Brick a book 405 ✍🏻

Comme tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo en guise de déclencheur d’écriture.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous. Le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©Pablo Torrado

J’avais tout essayé! Je ne comptais plus les dieux que j’avais implorés depuis si longtemps. 

J’avais la nausée des dorures des églises orthodoxes grecques, les églises catholiques m’avaient vite écœurée par les scandales qui les éclaboussaient, les mosquées m’avaient été interdites parce que je n’avais plus de mari à qui demander la permission et puis le voile c’était pas trop mon truc en tant que féministe convaincue…

J’avais aussi consulté un marabout mais celui que j’avais choisi n’utilisait que des bouts de ficelle trop évidents.

Les “Madame Irma” et autres m’avaient baladée et soutiré pas mal d’argent.

Bref, après toutes ces tentatives, je n’avais plus rien à perdre à me tourner vers Boudha. Si lui ne pouvait rien pour moi alors j’étais définitivement perdue.

J’avais trouvé un tour-opérateur dans mes moyens pour partir à Hong Kong. Là il m’avait laissée tomber après avoir empoché mes derniers yuan.

Je mettais toute ma ferveur à prier ce dieu qui était ma dernière bouée de sauvetage. Si lui ne pouvait me sortir de la situation désespérée qui était la mienne, il ne me resterait plus qu’à me laisser couler vers le fond…

Mes yeux parcouraient le décor qui s’étalait devant moi. Je pensais aux vides greniers de ma ville quand les voisins sortaient leurs vieux vases. Je ne voulais pas blesser les indigènes mais la situation m’apparut soudain absurde.

Brutalement la suite fut comme une évidence, je m’éveillais enfin de ce mauvais rêve. Je venais de toucher le fond et il me fallait absolument remonter à la surface si je voulais survivre.

Je fis demi-tour, me précipitai à l’aéroport et achetai mon billet de retour. Heureusement que ma carte de crédit avait été acceptée.

Cette quête d’une aide extérieure m’avait presque détruite mais ma brutale prise de conscience, comme un réveil en sursaut, allait me sauver. Aucune force occulte ne pouvait m’aider, c’est seule que je m’étais mise dans le pétrin et c’est seule que je devais me battre pour retrouver ma dignité.

J’allais m’y employer à présent, de toutes mes forces…

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

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Brick a book 403 bis ✍🏻

Comme tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo en guise de déclencheur d’écriture.

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Bonne lecture 😊.

©Ashley Winkler

J’étais entrée par hasard dans ce local et je me croyais transportée dans la chambre des Merveilles de Sens: le cabinet des curiosités m’avait tellement impressionnée la première fois que j’y avais mis les pieds.

Reprenant mes esprits, je demandai timidement

– Y a quelqu’un?

Un silence assourdissant me répondit. Bon ce n’était pas gagné apparemment. On m’avait dit de me rendre au local 45 C afin d’y rencontrer ma future prof de chimie organique.

J’étais fascinée par les détails des planches anatomiques suspendues autour de moi. La représentation de la tortue en particulier avait scotché mon regard. Je pense que jamais plus je ne regarderai ma tortue terrestre Caroline de la même manière. Il est vrai que ce qui se cachait sous sa carapace m’intriguait peu. Il suffisait qu’elle sorte la tête quand je lui présentais une feuille de salade pour que je considère que nos échanges étaient satisfaisants.

Mais quand même, quel désordre dans son corps! C’est peut-être pour ça qu’elle était aussi amorphe.

La planche se rapportant à l’être humain me paraissait plus évoluée. Les organes semblaient un peu plus ordonnés.

J’en était là de mes réflexions quand une grosse voix me fit sursauter:

-Je peux savoir qui vous a autorisée à pénétrer dans ce local Mademoiselle?

– Euh…c’est Madame Goffart qui m’a dit de l’attendre dans le local 45C.

-Ah, je vois. Et vous trouvez que ce local ressemble à un labo de chimie? Vous voyez quelque part un tableau de Mendeleïev qui pourrait vous faire penser que vous êtes au bon endroit? Ici c’est le local 45A Mademoiselle. A pour anatomie, le local que vous cherchez est le 45C, comme chimie, c’est clair pourtant.
Je ne vous retiens pas. A l’avenir essayez de réfléchir un peu plus sans quoi je crains que votre passage chez nous soit plutôt bref!

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

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Brick a book 403 ✍🏻

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Bonne lecture 😊.

©Claude Huré

Quand je l’ai vu, figé devant moi alors qu’il n’y avait même pas de phares de voiture pour l’impressionner, j’ai immédiatement cherché aux alentours où se trouvait la tortue!

Je sais c’est bête mais notre enfance nous conditionne à notre insu et pour moi, s’il y avait un lièvre il devait impérativement y avoir une tortue.

N’en voyant point, mon regard est revenu vers le lièvre. C’était la première fois que nous nous croisions dans ce petit bois derrière chez moi. Je n’avais jamais vraiment réfléchi à toute la vie invisible qui peuplait la forêt. Oh j’avais bien aperçu, sans vraiment regarder, des trous dans le sol ressemblant à des entrées de terrier mais je ne m’y étais jamais arrêtée.

Ignorant tout de l’espèce, je me demandais s’il s’agissait d’un mâle ou d’une femelle… Un père en train de chasser pour nourrir sa famille ou une mère aux aguets craignant pour sa portée?

Nous nous regardions, immobiles à présent tous les deux. Le moment était magique, un peu hors du temps. J’étais consciente de la chance que nous avions tous les deux: le lièvre que je ne sois pas un chasseur ou un chien assoiffé de sang et moi, pauvre humaine émue à la vue de cet animal sauvage.

Je n’avais même pas mon appareil photo pour immortaliser ce moment et, même si je l’avais eu, il est probable que le moindre mouvement nous aurait séparés…

Je suis souvent retournée me balader au même endroit en espérant revivre cette brève rencontre mais ce moment est resté unique rendant son souvenir d’autant plus précieux.

 

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

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Brick a book 402 ✍🏻

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Bonne lecture 😊.

©Shayan Rti

La première fois que je l’ai vue elle se tenait en équilibre précaire à l’avant du bateau.

Elle était magnifique, ses longs cheveux flottant librement au vent.

Ses mains s’étaient détachées du bord arrondi et on avait l’impression qu’elle était prête à basculer doucement du côté de l’onde, comme une sirène.

Quand le bateau a accosté, je lui ai tendu la main pour l’aider à rejoindre le bord et nos yeux se sont croisés. Je me suis noyé dans les siens au point que j’ai retenu son poignet une seconde de trop. Elle n’a rien fait pour m’échapper, au contraire un grand sourire illuminait son beau visage.

Après avoir sauté au sol, elle s’est rapidement éloignée et a rejoint un groupe d’amis un peu plus loin. Il sont partis en riant et en se taquinant.

C’est ce matin en ouvrant le journal que j’ai revu son visage en première page. Son corps avait été retrouvé à dix kilomètres de l’embarcadère, criblé de coups… Tout renseignement était le bienvenu au numéro gratuit de la police.

Je ne connaissais pas cette fille, nous n’avons fait que nous croiser, par hasard, mais à ce moment j’ai violemment regretté d’avoir lâché sa main à la sortie du bateau.

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Brick a book 401 ✍🏻

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Bonne lecture 😊.

©Ivan Tsaregorodtsev

Il se doutait que ça arriverait un jour. Ils en parlaient en riant quand ils étaient jeunes du jour où un des deux s’en irait pour toujours.

Il n’avait jamais imaginé que ce serait elle qui s’en irait la première suite, comme on dit pudiquement, à une longue maladie.

Leurs enfants les avaient bien entourés ces dernières semaines et puis la vie avait repris son cours.

Il était seul dans la maison désormais trop grande pour lui. Plus jamais elle ne lui dirait d’enlever ses chaussures boueuses sur le paillasson, de ranger ses objets déposés n’importe où, de faire ceci ou cela…

Elle lui manquait tellement, c’est comme si une partie de lui s’en était allée, laissant l’autre totalement à vif.

En traînant les pieds il avait entrepris de mettre de l’ordre dans la vieille chiffonnière et il avait trouvé ce sachet rempli de recettes de cuisine, découpées dans des magazines et conservées en vrac pour un jour prochain, jour qui n’était apparemment jamais venu.

La gorge nouée il hésitait sur le sort à réserver à ces papiers jaunis.

En secouant la tête, il se leva lentement. Il imaginait déjà les jeunes lui dire:

“Mais Papa voyons, plus personne ne garde ce genre de papier. On trouve tout ça et bien plus sur Internet!”

Il savait lui l’émotion que provoquaient les papiers jaunis retrouvés par hasard et qu’aucun réseau informatique ne procurerait jamais le même sentiment.

D’un geste brusque il vida le sachet dans la boîte aux vieux papiers, avec tristesse…

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Brick a book 400 ✍🏻

Comme tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo en guise de déclencheur d’écriture.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous. Le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Pour ce chiffre rond, Alexandra nous a glissé ces quelques mots:

Youhou, 400è atelier ! Cela fait donc au moins 9 ans que l’atelier a commencé par ici !

En route pour le 500è. 🙂

Bonne lecture 😊.

©Karl Magnuson

Ils avaient marché pendant des heures dans le sable. Par moment ils devinaient plus la piste qu’ils ne la voyaient tellement le paysage était mouvant autour d’eux.

Les indigènes les avaient prévenus que l’expédition était risquée, que certains n’en revenaient jamais.

Mais ils en avaient tellement rêvé de ce lever de soleil dans les dunes que rien n’aurait pu les faire changer d’avis.

Ils étaient là, seuls face à l’astre solaire, admiratifs, muets d’émotion.

Ils avaient refusé le kif qu’on leur avait proposé: ils ne voulaient surtout pas planer et prendre le risque de ne pas vivre à fond cet instant unique. Ils voulaient accueillir le jour en pleine conscience.

L’émotion était palpable dans le silence absolu qui les baignait.

Oubliés les mois de crainte, les masques et les gels, les distances sociales, toutes les précautions qui avaient entravé leur vie depuis trop longtemps. 

Ils vivaient pleinement le contraste de cet instant de bonheur absolu.

Ils étaient heureux, tout simplement…

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Brick a book 399 ✍🏻

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Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous. Le texte qu’elle m’a inspiré se trouve juste après et c’est la suite de l’histoire de lundi dernier qui était elle-même la suite de celle-ci.

Bonne lecture 😊.

©Kevin Hendersen

Le salaud! Depuis six mois il me susurrait des mots d’amour, m’assurait que j’étais la femme de sa vie, que nous vieillirions ensemble et gna gna gna!

Partie au centre ville pour chercher la chemise idéale qui lui ferait vraiment plaisir comme cadeau d’anniversaire, je venais de l’apercevoir en train de courir, un sourire niais sur les lèvres et d’enlacer une très jeune femme. Enfin, très jeune je ne sais pas mais plus jeune que moi en tout cas.

Le choc! les larmes noyaient mes yeux me faisant voir les lumières de la ville comme un halo. J’avançais ivre de douleur, de colère et de rage.

La magnifique chemise qui m’avait coûté la moitié de mes économies finit dans les mains d’un clochard assis au sol et qui se trouva tout étonné de ce paquet cadeau qui venait d’atterrir sur son chapeau posé par terre.

J’avançais comme dans un brouillard, mon coeur battait la chamade. Que faire, comment réagir? Allai-je aller les saluer pour montrer que je les avais vus ou au contraire attendre notre rendez-vous du soir pour voir ce qu’il allait me dire comme mensonges…

Il me restait au moins deux heures avant de lui ouvrir la porte de mon appartement. Juste le temps de mûrir ma vengeance.

Il arriva pile poil à 19 heures avec un grand sourire et un grand bouquet. Ma gifle le cueillit par surprise. Il était sonné.

J’ai mis un certain temps à me rendre compte que je l’accablais de reproches alors qu’il ne bronchait pas, l’air ailleurs. Il finit par me dire qu’il était si heureux d’avoir croisé sa cousine, “mais si, souviens-toi, celle qui se marie dans trois mois et nous a invités”.

Mais oui, il m’en avait parlé bien sûr, même que je cherchais déjà la robe qui me mettrait en valeur pour cette rencontre avec sa famille! Je sentais mes joues virer au rouge vif, j’avais chaud, je bredouillais,…

J’ai eu vraiment beaucoup de mal à expliquer, maladroitement, pourquoi je n’avais pas de cadeau à lui offrir pour ses 25 ans…

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Brick a book 398 ✍🏻

Comme tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo en guise de déclencheur d’écriture.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous. Le texte qu’elle m’a inspiré se trouve juste après et c’est la suite de l’histoire de lundi dernier qui était elle-même la suite de celle-ci.

Bonne lecture 😊.

©Eutah Mizushima

Je savourais mon bonheur et ma liberté retrouvée en même temps. 
Le train avait à peine roulé une heure qu’il ralentissait déjà. En regardant par la vitre je l’ai aperçue sur le quai, elle avait l’air un peu angoissée.
Nos yeux se sont croisés, elle ne quittait plus mon regard comme si elle s’accrochait à une bouée de sauvetage.
Bien sûr, elle me trouva dans le wagon et vint s’asseoir en face de moi.

Je n’arrivais pas à replonger dans mon livre, il me semblait qu’elle attendait que je dise quelque chose. Après un moment je me penchai vers elle en lui demandant si tout allait bien.

Elle parut soulagée à l’idée de n’être plus tout à fait seule. Sa correspondante l’avait invitée à son mariage et c’était la première fois qu’elle voyageait aussi loin de chez elle, seule.

Il nous fallut moins de deux minutes pour comprendre que nous allions au même endroit.

Tout à fait rassurée elle commença à m’en dire un plus sur elle, sa vie, son nouveau boulot.

A la descente du train, nous étions presque les meilleures amies du monde. En tout cas, nous espérions le devenir après avoir mis en évidence tous nos points communs.

La future mariée sembla ravie de nous voir arriver ensemble, tout sourire.

Je la soupçonnais même d’avoir provoqué notre rencontre en nous communiquant des horaires qui nous amèneraient dans le même train 😊.

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Brick a book 397 ✍🏻

Comme tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo en guise de déclencheur d’écriture.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous. Le texte qu’elle m’a inspiré se trouve juste après et c’est la suite de l’histoire commencée lundi dernier.

Bonne lecture 😊.

©JK

Je n’en avais pas cru mes yeux en rentrant chez nous. J’étais partie sur un coup de tête mais j’avais regagné notre appartement un peu anxieuse après seulement 4 heures d’absence.

Dès l’entrée quelque chose me paru différent, j’avais comme une impression bizarre en accrochant ma veste au porte-manteau…

C’est allant dans le séjour que je vis le vide! Plusieurs objets manquaient un peu partout et surtout ton désordre habituel n’était plus là. J’ai d’abord pensé que tu avais rangé sachant que ton fouillis me contrariait mais en me rendant dans la chambre je dus me rendre à l’évidence: ta penderie était complètement vide!

J’étais abasourdie, tu avais dû commencer à rassembler tes affaires personnelles très vite après mon départ. C’est vrai que les désaccords prenaient de plus en plus de place dans notre vie commune mais je sentais monter la colère devant ta lâcheté!

Moi qui était rentrée apaisée par ma marche dans la nature je me retrouvais à nouveau avec les nerfs à fleur de peau.

Un verre d’eau fraîche vite puis du chocolat, beaucoup de chocolat, me poser sur le canapé et réfléchir. 

Tout compte fait, j’avais déjà tellement réfléchi que ce n’était plus vraiment nécessaire, il fallait conclure. Il me restait juste à respirer à fond, de plus en plus légère, comme soulagée en fait par cette liberté inattendue que tu m’offrais par ta fuite.

C’est alors que mes yeux se posèrent sur la lettre de ma meilleure amie. Elle venait de se fiancer et m’invitait à passer quelques jours chez elle pour rencontrer l’heureux élu. Je n’avais pas encore répondu sachant que j’allais devoir te convaincre de quitter ta tanière.

Vite acheter mon billet de train sur internet avant de préparer mon sac de voyage et d’appeler un taxi.

Et maintenant j’étais là, accrochée à la porte du train, comme dans un rêve, à regarder défiler le paysage, un grand sourire aux lèvres…libre et tellement légère!

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

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Brick a book 396 ✍🏻 et Journée des droits des femmes

Après cette pause de 2 semaines, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo et nous rappelle les consignes: 

Le but est d’écrire un texte court (pas plus d’une page Word). Vous pouvez, si vous le souhaitez, tenter d’écrire, semaine après semaine, une histoire dont les péripéties se suivraient, ou bien écrire des textes sans rapport évident entre eux (même si bien souvent on traite des mêmes thèmes d’un texte à l’autre.)

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©Elle Kennedy

J’étais bien, entourée par la nature. Je venais de marcher pendant des heures et des heures, seule et d’un pas rageur et là c’était en quelque sorte le calme après la tempête.

J’avais pris la porte après une dispute plus violente que d’habitude. J’avais juste attrapé mon sac à dos, y avais enfoui de quoi grignoter et m’hydrater et j’étais partie au hasard, sans carte ni projet particulier.

Au début je frappais fort le sol avec mes bottines de marche. “Tap, tap, tap,…” On m’entendait venir de loin le long de la route macadamisée. Puis j’avais quitté la Nationale et m’étais enfoncée dans les terres. Peu à peu mon pas était devenu plus léger au fur et à mesure que mes épaules se décrispaient et que j’oubliais  mon énervement.

Les oiseaux chantaient autour de moi, des fleurs sauvages partageaient généreusement leurs parfums, les abeilles butinaient en bourdonnant et je me sentais en harmonie avec cette nature si belle et dont j’avais été privée tout au long de l’hiver.

Me posant sur l’herbe, je commençai à réfléchir à ce qui m’avait poussée à fuir la maison. Le motif de la dispute devenait moins grave dans mon souvenir et en m’allongeant  j’étais déjà presque complètement apaisée.

Je m’endormis et c’est le passage d’un gros nuage qui m’éveilla sur un frisson. J’avais le visage en feu ayant négligé de le protéger du soleil. 

Bon, le plus dur restait à faire: rentrer dignement chez moi, la tête haute et vu sa couleur c’était pas gagné! 

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

Et puis je ne voudrais pas passer ce 8 mars sans souligner la Journée des droits des femmes et vous offrir deux chansons qui me parlent en espérant qu’elles vous toucheront aussi😊 .

L’une est chantée par un homme et l’autre par une femme (qui nous a quittés récemment), comme ça c’est l’équilibre total 😉.

Si vous me connaissez un peu, vous savez que je n’aime pas faire l’impasse sur l’humour et je sais que ceux qui me suivent n’en manquent pas 😄.

@BelgaImage

Plus sérieusement quelques éléments de réponse sur la différence de traitement homme-femme au travail se trouvent ici si ça vous intéresse.

Bonne journée à toutes et tous.

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