Street Art: trois artistes

Vous savez que j’aime les fresques murales et tout ce qui décore les murs extérieurs dans les endroits où je vais.

Je suis bien sûr curieuse également quant aux artistes qui ont réalisé ces ajouts qui embellissent les murs et attirent immanquablement mon regard et le viseur de mon appareil photo.

  1. Stork

Le premier artiste dont je vais vous parler est Stork (cigogne en alsacien). Il place ses créations en hauteur pour qu’elles ne puissent pas facilement être dégradées. Le Strasbourgeois d’adoption a cherché un truc bien à lui qui le représenterait et a, tout naturellement, opté pour les cigognes.
Celles que je partage ne viennent pas de Strasbourg mais  des endroits où je suis allée récemment en Alsace.

2. IPDO

Le deuxième projet est celui d’IPDO.

« I Pixel di Oplontis (ou IPDO) est un collectif mené par Francesco et Bruno. Les deux amis découvrent en 2018 les mosaïques d’Invaders, et l’application qui permet de les chasser à travers le monde. 

Si Bruno s’occupe de la réalisation technique des œuvres, c’est Francesco le créatif du duo. C’est à son initiative que le collectif est baptisé I Puffi di Oplontis (les Schtroumpfs d’Oplontis), en hommage au nom romain de sa ville de naissance Torre Annunziata en Italie et à la création de Peyo, dont il est fan depuis toujours. En tout ce sont plus de 350 mosaïques qui ont été créées par le duo« . (Source)

Les mosaïques des Pixels d’Oplontis (IPDO) ne sont pas de simples œuvres d’art, mais de véritables interventions urbaines qui dialoguent avec l’architecture des villes où elles sont installées.

3. Thomas Iser

En mai 2016, Thomas Iser lance son projet « Universal Humanity » dont l’objectif est de dresser un portrait de l’humanité et de célébrer la diversité du monde. Il demande aux participants de tenir devant leur œil droit une carte représentant son œil, lorsqu’il était peint en noir avec des brisures dorées à l’effigie du Kintsugi, tout en leur demandant quel est leur rêve. De cette sorte, il espère partager sa vision d’un monde sans frontières où l’humanité est unie et d’inspirer les gens à utiliser leurs souffrances pour trouver la force de réaliser leurs rêves

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Balade au Luxembourg: fresques, etc.

Le Grand-Duché de Luxembourg est un petit pays voisin et ami de la Belgique mais dont on ne parle pas très souvent. Je vous emmène aujourd’hui dans ce qu’on appelle le Gutland qui signifie « Bon Pays » en luxembourgeois, région couvrant le centre et le sud du pays. Le Gutland est une région agricole et fertile (d’où son nom). (Source)
C’est aussi la région la moins peuplée de tout le Luxembourg. Les villages sont petits et agricoles, avec de grandes granges et des étables, mais peu d’infrastructures pour la population. Les champs sont labourés et, sur les routes secondaires, on trouve plus souvent des chevaux ou des tracteurs que des voitures ou des bus. C’est un territoire en quelque sorte perdu dans le temps. (Source)

A un jet de pierre de la frontière belge on trouve le village de Kahler (Koler en luxembourgeois): une rue principale, quelques ruelles adjacentes, environ 300 habitants… et des fresques murales. La promenade vaut le coup d’œil grâce à l’artiste muraliste Alain Welter.

« À Kahler, le cinéma est particulièrement apprécié, d’où mon idée de créer l’installation en bois des cinq lettres de ma localité pour faire un clin d’œil à Hollywood. En 2022, en collaboration avec le « Club des Jeunes Koler », j’ai ajouté à l’enseigne trois corneilles que j’ai dessinées avec la bombe de peinture pour célébrer leur 50ème anniversaire ». (Source)

A l’entrée du village, un orchestre, composé de sept singes musiciens vêtus d’habits, accueille désormais les habitants ainsi que les visiteurs avec saxophone, trompette et tambour. « D’origine italienne, les habitants de la maison sont d’ailleurs des musiciens talentueux. L’œuvre s’inspire de la vidéo de musique « Alles neu » de Peter Fox, dans laquelle les musiciens d’orchestre portent un masque de singe. (Source)

Sur le mur d’entrée du cinéma « Kinoler » sont immortalisés des personnages cultes du cinéma.

A proximité, les piles du pont de l’autoroute sont aussi très bien décorées.

« Pour le portrait de Felix Jemming, ancien bourgmestre de Garnich, Alain Welter a rendu visite à sa famille pour avoir accès à ses photos. » (Source)

Sur la façade latérale de la maison de ses parents, Alain a peint une grenouille en style hipster. « Je voulais mettre en valeur l’embouchure de la piste cyclable qui se trouve juste à côté de la maison ».(Source)

D’autres fresques du village…

Au Luxembourg, les maisons sont rarement en briques comme chez nous mais elles sont par contre très colorées.

Continuant la balade, nous nous arrêtons à Mersch où se trouve un château qui sert également de mairie.

Vu sur le chemin du retour vers la Belgique…

Une belle balade et une belle fin de journée ☺️.

A bientôt pour d’autres balades ☺️.

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Voyage, voyage: Rodemack (F)

Le week-end des Journées du Patrimoine en France, nous avons décidé d’aller découvrir un des plus beaux villages de France: Rodemack en Lorraine (Moselle) situé sur l’ancienne voie romaine Metz-Trêves.

Aux frontières du Luxembourg et de l’Allemagne, Rodemack doit son surnom de « petite Carcassonne lorraine » aux imposants remparts qui enserrent le village et à sa citadelle.

L’origine du village est très ancienne puisque l’on en trouve mention dans les archives officielles dès 880. Vassal de la maison de Luxembourg du 10ème au 20ème siècle, Rodemack (alors nommée « Rotinpach »), a conservé l’héritage de cette influence culturelle germano-luxembourgeoise. En témoignent une particularité du patrimoine local, les « Bildstocks« , monuments religieux apparentés à des calvaires. Présents dans le village, au pied de la Chapelle Notre-Dame et à l’entrée du Lavoir, ils sont typiques de ce que l’on appelle ici le « Pays des Trois Frontières », point de rencontre entre la France, le Luxembourg (6 kilomètres) et l’Allemagne (20 kilomètres).  (Source)

Ci-dessous nous voyons la Porte de Sierk, par où nous sommes entrés et dont nous parlerons plus tard.

J’ai pris pas mal de photos de cette petite Carcassonne lorraine et si ça vous dit de les voir, vous pouvez cliquer sur la photo ci-dessous.

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Du mur de Berlin à l’art urbain

Une exposition temporaire nommée « Art Liberty. From the Berlin Wall to Street Art » est organisée à Bastogne jusqu’au 19 janvier 2020.

Cette exposition célèbre en même temps le 75e anniversaire de la Bataille des Ardennes et le 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. 

Ce projet culturel est présenté sur le site du Mardasson devant l’entrée du Bastogne War Museum. 

Art Liberty rend hommage aux artistes précurseurs que se sont emparés du Mur de Berlin, symbole d’oppression, pour en faire un support de la liberté créatrice. Trente artistes d’art urbain ont chacun réalisé une oeuvre sur un fragment original du Mur.

En s’emparant des morceaux du Mur, les artistes composent un hymne aux valeurs qui fondent notre civilisation. Ces valeurs, ce sont celles que sont venus défendre les hommes tombés dans la neige de l’hiver terrible 1944-1945.

Un fil rouge relie les Ardennes et Berlin : la lutte pour la Liberté !

Je vous invite à méditer sur mes photos de quelques-unes des oeuvres exposées…

Visible également, un grand fragment provenant du côté ouest du Mur où les street artistes Jef Aérosol et Jimmy C. ont peint les portraits des 3 pop stars mythiques : David Bowie, Iggy Pop et Lou Reed.

Peut-être avez-vous vu cette expo géante à d’autres endroits que Bastogne. Quoi qu’il en soit, j’ai été émue de ces témoignages et mes pensées reconnaissantes se sont envolées vers tous ceux qui, en donnant leur vie,  nous ont donné la liberté. N’oublions jamais!

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Les murmures des murs

Clairement je préfère les ponts entre les êtres humains de toutes origines que les murs qui visent parfois à les séparer (cf le mur de Berlin le mur du Mexique) mais il faut bien reconnaître que je trouve plus de murs  que de ponts décorés…

Je vous offre donc une partie de mes récentes photos de murs en espérant que, même décoré, il ne s’en dressera pas un entre nous .

Vous aurez peut-être reconnu Berthe de La Roche-en-Ardenne

Le dernier est un peu plus spécial dans le sens où il a une histoire que je vais vous raconter.

Il y a environ 40 ans naissait le Musée en plein air du Sart-Tilman. Des oeuvres diverses, tant en styles qu’en matières, étaient installées dans le campus universitaire de Liège. Depuis, leur nombre n’a cessé de s’accroître avec plus ou moins de bonheur quant à ce qui est exposé et qui reste visible librement pour tout promeneur du campus.

On aime ou pas ce qui est présenté mais s’il est bien une œuvre qui a suscité la polémique c’est cette Cadillac (neuve à l’origine) à demi enfouie dans un bloc de béton dont le titre donné en 1980 par Fernand Flausch, son créateur,  est « La mort de l’automobile ».

Je me souviens qu’à l’époque tout le monde trouvait cela « horrible » et était choqué de voir le coût de l’ouvrage. Au fil du temps, la Cadillac a été dégradée, taguée, nettoyée et les vitres ont été remplacées par un métal résistant. Ce qui est risible, enfin pas pour tout le monde, c’est que cette œuvre a été placée à un carrefour où, par un effet du hasard, de nombreux accidents se sont produits et où on voyait souvent des morceaux de pare-chocs ou de carrosserie entourer le cube de béton.

Pourquoi ce nom « Mort de l’automobile »? Au départ, l’oeuvre aurait dû se situer ailleurs,  au bout d’une route sans issue, ce qui  aurait donné toute sa signification à ce monument. Pour des raisons que j’ignore, ce ne fut pas le cas.

Bref, pour les 40 ans du Musée en plein air, cette œuvre a été revisitée, revitalisée et revue avec une regard neuf par deux jeunes artistes liégeois: Michaël Nicolaï, fondateur de l’asbl Spray Can Art (dont je vous ai peut-être déjà parlé), et Zorg Aourir, ancien étudiant en BD à l’Académie des Beaux Arts de Liège, détenteur d’un master en sérigraphie à l’Académie de Beaux-Arts de Bruxelles et enfin, petit-fils de Fernand Flausch.

NB: je vous parlerai peut-être un jour d’autres oeuvres de ce Musée et, en particulier de celle intitulée « Le grand aigle des conquêtes animé par un moteur à merde ». Je sais, ça laisse rêveur… 

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Les murmures des murs

Quand on se promène à Bruxelles on trouve de nombreux murs peints, comme ceux déjà partagés, mais on trouve également de véritables fresques mettant en scène des personnages de BD. Il faut dire que la BD, en Belgique, on connaît bien!
A Bruxelles, comme à Angoulême, il existe un parcours BD qui vous entraîne, mine de rien, dans des quartiers où on n’irait jamais par hasard. C’est donc à la fois ludique et très intéressant quand on est, comme moi, un peu curieux.

Histoire du parcours BD

La genèse du Parcours BD remonte au début des années 90. La Ville de Bruxelles a mené une lutte ferme contre les grandes affiches publicitaires enlaidissant le centre-ville. Ces affiches, une fois retirées, donnaient à voir des façades délabrées qu’il fallait restaurer. C’est dans ce contexte qu’a été réalisée la première fresque BD. Il s’agit du personnage Broussaille du Bruxellois Frank Pé dans le quartier Plattesteen. L’initiative était belle : croiser l’art et la rénovation urbaine, et a permis de consacrer dans un premier temps quelques auteurs bruxellois sur les murs de la capitale. Au fil des années, le Parcours s’est développé, des auteurs non-bruxellois mais belges ont collaboré… Et puis, des auteurs étrangers – Hugo Pratt, Zep, Dupuy-Berberian, Uderzo, Mezzo, pour ne citer qu’eux – s’inscrivant dans le vaste héritage de la bande dessinée franco-belge. (source)

Quand on a gardé une âme d’enfant (mon côté Peter Pan ), c’est vraiment amusant de découvrir une ville à la manière d’un jeu de piste en suivant un plan grâce auquel on va de surprise en surprise.

Ce que j’ai trouvé au long de ma balade bruxelloise se trouve dans le petit montage personnel ci-dessous.

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Les murmures des murs

Les murs murmurent, les tagueurs taguent et la musique vous accompagne le long de ce montage perso des couleurs de la ville. Bien que de qualités inégales, c’est toujours un réel plaisir pour les yeux de les débusquer ces « images » au détour d’un coin de rue ou ailleurs…là où elles mettent en joie ce qui ne serait que grisaille sans elles…

Bonne balade 

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Les Murmures des murs: les fresques peintes de Lyon

A tout seigneur tout honneur, mon billet de ce jour commence par une partie de commentaire d’un de mes visiteurs. J’ai juste déplacé ce qu’il écrivait pour ne pas en dévoiler trop avant mon article et mes photos.

PS : J’ai eu le plaisir d’échanger autour de projets avec Gilbert Coudène qui est le coordonnateur des fresques lyonnaises.
Un aperçu intéressant de son activité.
(Géhem)

Ceci étant dit, je vous invite cette fois à me suivre dans ma découverte émerveillée des fresques peintes de Lyon. Pour moi qui aime l’expression artistique sur les murs, là je peux dire que j’en ai pris plein les yeux, et encore je n’ai pas tout vu mais le temps et mes pauvres pieds ne m’ont pas permis d’en voir davantage.

Il n’empêche que pour une première, je n’ai pas été déçue. Vous m’auriez vue courir de ci, de là avec mon appareil photo, une vraie gamine le matin de Noël (en plein juillet 🙄 ).

Toutes les photos s’agrandissent quand on clique dessus, on peut ainsi mieux voir les détails. Le montage se trouve

ici

Si vous souhaitez aller voir ces oeuvres grandioses vous-mêmes, vous trouverez ici un itinéraire des murs peints de Lyon.

Ce soir sur France 3 à 20h30, une émission spéciale sur la Fête des Lumières de Lyon.

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Les murmures des murs

Je vous livre deux réflexions différentes à propos des murs. J’aimerais savoir ce que vous en pensez?

  1. De tout temps les empires ou les états ont construit des murs afin d’établir une séparation entre eux-mêmes et une catégorie d’humains qu’ils considèrent comme différente de la leur. Séparer les civilisés des barbares, les nomades des sédentaires, les bons des mauvais, les riches des pauvres, les blancs des noirs, les mongols des chinois, les israéliens des palestiniens, les moutons des kangourous, mon bétail de celui du voisin, etc… Bien que ces murs aient presque toujours échoué à atteindre le but qui leur était fixé, cette course à la séparation se poursuit de nos jours et ne semble pas près de s’arrêter. Il semble que ce soit une des caractéristiques des états de continuer à construire des dispositifs ayant déjà fait preuve de leur inefficacité. C’est ainsi qu’une partie de l’humanité se retrouve face au mur…(source)
  2. Malheureusement le temps semble s’être emballé depuis peu (deux – trois années) avec l’apparition de tagueurs sans foi ni loi, qui recouvrent de vomissures issues de leurs bombes de peinture ces témoins muets d’un passé rendu plus vivant que dans les livres scolaires, les détruisant ainsi irrémédiablement alors qu’ils sont peu connus à cause de leur localisation et leur discrétion, et donc négligés par les historiens diplômés de la faculté. (source)

En ce qui me concerne, je trouve aussi que les murs qui visent à séparer les catégories d’humains ne devraient plus être qu’un mauvais souvenir, hélas ce n’est pas le cas (cf Trump) mais je ne suis pas d’accord du tout d’appeler « vomissures » les oeuvres de ceux que je n’ai pas peur d’appeler artistes de rue, ceux qui font du « Street Art » que j’ai plaisir à photographier et à partager.
Comme quoi, tous les goûts sont dans la nature…

Et puis le dernier qui m’a fait sourire et dont je me demande toujours si c’était volontaire…chez les poulets.

Je termine en faisant appel à votre indulgence au cas où je montrerais deux fois la même photo. Je suis attentive au classement mais parfois, j’avoue que je patauge un peu .

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Voyage, voyage: Bavière, Oberammergau

Oberammergau, joli village de Haute-Bavière, est situé non loin de Garmisch-Partenkirchen, célèbre station de ski.

Une caractéristique du village d’Oberammergau est le « Lüftlmalerei », c’est-à-dire des façades peintes. Au 18ème siècle, des citoyens et agriculteurs aisés ont fait décorer leurs façades avec des motifs religieux.(source)

Si je vous parle d’entrée de jeu des façades peintes c’est que, de ma vie, je n’avais jamais vu une telle profusion de scènes peintes en grand sur des murs de maisons. Ce qui est remarquable, au-delà des oeuvres elles-mêmes, c’est la propreté de ces « images » pourtant soumises aux caprices de la météo bavaroise.

Vous êtes prêts à me suivre? Alors c’est parti , on va directement à

Oberammergau

 

Si la promenade vous a assoiffé, pas de souci , la bière coule partout à flots en Bavière 

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