Voyage, voyage: la Corrèze

Aujourd’hui, je vous emmène en Corrèze. Oui, oui, celle-là même de J.C. (non pas lui, l’autre, celui dont la dame a le même prénom que moi)

Il y a beaucoup de jolis villages dans le Limousin mais je pense que le plus connu, réputation amplement méritée, c’est Collonges-la-Rouge.
Cette commune de moins de 500 habitants voit enfler sa population au moment des vacances ce qui est facile à comprendre quand on voit la beauté de ses maisons.

La teinte particulière  des constructions de Collonges est due aux blocs de grès rouge utilisés.

Si Collonges et Curremonte sont classés parmi les plus beaux villages de France,  Martel et bien sûr Rocamadour valent également qu’on s’y balade comme nous allons le voir dans mon montage perso ci-dessous. Je vous laisse en bonne compagnie musicale.

(Les photos datent d’août 2006)

Je place des liens intéressants au cas où vous souhaitiez en savoir davantage sur

Nous nous quittons déjà: le virus qui squatte chez moi depuis plus d’une semaine me fatigue beaucoup…

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Voyage, voyage: Lyon (5), oeuvres urbaines, ruines vs architecture moderne

Je terminerai cette petite promenade découverte de Lyon par quelques oeuvres assez monumentales rencontrées au hasard de mes pérégrinations, puis nous visiterons quelques ruines imposantes témoignant de l’ancienneté de la ville avant de faire un bond dans le futur grâce à quelques photos d’architecture moderne.

Pour voir mes photos, cliquez sur la catégorie souhaitée ci-dessous: (j’insiste parce qu’on m’a posé la question récemment, ce sont bien des photos que j’ai prises moi-même et qui m’appartiennent donc).

Je vous signale que, comme d’habitude, les mots soulignés dans le Sway conduisent souvent à un supplément d’information.

A bientôt pour d’autres découvertes…

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Voyage, voyage: Lyon (4), traboules et autres curiosités

Les traboules

On m’avait bien recommandé de passer par les traboules, d’oser ouvrir les portes qui y menaient et d’y déambuler comme les Canuts longtemps avant moi. Incontournables d’une visite lyonnaise qui se respecte, j’ai donc parcouru quelques-unes de ces traboules parmi les 400 qu’en compte la ville.

Les traboules, ces raccourcis en forme de passage intérieur, permettent de communiquer d’une rue à l’autre en traversant un ou plusieurs immeubles et cours. Elles recèlent des curiosités architecturales : escaliers à vis, façades et galeries.
Trabouler, du latin « trans ambulare », signifie « passer à travers ». Particulièrement nombreuses dans le Vieux Lyon, elles permettaient, au Moyen-Age, de rejoindre rapidement les bateaux sur la Saône. Elles ont abrité les allées et venues clandestines des Résistants lyonnais pendant la Guerre 39-45. (source)
La première indication mentionnant une traboule que j’ai rencontrée est celle ci-dessous. Elle se trouve près du mur des Canuts à la Croix Rousse.
Je pense que la spécialité de ce médecin est de soigner les très, très vieilles personnes… (info).

La cour des Voraces

Située sur les pentes de la Croix-Rousse, la Cour des Voraces est un symbole lyonnais. Construite vers 1840, c’est un bel exemple d’une architecture populaire dite « canuse », liée à l’industrie de la soie qui a profondément marqué le quartier. Mais c’est également un lieu qui symbolise quelques grands moments de l’histoire lyonnaise. La cour des Voraces tient certainement son nom d’un groupe d’ouvriers canuts, nommés les Voraces, qui s’illustrèrent par leurs insurrections républicaines de 1848 et 1849. (source)

Le genre de vue que l’on découvre en empruntant ces passages entre immeubles:

La ruelle Punaise

La ruelle Punaise est un raidillon qui pourrait servir de passage entre la rue Juiverie et la montée Saint-Barthélemy si une grille cadenassée n’interdisait pas de ressortir en haut. On y entre par un porche sous une maison.

Son histoire
A la fin de l’empire Romain, vers le 3ème siècle, les aqueducs ont été détruits, la population de Lyon s’est réfugiée au bord de la Saône où les puits procuraient de l’eau potable. La place disponible étant très réduite, les habitants se sont entassés le long de minuscules ruelles dont la ruelle Punaise est la seule à avoir gardé son étroitesse originelle.
Cette ruelle témoigne de l’allure des petites rues de Lyon au moyen-âge. Elle a servi d’égout à ciel ouvert. (source)

La tour rose

La Tour Rose [a été] construite sur les plans de l’architecte Sertio. Une tour simplement repeinte en rose et en son temps pour le tournage d’un film. Quelques dizaines d’années plus tard, cette tour est toujours rose, même si le siccatif de la peinture fait de moins en moins effet. Cela doit venir aussi du rose, qui bien souvent est de plus en plus évanescent ! (source)

La rue du Boeuf

La longue traboule serpente à travers quatre immeubles et quatre cours différentes. Elle permet le passage de la rue Saint-Jean à la rue du Bœuf. 

Rue désormais piétonne du 5è arrondissement de Lyon et toujours pavée elle représente, d’une certaine manière, l’architecture de la Renaissance de ce quartier classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Une rue que vous ne pouvez pas ne pas connaître, tant elle est emblématique de cette cité d’entre Rhône et Saône. Elle possède sa propre vie, ses restaurants touristiques, ses hôtels prestigieux, ses traboules, ses codes, ses digicodes, ses cours intérieures, ses escaliers à double hélice, à l’instar des petits gris que l’on trouve au fond des coquilles ! (source)

Enseigne de « A l’outarde d’Or »

Bâti en 1487, cet immeuble bordant la rue a repris le nom de l’enseigne, en pierres sculptées, du marchand poulailler posée en 1708 avec cette devise : ‘Je vaux mieux que tous les gibiers’ ; il s’agit d’une outarde, sorte de pintade sauvage. (source)

 

Je terminerai par le clou de cet article:

L’institut des Sciences Clavologiques

(installé depuis 1959 au n°16 de la rue du Boeuf).

Le demi siècle dernier  vit donc grâce à Félix Benoît la création de cette association réunissant des amateurs d’humour, dit à la lyonnaise. Ces joyeux drilles ont également inventé, l’Ordre du Clou qui tout naturellement a donné naissance à l’Institut des Sciences Clavologiques (Tout ceux qui pratiquent le latin et la messe dominicale comprendront …. Clavum:  : clou ; et logos : science …). La Pataphysique y est aussi de mise, chère à son inventeur Alfred Jarry. Une seule ligne de conduite philosophique pour cette nouvelle science, pas encore reconnue par l’Académie:

« Ne rien prendre au sérieux, à commencer par soi-même ».
(source)

Je dois dire que mon humour me pousserait assez à être membre de l’Ordre du Clou (déjà que je suis un peu marteau!) mais, comme à l’Académie, il paraît qu’il faut attendre le décès d’un membre pour prendre sa place…

A bientôt pour la suite.

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Voyage, voyage: Lyon (3): les Canuts

Il est impossible de parler de Lyon sans évoquer les travailleurs de la soie, les canuts.

Petite ville au Moyen-Âge, Lyon grandit à partir de la Renaissance (15ème et 16ème siècles) en passant de 30 000 à 100 000 habitants, tandis que la soierie s’installe.

Au 17ème, la “Grande Fabrique” est mise en place. Cette organisation originale (manufacture dispersée) regroupe : 
– Les maîtres tisseurs (Canuts), qui tissent sur leurs propres métiers.
– Les marchands-fabricants (Soyeux), qui reçoivent les commandes, fournissent la matière première et le dessin aux canuts.
Pendant les deux siècles de stabilité qui suivent, 15000 métiers à tisser occupent 40 % des travailleurs de la ville. (source)

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Voyage, voyage: Lyon (2)

Nous allons aujourd’hui nous intéresser à la colline de Fourvière qui domine le centre de Lyon. Ce qui nous a paru le plus facile pour y accéder a été d’emprunter le funiculaire appelé Ficelle de Fourvière.

Dans son ouvrage inachevé « Le Banquet » (1879), l’historien français Jules Michelet surnomme la colline de Fourvière la montagne mystique.
Le plus ancien lieu d’occupation de Lyon nous entraîne dans les pas des Romains pour y découvrir 2000 ans d’histoire. Nous verrons cela plus tard, l’article du jour se focalisant sur la basilique de Fourvière qu’on voit presque de partout quand on circule dans la ville. Ce n’est pas pour rien qu’on surnomme également cet endroit la colline qui prie.

Deux choses sont marquantes quand on arrive au sommet: la grandeur de la basilique et le panorama géant que l’on découvre.

Ci-dessous un petit montage que j’ai réalisé sur la mosaïque de Saint-Jacques de Compostelle.

 

(Source musique)

Pour terminer, je vous propose un extrait d’un auteur que j’apprécie:

Une vraie église, ça doit être vieux, ça doit être la plus vieille chose d’un village. ça sert à rien, c’est juste là, comme un bibelot sur une cheminée. ça décore! C’est comme un souvenir de famille qui se refile de génération en génération. (Michel Bussi, « Gravé dans le sable »)

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Les Murmures des murs: les fresques peintes de Lyon

A tout seigneur tout honneur, mon billet de ce jour commence par une partie de commentaire d’un de mes visiteurs. J’ai juste déplacé ce qu’il écrivait pour ne pas en dévoiler trop avant mon article et mes photos.

PS : J’ai eu le plaisir d’échanger autour de projets avec Gilbert Coudène qui est le coordonnateur des fresques lyonnaises.
Un aperçu intéressant de son activité.
(Géhem)

Ceci étant dit, je vous invite cette fois à me suivre dans ma découverte émerveillée des fresques peintes de Lyon. Pour moi qui aime l’expression artistique sur les murs, là je peux dire que j’en ai pris plein les yeux, et encore je n’ai pas tout vu mais le temps et mes pauvres pieds ne m’ont pas permis d’en voir davantage.

Il n’empêche que pour une première, je n’ai pas été déçue. Vous m’auriez vue courir de ci, de là avec mon appareil photo, une vraie gamine le matin de Noël (en plein juillet  ).

Toutes les photos s’agrandissent quand on clique dessus, on peut ainsi mieux voir les détails. Le montage se trouve

ici

Si vous souhaitez aller voir ces oeuvres grandioses vous-mêmes, vous trouverez ici un itinéraire des murs peints de Lyon.

Ce soir sur France 3 à 20h30, une émission spéciale sur la Fête des Lumières de Lyon.

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Voyage, voyage: Lyon (1)

Pendant des années, lors de nos vacances dans le sud, nous avions l’obsession de passer le tunnel de Fourvière à une heure creuse soit environ 3 ou 4 heures du matin… afin de ne pas être englués dans les bouchons interminables de l’endroit.
Actuellement la circulation a été améliorée à Lyon et nous ne sommes plus aussi pressés de courir au soleil. Voilà deux bonnes raisons qui nous ont poussés cet été à faire enfin connaissance avec cette ville qui a tellement à offrir aux vacanciers curieux.

Aujourd’hui je commence donc une série sur Lyon, la ville où est né Guignol.
Il faut dire qu’on l’a vu partout jusque dans notre chambre d’hôtes!

Le premier « personnage » aperçu dans la ville était cette statue de Sigmund Freud (par Georges Faure) tranquillement assis à un arrêt de bus. Cette oeuvre fait partie de la Fresque du demi-millénaire Saint-Jean de Dieu. (Je ne l’ai pas photographiée  celle-là mais je partagerai plus tard des vues de fresques peintes assez exceptionnelles).

Après une visite instructive à l’Office du Tourisme nous étions enfin prêts à arpenter la ville. Mes pauvres pieds ont mis un moment à s’en remettre d’ailleurs tellement nous avons marché dans cette ville immense. Il faut dire que je pense que c’est à pied qu’on prend le mieux l’ambiance d’une ville et qu’on est certain de voir un maximum.
Vous êtes prêts? c’est parti en cliquant juste 

ici

J’espère que vous avez de très bonne chaussures…sinon vous finirez comme moi, ne sachant plus mettre un pied devant l’autre…ce qui n’est pas forcément désagréable pour peu qu’on trouve un endroit propice où se (re)poser.

A bientôt pour la suite.

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Voyage, voyage: le Pays Basque, Banca

Je sens que je vais me replonger avec plaisir dans mes photos de l’été dernier. D’une part, je vais vous parler encore une fois d’une région que j’adore et, d’autre part, ici il neige sans arrêt depuis hier et donc me réchauffer au soleil de juin me fera doublement plaisir. 

Comme je vis depuis toujours dans une région où  la sidérurgie a apporté la prospérité dans le passé, j’étais vraiment curieuse de trouver un haut-fourneau au milieu des paysages montagneux du Pays Basque.

La Vallée des Aldudes c’est avant tout 3 villages: Banca, Aldude et Urepele nichés au creux des montagnes de Basse-Navarre (1 des 7 provinces du Pays Basque)

 

(source)

C’est une petite partie de cette magnifique vallée que je vous invite à découvrir à ma suite en cliquant

ici

Nous découvrirons prochainement d’autres endroits attachants du Pays Basque, si ça vous intéresse…

Je vous rappelle que tous les lieux visités sont repris, avec les liens raccourcis, sur une carte accessible en cliquant sur le smiley « Suivez le guide » dans la colonne de droite.

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Voyage, voyage: Saint-Macaire

Nous l’avons évoquée en parlant des lavoirs, nous nous arrêtons cette fois sur les autres beautés de l’endroit. Située en bord de Gironde, la petite ville de Saint-Macaire nous plonge de manière fort agréable au coeur du Moyen-Âge.

L’hagiotoponyme de la ville vient du grec Makarios qui signifie « le Bienheureux ». Makarios est un moine qui serait venu évangéliser l’Aquitaine sur ordre de saint Martin de Tours en compagnie de Cassien et de Victor. Il mourut au début du 5ème siècle dans la cité de Ligéna, rebaptisée ensuite Saint-Macaire.
Nom latin : Ligéna, de Aliénigena, la « cité des étrangers »
Nom gascon : Sent Macari (source)

Nous nous sentons un peu comme Jacquouille, visiteur étonné parcourant les ruelles hors du temps de la cité médiévale. En flânant nous laissons au hasard le soin de guider nos pas en pensant à la vie qui s’écoulait dans cette cité prospère importante au 14ème siècle. Saint-Macaire avait le « privilège des vins », c’est-à-dire les droits de péage sur le vin cadurcien. Ses relations avec l’Angleterre lui ont même valu d’être inscrite au rang de « ville royale d’Angleterre », en 1341. 

C’est la porte de Bénauge qui nous accueille dès notre arrivée.

Passé la porte, vous pouvez me suivre à l’intérieur de la cité en cliquant simplement

ici

  • Pour vous déplacer dans le montage, il suffit de cliquer sur les flèches de navigation.
  • En général, les mots soulignés mènent à une page d’explications complémentaires.

J’espère que vous avez pris du plaisir à la balade dans cet endroit où même le temps ne passe pas de la même manière qu’ailleurs…

D’ailleurs les chats l’ont bien compris et se reposent au soleil ou à l’ombre suivant les heures de la journée.

 

Et si vous souhaitez voir des propositions de circuits-découvertes, c’est ici que ça se trouve.

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La dernière grande lessive avant les gelées

Je vous ai déjà parlé des lavoirs, ces endroits de rencontre qui pour moi ont tous une âme. Rien à voir avec les laveries automatiques dont les néons  vous donnent le teint blafard.  
Non, ceux dont je vous parle ne nécessitent pas l’achat de jetons à un automate mais ils servaient de lieu de rassemblement aux femmes du village. Un réseau social avant l’heure en quelque sorte puisque c’est là que circulaient les derniers commérages.

Comme Napoléon III a fait un décret le 3 Février 1851 pour aider à la généralisation de points d’eau publics dans les communes, on trouve heureusement de nombreux lavoirs en pierre quand on parcourt la France.

Je vous ai déjà dit combien je regrettais que celui de mon enfance ait été démoli. Peut-être est-ce pour cette raison que je m’arrête toujours pour immortaliser ces lieux du passé que je trouve souvent très beaux.

J’en ai croisé quelques-uns pendant mes vacances en France et ce sont ceux-là que je vous invite à découvrir.

Saint-Macaire

Dans cette petite commune de Gironde, nous  trouvons d’abord le lavoir du Thuron.

Il occupe en partie l’ancien fossé, large bassin de pierre alimenté par une source.
Bien conservé, bien entretenu il forme avec la porte qui le domine à l’est et le jardin implanté sur l’emprise de l’ancien port un ensemble remarquable, plongeant le promeneur dans une profonde méditation sur la vie des habitants à l’époque ou Dame Garonne venait chatouiller les remparts. Avec le temps au XVIIe siècle les alluvions ont bouché le port qui faisait leur richesse. On a préféré le déplacer à l’ouest, vers la porte de Rendesse.(source)

Nous trouvons ensuite ce deuxième lavoir, devant les remparts de Saint-Macaire. Le fait est que, actuellement, la couleur de l’eau qui s’y trouve est peu engageante…

Tardets (Pyrénées Atlantiques)

La commune a érigé en 2006 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l’Armée de la libération via l’Espagne durant la seconde guerre mondiale.
Elle est située près de l’ancien lavoir de la commune. Si ce dernier n’est plus utilisé de nos jours, il demeure entretenu et rappelle le rôle capital des femmes sous l’occupation qui profitaient notamment de ces tâches ménagères pour transmettre des informations essentielles aux « passeurs ».(source)

Banca

Ce village est situé dans la vallée des Aldudes, au Pays Basque.

Un panneau explicatif nous dit ceci:

On dit que dans le lavoir situé au bas de l’escalier, les laminak, personnages mythologiques de petite taille, y lavaient la nuit venue leur linge. Une lavandière du village, sage-femme de surcroît, s’y étant un soir attardée, fut sollicitée pour aider l’une d’elles à enfanter à condition de ne point se retourner quand elle s’en irait chez elle. La femme respecta la consigne. Depuis ce temps-là, le village vit en bonne intelligence avec les laminak qui lui apportent aide et protection.
Il se dit d’ailleurs que certains soirs, en prêtant bien l’oreille, on peut les entendre battre le linge dans ce même lavoir.

Oyrieres (Haute-Saône)

Ce lavoir est appelé sud pour le distinguer de celui qui se trouve à la sortie nord du village par où je ne suis pas passée.

Une véritable construction avec des allures de temple grec, c’est dire l’importance accordée à ce lieu par les anciens non?

Lamarche

Dans cette commune des Vosges, nous voyons le lavoir du Grisfontaine construit en 1838.
Pour bien suivre les règles de l’hygiénisme, cette commune possède encore 3 autres lavoirs ce qui, pour environ 2000 habitants au 19ème siècle était quand même pas mal du tout (source).

  • Fontaine des Sources de 1835 (place Jules Ferry).
  • Fontaine du Rupt du Mai de 1837 (carrefour rue du Colonel Renard / rue Gambetta).
  • Lavoir du hameau d’Aureil-Maison de 1848 (carrefour rue de la Bondisse / rue de la Fontaine).

Bernécourt

Dans ce petit village de Meurthe et Moselle entre Toul et Pont-à-Mousson, nous voyons un magnifique bâtiment élevé en 1866. Une restauration de qualité a redonné vie à ce lavoir et au coeur du village.

Le bâtiment présente un pignon soigneusement composé permettant d’intégrer la surélévation de la partie centrale de la couverture. Une baie centrale en plein cintre avec clef assure le lien entre les modénatures.La surélévation de la partie centrale de la toiture permet un éclairage latéral des deux bassins. Cette recherche de luminosité rend compte du savoir technique des charpentiers et des préoccupations hygiéniques d’apport de lumière. (source)

A l’extérieur, la source alimente deux grandes auges en pierre utilisées à l’origine pour abreuver chevaux et bovins.

Doncourt-lès-Conflans

Commune de Meurthe et Moselle (Lorraine)

Le lavoir avec sa fontaine est un élément majeur de l’histoire de Doncourt-lès-Conflans. Le lavoir actuel fut construit à l’emplacement et en partie avec les pierres d’un ensemble lavoir/auge devenu inutile. Une délibération de l’époque parle d’eau boueuse impropre à la consommation. Ce site était donc le lieu de convergence de la vie du village.
C’est en 1839 que le conseil municipal décida de construire un nouveau lavoir à la demande expresse des habitants. Les cultivateurs s’étaient mobilisés pour transporter gratuitement les matériaux nécessaires. On ajouta une fontaine, qui coule toujours et trois pierres creuses pour abreuver les bêtes. (source)

Voilà, ma collection de photos personnelles de lavoirs se termine ici. Je reviendrai plus tard sur l’un ou l’autre de ces villages que j’ai parcouru avec plaisir et au sujet desquels j’ai encore des choses à vous raconter. J’espère que la balade vous a plu mais n’oubliez surtout pas de toujours bien laver votre linge sale en famille…

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