Les votes de l’agenda ironique de mars ✍🏻

Un article très court pour vous informer du résultat des votes de mars.

Les trois billets ayant reçus le plus de suffrages sont :

Toutlopera avec Le lièvre et la tortue

John Duff avec Les propriétés antiseptiques de la sarriette

et Palette d’expressions avec Le seuil de l’espérance

et c’est Toutlopera qui a été choisi pour organiser l’agenda ironique d’avril.

Si ça vous tente de venir vous amuser avec une joyeuse bandes de déjantés (mais rien qu’un peu pour certain(e)s 😉), les consignes sont détaillées juste ici.

A vos plumes, euh vos claviers avant le 25 avril.

Bonne journée 😊.

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Agenda ironique de mars 2022 ✍🏻

Bien qu’un peu perdue dans un fonctionnement qui ne ressemble plus à ce que je croyais avoir compris au départ, je participe ce mois encore à l’Agenda Ironique, le principal étant de sortir de sa zone de confort et de s’amuser un peu.

En ce mois de mars, l’AI est hébergé par Brigetoun et les consignes sont les suivantes:

Nous disons donc pour mars le thème serait attente, avec utilisation des mots frémissement, zéphyr, frimas, velours, fendre, torrent, seuil et sarriette.

Je suis absolument certaine que vous voudrez bien en tirer des merveilles, avant le 25 mars.

Visite à la caisse de retraite

A peine franchi le seuil du bâtiment, on m’envoya sur la droite dans une salle d’attente.

J’aurais voulu poser une question à la personne à l’accueil mais, étant d’un naturel soumis, je suis allé sans rien dire m’asseoir sur un siège vide entre deux personnes.

J’ai évidemment dû faire lever la moitié de la rangée. Je ne comprendrai jamais pourquoi les gens laissent toujours un siège vide quand ils s’installent. Au cinéma c’est pareil, il y a toujours un siège de velours rouge snobé qui se trouve pile au milieu des autres. Bizarre…

Dans un long frémissement ressemblant à une onde transversale, chacun a repris sa position assise.

Et nous avons attendu. Heureusement la salle était bien chauffée et nous n’avions plus à subir les assauts des frimas comme quand nous poireautions dans la file à l’extérieur. Il faut dire que depuis huit jours il gelait à pierre fendre et que même le torrent qui se trouvait près de chez moi était pris par la glace. Putain d’hiver ! Il n’en finirait donc jamais.

Quarante ans que j’attendais ce moment et j’étais là comme un con à la caisse de retraite depuis déjà une heure sans qu’il y ait eu de changement. J’étais à l’aube de ma deuxième vie, celle où j’allais enfin occuper mes journées à ma guise et je commençais à m’impatienter. Je n’étais pas encore habitué à laisser le temps au temps.

Je regardais le panneau lumineux placé en haut du mur devant mes yeux. Il indiquait « Caisse de retraites ». Enfin je l’espérais puisque, dyslexique depuis toujours, je lisais en réalité « Caisse de sarriette* » ce qui n’avait évidemment aucun sens.

Enfin ce fut mon tour. Je m’approchais du bureau ad hoc quand une voix a aboyé violemment « J’espère que vous avez tous les documents nécessaires ! J’en ai marre de ceux qui ont fini carrière et comptent sur les autres pour faire le boulot à leur place ».

Pas de bol, j’étais tombé sur une employée dont les paroles étaient soufflées dans un style plus aquilon que zéphyr !

Un peu refroidi, je croisais les doigts pour que tout se passe bien…

*: je précise pour les distraits, j’en connais 😉, que sarriette est l’anagramme de retraites.

Voilà ce que ce thème m’a inspiré. Les autres participations sont à découvrir dans les commentaires chez Brigetoun et, si ça vous tente de participer, courez vite déposer votre texte sur son blog avant le 25 mars.

Bonne journée 😊

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Agenda ironique de février 2022

L’agenda ironique de ce mois de février est hébergé par le blog de Joséphine où vous trouverez le détail des consignes. En résumé, il nous faut choisir une partie du corps, quelle qu’elle soit, et consigner son monologue qui comprendra de nombreuses parenthèses ou tirets, le tout avant le 25 de ce mois.

Mon choix s’est porté sur le coeur d’un musicien liégeois surtout connu pour ses opéras comiques mais pas que 😉.

André Grétry  a été enterré au cimetière du Père Lachaise mais son cœur a été rapatrié à Liège en 1842. Il se trouve dans une urne nichée dans le socle de sa statue en bronze juste devant l’Opéra de Wallonie.

Le coeur de l'Opéra

En passant dernièrement sur la place de l’Opéra j’ai entendu un grommellement qui se glissait entre les bruits de la ville. Interloqué, j’ai pensé:

— Tiens, une manif se prépare, à moins que ce soit le tonnerre qui commence à gronder… La météo se sera encore trompée!

Mais en traversant la chaussée, j’ai cru distinguer quelques mots et je me suis approché, l’oreille tendue, de la statue qui trône fièrement au milieu du rond-point. Je ne vous cache pas que j’étais perplexe en me rendant compte que c’était la statue de bronze qui parlait toute seule.

— Pfff! Mais qu’est-ce que je m’ennuie moi ici. Il y a plus de 200 ans que je moisis ici tout seul dans cette urne.

J’ai produit mes premiers battements en février 1741 dans un corps né en Principauté de Liège (la Belgique ne sera créée qu’en 1830). Mon hôte a eu une vie  palpitante et avec lui je me suis toujours beaucoup amusé. Il faut dire qu’il a été l’ami de Voltaire et le protégé de Napoléon.  Il a aussi été directeur de musique de la reine Marie-Antoinette. Bref, vous l’avez compris, ce n’était pas n’importe qui.

Quant à moi, j’ai toujours été là pour lui. J’ai battu plus fort quand il a rencontré son épouse ainsi qu’à la naissance de leurs trois filles. J’ai souffert avec lui lors des décès de ces dernières alors qu’elles n’avaient même pas vingt ans. Et je n’ai finalement cessé de battre qu’en 1813 quand il s’est retiré à l’ermitage de Montmorency après la mort de Jean-Jacques Rousseau, le précédent locataire .

Pour tout vous dire, il m’a un peu déçu quand il a, dans ses dernières volontés, exprimé le souhait d’être enterré au cimetière du Père Lachaise mais que son cœur soit rapatrié à Liège.

Avant on rigolait avec les autres organes: estomac, foie, rein, rate,…on échangeait comme les bons copains que nous étions devenus au fil du temps, j’aurais tellement aimé continuer à vivre “en corps”*. On a eu de bons et de moins bons moments mais nous faisions front, ensemble. Et puis on nous a séparés… A dire vrai, c’est seulement moi qu’on a séparé des autres. Subitement j’ai été loin des yeux et eux loin du cœur …

Oh, je ne me plains quand même pas trop parce que j’ai été placé dans une jolie urne et la niche où on l’a posée est grillagée. Je peux donc ressentir, en permanence, la vie de  l’Opéra de Wallonie. En fonction de l’origine du vent, je peux même entendre parfois quelques notes de musique s’échapper par les fenêtres.

Mais la plupart du temps c’est surtout le bruit de la circulation automobile qui m’empêche de me reposer. Qu’est-ce qu’il y a comme trafic autour de la place! Et les coups de klaxon à longueur de journée et parfois même de nuit! Parfois la tête me tourne et j’en ai mal au cœur, je veux dire vraiment mal au cœur !

Et voilà maintenant que la ville fait des travaux pour installer un tram! Je sens que je vais encore trembler sous les vibrations des engins de chantier et peut-être même avoir certains jours le cœur au bord des lèvres…enfin vous m’avez compris.

Pourtant le jour où il a composé “Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille“, j’aurais dû me douter du sale tour qu’il me jouerait en me faisant rapatrier, seul.

Où peut-on être mieux, où peut-on être mieux
Qu’au sein de sa famille ?
Tout est content,
Tout est content,
Le cœur, les yeux.
Le cœur, les yeux.

Tu parles! Je ne les ai même plus les yeux pour pleurer je suis seul et je me demande pour combien de temps encore…

Bon, je vous laisse, j’entends les répétitions à l’Opéra, au moins ce soir je pourrai m’endormir en musique en rêvant du passé 🎵.

*: j’ai emprunté l’expression “En corps” à Cédric Klapish. Il s’agit du titre de son dernier film qui sortira en mars prochain 😉.

Je vous propose trois liens supplémentaires pour en savoir davantage:

Urne contenant le coeur de Grétry

Voilà, ma participation s’arrête ici mais nous sommes encore une fois nombreux à avoir joué le jeu et je vous conseille vivement de passer chez Joséphine lire les autres textes. Je ne doute pas que vous y prendrez beaucoup de plaisir 😊.

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L’agenda ironique de décembre 2021

Le lundi c’est souvent le jour de l’écriture mais il n’y a toujours pas de proposition sur le blog Brick a Book. Qu’à cela ne tienne, je vous propose de lire le texte que j’ai écrit pour l’agenda ironique de ce mois. Les consignes pour ce dernier AI de 2021 ont été soigneusement concoctées par Patrick Blachon du blog “Peintures chamaniques“.

Les voici:

D’abord être un enfant et connaitre le nom du premier renne tirant le char du Père Nöel me semble essentiel.

Ensuite il faut évidemment que le paysage commence à se recouvrir de neige et de silence, Peut être que le mot tintinnabuler tomberait à pic comme orange, étincelles, écarquiller, introït ( celui-là vraiment pour le fun) jeûne, moyeu, rayon, centre, Saint ( ou sain et sein si la phonétique vous inspire) Etoile bien sur, et conifère aller tiens ça change de sapin.

Le tr « rennes » oh ! du Père Noël

Rudolph était tout contrarié ! Depuis des siècles c’était toujours lui qui paradait fièrement en tête du traîneau du Grand Barbu.  Il faut dire que son nez rouge illuminant la nuit leur avait souvent permis d’éviter ornières et obstacles pendant les livraisons.

Fringant le jalousait depuis toujours et mourrait d’envie de prendre sa place pour que tous puissent l’admirer comme il se doit mais le boss était intransigeant sur le sujet : la sécurité avant tout.

Tonnerre était à ses côtés, en tête du troupeau. Sa force exceptionnelle permettait de tirer un poids qui dépassait la raison mais il y avait tellement d’enfants sages à gâter. Un jeûne de quelques jours pour perdre le gras accumulé depuis le Noël précédent et renforcer sa masse musculaire lui avait été conseillé par le vétérinaire mais si quelqu’un imaginait qu’il puisse se contenter d’une seule orange au goûter et bien il se trompait…       
Cette année si particulière qui avait privé les petits de nombreux plaisirs et parfois même d’école, le Père Noël souhaitait l’effacer en leur offrant davantage de cadeaux soigneusement emballés par les lutins.

Et voilà que le premier ministre venait d’annoncer que dorénavant seuls les transports de marchandises électriques pourraient circuler dans le pays ! Il paraissait que les autres véhicules étaient trop bruyants et empêchaient les experts de tout poil de se concentrer.

En général l’équipage de Noël glissait sur la neige tassée, en silence ou presque. Un tout petit chuintement se devinait si on tendait très, très fort l’oreille. Par chance il n’y avait ni roues ni moyeux sur le traineau, et par conséquent aucun risque de grincement intempestif.

Il est vrai que par moment les clochettes soigneusement disposées autour du cou des cervidés par la Mère Noël tintinnabulaient à qui mieux mieux. Ils seraient tristes de ne pas pouvoir exprimer leur joie en sautillant mais peut-être qu’en disposant des étoiles comme des rayons de soleil au centre et sur les côtés du traineau ça compenserait un peu. Peut-être même que des batônnets produisant des étincelles pourraient animer un peu la scène. Il était impératif que les enfants éveillés la nuit écarquillent les yeux au passage du traineau de Noël !

Il n’était pas question de faire comme Saint-Nicolas, seul avec son âne pour délivrer les jouets discrètement la nuit du 6 décembre. A défaut de faire du bruit il fallait au moins que ça brille !

Thimoté ignorait bien sûr les états d’âme des rennes mais il avait été bien sage et espérait recevoir les cadeaux demandés. Il avait déposé sa liste dans la boîte aux lettres spéciale Noël et n’avait nul doute de les trouver le 25 décembre au pied du grand conifère qui trônait depuis quelques jours dans un coin du salon.

Il savait qu’il devrait encore être sage pendant le repas de réveillon en famille et supporter l’introït incontournable de la messe de minuit où sa grand-mère les entraînait chaque année. Et puis, comme chaque 24 décembre, il espérait de toutes ses forces ne pas s’endormir avant d’avoir vu briller le nez rouge de Rudolph dans la nuit. Et si ce n’était pas cette année, ce serait sûrement l’année prochaine  😊.

Voilà, si vous êtes arrivés jusqu’ici je vous invite à continuer chez Patrick afin d’y lire tous les textes participant à cet AI. Jai jeté un coup d’oeil discret et croyez-moi, il y a de la variété dans les écrits!

D’ici là, je vous inviterai probablement à voter mais avant tout, laissez-moi vous souhaiter

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L’agenda ironique de novembre: le grand moment du vote!

Vous avez peut-être lu le texte que j’ai proposé comme participation à l’agenda ironique de ce mois. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous rattraper ici.

A présent, comme chaque mois, le moment est venu de faire votre choix parmi les très différents textes en lice et, in fine, de voter pour votre préféré.

Pour cela, c’est très simple, vous filez directement chez Laurence du blog Palette d’expressions qui organisait cette session, vous (re)lisez les propositions et il ne vous reste plus qu’à voter en votre âme et conscience.

Facile non? 😊

Un dernier mot, il n’y a rien à gagner, ni pour vous ni pour les participant(e)s, sinon du plaisir à imaginer, partager, sourire et lire des textes souvent étonnants…

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L’agenda ironique de novembre

Les mois filent à la vitesse grand V et voilà déjà venu le temps de proposer un texte pour l’agenda ironique hébergé ce mois-ci par Laurence Délis du blog Palette d’expressions.

Les consignes sont:

Aussi pour pour parer aux jours gris de novembre, novembre de brume et de mélancolie, je vous propose de débuter votre récit par une phrase empruntée à Charles Trenet « Y a de la joie […] par-dessus les toits […] du soleil dans les ruelles » à laquelle j’ajoute “et novembre”.

Ce qui donne la phrase suivante : « Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre… »  

A vous d’écrire une suite où il sera question de ce mois novembre. Que fait novembre ou que faire de novembre ou que faire en novembre, avec qui ou quoi… bref, c’est à vous de le dire, comme bon vous plaira avec un zeste d’ironie agenda oblige 😉

Il faudra ajouter trois mots à votre inspiration du mois  :

un puits – le passage – se taire

Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre n’est qu’un passage vers l’hiver auquel succèderont le printemps et puis l’été.

Depuis la nuit des temps c’est ainsi et il n’y a pas de raison objective pour que ça change.

Quoique…

Il est difficile de se taire et de considérer que tout est immuable depuis qu’un bête minuscule virus de rien du tout a brutalement bouleversé nos vies.

Si l’humour est toujours là, l’ironie elle s’est faite plus discrète, la sensibilité à fleur de peau de certains nous suggérant plus de retenue,  pour ne pas les blesser pendant la traversée du tunnel.

Avant, pour nous, le rythme était bien établi, plutôt tranquille l’hiver, quelques belles balades pour photographier les reflets du soleil sur la neige immaculée ou alors au coin du feu, un bon livre en main et un chat sur les genoux, le bonheur quoi. Après la chaleur des fêtes de fin d’année, début janvier, commençait la frénésie de programmer des rencontres amicales et des vacances de printemps et/ou d’été. Choisir où, dans quelles conditions, pendant combien de temps, seuls ou avec des amis, bref un autre bonheur en pensée et par avance, comme un acompte sur les plaisirs à venir.

Depuis mars 2020, les jours d’hiver ont peu changé : la neige est toujours là, le feu, la lecture et le chat aussi. C’est rassurant. En été par contre, les vacances ont été écourtées puis ont laissé place à des balades moins loin, à d’autres loisirs plus casaniers, le jardin s’est refait une beauté. On a moins vu les amis ou alors en extérieur, tous un peu gênés de ne plus oser se faire la bise, comme des amoureux à leur premier rendez-vous.

Malgré ces moments difficiles, passés, présents et à venir, (bien sûr que nous avons un avenir et que le meilleur est à venir!) après avoir eu parfois l’impression de glisser dans un puits sans fond, la vie a doucement repris le dessus, d’autres manières de vivre se sont installées, la résistance s’est bien organisée. Au passage, notre échelle de valeurs a changé, est devenue plus sensée mais le principal est que nous sommes toujours là, participants permanents au bal masqué, ohé, ohé à clamer haut et fort que oui vraiment y a de la joie par-dessus les toits et que bientôt nous pourrons fredonner ces quelques mots en dansant

Aujourd’hui j’embrasse qui je veux, je veux
Devinez, devinez, devinez qui je suis
Derrière mon loup, j’embrasse qui je veux, je veux
Aujourd’hui, (aujourd’hui) tout est permis (tout est permis)
(Au bal masqué, la Compagnie créole).

 

Voilà, si vous êtes arrivés jusqu’ici, au bas de la page, il vous reste à passer chez Laurence lire les autres participations puis, dans quelques jours, à répondre à l’invitation à voter.

Prenez soin de vous 😊.

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L’agenda ironique d’octobre: le grand moment du vote!

Vous avez peut-être lu le texte que j’ai proposé comme participation à l’agenda ironique de ce mois. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous rattraper ici.

A présent, comme chaque mois, le moment est venu de faire votre choix parmi les très différents textes en lice et, in fine, de voter pour votre préféré.

Pour cela, c’est très simple, vous filez directement chez Carnet Paresseux qui organisait cette session, vous (re)lisez les propositions et il ne vous reste plus qu’à voter en votre âme et conscience.

Facile non? 😊

Un dernier mot, il n’y a rien à gagner, ni pour vous ni pour les participant(e)s, sinon du plaisir à imaginer, partager, sourire et lire des textes souvent étonnants…

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L’agenda ironique d’octobre

Je ne participe pas tous les mois à l’agenda ironique mais les consignes de celui d’octobre, élaboré par Carnets Paresseux, m’ont un peu inspirée.

Voici ce qu’il nous propose:

Il va s’agir de raconter une histoire de premier jour. Tout simplement en hommage à James Ussher, archevêque d’Armagh et Primat d’Irlande, qui, après de très savants calculs assigna au premier jour de la Création du monde la date du 22 octobre.

Donc, une histoire de premier jour, de génèse, de commencement, bref, de début, sous forme de chanson, de conte, de thèse, d’opéra, de feuilleton (j’ai beaucoup d’affection pour les feuilletons), recette de cuisine, pièce de théâtre, poésie animalière, cinématographe ou aquarelle, ce que vous voulez, en un épisode ou en vingt livraisons ; avec – si vous voulez – une écrevisse, et – obligé –deux vers empruntés à l’ami Norge , au choix entre ces quatre là :

« la porte était lourde / ça faisait des heures »
ou
« j’attends de savoir / ce qu’il faut attendre »

Pour celles et ceux qui l’ignoreraient, l’aventure d’Ana a débuté ici. Vous trouverez mes participations à l’agenda ironique en cliquant sur l’étiquette AI dans la colonne de droite 😉.

Ana était perplexe. Il avait reçu le matin-même un colis qui lui était adressé mais dont l’expéditeur avait omis d’indiquer son nom. Curieux de découvrir ce que c’était, il déchira prestement le papier gris et vit une paire de chaussures de la marque « 22 octobre ».

Il connaissait bien cette marque belge créée par le designer Olivier Strelli mais pourquoi diable lui envoyait-on des chaussures à lui qui n’en avait plus besoin depuis plusieurs années…

Il secoua le papier, puis la boîte, puis le papier à nouveau puis la boîte encore, et rien ne tomba, pas le moindre petit mot d’accompagnement.

Il était perplexe mais en même temps il sentait une sorte d’excitation joyeuse. C’était probablement le premier jour d’une nouvelle occupation. A force de regarder les épisodes de Lupin à la télé, il avait de soudaines envies de résoudre des énigmes, si possible tarabiscotées. Il aurait pu choisir de devenir « gentleman cambrioleur » mais son fauteuil roulant n’étant pas le meilleur accessoire pour cette activité il avait bien dû choisir l’autre camp…

Très organisé, il commença par mettre de l’ordre dans les différentes données de ce mystère pour essayer de le percer :

  1. Un colis envoyé par la poste : par qui ? d’où ? (il faudra penser à vérifier le cachet postal pour voir si le lieu de dépôt est mentionné).
  2. Des chaussures : pourquoi offrir cela à un cul-de-jatte ? Personnellement il aurait préféré un pull ou une chemise. Il y avait peut-être un sens caché.
  3. La marque de chaussures « 22 octobre », une marque un peu vintage qu’on ne trouve plus qu’en seconde main ou plutôt en second pied dans ce cas. La marque a-t-elle une signification ou pas ? Sur internet il avait lu que le 22 octobre était le jour de la pomme. Pour l’heure il lui semblait parfaitement clair que c’était de la sienne qu’on se moquait dans cette histoire.
  4. « 22 octobre », un mois tout pile après le « 22 septembre » de Brassens : il serait intéressant de chercher un éventuel lien entre les deux. Peut-être un moisiversaire?

Manifestement il serait difficile de trouver l’expéditeur mystérieux mais, par chance, le cachet de la poste était bien lisible. Le paquet avait été déposé au bureau de poste de Houte-si-Plou. Il avait beau se creuser les méninges, il ne connaissait personne qui habitait par là. Ou alors, ça faisait partie d’une blague, ça ne pouvait qu’être cela en y réfléchissant bien puisque, dans la région, envoyer quelqu’un à Houte-si-Plou revenait à l’envoyer au diable.

Il en était là de ses réflexions et pensait « j’attends de savoir lequel de mes amis va se trahir et évoquer le sujet mais ce qu’il faut attendre me paraitra probablement trop long ». C’est vrai que la patience n’était pas la plus grande qualité d’Ana. Depuis son accident il avait une telle soif de vivre que tout devait toujours aller très vite.            
C’est comme la première fois où il avait mangé une écrevisse, il était tellement pressé qu’il l’avait à peine décortiquée et avait failli mourir étranglé. Heureusement que ses potes l’avaient fortement tapé dans le dos jusqu’à ce qu’il recrache tout. Il avait gardé une méfiance terrible à l’égard des crustacés depuis lors. Mais là n’était pas le problème.

A ce moment son amie Sandrine entra dans le salon en grommelant. La porte était lourde et ça faisait des heures qu’elle avait envie de retrouver son ami. Dans sa précipitation elle s’était un peu blessée à la main mais, en voyant la tête d’Ana avec sa paire de chaussures en main, elle ne put s’empêcher de pouffer.

« Oh zut, s’écria-t-elle, j’ai oublié de te prévenir. J’ai trouvé une paire de chaussures du tonnerre et en très bon état pour trois fois rien sur Vinted et je les ai commandées. Pour plus de facilité, j‘ai donné ton nom et ton adresse vu que je passe presque tout mon temps chez toi  maintenant ».

Ana partit d’un grand éclat de rire. Pour le coup, cette histoire l’avait bien fait marcher voire même courir !

Il se demandait finalement si ce premier jour n’était pas aussi le dernier de sa nouvelle occupation de fin limier…

Dommage, il voyait déjà la plaque apposée sur sa porte d’entrée:

“Ana Logique, Enquêtes en tout genre”

Dès que nous aurons atteint la date exacte du 22 octobre, il s’agira de voter.
Je vous communiquerai alors le lien à suivre pour donner votre voix au texte que vous aurez préféré dans cet exercice 😊.

Vous pouvez dès à présent découvrir les premiers textes chez Carnets paresseux, c’est à coup sûr la garantie d’un bon moment de lecture 👍.

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L’agenda ironique de juin

Après une pause, j’ai décidé de rempiler pour l’agenda de ce mois. Il faut dire qu’Anapodoton me manquait un peu et l’appel du pied de Toutlopera m’a titillée😊. 

C’est Max-Louis, alias Iotop, qui héberge l’AI de juin et qui nous a donné des consignes que je résume ci-dessous:

Je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) avec la langue écrite de votre choix (réelle ou imaginaire) et dans le genre qu’il vous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…) le tout… Ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
– Insomniaque
– Chouette
– Frigoriste
– Narine
(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).

C’est bien beau tout ça mais les textes doivent être envoyés avant le 26 juin et je suis très occupée actuellement.

Cruel dilemme mais tant pis, le texte sera court et un peu bâclé mais il aura le mérite d’exister (comme on dit quand on n’est pas très confiant 🙃)

Je vous livre donc une nouvelle histoire d’Ana et si vous voulez vous rafraîchir la mémoire, les épisodes précédents sont ici: 1, 2 et 3.

Petite rencontre entre amis

Plus d’un an s’était écoulé depuis la rencontre en Absurdie entre Onésime et Ana. Le monde avait été secoué et les voyages étaient devenus quasi impossibles.        
La vie reprenait doucement et les deux compères qui avaient beaucoup échangé (béni soit Internet) s’étaient juré que, dès que possible, Onésime viendrait voir le village natal d’Ana. Tout le monde à Hotton était au courant de l’évènement : Onésime arriverait samedi midi !        

Il y avait bien sûr François, l’ami de toujours, lui qui réussissait les meilleures frites de la région, celles qui faisaient saliver Ana comme un escargot par temps de pluie. Il faut dire qu’Ana dévorait un sachet de frites en moins de 2 minutes chrono au point que François l’avait baptisé avec humour « le frite-ogriste », c’est dire…

Venait ensuite Sandrine, la fille du cantonnier, qu’Ana avait enfin regardée de plus près. Il avait enfin admis que c’était une chouette fille depuis que leurs langues s’étaient trouvées, un peu par hasard, beaucoup par plaisir. Elle se réjouissait vraiment de rencontrer Onésime après qu’Ana lui ait raconté leur virée, en omettant toutefois certains détails moins glorieux… Par exemple le soir où ils étaient sortis du bar en gueulant à tue-tête « C’est nous les gars de la nariiiiiiine… » (air connu) juste parce qu’ils avaient un petit coup dans le nez.

Y avait aussi Dédé la boulange, copain d’enfance de François et Ana, et tous les autres jeunes du village qui avaient soutenu Ana depuis son accident et qui suivaient assidument ses pérégrinations sur Face de bouc.

Il faut dire que c’était un battant Ana. Ses pensées tournaient plus vite que les roues de son fauteuil. Il était souvent speedé même si parfois, de manière inexpliquée, son moral chutait brutalement en même temps qu’une grande fatigue l’envahissait. Heureusement, il avait trouvé le remède : une sieste réparatrice remettait tout en ordre il se trouvait plus en forme au réveil que jamais, prêt à redémarrer plein de choses. C’était ce qu’il appelait en son for intérieur faire « un somme-niaque ».

Bref, l’excitation était à son comble en attendant l’arrivée d’Onésime. C’est sûr que la soirée se terminerait comme la dernière page d’un album d’Astérix : par un grand banquet et des chansons à ne pas mettre entre toutes les oreilles… 

Je pense qu’Ana vivra encore de nombreuses aventures mais d’ici là je vous invite à aller lire les autres textes chez Iotop et à aller y voter pour votre préféré entre le 27 et le 30 juin (de cette année bien sûr 😉).

Bonne lecture et bonne fin de semaine.

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