L’agenda ironique de juin

Voici venu le temps de vous proposer ce que j’ai écrit pour l’agenda ironique de juin.

Comme je suis actuellement en vacances, j’ai écrit ce texte rapidement avant de partir et je ne l’ai plus retravaillé (ben oui, en vacances on n’a pas le temps c’est bien connu et avant ben on se prépare😁).

Pour rappel, les consignes et l’hébergement sont assurés par Le retour du Flying Bum.

Je vous invite à partager mon pique-nique:

Le pique-nique annuel de la famille Dupont-Dugard

Il faisait chaud ce dimanche-là. Une chance tout de même après les orages de la semaine : il n’y avait plus aucun nuage au-dessus de nos têtes et la journée promettait d’être très belle.

Il y avait un mois que je préparais tout, faisais des listes d’achats faits ou à faire, entassais des choses improbables dans une armoire dont je gardais jalousement la clé. Je voulais que ce pique-nique familial soit une réussite et une bonne surprise.

Nous organisons chaque année de grandes retrouvailles en famille. Nous sommes environ une soixantaine à chaque fois et l’organisation incombe alternativement à mon frère ainé et à moi parce que nous sommes les plus efficaces ou les plus cons, les autres ayant toujours de bons prétextes pour ne rien faire : « trop de travail », « pas possible avec les enfants », « l’année prochaine peut-être », « tu fais ça si bien » et autres niaiseries. C’était à mon tour cette fois de choisir le thème qui allait nous accompagner dans toutes les activités : les dessins de la vaisselle jetable, les banderoles en papier, les jeux qui nous occuperaient après le repas sans oublier les salades colorées et les viandes froides….

Bien que ne préparant rien, tous jouaient les sycophantes en permanence avec l’air de ne pas y toucher, en me posant des questions apparemment innocentes dans l’espoir que je me trahirais à un moment, sans succès bien sûr, j’étais sur mes gardes 24 heures sur 24.

A peine levée, le samedi matin, j’ai commencé à transporter tous mes achats dans le coffre de la voiture. J’étais surexcitée : la hâte de montrer mes talents d’organisatrice était talonnée par une petite crainte que quelque chose foire.

Arrivée dans la prairie réservée pour l’occasion, je commençai à déplier les tables et à y disposer tous mes achats.

Dans un coin, deux tables supporteraient le buffet. Au moment où je déposais le seau de mayonnaise près des crudités, une odeur nauséabonde se fraya un chemin jusqu’à mes narines : l’émulsion était clairement nidoreuse ! Je me sentis rougir jusqu’à la racine des cheveux, le cœur au bord des lèvres. Dans mon souci de tout cacher, j’avais omis de conserver certaines choses au frais…

Tant pis, il me restait d’autres sauces dont un gros pot de picallili[1]qui ferait l’affaire à coup sûr. J’espérais juste que mon petit-cousin adolescent n’allait pas parcourir le buffet des yeux avant de brailler comme à chaque fois : « Quoi ! Y a même pas de mitraillette »[2] !

Relevant la tête de tout mon barda, je vis une grande asperge aux cheveux flavescents sautiller d’un pied sur l’autre en se tortillant. Il me fallut cinq secondes pour reconnaître Luisa, ma petite cousine. J’avais gardé le souvenir d’une gamine épanouie et là, soit elle avait fait un régime carabiné soit elle était devenue anorexique. Il faudrait que j’éclaircisse ça plus tard. Pour l’heure je me réjouissais qu’elle propose de m’aider, quelle que soit son apparence.

Les aiguilles de ma montre avaient subitement pris une vitesse exponentielle. J’entendais déjà midi sonner au clocher du village quand mon frère arriva en courant, il tenait des propos amphigouriques. De tout son charabia je ne retins que le mot « bébé » qui revenait sans cesse. Il venait d’apprendre qu’il serait bientôt grand-père mais moi, ça m‘était bien égal qu’il y ait une personne de plus au pique-nique de l’an prochain puisque ce serait à lui de le préparer !

Quand tout fut prêt et que le reste de la famille arriva, je compris enfin l’état d’euphorie de mon frère ! 

J’allai le trouver pour le féliciter en écrasant une larme d’émotion et nous tombâmes dans les bras l’un de l’autre. Oublié le stress de préparation du pique-nique, place aux réjouissances !

[1] Le piccalilli belge est une sauce à base de légumes, de vinaigre, de sucre, de moutarde et de curcuma. Les légumes utilisés sont les petits oignons, les cornichons, le chou-fleur.

[2] La mitraillette est une des préparations culinaires les plus populaires de Belgique. Elle se compose d’une demi baguette de pain, de viande, de frites, et de beaucoup de sauce.

La date limite de rentrée des textes est le 24 juin (jour de la Saint-Jean et de ses feux) donc, si l’exercice vous tente, n’hésitez pas à rejoindre ce groupe sympa d’écrivants tolérants et sympathiques.
Il suffit pour cela de déposer votre texte (qui respecte les consignes bien sûr) sur le blog  Le retour du Flying Bum.

Bonne journée.

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Quand je sers de relais pour l’Agenda Ironique 😊

Bon alors je vous explique…

En ce beau mois de juin, c’est Le retour du flying bum qui héberge l’AI sur le thème du pique-nique.

Comme je l’ai fait le mois dernier pour le texte de La Craie, j’ai accepté, avec plaisir, d’héberger le texte de mon ami Donald qui ne possède pas de blog.

J’ignore s’il y a quelque part un point qui dit que, pour participer, il est obligatoire d’avoir son propre blog? 🤔

Bref, je vous livre son texte ci-dessous et lui laisse le soin de répondre lui-même à vos commentaires bien sûr.

Ah oui, il est évident qu’il ne devra pas figurer dans le tableau des organisateurs potentiels pour juillet 😉.

Pique-nique automnal

par Donald Bilodeau

 

En ce début d’après-midi, près de l’étang du parc La Fontaine, une nappe aux motifs de damiers carmin habille un tout petit bout de pelouse. Au centre de celle-ci, un gros panier en osier y trône fièrement, laissant entrevoir une doublure de coton protégeant ce qui semble être un véritable festin de roi. Une bouteille de vin rosé Carrelot des Amants est au frais dans une petite glacière et tout près d’elle, déposées côte à côte, deux coupes en plastique, n’en étant pas moins raffinées pour autant, attendent patiemment l’instant fatidique, ne demandant qu’à être remplies, désirant sans l’ombre d’un doute trinquer au bonheur, aux retrouvailles. Çà et là dans les arbres, écureuils et oiseaux divers observent avec intérêt cet intriguant pique-nique qui pourrait s’avérer être, pour eux, plus alléchant qu’un gigantesque trésor. D’autant plus que dans les semaines à venir, ils savent très bien qu’il leur faudra sérieusement penser à faire des provisions en prévision de l’hiver à venir. L’occasion ici est donc en or.

 

Le cœur de Marco, printanier et rempli d’espoir, contraste avec cet octobre naissant. Pourtant, ce bel automne, qui s’avère chaud et ensoleillé, sait bien redonner ses lettres de noblesse à cette période où l’équinoxe vient tout juste de passer, notamment grâce à la beauté de la nature ainsi qu’à sa magnifique palette de couleurs. Dame Nature dans toute sa splendeur, à l’œuvre, comme toujours. À preuve, tous ces arbres du parc La Fontaine, certains flavescents comme les blés, d’autres orangés comme le sable d’Afrique ou encore rouges comme le Beaujolais nouveau et qui provoquent chez les passants plus d’un frisson d’émerveillement et d’étonnement. D’ailleurs, ils sont nombreux, ces Montréalais, à profiter des derniers beaux jours de l’année, avant la venue des pluies froides de novembre et des vents glacés de décembre, accompagnés très souvent d’un lot de surprises météorologiques de tout genre. Mais Marco ne regarde pas ces gens, pas plus qu’il ne remarque les oiseaux ou les écureuils. Non. Il est assis sur la nappe et il attend, il attend, il attend.

 

Le cœur de Marco tambourine dans sa poitrine. Parce qu’il attend Julie, à qui il a donné rendez-vous en ce jour. Julie qu’il avait jadis tant aimée et qu’il aime encore autant, mais qui, voilà deux ans, avait mis les voiles vers une autre destination, une autre existence. Sans tambour, ni trompette. Telle une amante amphigourique, sans doute même malheureuse, mais sans réellement savoir pourquoi. Sans en connaître les raisons ni les facteurs. Fidèle et confiant, Marco l’avait attendue pendant des jours, des semaines, des mois, sans ne jamais cesser de croire en cet amour. Sans ne jamais perdre la foi, sans ne jamais accepter de voir s’éteindre la flamme. Toutefois, il doit bien l’admettre, la pause fut longue. Très longue. Trop longue. Jusqu’à ce samedi du week-end dernier où la belle a enfin effectué son retour. Par téléphone, comme si de rien n’était, comme si elle était partie la veille pour rendre visite à une copine et qu’elle revenait à la maison le lendemain. Tout bonnement, sans autre explication à donner. À la fois heureux et prudent, mais aussi un brin méfiant, Marco tenait absolument à revoir Julie, c’était indiscutable. Néanmoins il préférait que cela se déroule ailleurs qu’à la maison, en terrain neutre. Par exemple, dans un parc. Et pourquoi ne pas la convier à un pique-nique, au parc La Fontaine, leur lieu commun préféré de Montréal ? Mais oui, quelle bonne idée ! De toute évidence, Marco visa dans le mille puisque Julie accepta la proposition et promit d’être là à treize heures pile.

 

Le cœur de Marco angoisse, se décourage. Le temps passe et Julie n’arrive pas. Deux nuages défilent. Quatorze heures… Quinze heures… Tic-tac, tic-tac, tic-tac… Les aiguilles de sa montre le taquinent, l’agacent, le désespèrent. Couchées sur la nappe, les deux coupes de vin s’ennuient et la bouteille de rosé, embuée, déposée dans cette glacière devenue soudainement trop grande, semble insensée, inutile. Les écureuils s’en vont, les oiseaux s’envolent, il n’y a plus que les fourmis curieuses qui tentent leur chance en s’approchant du panier en osier. Et ces guêpes, maudites et vilaines, attirées par les odeurs qui se mélangent. Mais Marco ne les aperçoit pas. Ses pensées vont et viennent et s’affolent. Ce que l’on craint arrive plus facilement que ce qu’on espère, certes, mais que fait donc Julie ? Qu’est-ce qui peut bien la retarder ainsi ? Comme si les deux dernières années n’avaient pas été assez longues et pénibles pour lui, pourquoi fallait-il maintenant que le destin en rajoute une couche ? Une simple petite minute lui semblait désormais une éternité. Allait-il devoir engager un mouchard fourbe et véreux, ou pire encore un sycophante, afin de découvrir la vérité ? Marco a tout à coup l’étrange impression de jouer dans un mauvais film, d’être la vedette d’une histoire ridicule et sans fin logique.

 

Le cœur de Marco le sait bien, elle ne viendra pas. Les seize heures qui viennent d’arriver emportent avec elles ses derniers rêves. Comme le vent qui se lève brusquement et qui emporte au loin les feuilles mortes. Il n’a pas su ignorer les dangers où l’homme est souvent un otage. Comme s’il n’avait pas encore appris la leçon.

 

En cette fin d’après-midi où la température commence à se faire plus fraîche, une nappe aux motifs de damiers carmin, un peu chiffonnée, est à nettoyer et à plier. Le contenu du gros panier en osier, devenu nidoreux à force d’attendre des heures sous les chauds rayons de Galarneau, est à jeter. Et le Carrelot des Amants, attristé de n’avoir jamais aussi mal porté son nom, se désole pour deux coupes abandonnées. La lumière diminue d’intensité, le soir s’en vient sous peu, comme la noirceur dans le cœur de Marco. Mais l’espoir, tenace, sait renaître de ses cendres : « Le week-end prochain, peut-être… Oui, c’est ça, elle reviendra sûrement le week-end prochain ! ».

Voilà, ma mission de relais est remplie et j’espère que vous participerez au pique-nique de Donald 😊. Vos commentaires sont attendus ci-dessous.

Mon texte viendra bientôt également mais, en attendant, je vous souhaite une excellente journée.

Continuer la lectureQuand je sers de relais pour l’Agenda Ironique 😊

L’agenda ironique de juin 2022 ✍🏻

Comme convenu, Le retour du Flying Bum nous a transmis ses consignes pour le prochain agenda ironique.

Et, au cas où l’exercice vous tenterait, je vous les rapporte volontiers ci-dessous:

C’est à mon tour de vous accueillir ce mois-ci dans ce merveilleux rendez-vous littéraire et amical. Comme juin inaugure notre été, nous qui habitons l’hémisphère nord, quoi de mieux pour sujet qu’un des petits bonheurs par excellence de la belle saison et j’ai nommé le pique-nique. Ce sera le thème pour juin. Mais, pas de pique-nique sans les enquiquineuses comme les fourmis et autres insectes piqueurs ou suceurs, cette fois-ci ce seront des mots bien singuliers qui devront coûte que coûte s’inviter au pique-nique : flavescent, amphigourique, sycophante et nidoreux. Sans toutefois gâcher le pique-nique quand même. Et tant qu’aller pique-niquer en région, pourquoi ne pas y ajouter aussi un régionalisme ou deux?

On se donne jusqu’à la Saint-Jean (24 juin) pour déposer un lien vers son texte, en commentaire sur ce blogue, et ensuite, on votera jusqu’au 30 juin, heure de Paris.

À vos nappes, sandwiches, crayons, plumes, claviers, c’est un départ!

Le flying Bum

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Voilà, vous en savez à présent autant que moi pour envoyer au Flying Bum un texte délirant respectant les souhaits du mois…

Bon amusement et bon courage à toutes et tous 😊.

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L’agenda ironique de juin 2022

Vous vous demandez peut-être qui organisera le prochain agenda ironique?

J’ai le plaisir de vous annoncer que Le flying bum (pour rappel classé premier par votes de préférence en mai) a accepté de gérer le prochain AI 👍.

Ouvrez l’oeil, c’est sur son blog qu’apparaîtront bientôt (lundi 6 juin si tout va bien) les consignes à respecter par les participants.

Pour y aller, c’est facile, c’est par ici 😊.

Bonne fin de journée.

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L’agenda ironique de mai: les résultats

And the winner is…

Le poisson de glace par Le retour du flying bum 🐟

suivi de Bjarkar par Marinade d’Histoires en 2ème position et de Mon voyage au Nunavik par Photonanie en 3ème position (pour voir le détail des votes cliquez ici).

Bravo à toutes et tous pour votre participation et encore merci d’avoir si bien joué le jeu chez moi 😊. Ce fut un plaisir d’héberger cet AI.

Pour organiser l’AI de juin vous avez choisi Marinade d’Histoires qui cède sa place pour raisons personnelles.

La personne qui la suit de très près dans le classement pour l’hébergement est Solène Vosse.

Si Solène accepte c’est donc sur son blog que nous poursuivrons nos délires.

Je vous tiens au courant dès que j’ai confirmation.

Bonne fin de semaine à tout le monde 😊.

La bonne nouvelle est que le gagnant de l’AI de mai Le flying bum accepte d’héberger l’agenda ironique de juin.

Ouvrez l’oeil, c’est sur son blog que nous trouverons bientôt les nouvelles consignes.

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L’agenda ironique de mai, le temps du vote

Une belle récolte suite à l’organisation de mon premier agenda ironique. Merci à vous d’avoir si bien joué le jeu, je suis plus que ravie 😊.

Par ordre d’entrée en scène, vous avez pu découvrir:

Le moment est venu de voter. Comme d’habitude le premier tableau permet de désigner votre texte préféré et le second désigne la personne pressentie pour organiser l’AI de juin.

NB: sans nouvelle de la dernière participante, La Craie, concernant le fait de savoir si elle possédait un blog qui lui permettrait d’héberger l’AI de juin malgré un courriel adressé à l’adresse renseignée et qui m’est revenu, j’ai pris la décision de ne pas l’inclure dans le deuxième tableau, celui des hébergeurs potentiels.

Je pense clôturer les votes le 1er juin à minuit pour laisser au prochain ou à la prochaine le temps de proposer les nouvelles contraintes pour l’AI de juin.

Marinade d’Histoires m’informe, par un message reçu ce 29 mai, qu’elle n’aura malheureusement  pas la possibilité d’organiser l’AI de juin… Bon à savoir si vous n’avez pas encore voté pour la prochaine  organisation 😉.

A toutes et tous pour vos participations très variées je dis un très grand

MERCI 😊

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L’agenda ironique de mai 2022✍🏻

Le temps est venu de partager le texte que j’ai écrit pour cette édition de l’agenda ironique de mai.

Je ne sais pas si c’est pareil pour les autres organisateurs mais ma participation, en ayant moi-même fixé les contraintes, m’a paru un peu plus difficile.

Bref, voilà mon texte:

Mon voyage au Nunavik

J’en avais tellement rêvé et maintenant j’y étais enfin!

Enfin…j’y étais, c’est vite dit, il me restait la partie la plus difficile du voyage à faire.

Faire toutes les formalités m’avait pris trois longues semaines. On m’avait baladée d’une administration à l’autre, c’est que ce n’est pas commun d’aller au Nunavik.

Nunavik, rien que le nom me transportait déjà avec bonheur en pensée dans le grand Nord…

Nord, Lapons, Inuits, des mots qui vont si bien ensemble et qui tournaient en boucle dans ma tête depuis que j’avais lu ce roman.

Ce roman, je l’avais découvert par hasard à la librairie voisine et, bien que je ne lise jamais rien, ma syllogomanie m’avait poussée immédiatement à l’acheter.

Acheter sans nécessité pour le seul plaisir d’accumuler des choses souvent sans intérêt, voilà bien, aux yeux de mes proches, un des problèmes de ma vie.

Vie que je passe à chercher mes chats adorés parmi les montagnes d’objets qui encombrent les dix pièces de mon domicile…

Mon domicile je l’ai quitté il y a déjà deux jours, une fois ma valise bouclée, en confiant les soins de mes matous à une voisine aussi ailurophile que moi, c’est dire ! J’ai vraiment beaucoup de chance qu’elle soit là.

Là où je suis en transit actuellement, il aurait été insensé d’emmener mes douze compagnons, les pauvres auraient été malheureux dans leurs cages de transport sans compter qu’ils auraient risqué d’avoir les pattes gelées et que j’aurais à coup sûr été cataloguée de bec à foin !

Foin de tracasseries administratives ! Il semble que je puisse enfin entrer sur le territoire après avoir dû écouter les douaniers énumérer toutes leurs coquecigrues.

Grues, ou plutôt oies sauvages à ce qu’il paraît, que je vais rencontrer dans cette région qui a hanté mes nuits de façon totalement inouïe.

Inouïe comme les Inuits souriants qui m’accueillent déjà à bras ouverts…

NB : Le point de départ de ce voyage est le magnifique roman « Nirliit » de Juliana Léveillé-Trudel.

J’espère vous avoir emmené avec moi et je rappelle que la date limite pour m’envoyer les textes est le mercredi 25 mai. N’hésitez pas, j’attends les retardataires 😊. Ensuite nous voterons jusqu’au 1er juin inclus.

D’ici là, je vous souhaite d’excellentes journées.

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Agenda ironique de mai 2022 ✍🏻

Le texte qui a recueilli le plus de suffrages au mois d’avril est celui de La Licorne. Bravo à elle 👏.

En ce joli mois de mai, j’ai le plaisir de vous accueillir pour ce nouvel agenda. C’est une grande première pour moi et je vous demande d’être indulgent(e)s, je vais faire de mon mieux 😊.

J’ai envie que l’action se passe dans un pays froid, l’Islande éventuellement mais pas que.

J’aimerais assez que s’y glissent les mots suivants: ailurophile, syllogomanie, bec à foin et puis aussi coquecigrue parce que j’aime bien ce mot.

Si en plus le texte se présente sous forme d’anadiplose je serai comblée mais si ce n’est pas le cas, je le serai aussi, l’important étant que vous soyez nombreuses et nombreux à participer.

J’avoue que je ne sais pas très bien moi-même ce que je vais faire de ce mélange un peu fou mais c’est le principe après tout 😂.

J’attends vos créations pour le 25 mai au plus tard puis j’essayerai de me dépatouiller avec les votes jusqu’au 1er juin.

A vos claviers, prêts? Partez!

Si par hasard vous n’avez pas de blog, envoyez-moi votre texte via le bouton Contact, je me débrouillerai pour le publier pour vous.

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Agenda ironique d’avril: le vote ✍🏻

Voilà, l’agenda ironique d’avril est clôturé depuis hier 25 avril et je vous invite à lire  les dix textes participants sur le blog de Toutopera.  Comme d’habitude, il y en a vraiment pour tous les goûts 👍.

Vous pourrez aussi voter pour votre texte préféré si vous le souhaitez en cliquant sur le dessin ci-dessous.

Allez les Français, vous avez voté deux fois récemment, ne faites pas mentir le proverbe jamais deux sans trois 😉.

Bonne lecture! 

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Agenda ironique d’avril 2022 ✍🏻

En ce beau mois d’avril printanier, c’est le blog Toutlopera qui nous accueille pour l’agenda ironique.

Voici les consignes :

Je vous propose comme thème général « Les Fées sont d’exquises danseuses« , mais vous pouvez aussi travailler sur « L’effet son, d’exquises danses, heu(ses) » ou encore, si vous êtes cyclistes, « Les fesses ont d’exquises danseuses ».

Il vous faudra glisser ici ou là quelque heureuse homophonie, et si vous réussissez à glisser les mots calembredainepalimpseste et archéoptéryx, vous gagnerez les félicitations du jury.

Vous pouvez écrire dans tous les styles que vous voulez”.

L’histoire que je vais vous raconter met en scène Ana et son ami François (présentés précédemment ici et ) dans un lieu dont je vous ai parlé pas plus tard qu’hier, le Jardin des fées, ainsi que la fée Carabistouille évoquée aussi hier. Je ne l’ai pas inventée, elle existe vraiment et se balade avec un dragon sur l’épaule, la preuve en photo ci-dessous😉.

Les fées sont d’exquises danseuses…ou presque !

Ce jour-là, Ana et son ami François avaient décidé d’aller ensemble au Jardin des fées. Cet endroit était un havre de paix et de verdure et les deux jeunes hommes y passaient volontiers un bon moment. Ils embarquaient la quantité nécessaire de bières fraîches pour y rester environ trois heures à refaire le monde loin de toute civilisation. Ils appelaient ça « faire le plein des sens » tant la nature embaumait. Leurs yeux ravis admiraient les différents verts des alentours tandis qu’eux vidaient les leurs de verres et les chants d’oiseaux les berçaient. Ils aimaient à se taquiner mutuellement en affirmant à chaque fois qu’un piaf se posait qu’il ne pouvait s’agir à coup sûr que d’un archéoptéryx miniature. Plus la bière coulait et plus les archéoptéryx grossissaient dans les propos des deux amis d’ailleurs : ils ne voyaient pas double, ils voyaient plus gros ! Ils en étaient là à savourer le moment présent mais c’était sans compter sur la fée Carabistouille. Celle-ci arpentait les chemins en pestant et en articulant des calembredaines difficilement compréhensibles par le commun des mortels.

Il semblait qu’elle pestait contre un palimpseste réalisé à partir d’un grimoire de sa grand-mère. Quel était donc le malotru qui avait osé effacer les termes soigneusement calligraphiés par son aïeule plus de cent ans auparavant ? Et pour y écrire quoi, je vous le demande, les horaires d’une émission télévisée !

Il y était question de couples de danseurs en compétition… Non mais, comme si les humains pouvaient rivaliser avec les fées qui sont d’exquises danseuses comme tout le monde le sait ou devrait le savoir.

Bref, Carabistouille était en colère et il semblait que rien ne pourrait la calmer rapidement. Elle troublait le repos des deux amis et ne semblait pas près de se poser.

Soudain Ana l’interpella :

  • Oh Cara ! Ton document est irrécupérable nous sommes d’accord, donc, puisqu’il n’y a pas de solution, t’inquiéter ne sert à rien. Viens plutôt t’asseoir près de nous et attrape une bière fraîche au passage, ça va te faire du bien et à nous aussi.

Carabistouille accepta en grommelant mais elle les aimait bien ces deux-là, ils étaient gentils et puis il faisait chaud et la bière était tentante. Ils vidèrent à eux trois tout le contenu de la glacière puis se mirent à chanter tandis que Carabistouille exécutait maladroitement quelques pas de danse sur l’herbe fraîche.

A défaut d’admirer une chorégraphie parfaite, ce fut un grand moment de fou-rire pour Ana et son ami. Particulièrement quand Carabistouille bascula, cul par-dessus tête, dans un buisson. D’abord surprise et silencieuse, elle finit aussi par éclater de son rire tonitruant qui faisait tressauter son énorme fessier !

Ce qui fit dire à Ana cette phrase d’anthologie qui est restée dans les annales: les fesses sont vraiment d’exquises danseuses !

Voilà, c’est tout pour cette fois mais je vous invite à aller lire les autres textes tous dans des styles très différents qui ne vous laisseront pas indifférents 😉.

C’est demain 25 avril, la date limite de rentrée des textes ensuite viendra le moment du vote comme chaque mois. Je vous en reparlerai prochainement.

D’ici là, je vous souhaite un bon dimanche et de bonnes lectures.

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