Brick a book 408 ✍🏻

Comme tous les lundis, Alexandra du blog Brick a book nous propose une nouvelle photo en guise de déclencheur d’écriture.

Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous. Le texte qu’elle m’a inspiré se trouve à la suite.

Bonne lecture 😊.

©Haley Phelps

Il avait neigé finement pendant une partie de la nuit mais j’étais tellement décidée à visiter la chapelle que ce n’était pas un tapis blanc qui allait me freiner.

Il y avait plusieurs semaines que je souhaitais me rendre à cet endroit après avoir lu une histoire abracadabrante dans un ancien journal tenu par mon arrière-grand-mère Elle avait écrit que, afin de soustraire son secret à tout le monde, elle avait caché un objet cher à son coeur dans un recoin de la chapelle.

J’étais passée des dizaines de fois devant ce petit édifice religieux mais je n’avais jamais éprouvé l’envie d’y entrer.

Mais ça c’était avant que, désœuvrée pendant l’hiver, je me décide à ranger le grenier de la maison familiale. Dans l’ombre chaleureuse et intime de l’espace poussiéreux sous les toits j’avais trouvé plusieurs cahiers remplis d’une jolie écriture tracée tantôt à la plume et à l’encre violette, tantôt au crayon à l’aniline qu’on n’utilise plus de nos jours.

Ces chroniques quasi quotidiennes m’avaient occupées pendant de nombreuses heures qui paraissaient hors du temps. Je m’étais retrouvée projetée des dizaines d’années en arrière dans une vie difficile à imaginer aujourd’hui.

Et puis j’avais lu le passage où elle évoquait son secret.

Je n’avais pas osé emprunter le chemin pentu pendant l’hiver mais en ce début de printemps, malgré la neige, je ne tenais plus en place. Ma curiosité était telle que je m’étais levée ce matin, avais enfilé mes grosses chaussures, passé une doudoune imperméable et bien chaude et puis j’avais poussé la porte de Saint-Roch.

Une fois à l’intérieur j’étais perplexe, je ne savais pas où chercher…

Après plus d’une heure à scruter tous les coins, le froid avait bien entamé ma détermination et mes mains commençaient à geler. 

Bah, pensai-je, si ce secret est aussi bien caché depuis tellement longtemps, il attendra encore bien des jours meilleurs pour que je vienne le délivrer.

Je retournerais un peu plus tard continuer ma quête, c’était certain maintenant que j’avais commencé, mais risquer d’attraper une pneumonie alors que je ne savais pas ce que je cherchais me paraissait malgré tout bien peu raisonnable.

 

Et si vous vous lanciez en essayant également d’écrire un texte? Allez voir sur Brick a book, vous serez surpris de la diversité des idées générées par la même photo et qui sait… 😉

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Brick a book 407 ✍🏻

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Bonne lecture 😊.

©Mauro Lima

Il était sorti pour sa pause cigarette. C’était le seul moment avec la pause déjeuner où il s’autorisait à enlever son masque.

Comme il travaillait à la chaîne sur des produits alimentaires les patrons étaient très stricts et ne souhaitaient prendre aucun risque de transmission du virus.

Ce n’est que grâce à une dérogation ministérielle que l’usine avait pu continuer à fonctionner au contraire de tous les services obligés à maintenir leurs employés en télé travail à domicile.

Au moins lui pouvait encore croiser les yeux de ses collègues et trouver une raison de s’apprêter chaque matin.

La vie continuait, comme avant, avec juste ce bout de tissu en plus sur le visage. Déjà que pour travailler il devait porter un tablier spécial et une charlotte, jetables tous les deux chaque jour, finalement le masque n’était qu’un accessoire supplémentaire à sa tenue de travail, c’est ainsi qu’il le ressentait, sans état d’âme particulier.

Le patron s’était débrouillé pour inscrire tous ses employés à la vaccination, pas un n’avait protesté, une chance…

Bientôt la vie reprendrait, comme avant, il en était certain à présent, la lumière au bout du tunnel était bien là et elle commençait à ranimer la joie dans tous les yeux.

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Brick a book 406 ✍🏻

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Bonne lecture 😊.

©Maël Balland

Je savais que ma mère serait furieuse si elle apprenait que j’allais jouer dans ce coin-là.

Nous avions entrepris avec les copains de remettre en état une passerelle en bois à moitié effondrée dans les rochers et c’était à qui apporterait le plus grand et le plus solide morceau de bois.

Bien sûr nous devions être discrets et surtout nous n’avions pas d’argent pour acheter des planches de bonne qualité. Nous cherchions donc des bois échoués même si leur solidité nous paraissait douteuse.

Je venais de trouver un magnifique bois qui allait nous permettre de réparer la main courante quand soudain mon pied a glissé sur la surface humide et je me suis retrouvé coincé entre la passerelle et un rocher.

Il était hors de question de courir demander de l’aide à un adulte. Nous devions nous tirer de ce mauvais pas tout seuls. Les copains ont dû s’y mettre à trois pour faire bouger le plan de bois. Grâce à eux je pus enfin extraire mon pied mais, sitôt posé au sol, une douleur fulgurante me coupa le souffle.

C’est en sautillant que je parvins à rentrer chez moi où j’eus beaucoup de peine à justifier le pantalon déchiré et le gonflement impressionnant de ma cheville…

J’avais dix ans et, aujourd’hui encore, une faiblesse au pied droit me fait parfois vaciller, me rappelant les bons jours de ma jeunesse aventureuse.

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Brick a book 405 ✍🏻

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©Pablo Torrado

J’avais tout essayé! Je ne comptais plus les dieux que j’avais implorés depuis si longtemps. 

J’avais la nausée des dorures des églises orthodoxes grecques, les églises catholiques m’avaient vite écœurée par les scandales qui les éclaboussaient, les mosquées m’avaient été interdites parce que je n’avais plus de mari à qui demander la permission et puis le voile c’était pas trop mon truc en tant que féministe convaincue…

J’avais aussi consulté un marabout mais celui que j’avais choisi n’utilisait que des bouts de ficelle trop évidents.

Les “Madame Irma” et autres m’avaient baladée et soutiré pas mal d’argent.

Bref, après toutes ces tentatives, je n’avais plus rien à perdre à me tourner vers Boudha. Si lui ne pouvait rien pour moi alors j’étais définitivement perdue.

J’avais trouvé un tour-opérateur dans mes moyens pour partir à Hong Kong. Là il m’avait laissée tomber après avoir empoché mes derniers yuan.

Je mettais toute ma ferveur à prier ce dieu qui était ma dernière bouée de sauvetage. Si lui ne pouvait me sortir de la situation désespérée qui était la mienne, il ne me resterait plus qu’à me laisser couler vers le fond…

Mes yeux parcouraient le décor qui s’étalait devant moi. Je pensais aux vides greniers de ma ville quand les voisins sortaient leurs vieux vases. Je ne voulais pas blesser les indigènes mais la situation m’apparut soudain absurde.

Brutalement la suite fut comme une évidence, je m’éveillais enfin de ce mauvais rêve. Je venais de toucher le fond et il me fallait absolument remonter à la surface si je voulais survivre.

Je fis demi-tour, me précipitai à l’aéroport et achetai mon billet de retour. Heureusement que ma carte de crédit avait été acceptée.

Cette quête d’une aide extérieure m’avait presque détruite mais ma brutale prise de conscience, comme un réveil en sursaut, allait me sauver. Aucune force occulte ne pouvait m’aider, c’est seule que je m’étais mise dans le pétrin et c’est seule que je devais me battre pour retrouver ma dignité.

J’allais m’y employer à présent, de toutes mes forces…

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Brick a book 403 bis ✍🏻

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©Ashley Winkler

J’étais entrée par hasard dans ce local et je me croyais transportée dans la chambre des Merveilles de Sens: le cabinet des curiosités m’avait tellement impressionnée la première fois que j’y avais mis les pieds.

Reprenant mes esprits, je demandai timidement

– Y a quelqu’un?

Un silence assourdissant me répondit. Bon ce n’était pas gagné apparemment. On m’avait dit de me rendre au local 45 C afin d’y rencontrer ma future prof de chimie organique.

J’étais fascinée par les détails des planches anatomiques suspendues autour de moi. La représentation de la tortue en particulier avait scotché mon regard. Je pense que jamais plus je ne regarderai ma tortue terrestre Caroline de la même manière. Il est vrai que ce qui se cachait sous sa carapace m’intriguait peu. Il suffisait qu’elle sorte la tête quand je lui présentais une feuille de salade pour que je considère que nos échanges étaient satisfaisants.

Mais quand même, quel désordre dans son corps! C’est peut-être pour ça qu’elle était aussi amorphe.

La planche se rapportant à l’être humain me paraissait plus évoluée. Les organes semblaient un peu plus ordonnés.

J’en était là de mes réflexions quand une grosse voix me fit sursauter:

-Je peux savoir qui vous a autorisée à pénétrer dans ce local Mademoiselle?

– Euh…c’est Madame Goffart qui m’a dit de l’attendre dans le local 45C.

-Ah, je vois. Et vous trouvez que ce local ressemble à un labo de chimie? Vous voyez quelque part un tableau de Mendeleïev qui pourrait vous faire penser que vous êtes au bon endroit? Ici c’est le local 45A Mademoiselle. A pour anatomie, le local que vous cherchez est le 45C, comme chimie, c’est clair pourtant.
Je ne vous retiens pas. A l’avenir essayez de réfléchir un peu plus sans quoi je crains que votre passage chez nous soit plutôt bref!

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Brick a book 403 ✍🏻

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©Claude Huré

Quand je l’ai vu, figé devant moi alors qu’il n’y avait même pas de phares de voiture pour l’impressionner, j’ai immédiatement cherché aux alentours où se trouvait la tortue!

Je sais c’est bête mais notre enfance nous conditionne à notre insu et pour moi, s’il y avait un lièvre il devait impérativement y avoir une tortue.

N’en voyant point, mon regard est revenu vers le lièvre. C’était la première fois que nous nous croisions dans ce petit bois derrière chez moi. Je n’avais jamais vraiment réfléchi à toute la vie invisible qui peuplait la forêt. Oh j’avais bien aperçu, sans vraiment regarder, des trous dans le sol ressemblant à des entrées de terrier mais je ne m’y étais jamais arrêtée.

Ignorant tout de l’espèce, je me demandais s’il s’agissait d’un mâle ou d’une femelle… Un père en train de chasser pour nourrir sa famille ou une mère aux aguets craignant pour sa portée?

Nous nous regardions, immobiles à présent tous les deux. Le moment était magique, un peu hors du temps. J’étais consciente de la chance que nous avions tous les deux: le lièvre que je ne sois pas un chasseur ou un chien assoiffé de sang et moi, pauvre humaine émue à la vue de cet animal sauvage.

Je n’avais même pas mon appareil photo pour immortaliser ce moment et, même si je l’avais eu, il est probable que le moindre mouvement nous aurait séparés…

Je suis souvent retournée me balader au même endroit en espérant revivre cette brève rencontre mais ce moment est resté unique rendant son souvenir d’autant plus précieux.

 

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Brick a book 402 ✍🏻

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Bonne lecture 😊.

©Shayan Rti

La première fois que je l’ai vue elle se tenait en équilibre précaire à l’avant du bateau.

Elle était magnifique, ses longs cheveux flottant librement au vent.

Ses mains s’étaient détachées du bord arrondi et on avait l’impression qu’elle était prête à basculer doucement du côté de l’onde, comme une sirène.

Quand le bateau a accosté, je lui ai tendu la main pour l’aider à rejoindre le bord et nos yeux se sont croisés. Je me suis noyé dans les siens au point que j’ai retenu son poignet une seconde de trop. Elle n’a rien fait pour m’échapper, au contraire un grand sourire illuminait son beau visage.

Après avoir sauté au sol, elle s’est rapidement éloignée et a rejoint un groupe d’amis un peu plus loin. Il sont partis en riant et en se taquinant.

C’est ce matin en ouvrant le journal que j’ai revu son visage en première page. Son corps avait été retrouvé à dix kilomètres de l’embarcadère, criblé de coups… Tout renseignement était le bienvenu au numéro gratuit de la police.

Je ne connaissais pas cette fille, nous n’avons fait que nous croiser, par hasard, mais à ce moment j’ai violemment regretté d’avoir lâché sa main à la sortie du bateau.

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Brick a book 401 ✍🏻

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Bonne lecture 😊.

©Ivan Tsaregorodtsev

Il se doutait que ça arriverait un jour. Ils en parlaient en riant quand ils étaient jeunes du jour où un des deux s’en irait pour toujours.

Il n’avait jamais imaginé que ce serait elle qui s’en irait la première suite, comme on dit pudiquement, à une longue maladie.

Leurs enfants les avaient bien entourés ces dernières semaines et puis la vie avait repris son cours.

Il était seul dans la maison désormais trop grande pour lui. Plus jamais elle ne lui dirait d’enlever ses chaussures boueuses sur le paillasson, de ranger ses objets déposés n’importe où, de faire ceci ou cela…

Elle lui manquait tellement, c’est comme si une partie de lui s’en était allée, laissant l’autre totalement à vif.

En traînant les pieds il avait entrepris de mettre de l’ordre dans la vieille chiffonnière et il avait trouvé ce sachet rempli de recettes de cuisine, découpées dans des magazines et conservées en vrac pour un jour prochain, jour qui n’était apparemment jamais venu.

La gorge nouée il hésitait sur le sort à réserver à ces papiers jaunis.

En secouant la tête, il se leva lentement. Il imaginait déjà les jeunes lui dire:

“Mais Papa voyons, plus personne ne garde ce genre de papier. On trouve tout ça et bien plus sur Internet!”

Il savait lui l’émotion que provoquaient les papiers jaunis retrouvés par hasard et qu’aucun réseau informatique ne procurerait jamais le même sentiment.

D’un geste brusque il vida le sachet dans la boîte aux vieux papiers, avec tristesse…

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Brick a book 400 ✍🏻

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Pour ce chiffre rond, Alexandra nous a glissé ces quelques mots:

Youhou, 400è atelier ! Cela fait donc au moins 9 ans que l’atelier a commencé par ici !

En route pour le 500è. 🙂

Bonne lecture 😊.

©Karl Magnuson

Ils avaient marché pendant des heures dans le sable. Par moment ils devinaient plus la piste qu’ils ne la voyaient tellement le paysage était mouvant autour d’eux.

Les indigènes les avaient prévenus que l’expédition était risquée, que certains n’en revenaient jamais.

Mais ils en avaient tellement rêvé de ce lever de soleil dans les dunes que rien n’aurait pu les faire changer d’avis.

Ils étaient là, seuls face à l’astre solaire, admiratifs, muets d’émotion.

Ils avaient refusé le kif qu’on leur avait proposé: ils ne voulaient surtout pas planer et prendre le risque de ne pas vivre à fond cet instant unique. Ils voulaient accueillir le jour en pleine conscience.

L’émotion était palpable dans le silence absolu qui les baignait.

Oubliés les mois de crainte, les masques et les gels, les distances sociales, toutes les précautions qui avaient entravé leur vie depuis trop longtemps. 

Ils vivaient pleinement le contraste de cet instant de bonheur absolu.

Ils étaient heureux, tout simplement…

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Brick a book 399 ✍🏻

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Cette semaine il s’agit de  la photo ci-dessous. Le texte qu’elle m’a inspiré se trouve juste après et c’est la suite de l’histoire de lundi dernier qui était elle-même la suite de celle-ci.

Bonne lecture 😊.

©Kevin Hendersen

Le salaud! Depuis six mois il me susurrait des mots d’amour, m’assurait que j’étais la femme de sa vie, que nous vieillirions ensemble et gna gna gna!

Partie au centre ville pour chercher la chemise idéale qui lui ferait vraiment plaisir comme cadeau d’anniversaire, je venais de l’apercevoir en train de courir, un sourire niais sur les lèvres et d’enlacer une très jeune femme. Enfin, très jeune je ne sais pas mais plus jeune que moi en tout cas.

Le choc! les larmes noyaient mes yeux me faisant voir les lumières de la ville comme un halo. J’avançais ivre de douleur, de colère et de rage.

La magnifique chemise qui m’avait coûté la moitié de mes économies finit dans les mains d’un clochard assis au sol et qui se trouva tout étonné de ce paquet cadeau qui venait d’atterrir sur son chapeau posé par terre.

J’avançais comme dans un brouillard, mon coeur battait la chamade. Que faire, comment réagir? Allai-je aller les saluer pour montrer que je les avais vus ou au contraire attendre notre rendez-vous du soir pour voir ce qu’il allait me dire comme mensonges…

Il me restait au moins deux heures avant de lui ouvrir la porte de mon appartement. Juste le temps de mûrir ma vengeance.

Il arriva pile poil à 19 heures avec un grand sourire et un grand bouquet. Ma gifle le cueillit par surprise. Il était sonné.

J’ai mis un certain temps à me rendre compte que je l’accablais de reproches alors qu’il ne bronchait pas, l’air ailleurs. Il finit par me dire qu’il était si heureux d’avoir croisé sa cousine, “mais si, souviens-toi, celle qui se marie dans trois mois et nous a invités”.

Mais oui, il m’en avait parlé bien sûr, même que je cherchais déjà la robe qui me mettrait en valeur pour cette rencontre avec sa famille! Je sentais mes joues virer au rouge vif, j’avais chaud, je bredouillais,…

J’ai eu vraiment beaucoup de mal à expliquer, maladroitement, pourquoi je n’avais pas de cadeau à lui offrir pour ses 25 ans…

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