Découverte du fort de la Chartreuse (B)

Je vous l’avais annoncé et, en plus, il se trouve que la date d’aujourd’hui convient plutôt bien à ce que je vous propose. En effet, je vous emmène cette fois, pas très loin de chez moi,  au fort de la Chartreuse qui domine le quartier d’Amercœur à Liège.

Ce fort fut construit, entre 1817 et 1823, à l’époque du Royaume uni des Pays-Bas afin de protéger la cité.

Il tient son nom du monastère de l’Ordre des Chartreux qui occupa le site du 14ème siècle à la Révolution liégeoise. Il n’aura cependant jamais de rôle stratégique important.

En 1891, le fort est déclassé et devient une simple caserne. Il sert de prison pour les patriotes belges durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, à partir de 1944, l’armée américaine l’utilise comme hôpital militaire.

De moins en moins utile au ministère de la défense nationale, il est démilitarisé en 1981: les derniers militaires quittent l’ancien fort en 1988. (source)

Génie 1914-1918

Génie 1914-1918

Bastion des fusillés

Bastion des fusillés

A Liège, le site de l'ancien Fort de la Chartreuse abrite un lieu de mémoire particulier. Il est le premier à avoir été consacré à la résistance civile. Durant la guerre 14-18, 48 hommes y ont été fusillés par l'occupant allemand.

La Chartreuse a servi de prison pour des centaines de Belges qui osèrent se dresser contre l'envahisseur et lui résister. C'est à la Chartreuse qu'ont été conduits, la veille de leur exécution, les condamnés à mort par l'autorité militaire allemande.

Détail

Détail

Le réseau Clarence

Le réseau Clarence

Réseau de renseignements belgo-français de la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Libération, le fort a servi d'hôpital militaire à l'armée américaine.

C’est donc un endroit empreint de mémoire sur lequel on trouve de nombreux témoignages liés aux deux guerres mondiales mais, comme il est abandonné depuis plus de 30 ans, une partie des photos des bâtiments relèvent davantage de l’urbex que d’un domaine strictement militaire.

C’est une expérience que je n’avais encore jamais vécue mais, je l’avoue, j’ai aimé ça 😊.

La nature reprend ses droits

C’est aussi un endroit très arboré (voir carte ci-dessous) où il est agréable de se promener.

Ces quelques photos apportent une touche supplémentaire au portrait de la région où je vis.

La prochaine fois, je pense vous emmener plus loin parce que je ne vous ai pas encore dévoilé toutes les beautés du Pays Basque découvertes cette année, du temps où on pouvait encore voyager…

Ceci dit, ne nous plaignons pas trop: en Belgique, on peut encore se déplacer, même en période de confinement 👍.

A bientôt pour d’autres découvertes.

Cet article a 8 commentaires

  1. Pierre

    Bonjour Bernadette !
    Un moment fort au fort ! C’était de circonstance aujourd’hui !
    Vous pouvez toujours vous déplacer ? Nous, c’est 1 h 00 à 1 Km maximum de notre maison !
    Bonne journée très brumeuse en Normandie !
    Pierre

    1. Photonanie

      Oui nous pouvons nous déplacer librement à l’intérieur des frontières nationales et on en profite 🙂
      Brume aussi chez nous mais c’est de saison.
      Bonne journée.

  2. Maux&Cris

    Bonjour Bernadette, (je découvre aujourd’hui votre prénom)
    Je suis venu plusieurs fois à Liège, chez Armco. C’était pour leur première informatisation, il y a si longtemps. Je n’ai que de bons souvenirs. Mon contact Jean Poma m’avait emmené manger les meilleures moules frites de ma vie. Il était fort sympathique. Ce premier contact avec la Belgique m’avait réjoui.
    Depuis, j’en ai eu beaucoup d’autres et toujours avec grand bonheur.
    Belle journée,
    Régis

    1. Photonanie

      J’aime mon pays, sans toutefois être chauvine, et j’aime aussi beaucoup la ville de ma jeunesse. On la dit chaleureuse, accueillante et extraordinairement festive en temps normal,… Je n’ai pas connu la firme Armco et j’ignore où elle était précisément située. Il s’agissait apparemment de sidérurgie, normal en région liégeoise, c’est ce qui a fait la richesse de la région à l’ère industrielle (un peu comme en Loraine).
      J’aime à montrer quelques endroits du plat pays qui est le mien et qui sont, à mon avis, bien trop peu mis en valeur.
      Belle journée (la brume s’est déjà levée 🙂 )

      1. Maux&Cris

        Oui, ils fabriquaient des coils, énormes rouleaux d’acier. Il en rentrait un ou deux max par camion. Je me souviens encore de l’intérieur de l’usine, avec les différents postes, les fours, le laminage, le bruit…
        J’ai toujours aimé les intérieur d’usine, mon père et mon oncle avaient une usine de textile. Je me souviens encore de l’odeur, du bruit, la poussière de coton….

        1. Photonanie

          Je connais tout ça, ayant visité les usines Cockerill (rachetées depuis par Arcellor-Mittal) lors de mes études. J’ai eu aussi le plaisir de visiter le laminoir à chaud de Chertal (région liégeoise). C’est vrai que c’est impressionnant.

  3. Géhèm

    Surréalisme des bouleaux qui ont commencé à coloniser la façade ! Je suis toujours impressionné par le talent de la nature.

    1. Photonanie

      C’est logique pourtant des bouleaux surréalistes en Belgique 😉
      Blague à part, j’ai été impressionnée aussi par la taille de ces arbres dont la naissance n’a pas été désirée je pense…

Un commentaire quel qu'il soit, ou presque, me fait toujours plaisir...

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