Brick a book 398 ✍🏻

Comme tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo en guise de déclencheur d’écriture.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous. Le texte qu’elle m’a inspiré se trouve juste après et c’est la suite de l’histoire de lundi dernier qui était elle-même la suite de celle-ci.

Bonne lecture 😊.

©Eutah Mizushima

Je savourais mon bonheur et ma liberté retrouvée en même temps. 
Le train avait à peine roulé une heure qu’il ralentissait déjà. En regardant par la vitre je l’ai aperçue sur le quai, elle avait l’air un peu angoissée.
Nos yeux se sont croisés, elle ne quittait plus mon regard comme si elle s’accrochait à une bouée de sauvetage.
Bien sûr, elle me trouva dans le wagon et vint s’asseoir en face de moi.

Je n’arrivais pas à replonger dans mon livre, il me semblait qu’elle attendait que je dise quelque chose. Après un moment je me penchai vers elle en lui demandant si tout allait bien.

Elle parut soulagée à l’idée de n’être plus tout à fait seule. Sa correspondante l’avait invitée à son mariage et c’était la première fois qu’elle voyageait aussi loin de chez elle, seule.

Il nous fallut moins de deux minutes pour comprendre que nous allions au même endroit.

Tout à fait rassurée elle commença à m’en dire un plus sur elle, sa vie, son nouveau boulot.

A la descente du train, nous étions presque les meilleures amies du monde. En tout cas, nous espérions le devenir après avoir mis en évidence tous nos points communs.

La future mariée sembla ravie de nous voir arriver ensemble, tout sourire.

Je la soupçonnais même d’avoir provoqué notre rencontre en nous communiquant des horaires qui nous amèneraient dans le même train 😊.

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

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Brick a book 397 ✍🏻

Comme tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo en guise de déclencheur d’écriture.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous. Le texte qu’elle m’a inspiré se trouve juste après et c’est la suite de l’histoire commencée lundi dernier.

Bonne lecture 😊.

©JK

Je n’en avais pas cru mes yeux en rentrant chez nous. J’étais partie sur un coup de tête mais j’avais regagné notre appartement un peu anxieuse après seulement 4 heures d’absence.

Dès l’entrée quelque chose me paru différent, j’avais comme une impression bizarre en accrochant ma veste au porte-manteau…

C’est allant dans le séjour que je vis le vide! Plusieurs objets manquaient un peu partout et surtout ton désordre habituel n’était plus là. J’ai d’abord pensé que tu avais rangé sachant que ton fouillis me contrariait mais en me rendant dans la chambre je dus me rendre à l’évidence: ta penderie était complètement vide!

J’étais abasourdie, tu avais dû commencer à rassembler tes affaires personnelles très vite après mon départ. C’est vrai que les désaccords prenaient de plus en plus de place dans notre vie commune mais je sentais monter la colère devant ta lâcheté!

Moi qui était rentrée apaisée par ma marche dans la nature je me retrouvais à nouveau avec les nerfs à fleur de peau.

Un verre d’eau fraîche vite puis du chocolat, beaucoup de chocolat, me poser sur le canapé et réfléchir. 

Tout compte fait, j’avais déjà tellement réfléchi que ce n’était plus vraiment nécessaire, il fallait conclure. Il me restait juste à respirer à fond, de plus en plus légère, comme soulagée en fait par cette liberté inattendue que tu m’offrais par ta fuite.

C’est alors que mes yeux se posèrent sur la lettre de ma meilleure amie. Elle venait de se fiancer et m’invitait à passer quelques jours chez elle pour rencontrer l’heureux élu. Je n’avais pas encore répondu sachant que j’allais devoir te convaincre de quitter ta tanière.

Vite acheter mon billet de train sur internet avant de préparer mon sac de voyage et d’appeler un taxi.

Et maintenant j’étais là, accrochée à la porte du train, comme dans un rêve, à regarder défiler le paysage, un grand sourire aux lèvres…libre et tellement légère!

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

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Brick a book 396 ✍🏻 et Journée des droits des femmes

Après cette pause de 2 semaines, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo et nous rappelle les consignes: 

Le but est d’écrire un texte court (pas plus d’une page Word). Vous pouvez, si vous le souhaitez, tenter d’écrire, semaine après semaine, une histoire dont les péripéties se suivraient, ou bien écrire des textes sans rapport évident entre eux (même si bien souvent on traite des mêmes thèmes d’un texte à l’autre.)

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©Elle Kennedy

J’étais bien, entourée par la nature. Je venais de marcher pendant des heures et des heures, seule et d’un pas rageur et là c’était en quelque sorte le calme après la tempête.

J’avais pris la porte après une dispute plus violente que d’habitude. J’avais juste attrapé mon sac à dos, y avais enfoui de quoi grignoter et m’hydrater et j’étais partie au hasard, sans carte ni projet particulier.

Au début je frappais fort le sol avec mes bottines de marche. “Tap, tap, tap,…” On m’entendait venir de loin le long de la route macadamisée. Puis j’avais quitté la Nationale et m’étais enfoncée dans les terres. Peu à peu mon pas était devenu plus léger au fur et à mesure que mes épaules se décrispaient et que j’oubliais  mon énervement.

Les oiseaux chantaient autour de moi, des fleurs sauvages partageaient généreusement leurs parfums, les abeilles butinaient en bourdonnant et je me sentais en harmonie avec cette nature si belle et dont j’avais été privée tout au long de l’hiver.

Me posant sur l’herbe, je commençai à réfléchir à ce qui m’avait poussée à fuir la maison. Le motif de la dispute devenait moins grave dans mon souvenir et en m’allongeant  j’étais déjà presque complètement apaisée.

Je m’endormis et c’est le passage d’un gros nuage qui m’éveilla sur un frisson. J’avais le visage en feu ayant négligé de le protéger du soleil. 

Bon, le plus dur restait à faire: rentrer dignement chez moi, la tête haute et vu sa couleur c’était pas gagné! 

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

Et puis je ne voudrais pas passer ce 8 mars sans souligner la Journée des droits des femmes et vous offrir deux chansons qui me parlent en espérant qu’elles vous toucheront aussi😊 .

L’une est chantée par un homme et l’autre par une femme (qui nous a quittés récemment), comme ça c’est l’équilibre total 😉.

Si vous me connaissez un peu, vous savez que je n’aime pas faire l’impasse sur l’humour et je sais que ceux qui me suivent n’en manquent pas 😄.

@BelgaImage

Plus sérieusement quelques éléments de réponse sur la différence de traitement homme-femme au travail se trouvent ici si ça vous intéresse.

Bonne journée à toutes et tous.

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Brick a book 395 ✍🏻

Tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose d’écrire un texte suscité par la photo qu’elle nous présente.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©Jakob Owens

Zut de zut! J’étais en train de jouer avec mon nouveau mini-projecteur devant la maison quand j’ai entendu crier “Mains en l’air ne bougez plus”!

J’étais cernée par des voitures de police, sirènes et gyrophares activés et je ne comprenais rien à ce qui se passait.

J’avais juste eu envie de sortir de la maison dans la nuit et d’essayer ce nouveau gadget qui venait compléter ma collection d’objets du même type.

Je suis photographe dans une société qui réalise des mises en scène un peu particulières et j’aime bien trouver et tester de nouvelles idées.

Pour l’heure, j’étais entourée comme si j’étais l’ennemie publique numéro 1!

Quand la tension fut un peu retombée, celui qui semblait diriger l’opération me demanda qui j’étais et ce que je faisais quand ils étaient arrivés sur les lieux. 

Il eut l’air pour le moins embarrassé quand j’eus fini mon explication.

Il me dit que le standard venait d’envoyer toutes les voitures disponibles dans ma rue suite à un coup de fil signalant un dangereux individu brandissant une arme.

Nous avions l’habitude avec mes voisins de nous faire des blagues de plus en plus élaborées mais si c’était eux les responsables ils avaient fait vraiment fort cette fois.

Le lendemain, quand j’ai signé ma déposition pour clôturer la très courte enquête, j’ai lu que c’était une autre voisine, une vieille dame insomniaque, vivant seule, qui avait paniqué quand elle avait vu ma silhouette éclairée bizarrement (tels sont ses termes). Peut-être avait-elle cru à une invasion d’extra-terrestres. Toujours est-il que depuis lors, elle me semblait un peu gênée quand je la croisais dans la rue alors que moi j’avais beaucoup de peine à réfréner une irrésistible envie de rire en repensant à la scène!

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

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Brick a book 394 ✍🏻

Tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose d’écrire un texte suscité par la photo qu’elle nous présente.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©John Moeses

De surprise, j’avais laissé tomber la boîte contenant la pellicule de mon film préféré.

Je l’avais regardé tellement souvent que je m’étonnais qu’elle n’apparaisse pas toute pâlie, effacée par les nombreuses lectures au fil des années. Comme si mes yeux, à force de regarder, sans se lasser, les mêmes images  avaient eu le pouvoir de les gommer peu à peu.

Mon père était projectionniste dans un petit cinéma de notre quartier et, quand il n’y avait pas de séance, son patron l’avait autorisé à passer des films, rien que pour moi.

Interdiction formelle d’inviter qui que ce soit d’autre. Il n’était pas fou le patron, il n’allait pas perdre la possibilité de gagner quelques sous avec des spectateurs qui payeraient le droit d’entrer.

Je ne me souviens même plus du titre exact, il y a tellement longtemps…

Mon père est mort depuis quelques semaines et ma mère, qui ne veut plus vivre seule dans cette grande maison, m’a demandé de l’aider à trier ce qu’elle emportera dans le petit appartement qu’elle a trouvé près d’ici.

En voyant se dérouler ce ruban d’images, c’est mon enfance que j’ai vu défiler sous mes yeux.

J’ai compris que mon père avait emporté cette boîte en souvenir de nos heures de complicité quand le patron s’était débarrassé des bobines désormais inutiles puisque la projection au départ de supports digitaux était devenue automatique.

C’est alors que le titre m’est apparu, fièrement calligraphié sur le dos de la boîte métallique: “La mélodie du bonheur”…J’ai alors senti l’ombre bienveillante de mon père m’envelopper tout à coup.

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉.

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Brick a book 393 ✍🏻

Tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose d’écrire un texte suscité par la photo qu’elle nous présente.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©Gatis Murnieks

J’ai toujours aimé les chats. C’était même plus que de l’amour, c’était viscéral chez moi, j’étais incapable de résister à leur attrait. C’est comme si j’étais aimantée par leur regard. 

Je lui murmurais  les mots de Baudelaire:

“Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate”(Le chat).

Aussi quand j’ai vu celui-là je me suis directement approchée en criant “minou, minou” et en faisant un drôle de bruit avec ma bouche pour l’attirer.

J’avais bien vu qu’il était grand et se dressait fièrement. Il avait même l’air de me snober. Je ne connaissais pas cette race, probablement un Maine Coon ou un Norvégien… C’étaient les seuls races de grands chats que je connaissais un peu.

A un moment j’ai vu ces drôles de petites touffes de poils qui se trouvaient au bout de ses oreilles.

En m’approchant du matou, je sentis mon sang se glacer. Sans mes lunettes que je portais bien trop rarement par coquetterie, je compris subitement que ce que j’avais pris de loin pour un chat, était en fait un lynx!

Je réfléchissais à toute vitesse, mes cours de sciences naturelles étaient bien loin mais j’étais quand même à peu près sûre qu’on ne trouvait pas ce genre de félin dans nos forêts ardennaises.

Subitement j’ai vu accourir quelques personnes qui gesticulaient. Parmi celles-ci se trouvait Mario qui était vétérinaire au parc animalier tout proche.

J’ai hurlé quand je l’ai vu viser le lynx avec un genre de fusil un peu spécial, juste avant de m’effondrer comme un pantin.

Quand j’ai ouvert les yeux on m’a expliqué que le fusil hypodermique avait pour seul effet d’endormir l’animal sans lui faire aucun mal.

Il se réveillerait bientôt dans son enclos après que toutes les clôtures aient été vérifiées.

Et moi je me souviendrais longtemps avec bonheur de cette rencontre surprenante avec un animal magnifique, habituellement solitaire et discret…

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉.

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Brick a book 392 ✍🏻

Tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose d’écrire un texte suscité par la photo qu’elle nous présente.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

© Deon Van Zyl

J’étais entrée par hasard dans ce café de Hanovre. Je cherchais un endroit où me désaltérer mais surtout où me poser pour réfléchir à ce que j’allais faire.

J’avais parcouru quelques rues au hasard depuis mon arrivée et mes pieds légèrement meurtris avaient fini par crier grâce.

D’un regard à travers la vitrine, j’avais anticipé immédiatement l’ambiance chaleureuse, élégante et un peu démodée. La serveuse portait un petit tablier blanc comme dans les vieux films. Le capuccino était servi dans une très belle tasse en porcelaine posée sur un plateau où se trouvait également un assortiment de petits chocolats. Le tout était très raffiné et je me suis enfin détendue.

Je me suis même surprise à sourire. J’avais bien fait de ne pas me laisser tenter par un bar moderne, clinquant et bruyant. J’avais besoin de calme pour trouver une solution.

J’étais venue dans cette ville dans le cadre d’un échange étudiant mais, contrairement à ce qui était prévu, personne ne m’avait accueillie à mon arrivée à la gare. 

J’avais emporté un dossier où se trouvaient les coordonnées des personnes censées m’héberger mais je ne maîtrisais pas encore suffisamment l’allemand pour oser m’adresser à une personne en rue et lui demander de me guider. Et bien sûr j’avais vidé la batterie de mon portable en répondant à toutes les copines qui m’avaient appelée pendant le trajet en train pour me souhaiter bonne chance.

Je compulsais mes papiers du fond de la banquette en velours où j’avais trouvé refuge et je regardais la personne attablée juste devant la fenêtre.

Elle semblait être une habituée et, sur un seul geste, la jeune fille allait remplir sa tasse et lui proposer quelques douceurs pendant qu’elle semblait corriger des copies.

Quand elle m’entendit expliquer mon souci à la serveuse, elle se retourna vers moi avec un grand sourire, se présenta et proposa de m’aider. Par chance, elle était professeure de français dans un Gymnasium.

Il y avait eu un simple malentendu avec la mère de ma famille d’accueil qui, de son côté, s’inquiétait de ne pas me trouver à la gare…où elle s’était présentée deux heures trop tard. Après ces débuts un peu mouvementés, je me suis très bien adaptée à la vie locale et je suis souvent retournée dans le premier endroit qui m’avait porté chance dans cette ville.

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉.

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Brick a book 391 ✍🏻

Tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose d’écrire un texte suscité par la photo qu’elle nous présente.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous et le texte qu’il m’a inspirée se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©Immo Wegmann

Comment je m’étais retrouvée dans ce champ  je n’en avais aucune idée!

J’étais jeune conductrice, il faisait beau, je chantais à tue-tête en faisant balancer ma petite voiture comme une folle et soudain le contrôle m’avait échappé et après une demi-seconde de surprise ma voiture s’était immobilisée en hoquetant.

J’avais essayé de redémarrer à plusieurs reprises en faisant tousser le moteur sans succès. J’étais dépitée et un peu penaude à me demander comment j’allais me tirer de ce mauvais pas la tête haute.

Il y avait seulement huit jours que j’avais obtenu mon permis et j’étais très fière d’avoir ainsi gagné mon indépendance en achetant à bas prix cette occasion exceptionnelle d’après le vendeur.

Par chance, je me rendais à l’entraînement de mon groupe de majorettes et, comme je n’avais rien d’autre à faire et que je suis un brin fataliste, j’ai attrapé mon sac de sport et, après avoir escaladé le capot avant j’ai commencé à faire tournoyer le bâton de twirling.

Je serais ainsi bien échauffée si j’arrivais au local et, si je n’y arrivais pas à temps, mes mouvements risquaient probablement d’attirer l’attention d’un automobiliste passant sur la grand route.

Justement, une voiture venait de s’arrêter, mon coeur battait un peu plus fort mais, quand je vis sortir la tête ébouriffée de mon amie Claudine par la portière avant, je fus vite rassurée. Il ne me resterait plus qu’à expliquer à mon frère où se trouvait ma voiture pour qu’il vienne la dépanner avec un copain, si possible avant que mes parents s’en aperçoivent…

J’en serais quitte pour des taquineries pendant quelques jours mais, après tout, le principal était que je ne sois  blessée que dans ma fierté.

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉.

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Brick a book 389 ✍🏻

Comme tous les lundis, je participe à l’atelier d’écriture en ligne du blog Brick a book. Le principe est décrire un texte court au départ d’une photo qui sert de déclencheur.

Cette semaine c’est la photo ci-dessous et le texte qu’elle m’a inspiré se trouve juste en-dessous.

©Nasim Keshmiri

Tu m’avais dit, “viens manger un bout puis on  jouera aux échecs”.

Moi je préfère vraiment les réussites. Des échecs j’en ai connu assez dans ma vie pour m’ôter toute envie de jouer.

J’avais trouvé ça un peu cavalier quand tu avais ajouté que je serais ta reine de coeur le temps d’une soirée. J’aurais dû me douter que c’était encore un de tes tours facétieux. C’est vrai qu’avec toi je ne suis qu’un pion, tu me fais faire tout ce que tu veux .

J’étais donc arrivée vers 19h comme convenu et j’avais très vite vu l’échiquier placé sur la table du salon.

Je n’en croyais pas mes yeux: tu comptais vraiment passer la soirée à jouer!

Tu m’embrassas avant de m’entraîner vers la salle à manger où je fus émerveillée par la table magnifiquement dressée. Tu avais même placé des bougies et des fleurs. Tu m’invitas à prendre place et tu t’occupas toi-même du service.

C’est en prenant ma serviette soigneusement pliée à côté de mon assiette que je découvris un petit écrin.

J’étais tellement émue que c’est à peine si je t’ai entendu me demander si j’acceptais de t’épouser. J’ai répondu oui évidemment et, pour le coup, c’est toi qui t’es retrouvé échec et mat mais avec du bonheur plein les yeux!

Pour voir les autres propositions basées sur la même photo, rendez-vous vite sur le blog Brick a book.

Ceci est le dernier exercice d’écriture proposé par Brick a book en cette année 2020 mémorable. La reprise est prévue le 4 janvier 2021.

D’ici-là, je vous souhaite une excellente semaine et un Noël aussi joyeux que possible.

Continuer la lectureBrick a book 389 ✍🏻

Brick a book 388 ✍🏻

Tous les lundis, je participe à l’atelier d’écriture en ligne Brick a book.

Alexandra nous propose une photo sur son blog et chacun-chacune laisse les mots venir en la regardant.

Cette semaine c’est la photo ci-dessous qui nous sert de déclencheur d’écriture. Vous trouverez mon histoire juste en-dessous.

©Becca Tapert

“C’était le temps des fleurs, on ignorait la peur…”. Je me souviens avec tendresse de cette époque où nous marchions derrière nos parents pour une balade dans la nature.

Ce jour-là, après le repas dominical, terminé par un fantastique dessert dont la recette sortait tout droit du précieux carnet hérité de ma grand-mère, Papa avait proposé qu’on aille profiter du soleil.

En attendant nos parents dans le jardin nous avions confectionné des couronnes de feuilles et de fleurs. Ça allait bien avec nos vestes en denim et ça nous donnait un petit côté hippie chic, comme disait Maman avec attendrissement.

Quand je revois cette photo prise par mon petit frère, toujours à la traîne avec  l’appareil photo reçu pour sa communion, la nostalgie m’envahit.

Nous étions si heureux et nous ne le savions pas ou en tout cas nous ne l’appréciions pas suffisamment.

Maintenant, c’est nous qui marchons en tête des balades, suivis par nos enfants et petits-enfants. La vie continue et on ne peut pas se plaindre mais que le temps de l’insouciance semble  loin…

Si vous aimez lire des textes courts, allez voir sur Brick a book ce que cette photo a inspiré aux autres participant(e)s. Surprise garantie!

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