Thomas Barbey a choisi un support original pour peindre. Il s’agit des plaque d’égout de sa ville. L’année dernière, il a commencé à dessiner dessus, après avoir obtenu l’accord de la mairie. “Ce sont des objets peu regardés, voire totalement dépréciés”, reconnaît-il. Mais il estime que leur nombre offre “une opportunité énorme pour donner l’envie en gens de sourire le matin”. Thomas Barbey peint selon ses envies, avec des thèmes et des styles différents.

Les œuvres sont éphémères. Exposées à la pluie et aux semelles des passants, elles s’usent et disparaissent vite. Pour l’instant, Thomas Barbey et les sympathisants du projet ont décoré quelque 150 plaques. “L’objectif, c’est de faire toutes celles de la ville”, affirme l’artiste, soit environ 3 000 plaques. (Source)

Je vous en montre quelques-unes ci-dessous.

Près de la cathédrale Saint-Etienne
Près de l'Hôtel des Postes

Et puisqu’on parle d’égouts, avez-vous déjà remarqué ces inscriptions assez récentes faisant état de préoccupations écologiques?

Bon, je suppose que je vais frustrer un de mes fidèles visiteurs mais tant pis, je le dis moi-même: l’égout et les couleurs ça ne se discute pas 😊.

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Les murmures des murs

Il y a un moment qu’on n’a plus fait le mur ensemble, euh je veux dire qu’on n’a plus regardé des murs décorés. Vous me suivez?

"Je ne sais pas à quel point c'est beau" (trad. Google du vietnamien)

Et le dernier, ci-dessous. Sur cette fresque bouleversante vue au Pays Basque espagnol, l’inscription dit “que personne ne garde un enfant dans un bateau si la mer n’est pas plus sûre que la terre“.

Il m’en reste encore quelques-uns à partager une prochaine fois, je ne voudrais pas lasser en mettant trop de murs entre nous 😉.

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Les murmures des murs

Un zapping de fin de soirée m’a amenée sur culturebox (France 4)  où j’ai eu le plaisir de découvrir une émission sur un projet artistique étonnant. Vous pourrez probablement visionner à votre tour ce reportage en replay si le sujet vous intéresse 😊.

J’ai d’abord cru à une visite de Street art City (dont je vous ai déjà  parlé la première fois ici) mais, bien que la démarche présente des similitudes au départ (laisser aux mains de graffeurs un bâtiment abandonné), la différence essentielle tient dans le caractère éphémère du projet qui s’appelait Tour Paris 13.

La Tour 13 n’est plus, mais son mythe flotte toujours au-dessus du street art parisien. Folie artistique imaginée et orchestrée par la galerie Itinerrance de Mehdi Ben Cheikh, ce projet avait réuni en octobre 2013 108 street artistes du monde entier, invités à investir neuf étages – et un sous-sol – d’un immeuble du 13e arrondissement… Avant de voir la bâtisse détruite après 30 jours de visite. (Source

Ce court zapping m’a menée au projet Tour 13 et, en cherchant à en savoir davantage, je suis arrivée sur ce site de Google dont j’avoue que j’ignorais l’existence jusqu’à ce jour 😳.

Comme je ne suis peut-être pas la seule, j’ai pensé à le partager parce que je pense qu’il y a moyen d’y faire de belles découvertes.

J’espère que vous me direz si vous le connaissiez déjà ce que vous en pensez…

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L’homme à la tête de chou

En balade cette semaine dans le nord de mon pays, j’ai découvert dans la ville d’Eeklo (Flandre orientale) une légende qui m’a interpellée.

En arrivant dans la ville, on ne peut pas manquer cette grande (et haute) sculpture placée dans un carrefour.

Ne comprenant pas le sens, j’ai demandé à notre hôte (nous passions une nuit sur place) ce qu’il en était.

Il m’a alors montré cette décoration dans sa maison et raconté l’étonnante légende qu’elle représente.

Ce récit fantastique remonterait au début du XVIe siècle… Dans la bonne ville d’Eeklo, un boulanger astucieux se proposait de changer le caractère des personnes, en respectant un processus très précis. Il lui suffisait de découper leur tête, immédiatement remplacée par un chou pour éviter l’hémorragie ; pendant ce temps, les têtes étaient enduites d’une préparation dont il avait le secret, puis passées au four à pain, et enfin, toutes neuves, replacées sur les bustes. On ne sait si elle fut expérimentée, mais la recette a, au moins, inspiré un peintre de l’école flamande du début du XVIIe siècle“. (Source)

Partant de là, il fut facile de découvrir qu’un tableau de l’école flamande, du début du 17ème siècle, inspiré de cette légende a été adjugé fin 2021 au Mans pour une somme assez conséquente! (Source

 

École flamande, début du XVIIe siècle Le Boulanger d’Eeklo, huile sur panneau, 22 x 33 cm. Adjugé : 55 800 €

L’histoire ne s’arrête pas là et je suis certaine que vous y pensez depuis le début de cet article 😉.

Il y a parfois des coïncidences troublantes. C’est ainsi qu’en 1968, la sculptrice Claude Lalanne crée une oeuvre intitulée “L’homme à la tête de chou”.

Gainsbourg voit la sculpture dans la vitrine d’une galerie d’art contemporain et l’achète immédiatement comme le raconte Claude Lalanne ci-dessous

« Ça faisait à peine cinq jours que je l’avais terminée et déjà elle partait. J’étais ravie que ce soit lui qui l’achète parce que je l’admirais beaucoup. Plus tard, il m’a téléphoné pour me demander si j’acceptais qu’il mette la statue sur la pochette de son prochain album. J’étais d’accord et, pour me remercier, il m a invitée au studio d’enregistrement pour me faire entendre l’album “L‘homme à tête de chou” avant qu’il ne sorte. » (Source)

Sculpture de Claude Lalanne, 1968

On ne saura jamais si la sculptrice a vu le tableau ou si elle a pris connaissance de la légende mais ce qui est sûr c’est que c’est à elle qu’on doit l’album et le surnom de Gainsbourg “L’homme à la tête de chou“.

On termine en musique bien sûr même si ce n’est pas son titre le plus populaire.

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