Ardèche (7): Banne

Je pourrais aussi chanter comme le grand Félix Leclerc  “Moi mes souliers ont beaucoup voyagé…” alors je vous propose de poser vos pas dans les miens et de poursuivre  la découverte de l’Ardèche commencée il y a quelque temps…

Aujourd’hui c’est à Banne que je vous entraîne. Ce village de caractère mérite un détour car il est très beau, comme souvent les villages ardéchois, mais aussi parce qu’il abrite les preuves d’une histoire très ancienne.
Je vous propose de découvrir, à ma suite,  les écuries du fort, des vestiges du château et l’église Saint-Pierre (12 ème s).

Les écuries du Fort

L’entrée des écuries

L’église

 

Balade dans les vieilles rues du village

Panorama des environs

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Ardèche (6): Aiguèze

Je vous propose cette fois de me suivre à Aiguèze, un des plus beaux villages de France. 

Les ruelles caladées de galets de rivière sont remplies de charme et c’est un vrai plaisir de s’y balader.

La chouette enseigne du café ci-dessous en convaincrait plus d’un de s’y rafraîchir un instant. 

Nous poursuivons notre découverte du village avec la maison dite “l’Atelier du sculpteur”. 

La plaque, sculptée elle aussi précise, Atelier d’Art Robert R. Wittelsbach de Traxel, Montespérant. 
Sur un parchemin, il définit Montespérant comme “patrie des hommes de toutes cultures, doués d’Intelligence, de Courage et de Cœur”.C’est un illuminé, mais on a bien envie d’être de sa patrie.(source)

NB: Il serait en fait un lointain descendant de l’impératrice Elizabeth d’Autriche (Sissi).

Comment ne pas évoquer également la très belle église dédiée à Saint-Roch?

La façade de l’église

Construite en même temps que le château à l’extrémité Sud du village fortifié, l’église constitua longtemps le prieuré Saint Denis avec la maison claustrale accolée.
Le portail Renaissance date du XVIè siècle.
Le clocher date de 1910, surmonté d’une pointe type “basilique de Lourdes” lors des travaux d’embellissement par l’archevêque de Rouen, Mgr Fuzet, originaire d’Aiguèze et qui ne l’avait pas oublié.
Il fera rajouter les statues de Saint Denis et de Saint Roch, un autel en marbre blanc de Carrare, des peintures dans le style Notre Dame de Paris. Il offrit 3 cloches sur les 4 installées, avec l’empreinte de saint Roch.(source)

Un peu plus loin, nous voyons cette rue au nom curieux…y aurait-il un lien avec cette anecdote: 

Sur l’ancienne place de la ville fortifiée, une plaque murale commémore le séjour entre 1706 et 1777 d’Honoré Agrefoul, inventeur supposé de l’absinthe et personnage fictif né de l’imagination d’un plaisantin d’Arles qui inaugura l’inscription en 1985 déguisé en François Mitterrand. (source)

Voici ce que j’ai pu trouver sur ce plaisantin qui a pour nom Michel Bertet:

Je suis à l’origine, depuis une quinzaine d’années, de plusieurs gags et farces diverses, suivi par quelques amis humoristes pour les mises en scène. Pour l’histoire d’Agrefoul, le nom m’est venu comme ca, sans recherche spéciale, mais j’ai trouvé que le agr faisait bien terrien — agraire, agriculture. Ce n’est pas non plus en pensant spécialement à la Fée verte qui j’ai fait cela. Je me suis rendu compte après de l’erreur commise, car l’absinthe et le pastis n’ont rien à voir. Nous avons inauguré la plaque en 1985, un lundi de Pentecôte, à onze heures. Nous sommes arrivés avec une Citroën traction avant; j’étais assis à l’arrière déguisé en Mitterrand, avec un masque, petits drapeaux sur les ailes, numéros de l’Elysée sur les plaques, dépôt d’une gerbe, discours en imitant le Président, mains serrées. J’ai reçu un bouquet de fleurs, même une pancarte revendicatrice: Mitterrand, pas de discours, des sous!… Pour la petite histoire, un monsieur très âgé avait vu une affiche sur laquelle était inscrit que “Monsieur le Président de la République viendrait inaugurer une plaque destinée à un bienfaiteur de l’humanité”, et il nous a fallu user de beaucoup d’arguments pour le dissuader de venir. Je dois vous dire que pour faire plus, la vrai, les gendarmes étaient là! Le hasard, à cette époque, a voulu que je sois un copain, du chef de brigade de Point-Saint-Espirit, et il m’a dit: – Je t’enverrai une 4L avec deux gendarmes, un de deux mètres et l’autre d’un mètre soixante-cinq. C’etait marrant. Ils étaient quand même assez éloignes de la plaque pendant la cérémonie, vu que ce n’était pas officiel, mais par contre ils étaient présents pour boire le pastis.
Un an plus tard, pour Pentecôte, je me suis amusé à sculpter le buste. Chaque année depuis, on fête la Saint-Honoré, à des dates variables pour arranger chacun. Les gens d’Aiguèze et quelques autres des environs font un repas en commun sur la place où figure la plaque; nous sommes environ cent vingt et après le repas, chansons, contes, histoires de toutes sortes sont débitées, quelques guitares, un tambourin, des harmonicas accompagnent le souvenir de l’homme qui n’a jamais existé.” (source)

Comme je suis Belge, et fière de l’être, le surréalisme je connais et, franchement, cette histoire me réjouit et j’irais volontiers participer à la  fête.

J’ignore si c’est le même plaisantin qui a posé la plaque mentionnant “Andris Nali, Professeur d’Expansiologie, diplômé de Harvard”. Une discipline totalement fictive et un professeur dont l’identité est en fait l’anagramme du nom d’un habitant d’Aiguèze…

Plus sérieusement, parcourons d’autres rues du village…

Les ruines du château-fort d’Aiguèze dominent toujours les falaises. L’extérieur se visite mais l’intérieur est privé.

Si vous en voulez encore, je vous invite à vous rendre ici et, si vous souhaitez prendre de la hauteur, regardez ci-dessous 😉 

A bientôt pour d’autres découvertes…

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Ardèche (5): Vallon Pont d’Arc et les gorges

Nous retournons en Ardèche pour ce qui fait la renommée principale de la région: les gorges de l’Ardèche.

N’étant ni sportifs ni casse-cous (un peu casse-c… parfois mais c’est une autre histoire 😂) nous avons sagement suivi la route qui permet de profiter de panoramas fabuleux sur ce site hautement touristique.

Nous partons de Vallon-Pont-d’Arc pour cette balade qui nous emmènera jusqu’à Saint-Martin d’Ardèche.

L’hôtel de ville de Vallon

Un coin sympa

Nous empruntons donc la route des Gorges et, assez rapidement, nous voyons l’endroit qui a donné son nom à la ville de Vallon: le Pont-d’Arc, (60 m de long et 54 m de haut) arche naturelle enjambant la rivière Ardèche. Le site est classé depuis 1982.

Comme on le voit ci-dessous, de nombreux vacanciers pratiquent le kayak, même si tous n’osent pas la descente des gorges.

Nous commençons enfin à parcourir cette route où nous nous arrêtons très souvent pour ne rien perdre de la beauté qui est offerte à notre vue . De nombreux belvédères sont d’ailleurs aménagés pour les touristes et, nous avons de la chance, il n’y a pas foule.

On se sent tout petit devant une telle grandeur…

On suit bien les méandres de la rivière Ardèche.

 La nature offre décidément de bien beaux cadeaux aux hommes qui la remercient bien mal en la saccageant trop souvent  😢

Cirque de la Madeleine

Ci-dessus on voit bien le cercle tracé par la rivière et qui forme le site du Cirque de la Madeleine, isolé et difficile d’accès. C’est en raison de cet isolement que, au XIIème siècle, une maladrerie y accueillait les malades de la peste revenus des croisades.

La vidéo suivante, trouvée sur Youtube, nous montre fort bien la grandeur du site.

Le Pont de la Madeleine nous amène au terme de notre balade du jour.

Au cours de mes recherches sur la région, j’ai trouvé ce site très bien fait et bien documenté, agrémenté de nombreuses photos. Je vous invite à passer y faire un tour…

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Voyage, voyage: l’Ardèche (3), Montréal

Pour faire plaisir à Géhem, et j’espère aux autres visiteurs également, je vous entraîne à Montréal. Nous avons déjà été ensemble à Montréal au Québec mais cette fois nous allons visiter l’ardéchois dont vous pouvez consulter l’histoire si le coeur (fidèle, en souvenir d’Ardéchois, coeur fidèle) vous en dit…

Perché sur les crêtes du Mons Régalis (le mont royal) et dominant Largentière, Montréal, dans le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, est un petit village médiéval aux maisons bâties en moellons de grès.(source)

Je vous invite à cliquer juste ici pour voir la présentation de mes photos. N’hésitez pas à commenter ou à donner votre ressenti sur “l’émolytic”   en bas à droite de l’écran.

pour la suite et

à tou(te)s

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Voyage, voyage: le Pays Basque (13), Garris

Garris est une très ancienne bourgade d’environ 300 habitants située en Basse-Navarre.

Chaque année, une foire traditionnelle aux animaux a lieu sur la grande place de Garris: on peut y trouver le 31 juillet, les équidés dont bien sûr les fameux pottoks (les petits chevaux basques) et le 1er août les bovins.

Dans la “Nouvelle toponymie basque”, Jean-Baptiste Orpustan indique que Garris signifie “arrête rocheuse”.

Le panneau explicatif devant le bâtiment nous informe sur l’usage de cette construction massive.

Ci-dessous, quelques maisons typiques de Garris.

L’église Saint-Félix

L’église paroissiale Saint-Félix voit ses murs changer au fil de l’histoire agitée de Garris. Elle demeure par sa permanence un symbole de cette ville autrefois connue dans la région pour être un bastion catholique.

Un siècle après sa construction, au XIe siècle, l’église est vendue à l’abbaye de Sorde par les deux seigneurs qui en sont propriétaires.
Figure de proue du catholicisme dans la région, Garris n’est pas épargnée par les guerres de Religion et l’église est détruite en 1569. Sa reconstruction au XVIIe siècle est la première d’une longue série, puisque l’église est de nouveau dévastée par la Révolution.
Deux périodes de travaux jalonnent ensuite le XIXe siècle. Les dernières traces d’exactions révolutionnaires s’effacent entre 1824 et 1826 et le retable est déplacé dans le porche. Entre 1887 et 1891, un projet plus ambitieux voit le jour, qui prévoit une reconstruction totale du bâtiment. Celui-ci se résume finalement à l’ajout d’une abside ogivale et à la transformation du chevet.
L’église Saint-Félix de Garris présente aujourd’hui une allure basque typique, avec son fronton surmonté d’un clocher-porche (Source disparue du web).

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Voyage, voyage: le Pays Basque (12) Ossès

Ossès (900 habitants environ) est situé en Basse-Navarre à 10 km de Saint-Jean-Pied de Port et au nord-ouest de Jatxou.

La commune fait partie de la zone de production du vignoble d’Irouléguy, seul vignoble du Pays Basque français, et de celle de l’ossau-iraty, de quoi se rassasier agréablement 😋 même si, personnellement, je trouve l’Irouléguy très typé et à ne pas boire avec n’importe quel plat.

L’église d’Ossès

L’église Saint-Julien date des XIIe et XVIIe siècles. Vers 1556, sous Jeanne d’Albret, les habitants d’Ossès estimant « que ladite église paroissiale de Saint-Julien est petite et ruinée tellement qu’à cause de sa petitesse le peuple de ladite paroisse quand il y est assemblé pour entendre les offices ne peut y être commodément ni avec l’honnêteté nécessaire », demandèrent « que ladite église soit réédifiée et agrandie et ornée »(source).

Le cimetière champêtre se trouve au pied de l’église…

…et le fronton est juste à côté.

Ossès offre des vues magnifiques sur les reliefs avoisinants de toute beauté, mais non je ne suis pas partiale

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Voyage, voyage: Pays Basque (11) Jatxou

Jatxou est une petite commune d’un peu plus de 1000 habitants située dans la province basque du Labourd.

Ce qu’on voit en arrivant c’est la mairie qui ressemble en fait à une maison très simple.

Heureusement que la plaque apposée sur la façade nous renseigne!

Dans ce village, on trouve de grandes dalles de pierre beige utilisées comme clôture et parfois, comme celle ci-dessous, gravée de la croix basque ou lauburu

Origine de la croix basque

Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que la “croix basque” n’est pas… basque ! Il se trouve simplement que ce symbole s’est tellement bien acclimaté à la culture de ce pays qu’il fait à présent partie intégrante de son patrimoine et qu’il en constitue l’emblème principal.

Ce signe est déjà connu 2000 ans avant J.-C. dans la région de l’Indus, ce­pendant on le trouve aujourd’hui sur tous les continents et souvent depuis la plus haute antiquité.(source)

Incontestablement, autant la mairie m’a peu impressionnée, autant j’ai aimé l’église Saint-Sébastien et la paix du cimetière basque qui l’entoure. Je ne suis pourtant pas bigote mais un brin taphophile quand même, vous l’aurez remarqué si vous me suivez depuis un moment.

Ci-dessous, le monument aux morts, lieu de recueillement, devant l’église.

La montée vers l’église et quelques stèles discoïdales courantes au Pays Basque. 

Ci-dessous, le cimetière, si paisible sous le soleil…

Une sculpture représentant un labyrinthe assez symbolique trône dans ce cimetière.

Jatxou, l’espace de dispersion est un Tumulus, contenu dans un cercle de 3 m de diamètre, au centre duquel se trouve un amas de galets de la Nive, affluent de l’Adour, rappelant les eaux primordiales. Au-dessus, à 3 m de hauteur, on trouve un cercle de fer de 1,85 m de diamètre (référence au nombre d’or), y apparaît un Labyrinthe ajouré. Le Labyrinthe, c’est l’entrecroisement de chemins. Il amène la personne à regarder vers le ciel, à se rapprocher de Soi. Il conduit à l’intérieur de soi-même, sanctuaire dans lequel siège le plus grand mystère de l’âme humaine. (source)

Les stèles discoïdales, dont la plus ancienne date de 1597, portent différentes gravures personnalisées.

Nous pénétrons ensuite dans l’église très richement décorée. En entrant, on peut admirer le grand retable en bois doré dont le principal motif est le martyre de Saint-Sébastien qui y est représenté attaché à un poteau, le corps transpercé d’une flèche.
Sur le plafond peint (1752), on voit les 4 évangélistes (à gauche sur la photo ci-dessous, St-Mathieu et St-Jean et, à droite, St-Luc et St-Marc) qui entourent la Sainte Trinité.

Le fascicule disponible à l’entrée de l’église nous apprend que

De chaque côté du bas relief, s’élèvent richement décorées de grappes de raisin et de feuilles de vigne, deux colonnes torsadées au-dessus desquelles des angelots laissent surgir de la nuée Dieu le Père bénissant; il tient dans une main le globe terrestre et est entouré d’anges.
En-dessous, la colombe de l’Esprit-Saint surmonte un soleil reliquaire.

La partie inférieure du retable comprend le tabernacle: sur sa porte dorée, un ange tient le linge qui a essuyé le visage de Jésus pendant la Passion. Le tabernacle possède également des niches à statuettes représentant St-Pierre et St-Paul.

A gauche, le personnage qui semble danser sur un pied c’est l’ange de l’Annonciation. A droite, la vierge Marie est agenouillée.

Ci-dessous, vue sur une autre partie du plafond et sur les 2 étages de galeries.

En sortant de l’église et en retrouvant la lumière du jour et le soleil, je ne peux m’empêcher d’aller revoir les stèles discoïdales que j’aime tant…

A bientôt pour d’autres découvertes du Pays Basque .

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Voyage, voyage: Pays Basque (10), Sare

Sare (Sara en basque), village de près de 2 500 habitants, est classé parmi les “plus beaux villages de France”.

Le village, entouré de montagnes (dont La Rhune à 905m) et enclavé dans la Navarre espagnole avec 32 Km de frontière, est situé à 14 Km de la mer (source).

Deux lieux sont incontournables quand on visite Sare:

1) L’église Saint-Martin

Une des plus belles églises du Labourd, située au coeur du village. L’église Saint Martin a été rehaussée au XVIIème siècle sous la cure d’Axular. Majestueuse avec sa tour à cinq étages, et à ses pieds l’ancien cimetière. A l’intérieur, trois étages de galeries en chêne sculpté, et leurs balustres en bois tourné.
Le cadran solaire porte l’inscription : Oren guziek dute gizona kolpatzen azkenekoak du hobirat egortzen (toutes les heures blessent l’homme, la dernière l’envoie au tombeau).(source)

 

2) Galtzada (voie médiévale)

La voie médiévale traverse Sare du Nord (Saint Jean de Luz) vers le Sud (Frontière : Zugarramurdi – Navarre). Autrefois, route incontournable pour accéder chez nos voisins; Aujourd’hui, sentier de loisir où démarrent de nombreuses randonnées en boucle pour découvrir la commune et les alentours. (source)

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Voyage, voyage: Pays Basque (9), Zugarramurdi

Bon, je m’étais un peu égarée dans d’autres endroits bien plaisants en période de fête mais je vais cette fois vous emmener à nouveau dans ma région préférée de France. J’ai nommé, le Pays Basque évidemment.

Je vous ai déjà montré différents endroits de la région mais cette fois nous allons changer carrément de style puisque je souhaite vous faire découvrir la “grotte des sorcières” qui nous fait traverser la frontière franco-espagnole, mine de rien, en marchant au milieu des rochers.

La Grotte est un impressionnant tunnel karstique où la nature et la mythologie se retrouvent. Ici se tenaient des fêtes et rituels pour rendre hommage aux forces de la nature, autant de célébrations que l’Inquisition a jugé de culte démoniaque…(source)

Pour y arriver, rien de plus facile puisque il suffit de suivre le sentier du pottok bleu. Pour les distraits, je rappelle que le pottok est une race très ancienne de poney du Pays Basque où on les rencontre souvent en liberté sur les chemins (ne soyez pas étonné si les vrais ne sont pas bleus).

Le parcours commence dans un très bel environnement boisé…

…mais on commence à apercevoir l’entrée de la grotte…

…où tout est mis en place pour nous faciliter la visite sans risque…

…les endroits sombres sont même éclairés pour notre confort…

 

Si vous ne connaissez pas cet endroit mais appréciez les lieux ayant une histoire à raconter, ne ratez surtout pas cette balade agréable dans un site inhabituel.  

Et, si l’histoire des sorcières du Pays Basque vous intéresse, allez vite voir par là: mythologie basque et sorcières

Au cas où vous auriez des craintes, voici quelques méthodes qui m’ont été fournies à Zugarrarmurdi pour éviter les sorcières

  • placer à la porte de la maison une croix faite de deux petites branches de frêne et du laurier béni à côté,
  • si la sorcière est malgré tout entrée dans la maison, jeter une poignée de sel dans l’âtre,
  • si on se trouve face à une sorcière il faut se signer et dire “Puyes” ou tracer une croix avec les deux index et dire “Jésus”,
  • ne pas sortir entre l’angélus du soir et celui du lever du jour.

La légende raconte aussi que, tentant de faire disparaître les sorcières, les habitants de Zugarramurdi allèrent en procession aux grottes un 15 août. Le curé répandit une poignée de moutarde pour que les sorcières disparaissent pendant autant d’années qu’il y avait de grains de moutarde… Apparemment ça a fonctionné puisque depuis on n’en a jamais plus vu! 

Pour continuer dans le même sujet mais puisqu’il est interdit d’y photographier, je vais simplement vous conseiller la visite des grottes d’Isturitz et Oxocelhaya. Pour ma part, j’ai fait cette découverte avec la préhistorienne Aude Labarge il y a déjà quelques années et j’ai trouvé cette plongée dans l’histoire de nos ancêtres fort intéressante.

Pour que vous voyiez un peu de quoi il s’agit, je vous invite à regarder le film ci-dessous.

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Voyage, voyage: le col de la Pierre-Saint-Martin (F)

J’aime la montagne, toutes les montagnes même. Je ne pratique pas l’alpinisme et j’effectue beaucoup moins qu’avant des randonnées en montagne mais j’aime en général la grandeur et la beauté des paysages

Un des endroits qui m’a laissé des images très fortes, parce qu’inédites à mes yeux, c’est le col de la Pierre-Saint-Martin dans les Pyrénées quand j’y suis allée il y a une dizaine d’années.

J’ai eu la sensation de me trouver au beau milieu d’un paysage lunaire, comme on peut l’imaginer, un sentiment de solitude et de silence, loin des bruits de la civilisation en tout cas…

Impressionnant et inoubliable comme ressenti, la preuve, 10 ans plus tard, j’y pense encore. Le décor de Heidi mais sans Heidi ni son grand-père!

Mais je n’étais pas encore au bout de mes surprises ce jour-là puisque nous avons eu la curiosité de passer la frontière avec l’Espagne via le Col du Pourtalet et nous sommes arrivés à Formigal, station de ski en pleine expansion à l’époque.

Contrairement aux stations françaises des Alpes où il fait bon se promener et randonner en été, là j’ai eu l’impression que nous étions les deux seuls survivants d’une horrible guerre bactériologique: pas une âme dans les bâtiments dont les portes étaient pourtant ouvertes, la désolation des vitrines de magasins semblant avoir été cambriolés et des couloirs sombres où nous nous sommes baladés le coeur un peu serré par l’ambiance sinistre 

Est-ce utile de dire que je n’ai pas fait de photos de cet endroit?
Si vous le connaissez et le trouvez agréable, je suis preneuse de photos sympas…si ça existe en-dehors de la saison de ski…

Heureusement que le passage dans les ventas, comme à chaque fois qu’on va de France en Espagne, m’a rendu le sourire 

C’était vraiment une expérience étrange que je ne regrette absolument pas mais quel bonheur juste après de se retrouver parmi les humains!

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