Des frites?

Bon, je ne vais pas faire un caprice comme les membres de la famille Tuche…

…mais, comme le savent la plupart d’entre vous,  je suis Belge et chez nous les frites c’est sacré 😋.

La preuve:

Je viens même de voir en vitrine des chaussettes brodées d’un cornet de frites!

Mais si je vous en parle aujourd’hui, c’est que je suis tombée sur cet article qui me prouve une fois encore que les Etats-Uniens n’ont pas toutes leurs frites dans le même sachet (en français: il leur manque une case 😉).

Ils viennent en effet de créer un parfum…à la frite!

Un parfum à la frite, vous le croyez ? Cela existe pourtant bel et bien : le flacon “Frites by Idaho” est l’œuvre de l’Idaho Potato Commission (États-Unis), composée de passionnés qui ne manquent pas d’idées et il est collector.(source)

Ce qui me console un peu, c’est qu’ils parlent de French fries (frites françaises). Ouf! l’honneur des Belges est  sauf!

Si je vous ai vraiment donné envie, même sans parfum, je vous invite plutôt à visiter le musée de la frite à Bruxelles😊.

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Le murmure du mur…hommage à Arno

Une fusion entre deux évènements artistiques a conduit à la réalisation de ce mur peint achevé le 13 mai dernier (10 mètres de large sur 12 de haut).

Chaque année, de nouvelles fresques fleurissent au printemps et les artistes de l’asbl Spray Can’Art (dont je vous ai souvent parlé) souhaitaient travailler sur le thème de la musique.

Le chanteur belge  Arno, décédé en avril dernier, s’est rapidement imposé comme sujet.

Les artistes expliquent que le manche de la guitare rappelle les lignes à haute tension de ce quartier fortement industrialisé et très vivant à l’époque de la sidérurgie liégeoise.

Samedi 14 mai, Arno a entamé son dernier voyage lorsque ses cendres ont été confiées à la mer qu’il aimait tant, au large de sa ville natale d’Ostende. 
Selon les volontés d’Arno, la cérémonie en mer s’est déroulée dans l’intimité, uniquement avec son cercle proche.(source: RTL info)

Je l’ai déjà partagée mais j’adore cette chanson qu’Arno ne chantera plus vraiment…quel bazar quand même la vie!

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En plein dans le mille!🎯

En avançant dans le coupe feu dit “coupe-feu du tir” (on va comprendre pourquoi) qui fait face à l’entrée de l’aérodrome de Spa (B) on aperçoit sur une butte des installations métalliques qui interpellent.

Il s’agit en fait des vestiges d’un stand de tir qui était à l’époque de son installation (1907), le plus moderne d’Europe. Ce stand permettait à 52 tireurs répartis sur 2 étages de s’adonner à leur passion.

La particularité des cibles Brémer (du nom de leur inventeur le capitaine René Bremer du Régiment de Carabiniers) est qu’elles permettaient au tireur de voir son résultat sans se déplacer. En effet, chaque cible est elliptique (2,4 m de haut et 2,25 m de large) et est constituée de plaques métalliques fixées sur des axes. 

Quand une balle touche une de ces plaques, cela provoque un contact électrique qui actionne un aimant situé sur une réplique miniature de la cible, juste à côté du tireur. Ce dernier peut ainsi connaître le résultat de son tir et ajuster sa visée.

Les deux cibles que je vous montre ci-dessous sont situées à 600 mètres de l’endroit où se trouvait le stand.

De face
De profil
De dos

Pour en savoir davantage sur ces cibles ou voir d’autres photos, certaines d’époque, vous pouvez vous rendre ici.

Comme je l’ai indiqué en débutant l’article, ce coupe-feu est situé juste en face de l’aérodrome de Spa-La Sauvenière bien connu dans la région. Ce petit aérodrome est dédicacé aux petits avions de tourisme et aux sauts en parachute.

En revenant de cette balade, nous avons eu la surprise de voir cette jolie sculpture sur un tronc d’arbre à l’avant d’une maison 😮.

Une journée de découvertes agréables sous le soleil, un vrai plaisir en ce beau début de printemps 👍.

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Le souvenir de Guillaume Apollinaire

En novembre dernier, j’évoquais ici le séjour du poète Guillaume Apollinaire dans l’est de la Belgique.

A quelques kilomètres de Stavelot où se trouve son musée, on découvre, au milieu des bois, le Monument Apollinaire. Élevé en 1935 en présence de sa veuve Jacqueline, il nous rappelle le séjour du poète dans la région en 1899. 

Il faut pénétrer de quelques dizaines de mètres dans le bois pour apercevoir un ensemble de sept blocs de pierre, géométriques, en calcaire bouchardés, l’ensemble formant une sorte de cromlech «dans un esprit apollinarien”. Au centre, se trouve la plus haute stèle – elle mesure 4 mètres de haut – sur laquelle ont été gravés les mots Guillaume Apollinaire et la fameuse date de 1899 en cette disposition «parallélépipédique» :

GUIL    L    AUM    E
APOL    I    NAIR    E
1899           

Formant le cercle autour de la stèle centrale, six autres blocs de plus petites tailles (permettant de s’asseoir) portent une série d’inscriptions gravées formant une seule phrase, en l’occurrence trois vers de La jolie rousse, texte écrit entre 1912 et 1916 et publié en 1917, le dernier poème des «Calligrammes». (Source)

Accès à la butte où se trouve le lieu de mémoire

Cette ronde de bornes n’est pas sans évoquer des bornes frontières en cet endroit situé à la limite des anciens pays de Stavelot et de Malmedy ; cette dernière cité, faut-il le rappeler, venait d’être « annexée » à la Belgique à la suite des récents Traités de Versailles quand le monument est inauguré ; Apollinaire, quant à lui, avait connu la situation ancienne où Stavelot était belge et Malmedy prussienne.(Source)

“Soyez indulgents quand vous nous comparez à ceux qui furent la perfection de l’ordre, nous qui quêtons partout l’aventure”

Dans l’impossibilité de payer ses dettes, Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky quitte précipitamment la Belgique pour Paris où il devient Guillaume Apollinaire. Il ne remettra jamais les pieds dans cette région qui ne l’a toujours pas oublié de nos jours.

L’endroit est charmant, calme et en pleine nature. Idéal pour célébrer l’arrivée du printemps teinté d’espoir.

Séquence souvenir 😉

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Le parc de Séroule à Verviers (B)

Je vous ai déjà parlé (ici, et ) de la ville de Verviers située à une trentaine de km de mon domicile. J’aimerais aujourd’hui vous emmener à quelques minutes du centre-ville dans le parc de Séroule. 

Ce parc nous accueille dans ses 10 hectares aménagés: étangs, bois, prairie, verger et le petit ruisseau des Béolles* agrémentent  le décor joliment vallonné.

Pour favoriser l’apparition de fleurs sauvages une partie des pelouses sont seulement fauchées une ou deux fois par an. Certains endroits sont volontairement laissés en friche pour offrir un refuge à la faune et à la flore. Les souches et les arbres morts sont également laissés en place et servent de gîte aux chouettes, pics et chauve-souris. Aucun produit chimique n’est utilisé dans la gestion du parc.

C’est un sculpteur de ma région Philippe Ongena (déjà évoqué ici) qui a été choisi pour réaliser le portique d’entrée monumental ainsi qu’un espace de repos et de rencontre sous forme d’amphithéâtre à la croisée de trois chemins.

On trouve là un véritable îlot de verdure où il fait bon se promener à quelques pas de la ville.

Si une balade de deux minutes au calme vous tente, suivez-moi en cliquant

*En wallon, béolle signifie boulaie : lieu planté de bouleaux. 

Bonne journée 😊

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L’église des Saints-Hermès et Alexandre de Theux (B)

A une vingtaine de kilomètres de chez moi se trouve une jolie commune appelée Theux. Nous allons souvent nous y balader mais n’étions encore jamais entrés dans l’église des Saints-Hermès et Alexandre*.

C’est cette découverte, que nous avons enfin faite, que je souhaite partager aujourd’hui.

Vous vous doutez bien que si je vous en parle c’est que l’intérieur mérite bien un petit détour 😊.

L'église-halle

Un peu d’histoire

Le caractère massif et fortifié de l’ensemble avec son mur d’enceinte manifeste qu’en plus du culte, l’église de Theux remplissait les fonctions de défense et refuge.

On voit ici une des deux seules églises belges qui ont  conservé leurs hourds (possibilité de tirer sur des assaillants). On voit aussi des meurtrières étroites trapézoïdales. L’espace sous toiture (7,25 m de large sur 4,5 m de haut) de la tour carrée constitue une véritable réserve où stocker vivres et munitions en cas de siège.

A gauche de l’entrée, dans le mur de la tour, taillés dans du calcaire, deux orifices permettent deux tirs jumelés d’arquebuse pour défendre l’église.

Dans l’entre-Loire et Rhin, il s’agit de la seule église-halle romane à plafonds plats de toute l’Europe occidentale. De plus, les plafonds de la nef principale (1630), du chœur (1681) et des chapelles latérales (1698) sont à caissons peints. Ces plafonds exaltent le culte des saints en réaction à la Réforme protestante.

La nef et le buffet d'orgue

On voit ci-dessous un des beaux chapiteaux ornés de feuilles stylisées de couleur vert et or sur fond rouge, les fonds baptismaux romans ainsi qu’un bénitier gothique en marbre noir de Theux.

Une autre particularité est que les bancs  sont gravés aux noms des fidèles aux places qu’ils occupaient à l’office comme on le voit sur la photo suivante.

Il suffit parfois de pousser la porte et de lever les yeux pour faire de jolies découvertes sans courir bien loin… 😊

*Je tiens à préciser que Saint-Hermès est un ancien martyr romain du 1er siècle qui n’a rien à voir avec le dieu grec Hermès, messager des dieux, ni avec la maison de luxe Hermès bien sûr 😉. 

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Sart-lez-Spa

J’aimerais partager quelques photos de cette petite commune de Wallonie que je viens moi-même de visiter pour la première fois. En tout premier lieu, parce que vous savez que j’aime les curiosités, je vous montre le clocher tors de l’église Saint-Lambert bâtie en 1705.

Si vous êtes des fidèles, vous vous souvenez certainement de deux articles déjà anciens sur cette particularité que présentent certains clochers qui apparaissent tordus pour différentes raisons. Pour rappel, ces articles se trouvent ici et .

Eglise Saint-Lambert de Sart-lez-Spa

M’étant arrêtée pour photographier ce clocher qui est un des onze clochers tors sur plus de mille églises présentes en Belgique, j’ai également apprécié la très jolie place du marché. On y voit cette ancienne fontaine à laquelle est toujours accolée la crèche mise en place pour les fêtes de Noël.

A l’arrière gauche de la fontaine, une silhouette trapue a attiré mon objectif également 😊.

On y voit un cordonnier qui nous rappelle que depuis 1976 a lieu dans cette commune la fête des vieux métiers dont la définition est “A Sart, où les machines n’ont pas encore fait oublier les outils ni les hommes …” (source)

C’est au pied de l’église qu’on croise le personnage ci-dessous.

Juste à côté de cette petite statue, on peut admirer cet immense chêne creux dont l’intérieur est carbonisé.

Je termine sur un personnage un peu plus coloré. Il s’agit de Marie, la Sartoise, symbole de la fête. Un panneau explicatif nous apprend que

Marie est un ange qui veille sur la place.

C’est une fille de Hoëgne, sa tête, constituée d’un galet en atteste. Porteuse du lourd hârkè, elle reste grâcieuse dans sa démarche. A la ferme, sans rien attendre en retour, elle travaille sans relâche. Marie est infiniment bonne; sa grande générosité s’exprime par le fait qu’ici-même, elle est en mesure d’exaucer votre souhait le plus cher.

“Pour l’accomplissement de votre vœu, formulez votre requête à voix basse en poussant légèrement Marie de manière telle qu’elle effectue sur elle-même une rotation complète. Votre souhait sera exaucé dans le courant de l’année”.

Œuvre de Jean Pirnay, mécanicien-sculpteur (2008)

J’avoue que je n’ai pas formulé de vœu mais j’ai aimé cette petite histoire et cet endroit. Malheureusement la météo n’était pas très clémente mais après tout c’est normal à la mi-janvier, on ne va pas se plaindre 😉.

Je reparlerai, probablement au printemps prochain, de la rivière la Hoëgne dont la vallée mérite à coup sûr la découverte.

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Loup y es-tu?

Dans la commune où je vis, à proximité de Liège, se trouve une rue appelée Louvetain. J’ai souvent entendu ce nom sans jamais y prêter très attention. Le comble, c’est qu’elle est vraiment très près de chez moi mais hors de mes trajets habituels.

Me baladant dans un magasin de livres déstockés , une vraie caverne d’Ali Baba, j’ai découvert un livre listant, avec photos de qualité à l’appui, des curiosités en province de Liège. Je n’ai pas résisté à la tentation et je peux vous dire que je vais pouvoir vous faire découvrir pas mal d’endroits étonnants de ma région.

Vous l’avez compris, notre premier arrêt se fera rue Louvetain.

Dans nos régions, la légende des loups dangereux pour le bétail a conduit, sous Charlemagne, à la création de la fonction de louvetier.

Au début du 19ème siècle, les chasseurs ont remplacé le louvetier mais le souvenir de la fonction et le logement existent toujours même si la maison du 17ème siècle a été reconstruite depuis.

La colline boisée où se trouve la louveterie est appelé le louftain et on y trouve une stèle plutôt jolie que je vous montre ci-dessous.

La louveterie

Je rappelle quand même que le loup craint l’homme pour qui il ne représente pas un danger (même si on dit souvent que l’homme est un loup pour l’homme mais c’est une autre histoire 😉). Le loup se nourrit essentiellement de faune sauvage et s’il s’approche parfois des villages c’est pour se nourrir de bétail domestique.

La Région Wallone suit de près la présence du loup et elle a mis en place un site internet où on peut trouver les réponses aux questions que chacun pourrait se poser..

Pour finir sur une note légère, je vous propose de retomber en enfance pour nous quitter 😊.

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Et si on allait se balader?

Dans cet article de mai 2018, je vous avais dit que je partagerais plus tard d’autres photos du Musée en plein air du Sart-Tilman. Et tout récemment, nous avons décidé d’aller nous balader par là. Curieusement, nous avons redécouvert avec plaisir cet endroit où nous avons passé une bonne partie de notre vie professionnelle, comme quoi les conditions agissent sur notre perception des lieux.

Il existe un site très bien fait qui comprend un catalogue des oeuvres proposées mais, en ce qui me concerne je n’en ai photographié que quelques-unes dans un périmètre assez limité d’ailleurs entre les bâtiments universitaires.

En 2018, j’avais évoqué “Le grand aigle des conquêtes animé par un moteur à merde“. Cette œuvre (?) alimentait bien les conversations entre collègues à l’époque de sa mise en place. Le temps a conquis à son tour l’aigle et lui a fait perdre une aile…

Lors de la balade j’ai découvert une autre œuvre qui m’a vraiment interpellée. Il s’agit de “Amon nos autes (Entre nous)”. Je ne suis pas certaine, même après avoir lu l’explication de l’artiste, que j’aurais aimé apercevoir cela depuis ma fenêtre 😏.

Si vous souhaitez continuer la visite avec moi, je vous invite à cliquer ci-dessous.

Voilà, j’espère que la balade que je vous ai proposée vous aura permis de découvrir un peu de mon environnement.

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L’Hôpital Notre-Dame à la Rose (B)

Comme les Hospices de Beaune avec lesquels il est jumelé, l’Hôpital Notre-Dame à la Rose est l’un des plus anciens hôpitaux d’Europe. Cet ensemble architectural du 13ème siècle est un site hospitalier autarcique avec sa ferme, ses jardins, sa glacière et son cimetière, à côté des bâtiments conventuels hospitaliers.

Une sœur augustine

Un peu d’histoire

A la mort de son époux Arnould IV d’Oudenaarde (rappelé par le roi de France pour combattre les Anglais), Alix de Rosoit (dame d’honneur de Blanche de Castille, la mère de Saint-Louis) hérite d’une fortune considérable qu’elle décide de consacrer à la construction d’un hôpital où les soins seront prodigués gratuitement en échange de prières pour le salut de l’âme des fondateurs.

Au 12ème siècle, la maladie était considérée comme une punition ou une épreuve imposée par Dieu. L’hôpital n’accueillait que les personnes vraiment indigentes et sans logement, chacune étant assimilée au Christ était hébergée gratuitement. Les soins du corps étant indissociables de ceux de l’âme, il y eut une véritable urgence à construire la chapelle.

A l’époque, c’était un chirurgien-barbier qui opérait  n’importe où sans précautions d’hygiène puisque l’infiniment petit (microbe) était une notion encore inconnue…

Le site internet étant très bien réalisé, je vous invite à le parcourir au gré de vos envies depuis sa fondation.

Ce magnifique ensemble architectural abrite de nombreuses collections d’art ainsi qu’une très belle collection d’objets médicaux et pharmaceutiques.

Quand je l’ai visité, le temps était encore clément et j’ai pris beaucoup de de plaisir à déambuler dans le magnifique jardin de plantes médicinales.

Ajoutez à cela une guide compétente, passionnée et passionnante et vous aurez tous les ingrédients pour passer quelques heures riches de découvertes.

Et comme la météo s’est considérablement rafraîchie, je vous invite à partager mes quelques photos personnelles sans quitter votre logis.

Si vous souhaitez en savoir davantage…

source: Dechav.free.fr

Selon la légende, Alix de Rosoit aurait cédé une rose de son blason complétant ainsi le nom de l’Hôpital Notre-Dame par la formule “à la Rose”.

Un autre fait important dans l’histoire de l’Hôpital est la création, en 1897, de l’Helkiase (du grec, ulcère et guérison) par Marie-Rose Carouy. Ce remède contre de nombreuses maladies de la peau (ulcères, eczéma, brûlures,…) était très efficace mais contenait du bichlorure de mercure, dangereux pour la santé, raison pour laquelle il fut retiré en 1940 (inspiré de cette source).

Voilà, j’espère vous avoir communiqué un peu de mon enthousiasme pour cet endroit, fleuron du patrimoine belge.

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