L’agenda ironique de juillet 2023: les consignes

Un mois chasse l’autre et les votes de l’AI de juin sont clôturés et sont à retrouver ici.

En suite de ceux-ci, j’ai été choisie pour organiser l’édition suivante. De mes neurones fatigués, les consignes suivantes ont émergé:

J’aimerais assez que votre texte soit une anticatastase dans laquelle on retrouverait, habilement glissés, les mots suivants: albédo, pentagone, et l’expression “ne pas être le pingouin qui glisse le plus loin”.

Tout ça bien sûr sans oublier l’essentiel assaisonnement ironique!

Cette expression est tirée de ce site où je vous conseille vivement de naviguer étant donné que vous aimez jouer avec les mots 👍.

On va se donner jusqu’au 28 juillet pour rentrer les textes puis on votera jusqu’au 31 juillet inclus ce qui permettra d’enchaîner avec l’AI suivant début août.

A vos claviers et surtout bon amusement!

PS: je me rends compte que j’utilise assez souvent le raccourci AI pour Agenda ironique. De grâce, faites que cet AI ne soit en rien contaminé par l’IA tellement envahissante de nos jours, j’espère sincèrement que nous continuerons à nous amuser de manière traditionnelle 😊.

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L’agenda ironique de juin 2023: le temps du vote

L’agenda ironique, mené de main de maître par JL du blog Toutopera, est à présent clôturé avec 13 propositions de textes.

Pour rappel, les consignes de départ se trouvent ici et ma proposition personnelle .

Si vous êtes comme moi, vous aurez de grandes difficultés à décider quels sont vos préférés tant la cuvée me semble bonne 👍.

Quoi qu’il en soit, le vote se fait ici avant le 30 juin 2023 😉.

Bon choix à vous!

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L’agenda ironique de juin 2023, ma proposition

L’agenda ironique de ce mois est hébergé sur le blog Toutloperaoupresque et voici le résumé des consignes:

Le thème principal sera « ce qui se passe de l’autre côté du miroir ».

Comme contraintes supplémentaires, histoire de mettre un peu de sel dans votre récit, je vous demande de le saupoudrer d’un peu de coriandre et d’une pincée de poudre de perlimpinpin. Et puis, si vous pouviez placer un petit oxymore, ça me ferait plaisir tant j’adore cette figure de style.

Brève rencontre

Le chat est en arrêt, une patte levée, l’air dubitatif. Il a l’habitude d’entrer dans les logements dont les imprudents occupants laissent toujours les fenêtres ouvertes. La nuit ne le gêne pas lui qui est nyctalope, au contraire, on dirait qu’après le coucher du soleil tout devient magique. C’est comme une sombre clarté saupoudrée de poudre de perlimpinpin à paillettes ! Les petites lampes ressemblent à des lucioles. C’est son moment préféré pour partir en vadrouille.

Il vient de sauter dans une chambre, apparemment de jeune fille si l’on se fie aux fanfreluches éparpillées un peu partout. Il y a un truc brillant dans un coin avec de grosses ampoules lumineuses tout autour. Il n’a jamais vu ça nulle part et ça l’attire comme un aimant. Curieux, il s’approche du truc en question. Devant ses yeux ébahis apparait le plus beau chat qu’il ait jamais vu de sa vie ! Des yeux à tomber par terre, des vibrisses longues, fines et frétillantes, un pelage qui parait tellement soyeux, … Il fait patte de velours, miaule langoureusement et secoue la tête pour remettre en place ses idées mélangées comme sur un Rubik’s cube et regarde à nouveau. La vision est la même, toujours aussi idyllique. Mais qui est donc cet illustre inconnu ? Un silence éloquent enveloppe les deux chats, tout à leur admiration mutuelle, les yeux dans les yeux. Il n’a jamais vu ce félin et se demande s’ils seront amis ou ennemis. Un peu de jalousie mêlée d’envie le tenaille mais malgré tout il est sous le charme.

Un bruit, vite, quelqu’un a bougé, il faut se décider, c’est maintenant ou jamais, il faut passer derrière le truc pour faire connaissance. D’un seul bond le chat saute et connait la plus grosse déception de sa vie : il ne voit qu’un tas de vêtements roulés en boule ! « Coriandre ! » s’exclame-t-il car il a entendu un jour Max-Louis, le copain de sa maîtresse, dire ce mot, il l’a retenu parce qu’il trouve que ça sonne bien. (En vrai Max-Louis dit « Diantre » mais le chat ne fait pas dans le détail).

Il devient fou, saute toutes griffes sorties, s’acharne sur les tissus emmêlés en feulant. Où est donc passé l’autre chat ? Tout à sa déception, il renverse le miroir qui se brise en mille morceaux. Il a beau ne pas être humain, il sait que c’est un signe de malchance…

A ce moment, la demoiselle sort de son sommeil en hurlant, le chat s’enfuit, la queue entre les pattes, par la même fenêtre toujours entrouverte…

Il ne saura jamais si l’autre était un être vivant ou bien le fantôme d’un chat, occis, mort.  (Clin d’œil à Eric

Le miroir est sans doute le seul objet qui peut légitimement se demander si c’est vraiment lui qu’on regarde (Philippe Geluck)

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L’agenda ironique de juin 2023: les consignes

L’Agenda Ironique de mai étant clôturé (résultats ici), c’est le blog de Toutlopera qui a été plébiscité pour prendre la relève.

Voici ses souhaits:

Le thème principal sera « ce qui se passe de l’autre côté du miroir ».

Comme contraintes supplémentaires, histoire de mettre un peu de sel dans votre récit, je vous demande de le saupoudrer d’un peu de coriandre et d’une pincée de poudre de perlimpinpin. Et puis, si vous pouviez placer un petit oxymore, ça me ferait plaisir tant j’adore cette figure de style.

Les textes proposés seront déposés en commentaires, comme d’habitude, cette fois sur le blog Toutlopera avant le 28 juin prochain.

A vos claviers!

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L’agenda ironique de mai 2023: le temps du vote

Et voici déjà le temps du vote. C’est fou ce que le temps passe vite!!!

Bref, c’est sur le blog de La craie que ça doit se faire avant le 30 mai prochain. Lâchez-vous, il n’y a pas de nombre limite de votes 😉 (même si, réflexion faite, si tout le monde vote pour tout le monde on ne va pas s’en sortir 😂).

Je vous souhaite un bon moment de plaisir à la lecture des 12 textes proposés pour cette édition de l’agenda ironique.

Vous verrez que, partant des mêmes consignes, nous sommes toutes et tous arrivés à des endroits bien différents…

Je vous souhaite bonne lecture et bonne fin de journée

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L’agenda ironique de mai 2023

La date limite du 20 mai étant (déjà!) atteinte, vous trouverez ci-dessous le texte que je propose pour cette édition de l’AI orchestrée par La craie.

Bonne lecture 😊.

 

Querelle de voisinage

« L’aurore sortait de l’océan sur son char de roses ». Il en avait déjà entendu des conneries se disait le Nain Glinspo[1] en entendant son voisin Groà déclamer des sornettes à la gamine, à peine pubère, qu’il avait recueillie mais là c’était le pompon !

La vérité était qu’il méprisait son voisin franchouillard, beauf comme pas possible et d’une bêtise sans limite.

Depuis que ce dernier avait décidé d’installer chez lui une sorte de Lolita des banlieues, il gonflait ses pectoraux et se prenait pour le coq du village. Il n’imaginait même pas que la gamine avait fugué de chez ses parents parce qu’elle avait un peu trop le feu au cul et ce couillon, croyant l’avoir séduite, l’avait invitée à partager ses allocations de chômage. Le couple le moins glamour de l’année…

Glinspo lui vivait seul, ronchonnait à longueur de journée et grommelait en bavant dans sa barbe. C’était pratique l’hiver parce que cette mauvaise habitude avait formé une espèce de trichobézoard qui lui tenait bien chaud au cou même si nombreux étaient ceux qui s’interrogeaient sur ce « tricot bizarre » porté été comme hiver.

Entre la gamine qui avait le feu au cul et le nain qui avait chaud au cou les noms d’oiseaux volaient souvent et pas que d’oiseaux d’ailleurs pour le grand plaisir du voisinage qui se poilait comme pas possible.

« Morue » lui criait-il, « Gros marsouin » répondait-elle et cela à longueur de journée par-dessus le mur mitoyen des jardins. A se demander si un certain lien ne se créait pas entre eux au travers de leur rituel très coloré.

Groà avait beau essayer de calmer le jeu les deux autres n’en démordaient pas. Et Groà de groasser « si c’est pas malheureux de devoir subir ça alors qu’on pourrait être si bien et boire une bière tous ensemble». Sa naïveté était consternante.

La vie s’écoulait inlassablement, tristement monotone, un jour chassant l’autre sans changement aussi subtil soit-il.

Un matin, Glinspo lança ses insultes par-delà le mur, une fois, puis deux puis trois et…rien ! Pas de réponse de la poison. Seuls les sanglots de Groà troublaient le silence. La gamine avait trouvé un autre pigeon à plumer et s’était envolée avec lui vers d’autres cieux.

A chaque nouvelle crise de larmes, Glinspo avait l’impression de ressentir des soulèvements de la terre de son jardin tellement les râles de son voisin grondaient gravement.

Heureusement, le temps qui arrange souvent bien les choses, atténua peu à peu la tristesse de Groà qui jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus[2] et il arrêta enfin de groasser à tout va.

Le quartier retrouva son calme mais Glinspo pensait parfois avec nostalgie au ping-pong verbal savoureux qui pimentait ses journées il y a quelque temps. Et il regrommelait de plus belle dans sa barbe en bavant…

[1] Le Ninglinspo est une rivière de Belgique

[2] Vous aurez reconnu le croassement du corbeau de La Fontaine qui présente de curieuses similitudes avec le  groassement

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L’agenda ironique de mai 2023

Commençons par un  récapitulatif des résultats d’avril. Ont pris place sur les marches du podium, dans l’ordre des votes:

1 – Lyssamara : Faits l’un pour l’autre ? et Chronique d’une fin annoncée

2 – Max-Louis : Déboulonné du compresseur émotionnel

3 – Jean-Louis : Tous les matous du monde 

Un grand bravo à eux👏.

Les votes ont également désigné La Craie pour organiser l’édition de mai 2023 avec les consignes suivantes:

Le thème sera la fuite du temps. Carpe diem ou naufrage de général.

Notre texte devra obligatoirement commencer par la phrase: L’aurore sortait de l’océan sur son char de roses

La craie nous impose aussi Gróa comme personnage et nous dit aussi que, nonchalamment, nous pouvons ne prendre que le nom et en faire un autre personnage sans aucun rapport.

En option essayons également de caser les mots : marsouin, trichobézoardet “soulèvements de la terre “.

Tout le reste nous appartient.

Nous pouvons également trouver quelque inspiration sur ce site qui reprend le vocabulaire normand d’origine scandinave.Et la date butoir est autour du 20 mai selon les arrivages

En ce qui me concerne, je vais voir si l’inspiration vient me visiter ou pas parce que dès lundi je serai très peu présente sur mon blog 😎. 

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L’agenda ironique d’avril 2023

Il y a quelque temps je vous ai donné les consignes pour cet exercice mensuel. Si vous avez oublié, vous pourrez les retrouver facilement ici.

Et, pour écrire mon texte,  j’ai eu envie de retrouver Ana, le personnage de ma première participation à l’agenda ironique en 2020. Si vous en avez envie, vous pouvez la relire .

 Bonne lecture.

Le chat d’Ana

Depuis l’accident qui lui a coûté ses deux jambes (même si, en général, les gens disent plutôt que les choses coûtent un bras) Ana s’est débrouillé pour parcourir le monde, vaincre pas mal de difficultés et réaliser quantité de livres de voyage qui ont eu un beau succès.

Il a, à plusieurs reprises, croisé le chemin de son ami Onésime et ils ont bien rigolé tous les deux. Ils ont même roulé quelques fois sous la table en fin de soirée. Il faut dire qu’ils ne buvaient alors pas que de la soupe aux tomates !

Et puis le vent a tourné quand un illustre inconnu, se faisant passer pour lui, a diffusé sur les réseaux sociaux des textes complètement déjantés qui ont terni son image. « Usurpation d’identité » a reconnu la justice après des mois d’enquête mais le mal était fait et Ana en est sorti épuisé.

Un malheur n’arrivant jamais seul, sa dernière conquête a claqué la porte. Son moral d’acier commençait à bien rouiller et il se sentait complètement déprimé quand ses amis lui ont suggéré d’adopter un chat. Il serait ainsi moins seul et il y aurait un peu plus de vie dans sa maison.

Il y a quelques mois, Shiva, puisque tel est le nom de la créature féline, et Ana sont devenus inséparables. Dès que le chat se couche sur Ana, on entend comme un bruit de compresseur : Shiva a le ronronnement puissant ! Le bonheur semble complet pour ces deux-là.

Ana ne pense plus à parcourir le monde depuis qu’il habite chez son chat. C’est en effet la petite boule de poils qui régit sa vie, le réveille le matin avec sa petite langue râpeuse, renverse sa tasse de café en le regardant bien dans les yeux, se couche sur son bras quand il travaille sur son ordinateur, miaule parce que cette c… de porte ne s’ouvre pas seule alors qu’il veut sortir ou rentrer (en moyenne vingt fois par jour !). Et bien sûr il faut remplir sa gamelle, sa fontaine à eau, veiller à ce que son coussin préféré soit bien mis sinon c’est le canapé qui sert de griffoir : il faut bien passer ses nerfs sur quelque chose quand on est un chat d’intérieur…

Petit à petit le moral d’Ana remonte depuis qu’il a moins de temps pour penser à ses petites misères d’humain.

En les voyant, on pense volontiers à Claude Lelouch et on imagine même le titre « Un homme et un chat » avec bien sûr la chanson « Comme le beau chat d’Ana, d’Ana, chat d’Ana d’Ana, … ». Il faut dire que c’est une bien belle histoire d’amour qui lie ces deux êtres ❤️.

Voilà, ceci constitue ma participation à ce challenge toujours surprenant et amusant. La date de clôture est le 26 avril et les votes auront lieu du 27 au 30 avril sur le blog “Le dessous des mots” où vous pouvez déjà découvrir 17 participations!

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L’agenda ironique d’avril 2023

Les résultats de l’agenda ironique de mars hébergé par Isabelle-Marie d’Angèle sont consultables ici. Les votes ont aussi désigné Max-Louis du blog “Le dessous des mots” comme prochain hébergeur, pour ce mois d’avril donc si vous suivez bien 😉.

Il nous est demandé cette fois d’écrire sur le thème du chat et l’idée est de composer un texte (prose ou poésie – long ou court), réel ou imaginaire et dans le genre qu’il nous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…) le tout… ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots sont imposés :
– automate
– créature
– usurpation
– compresseur
(on peut les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon notre bon vouloir).

Les temps alloués :
– Du samedi 1er avril au mercredi 26 avril 2023.
– Vote du 27 au 30 avril de la même année.

Voilà, vous en savez à présent autant que moi. A vos claviers si l’aventure vous tente…

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Agenda ironique de mars 2023: ma participation

Isabelle-Marie d’Angèle, qui pilote l’agenda ironique de ce mois, nous a proposé des contraintes à respecter pour une participation avant le 28 mars 2023.

Je vous invite à lire mon texte ci-dessous et vous souhaite une bonne journée.

Brève rencontre

Quand je me suis éveillé, j’étais au milieu d’un champ de chardons. Je voyais des tas de pieds d’humains qui écrasaient et cueillaient les fleurs tout autour de moi. En les écoutant, j’ai compris que ces gens ramassaient des chardons[1] pour brosser la laine. Ils rigolaient en disant qu’ils “allaient au chardon”.

Heureusement, ils ne s’occupaient pas de moi. Je me souvenais à peine d’une grosse dispute avec mes parents qui m’avaient dit que j’étais rien que de la mauvaise graine. J’avais été tellement vexé que j’avais empilé deux, trois pétales de rechange dans une petite valise et je m’étais laissé porter par le vent. J’étais la seule tache jaune dans tout le champ ! Un pauvre petit pissenlit seul au monde, perdu et désespéré.

A un moment, une petite fille se baissa vers moi et me murmura : « les autres disent que tu es une fleur sauvage mais moi j’aime bien ta couleur et tant pis si c’est la même que mon pipi. Je suis toute seule parmi les grands et je m’ennuie, tu veux bien être mon ami ? »

C’était inespéré pour moi, une amie humaine, quel bonheur ! Certains disent que je suis sauvage mais c’est faux, j’aime beaucoup la compagnie et suis très sociable.

Nous voilà donc toutes les deux en grande conversation dans ce champ où les adultes ne s’occupent pas du tout de nous. Ça ressemble vraiment à l’idée que je me fais du bonheur… Ma corolle est toute alanguie tellement je suis bien.

L’après-midi se passe ainsi en bavardage avec ma nouvelle amie. Elle est vraiment gentille et je l’aime beaucoup. Elle semble s’attacher à moi mais, à un moment, elle pousse un cri en regardant son poignet !
« Zut, rezut et crotte de bique ! J’ai complètement oublié qu’on avait changé l’heure ce week-end et je vais être en retard pour le repas. Maman va encore se fâcher et dire que je ne mérite pas cette jolie montre rose qu’elle m’a offerte. Au revoir petite fleur, je reviendrai demain ».       

[1]https://lafabriquedessavoirs.fr/fr/collections/laineuse-a-chardons#:~:text=On%20utilisait%20des%20chardons%20%C3%A0,ensuite%20en%20faire%20du%20fil.

Séchoir à chardons à Soiron © Yoshimura
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