Le château de Eijsden

Découvert un peu par hasard en revenant d’avoir été dans une jardinerie néerlandaise, le château d’Eijsden est situé en bord de Meuse, dans le Limbourg néerlandais: dans l’extrême sud des Pays-Bas, juste à la frontière belge et à douze kilomètres au sud de Maastricht. 

Le château actuel, (également appelé Caestertburg et De Borg), a été construit en 1636, reconstruit en 1767 et restauré de manière historique en 1881-1886.
Le château est construit dans le style Renaissance mosane, un style architectural typique de la région, situé dans le triangle Liège-Maastricht-Aachen. La combinaison de la brique rouge, de la pierre de taille et de la marne est une caractéristique de ce style architectural.
Le parc, construit vers 1900, est librement accessible. Il a été créé par le célèbre architecte paysagiste français Achille Duchêne (1866 – 1947) source

L’entrée vue depuis la route
L’entrée vue depuis la cour intérieure
Le château est entouré de douves

 

Ce n’est pas un château de conte de fée bien sûr mais l’ensemble est plaisant et le parc paisible, bien entretenu et accessible à tous.
Comme quoi nos voisins néerlandais ont aussi leurs châteaux.

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Voyage, voyage: Thines, Ardèche (12)

Nous refaisons cette fois un saut en Ardèche pour évoquer le petit village de Thines. 

Perché en haut d’un promontoire rocheux, le village de Thines, havre de paix situé sur la commune de Malarce-sur-la-Thines, dans le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, abrite un joyau de l’art roman classé Monument Historique par Prosper Mérimée : l’église Notre-Dame du XIIe siècle, remarquable par son portail monumental, son chevet et ses chapiteaux sculptés. À découvrir également, les ruelles étroites et les maisons aux toits de lauze qui, avec l’église romane, font de Thines un lieu authentique et plein de charme.(source)

L’église Notre-Dame

Cette église romane, construite par les bénédictins au 12ème siècle, est proche des grandes voies du pèlerinage du Puy-en-Velay et de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle possède un très beau linteau sculpté ainsi que quatre statues colonnes qui ont été défigurées lorsque les Huguenots ont voulu s’emparer du fort de Thines au 16ème siècle. (source)

Le linteau sculpté
Les statues colonnes

La Maison du Gerboul

La « maison du Gerboul«  était, au 19e siècle, la maison du maréchal-ferrant. Depuis 2006, une convention lie le Parc des Monts d’Ardèche et l’association des « Amis de Thines » pour que La Maison du Gerboul, « antenne sud » de la Maison du Parc, soit une vitrine du Parc et de ses actions sur le territoire. (source)

Le monument à la résistance

Un autre endroit remarquable dans ce village est cette sculpture originale. 

La réalisation, se voulant être une œuvre d’art, fut confiée au sculpteur Marcel Bacconier (fils du Professeur Ludovic Bacconier, Président du Comité de Libération, puis maire de Privas). Le sculpteur et son épouse (institutrice) créèrent un remarquable cénotaphe gravé au burin sur un assemblage de pierres de granit. L’ensemble est accolé au rocher qui domine le piton sur lequel est érigé le très pittoresque village de Thines. On peut déceler dans les motifs sculptés l’évocation des différentes phases de la tragédie. (Source)

Je vous invite vivement à regarder l’album de photos relatif à cette oeuvre.

Un panonceau nous apprend ce qui suit:
Ce bas-relief est dédié aux événements tragiques de Tastevin (commune de Thines). 
Le 4 août 1943, les Allemands attaquent le maquis constitué au fond de la vallée de la Thine: 6 jeunes résistants sont massacrés mais l’un d’entre eux réussit à se sauver tandis que 3 innocents paysans des alentours sont fusillés. La maire de Thines est arrêté puis emprisonné à Marseille pour y subir un « interrogatoire musclé ». Ce sera le premier et le plus sanglant épisode de résistance dans le sud de la France sur dénonciation d’un agent de la Gestapo venu de l’extérieur.

 

Nous allons quitter l’Ardèche sur ces dernières photos de la vallée de la Thines et d’un magnifique toit de lauzes (plaques de pierre dont on se sert pour couvrir les toits) comme on en trouve à foison dans la région.

 

Je vous offre le petit film ci-dessous en cadeau tant il est difficile de quitter le calme de ce hameau…

A bientôt pour d’autres découvertes.

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Séquence nostalgie…

Samedi dernier pour illustrer le mot « ancien » chez Ma, j’ai utilisé une photo d’une expo sur les années ’80 que j’ai visitée il y a peu. J’ai pris d’autres clichés que celui de l’ordinateur personnel (révolutionnaire en ce temps-là) et j’aimerais les partager pour voir si nous avons les mêmes souvenirs…ou pas. C’est juste une question d’âge après tout et comme le vintage fait fureur c’est le bon moment pour montrer aux jeunes qu’on savait vivre bien à l’époque même si certaines évocations leur sembleront ante-diluviennes.

Ce qu’on en a dit à la télé est à voir ici ou

Et le montage de mes propres photos vous est proposé

ici.

Comme d’habitude, un clic sur la photo l’agrandit et les termes soulignés sont des liens…

Bonne promenade dans les années ’80 et, si vous en avez l’occasion, je vous conseille vivement d’aller sur place voir cette exposition dont la muséographie m’a impressionnée.

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Découverte: la tour d’Eben-Ezer

Il y a quelque temps j’ai lu un article sur une construction étonnante dont je n’avais jamais entendu parler et qui se trouve à peine à 1/2 heure en voiture de chez moi: la tour d’Eben-Ezer dans la commune de Bassenge (B) 

Mais que signifie ce nom?
ében-ézer (= pierre du secours en Hébreu), est la pierre commémorative dressée par Samuel, pour marquer le lieu où Dieu aida Israël à mettre en déroute les Philistins, au nord de Jérusalem.
La tour, dans sa globalité, représente le Genre Humain, symbolisé dans l’Apocalypse par la Jérusalem céleste. Les références bibliques sont légions à l’intérieur de la tour.

Le dépliant fourni à l’entrée dit ceci:

Un site exceptionnel d’harmonie, d’unité, de poésie et d’interpellation.
Une atmosphère où se mêlent le symbolisme des oeuvres, des idées, le réalisme du travail et le charme de l’environnement.
Un espace dédié à la fraternité entre les peuples, qui ouvre ses portes afin de partager les découvertes archéologiques, paléontologiques, historiques et la pensée universelle de Robert Garcet.
Une incitation à la détente, l’amitié et la sympathie.

Première vue de l’édifice, le ton est donné

Cette tour de 33 mètres de haut, sur un puits profond également de 33 mètres, est formée de 7 niveaux, formé d’un grand quadrilatère de 12 mètres de côté et il est soutenu par 4 tours.
L’escalier monumental est constitué de 4 paliers, séparés entre eux par 7 marches. Toutes les mesures sont symboliques.
La construction est en pierre de silex du pays et est située dans une ancienne carrière. On y trouve d’ailleurs un Musée du silex.

Apprêtons-nous à entrer dans  cette tour étonnante…

Au rez-de-chaussée, 4 chérubins soutiennent l’édifice sur leurs ailes étendues (le Taureau,  l’Homme,  le Lion et l’Aigle).

Au sommet de la tour, 4 animaux à l’image des Chérubins sont dressés aux 4 vents.

À la base de la tour, un cromlech dresse ses douze stèles entre les taillis; chaque pierre dressée est distante de l’autre de 3,33 mètres.

A l’intérieur, la scène du livre a été ébauchée en 1958 et s’est terminée en 1968. L’écriture du livre a été réalisée par le pinceau d’un ami imprimeur.

En haut de la tour, on trouve de nombreux symboles dont voici quelques exemples:

Vous l’aurez compris, il est impossible en quelques mots de transmettre tout ce qui se trouve dans cette tour qui évolue encore de nos jours.
Je veux simplement dire que c’est vraiment étonnant à voir en plein milieu de nulle part et qu’on peut y passer un certain temps à découvrir les idées de Robert Garcet très bien expliquées sur des panneaux ou sur des PC’s mis à disposition sur place lors de la visite.

Si vous voulez encore d’autres informations vous pouvez cliquer ici.

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Découverte: les Hautes Pyrénées

Quant on parle des Hautes Pyrénées, on pense plutôt stations de ski mais on peut aussi apprécier l’endroit en été, ce que j’ai fait.
Partant de la petite ville de Saint-Lary-Soulan, on peut rejoindre un des plus beaux villages d’Espagne nommé Ainsa (province d’Aragon), en empruntant le tunnel transfrontalier d’Aragnouet-Bielsa qui relie la haute vallée d’Aure à la vallée de Bielsa.

La découverte d’Ainsa

La première chose qui nous impressionne est la Plaza mayor, vaste place trapézoïdale bordée de maisons à arcades des 12ème et 13ème siècles.

On a vraiment l’impression de faire un bond dans le passé en arrivant dans ce bel endroit 

Le restaurant que nous avions choisi nous a maintenus dans cette ambiance résolument ancienne.

La construction de l’église locale, de style roman, a commencé à la fin du 11ème  siècle et s’est terminée dans la seconde moitié du 12ème siècle.

Si on est courageux, on peut monter dans la tour afin de profiter d’une vue intéressante sur le village.

Le cloître a une structure originale: il fallait bien s’accommoder de la place disponible. Pendant très longtemps, il fut enclos de murs et de verrières ce qui lui permettait d’avoir des autels avec leurs retables. Ils disparurent pendant la guerre civile de 1936-1939.

D’autres vues…

De là, on peut profiter d’une vue sur les hautes montagnes qui nous font face…et se sentir tout petit!

En pénétrant un peu plus dans l’Espagne nous arrivons au vieil ermitage de San Urbez au dessus du village de Nocito.

Le moment est venu de reprendre le chemin dans l’autre sens pour regagner la France 

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Découverte: la ville de Louvain (4)

Comme promis, nous allons aujourd’hui clore la découverte de la ville belge de Louvain (Leuven) par un moment de détente dans le jardin botanique classé dont les bâtiments sont de style néo-classique.

Comme il est un peu excentré, avant d’y arriver, nous admirons encore quelques endroits remarquables de la ville.

De ci de là nous voyons des bacs à plantes qui attirent bien le regard: nous sommes sur la route des mosaïques. Depuis 2017, on a vu fleurir des mosaïques sur des bacs contenant des arbres et une promenade permet de voir toutes les oeuvres de ce projet de ville. Nous ne la ferons pas cette fois puisque nous connaissons déjà notre but et qu’elle nous en écarterait.

 

Encore quelques petites choses remarquées en regardant en haut ou en bas, en cliquant juste ici et comme annoncé, une petite balade bien agréable en regardant cette petite vidéo « Home Made » bien sûr…

Je vous invite à mettre la vidéo en plein écran et à vous laisser guider par la musique 

Nous quittons cette fois Louvain pour d’autres découvertes à venir…

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Découverte: la ville de Louvain (1)

Louvain (Leuven en flamand) est une ville néerlandophone située en Belgique dans la province du Brabant flamand. Louvain est surtout connu pour être le siège de la KUL (Katholieke Universiteit Leuven) dont nous parlerons en détail dans un prochain article. Les touristes pensent rarement à visiter Louvain, ils pensent que seul Bruxelles, Bruges et Gand valent le détour pour leurs bâtisses à la flamande. J’espère vous montrer que cette ville vaut également le détour tant elle  a de belles choses à partager avec ceux qui prennent le temps de la découvrir.

Je vous invite à me suivre dans la cour de l’office du tourisme…

…et à ouvrir grand vos oreilles pour vous imprégner de la façon de parler de l’endroit.

 

Maintenant que vous êtes bien dans l’ambiance, si on commençait à voir quelques beaux bâtiments qui jalonnent la ville?

Pour cela il suffit de cliquer ici

A bientôt pour la suite de la visite 

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L’anamorphose paréidolique…🤨

Mais non je ne suis pas atteinte d’une pathologie contagieuse, n’ayez crainte…

En fait j’ai reçu une vidéo sur des oeuvres urbaines que je trouve vraiment très chouettes et j’ai eu envie de les partager ici. Il s’agit de dessins improvisés dans les rues par David Zinn (Michigan) selon un processus appelé «anamorphose paréidolique» ou «paréidolie anamorphique». Zinnart, vous avez dit Zinnart? Comme c’est étrange…

Vous ne m’en voudrez pas si ni la vidéo ni les photos qui la composent ne sont de moi. Mais bon, on sort à peine de la période fatigante des fêtes de fin d’année alors on va s’y remettre doucement si vous  le voulez bien. 😊

En guise d’introduction, je vous propose simplement une traduction approximative des écrits trouvés à propos de cet artiste.
David Zinn embellit les rues par son art: ses créatures imaginatives sont toujours improvisées et réalisées à partir de craies colorées, de fusains et d’objets trouvés dans la rue elle-même.
Ses seules limites: son imagination et la taille du trottoir.
David Zinn a fait le tour du monde avec son art époustouflant qui fait sourire les passants.

En fait, il voit simplement le monde différemment et chaque fissure est un début unique pour une œuvre d’art impressionnante.
Ces grands dessins sont généralement emportés par la pluie … mais (heureusement!) les photos les capturent pour l’éternité.

Jean de la Fontaine a dit « Pour me rendre heureux, un sourire peut suffire », j’espère que mon partage aura au moins provoqué le vôtre…

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Si je vous dis pop-up…

…vous allez peut-être penser « ah ouais, ces fenêtres surgissant sur l’écran de mon PC et qui me cachent une partie de ce que je voudrais voir!« 

Vous croyez vraiment que je vais vous parler de ça le lendemain de Noël? Vous pensez que c’est un sujet qui vaut la peine que je vienne clavarder dessus? 

Mais non, voyons, je veux juste partager mon admiration pour l’expo artistique de Philippe Ug, découverte un peu par hasard à Béthune ce week-end. On y apprend que

le pop-up est l’art de la forme et de la couleur.

Jolie définition!

Le créateur, très sympa, était justement présent et animait un atelier à destination des petits mais surtout des grands enfants. Tous étaient très concentrés sur ce qui n’a pas l’air simple du tout à réaliser proprement 

Je vous montre ci-dessous les réalisations qui m’ont le plus impressionnée dans la chapelle Saint-Pry de Béthune (je reviendrai sur la ville et son marché de Noël tout bientôt).

Il suffit de cliquer

ici

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Voyage, voyage: l’Albanie

Quand j’ai partagé les photos du site de Butrint, je me suis dit que c’était dommage de ne parler que de ruines en Albanie.

En fait, je n’ai pas vu grand chose de ce pays (on y allait essentiellement pour le site archéologique) et ce que j’y ai vu ne m’a pas vraiment donné envie d’y retourner…mais c‘est une excursion souvent proposée quand on est à Corfou vu que la distance entre les côtes grecque et albanaise est très faible.
Nous avons donc embarqué assez tôt le matin direction Saranda. Vous voyez, ci-dessous, le bateau que nous avons pris au port de Corfou. La traversée dure un peu plus d’une heure.

Le port de Corfou

Il existe également des « fast ferries » impressionnants à voir qui font la traversée en 35 minutes seulement. C’est fascinant de les voir se déplacer, on a l’impression qu’ils « marchent » sur l’eau! Et dire que je me suis longtemps demandé, enfant, si les petits bateaux avaient des jambes 

Premières vues de la côte albanaise: le pays est montagneux et a l’air peu construit.

En nous approchant, nous voyons quelques gros immeubles typiques d’un bord de mer et pas très harmonieux.

Il faut dire que la moitié de la population vit encore de l’agriculture. Le pays essaye de se relever des accidents de l’histoire et de son régime politique qui fut parmi les plus durs de la région. C’est un pays qui est en plein développement mais le tourisme peine à convaincre. Les infrastructures y sont de mauvaise qualité et la population locale est très pauvre.
Arrivés à Saranda on découvre qu’il y avait probablement un chemin plus court mais l’organisateur de l’excursion doit avoir ses raisons je suppose…

A peine débarqués, nous sommes sollicités par des femmes et des enfants qui veulent nous vendre des fruits. Quelqu’un leur demande le prix…qui est vraiment prohibitif! Comme souvent, les personnes pensent que les touristes sont millionnaires et donc qu’on peut leur demander n’importe quoi.

Tout le long du bord de mer, nous voyons des femmes qui vendent leurs ouvrages: napperons, chaussons (improbables!) pour bébés. La discussion est difficile, la barrière de la langue et la monnaie du pays, le lek, ne facilitent pas les choses.

En poursuivant la promenade au bord de la mer Ionienne, nous voyons de jolies sculptures en marbre qui ont l’air un peu incongrues vu le décor ambiant, un peu comme si elles avaient été posées là sans réflexion aucune… C’est joli mais par exemple il n’y a aucun transat, aucun banc pour s’asseoir sur la plage de gravier. On n’y trouve que ce qu’on y apporte apparemment.

S’il y a une chose que j’ai aimé dans ce pays, à part le site archéologique?
Oui, heureusement vu la chaleur ambiante 

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