Voyage, voyage: Tonnerre (F)

Dans l’est de l’Yonne se trouve Tonnerre, labellisée « Petite Cité de Caractère » depuis 2015. La localité qui a vu naître le célèbre chevalier d’Eon, diplomate et espion de Louis XV, est un endroit de balade plutôt sympa.

Quand on pense à Tonnerre, pour peu qu’on soit curieux, on pense directement à l’Hôtel-Dieu et à la Fosse Dionne.

L’Hôtel-Dieu de Tonnerre est un ancien établissement hospitalier fondé en 1293 par Marguerite de Bourgogne, comtesse de Tonnerre et reine de Jérusalem. Ce monument historique exceptionnel accueille pendant des siècles malades et nécessiteux, qui viennent y recevoir gratuitement les soins du corps, mais aussi de l’âme: les offices sont célébrés tous les jours dans la chapelle située au bout de la Salle des malades, de façon à ce que tous puissent y assister depuis leur lit. (Source)

Vue depuis le jardin

Au cœur de Tonnerre, la Fosse Dionne est une source vauclusienne au débit varié, mais perpétuel. Elle fut aménagée en lavoir en 1758 par le père du Chevalier d’Éon. La Fosse Dionne a toujours intrigué et les premières explorations remontent au XIXe s. Elle a tout de même su garder son secret : l’origine de la source. Résultat d’un parcours complexe d’exsurgences et de résurgences, cette source forme une vasque au fond de laquelle nous apercevons le départ d’une galerie. Le parcours connu mène à 360 m de l’embouchure et à une profondeur de 61 m. La Fosse Dionne est tellement intrigante et mystérieuse qu’elle a fait naître de nombreuses légendes : le serpent basilic, les sous du diable et bien d’autres encore… (Source)

Vous devez bien vous douter que j’ai pris bien plus que deux photos 😉. Pour voir mes autres photos, il faut cliquer sur la photo de tonnerre ci-dessous 😉.

Photo de Brandon Morgan sur Unsplash
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Et si on lavait notre linge sale?

J’ai rencontré quelques anciens beaux lavoirs lors de mes vacances cette année. Je suis toujours émue de voir ces lieux et d’imaginer toutes les conversations qui s’y sont échangées. Je vous les montre, ce sera notre manière, moderne, de converser 😉.

Il suffit de cliquer sur l’image ci-dessous.

 

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Découverte: la chapelle aux icônes de Cambo-les-Bains (F)

A Cambo-les-Bains, la visite touristique la plus fréquente est la villa Arnaga, demeure d’Edmond Rostand, dont je vous ai déjà parlé ici.

A quelques centaines de mètres du cœur de Cambo, il existe un autre endroit plus modeste et moins connu que je souhaite vous faire découvrir. Il s’agit de la chapelle d’Artzaindeia (qui signifie en basque « l’appel du berger »), aussi appelée chapelle aux icônes.

 

Un peu à l’écart des routes touristiques, cette petite chapelle est un lieu original niché au coin d’une rue, sur le chemin menant à la Colline de la bergerie.

Difficile d’imaginer par son aspect extérieur de style labourdin la surprise qui se cache à l’intérieur. Dès la porte franchie, la magie opère. Vous serez émerveillés par les vitraux à l’arrière de l’autel et les dalles de verre aux motifs abstraits. Mais surtout, c’est à l’artiste basque Albert Proux, qui réalisa les fresques, que l’on doit cette profusion de couleurs pour le moins surprenante. Bien qu’il n’ait jamais réalisé ce type de travail iconographique, l’artiste se documenta en consultant les fresques des églises orthodoxes russes et c’est à l’aide d’un épiscope qu’il les retranscrit avec dextérité sur les façades intérieures de la chapelle. Ces icônes évoquent les scènes de la vie biblique : le baptême du Christ, la Dormition entourés des apôtres et des anges. (Source)

Voir aussi ici.

Je vous propose de regarder mes photos de cet endroit étonnant et, qui sait, de vous donner envie, si vous passez dans la région, d’aller voir vous-même cette explosion de couleurs souvent inconnue des touristes.

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Journée internationale du droit des femmes 2024 ♀️

Les droits des femmes peuvent être exprimés de mille et une manières mais vous savez que j’ai un faible pour les fresques murales. Or il se trouve que depuis septembre dernier, une gigantesque fresque murale (300 m²) a été inaugurée à Liège et elle fait réfléchir les passants quant à la place des femmes, entre autres, dans la vie de tous les jours.  

Cette fresque conscientise, dans une ville faite par et pour des hommes, à la place des minorités dans l’espace public. L’idée de départ a été de remettre en question le modèle masculin pour arriver à une réelle mixité où tous se sentent bien. Sur cette œuvre, on voit que les rues portent des noms de femmes, les pères gardent les enfants, des femmes jouent au foot, sont ouvrières ou boxeuses. Elles investissent les rues, les bords de Meuse et les statues changent de sexe. Il n’est pas question de « supprimer » les hommes mais on les trouve là où on a moins l’habitude de les voir: dans les plaines de jeux, les crèches,…

Fresque Solidaris

Le Collectif 7ème Gauche à l’origine de ce projet a réalisé un livret explicatif et je le partage volontiers ici.

Pour terminer, si comme moi vous avez cherché l’origine de cette journée du 8 mars, je vous livre un article découvert ce matin qui sème le doute sur l’explication la plus courante 😉.

Le principal est que cette journée existe finalement.

Je souhaite donc une bonne journée à toutes les femmes et bien sûr aussi aux hommes qui auront lu mon article jusqu’au bout 😊.

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Voyage, voyage: Montréal (F)

Un peu d’histoire pour commencer grâce à un panneau explicatif:

Au 11ème siècle commença l’épopée d’une grande dynastie: la lignée des Anséric, seigneurs renommés, puissants vassaux des ducs de Bourgogne.

En 1228, les habitants de Montréal se voient accorder une chartre d’affranchissement et en 1255 le dernier des Anséric est condamné à l’exil. Montréal devient alors la propriété des ducs de Bourgogne.

En 1521, le roi François 1er séjourne à Montréal et confirme la chartre d’affranchissement. En 1599, le roi Henri IV fait raser les fortifications et, à partir de cette date, Montréal vit à l’écart des grandes pages de l’histoire et devient village. 

En 1900 Montréal comptait 595 habitants et en 2022, moins de 200 personnes y résidaient à l’année.

Et si vous en voulez encore c’est par ici 😊.

Et par contre si vous voulez faire la balade avec moi il faut cliquer juste en dessous.

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Voyage, voyage: Noyers-sur-Serein (F)

Je vais bien sûr partager avec vous ma découverte de ce charmant village de l’Yonne mais j’aimerais commencer par la raison qui m’a menée précisément là.

Il y a quelques mois, je participais régulièrement à l’atelier d’écriture en ligne du blog Brickabook. La photo proposée en février m’avait inspiré ce texte et j’avais eu envie de savoir où avait été prise la photo proposée. Ayant trouvé qu’il s’agissait de Noyers, j’avais noté le nom dans une liste d’endroits à voir un jour. Puis j’avais oublié… Jusqu’à ce que, en me baladant dans le village, je passe devant l’endroit d’où avait été prise la photo!👍

J’ignorais à l’époque que ce village avait souvent servi de lieu de tournage pour le cinéma et la télévision.

  • En 1946, André Berthomieu choisit Noyers-sur-Serein pour son film Amour, Délices et Orgues.
  • En 1966, la scène de l’auberge dans La Grande Vadrouille de Gérard Oury est tournée dans une maison de Noyers. Les personnages joués par Bourvil et Louis de Funès, en cavale, posent leurs bicyclettes contre un mur et se glissent dans une auberge en plein banquet de la Wehrmacht.
  • En 1982, une partie du feuilleton L’Esprit de famille, de Roland-Bernard, est tournée dans le centre du village, notamment devant la mairie et devant l’église, avec les acteurs Maurice Biraud, Véronique Delbourg et Érik Colin.
  • Début 1984, le clip de la chanson New Moon on Monday du groupe anglais Duran Duran est tourné dans les rues du village.
  • En 1986, Giorgio Treves tourne à Noyers quelques scènes de son premier long métrage, Le Mal d’aimer.
  • En 1988, pour Antenne 2, Josée Dayan installe sa caméra à Noyers pour réaliser Le Chevalier de Pardaillan, une série télévisée en quinze épisodes.
  • En 1990, une partie du téléfilm L’Enfant des loups est tournée dans le village.
  • Pendant l’été 2006, le petit bourg médiéval se transforme en décor de cinéma le temps de quelques jours. Un retour en l’année 1645, de la terre battue dans les rues : c’est Molière de Laurent Tirard qui y est tourné, avec Romain Duris, Fabrice Luchini, Laura Morante, Édouard Baer et Ludivine Sagnier. La même année, Hollywood pose aussi ses caméras à Noyers, pour les scènes du village dans le film Stardust, le mystère de l’étoile de Matthew Vaughn avec Robert De Niro et Michelle Pfeiffer.
  • En 2009, Noyers sert de décors pour la huitième saison d’Une famille formidable, diffusée sur TF1. En 2011, trois épisodes de la neuvième saison de la série sont également tournés, en juin, à Noyers. En 2012, la production y pose aussi ses valises pour y tourner une partie de la saison 10.(Source)

Bref, nous avons pris beaucoup de plaisir à parcourir les rues de ce village hors du temps où il fait bon vivre. Les maisons anciennes à colombages, les ruines du château, les charmantes petites boutiques où on est bien accueilli,…tout concourt à un sentiment de bien-être.

Vous pourrez découvrir mes photos en cliquant

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Et si on lavait notre linge sale?

Hier j’ai partagé des photos du village de Lessive pour le défi de Ma et j’ai aussi apprécié un article de Chinou qui évoquait, entre autres, les anciens lavoirs.

De là à me souvenir de photos prises en vacances cet été il n’y avait évidemment qu’un pas que j’ai franchi allégrement.

J’aime ces traces du passé, ces endroits où se partageaient des secrets entre femmes et où on lavait son linge sale, pas forcément en famille d’ailleurs.

Pour voir mes quelques photos de lavoirs clic sur l’image ci-dessous.

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Gare à la couleur! 👍

Mais en fait c’est plutôt « couleur à la gare » que j’aurais dû écrire 😉. En effet, la magnifique gare de Liège dont j’ai parlé au tout début de mon blog (mars 2016) est actuellement parée d’un éventail de couleurs.

A l’origine, cette gare a été voulue par l’architecte Santiago Calatrava comme une sorte de cathédrale blanche. Actuellement, et pour une période de un an, elle a subi une transformation remarquable imaginée par le plasticien Daniel Buren (oui, oui, celui des colonnes 😉): 5000  vinyles de teintes jaune, bleue, orange ou rose, posés par les grimpeurs d’une société belge, colorent les quais, les rails et les usagers de la gare.

Vue depuis l'extérieur

D’après Buren, ce n’est pas le nez en l’air qu’il faut  regarder le spectacle des couleurs mais c’est vers le sol qu’il faut porter le regard pour en voir l’effet mouvant au gré des ombres et des saisons. Malgré tout, moi j’ai choisi de photographier la tête en l’air 🙃.

Assez bavardé, je vous montre mes photos ci-dessous.

Cette gare, qui comporte un espace muséal hébergeant des expositions internationales (la dernière que j’y ai visitée est toujours en cours et s’appelle « I love Japan« ), a déjà été l’objet d’une décoration au mois de mars dernier. Cette décoration était différente de l’actuelle puisqu’il s’agissait de dizaines de mètres de ruban adhésif rouge collés sur le sol devant la gare.

Il s’agissait d’une œuvre éphémère de l’artiste bruxelloise Sophie Whettnall réalisée dans le cadre de son travail “Recording the light” et réalisée avec les élèves de l’Athénée de Fragnée, à l’initiative du Théâtre de Liège, dans le cadre d’EUROPALIA.

Pour réaliser cette performance, il a fallu 5 heures pendant lesquelles l’artiste a surligné au tape grenat les ombres créées par la verrière de la gare. (Source)

Ma photo de cet évènement

Sophie Whettnal est fortement influencée par le paysage. Son matériau principal est la lumière et ses effets insaisissables, désorientants et séduisants.

Initialement commissionnée par la Ville de Barcelone et la Fondation pour l’Architecture, l’oeuvre était donc cette fois « performée » sur l’esplanade des Guillemins. (Source)

Bref, je suis très contente de voir vivre cette gare et le quartier qui la jouxte d’ailleurs. J’y suis passée maintes et maintes fois dans ma jeunesse et, même si c’est un peu perturbant, j’aime voir les importantes rénovations. Je vous montre une dernière photo d’un bâtiment dans la rue face à la gare. Sa géométrie me plaît bien, et vous, ça vous plaît?

Je ne dis pas que j’aimerais vivre là, je parle du point de vue graphique bien sûr 😉.

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Sortie en boîte

Aujourd’hui je vous invite à une sortie…en boîte-aux-lettres 😊.

En effet, si pour certains, cet objet de moins en moins utilisé pour recevoir du courrier d’amis ne sert plus qu’à trouver la presse gratuite, des publicités ou quelques factures encore émises sur papier, quelques-uns ont suffisamment d’humour pour le personnaliser de manière artistique.

J’ai croisé quelques-unes de ces boîtes qui ont accroché mon regard et sa prolongation, mon appareil photo jamais bien loin 😉.

La première est une boîte publique vue en Allemagne que j’ai trouvée bien différente des boîtes classiques.

La suivante est une boîte classique du commerce customisée.

La suivante est une vraie création artistique…

Et la dernière, pour cette fois, est un véritable monument 😲.

Voilà qui termine notre petite sortie du jour.

Bonne semaine à tou(te)s.

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Balade dans le parc et les serres royales de Laeken 👑

La première fois que je vous ai parlé de Laeken, je vous avais emmenés voir le magnifique cimetière (pour les distraits vous pouvez revoir cet article ici).

Pour ce nouvel article sur Laeken,  je vous propose une visite des serres royales qui ne sont ouvertes au public que trois semaines chaque année. Elles ne l’étaient d’ailleurs cette année que sur réservation d’un créneau horaire. De plus, en raison de la crise sanitaire, certaines serres moins vastes étaient fermées au public mais, en contrepartie, certaines allées du parc étaient exceptionnellement accessibles. (250 m dans les serres et 2 km dans le parc).

Source

La première chose qu’on voit en arrivant au parking c’est le monument de la dynastie érigé en l’honneur du premier roi des Belges, Léopold 1er.

Le monument à la Dynastie est un monument en l’honneur du roi Léopold Ier de Belgique dans le parc de Laeken à Bruxelles. Le monument est situé sur la place de la Dynastie au sommet d’une colline de 50 mètres de haut. Le monument termine l’axe monumental qui part du portail du château de Laeken et qui mène au monument après avoir traversé l’avenue du parc royal via l’avenue de la Dynastie.

Et dès qu’on se retourne, on découvre le château qui est le principal lieu de résidence du couple royal et de ses enfants.
NB: le château de Schoenenberg a été construit à l’initiative des Archiducs autrichiens et Gouverneurs généraux des Pays-Bas, Marie-Christine d’Autriche et Albert de Saxe-Teschen, entre 1781 et 1785. Ce château fut sauvé de la destruction par Napoléon Bonaparte en 1803 (bien avant la défaite de Waterloo 😉) et devint la résidence du premier roi des Belges en 1831 à la création du pays.

Pour la visite des serres et du parc (les photos s’entremêlent forcément) je vous invite à découvrir le montage de mes photos en cliquant

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous si vous avez apprécié…ou pas 😉.

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