L’agenda ironique de novembre
- Publication publiée :
- Catégorie de la publication :Agenda ironique/Ecriture
- Commentaires de la publication :25 commentaires
Les mois filent à la vitesse grand V et voilà déjà venu le temps de proposer un texte pour l’agenda ironique hébergé ce mois-ci par Laurence Délis du blog Palette d’expressions.
Les consignes sont:
Aussi pour pour parer aux jours gris de novembre, novembre de brume et de mélancolie, je vous propose de débuter votre récit par une phrase empruntée à Charles Trenet « Y a de la joie […] par-dessus les toits […] du soleil dans les ruelles » à laquelle j’ajoute « et novembre ».
Ce qui donne la phrase suivante : « Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre… »
A vous d’écrire une suite où il sera question de ce mois novembre. Que fait novembre ou que faire de novembre ou que faire en novembre, avec qui ou quoi… bref, c’est à vous de le dire, comme bon vous plaira avec un zeste d’ironie agenda oblige 😉
Il faudra ajouter trois mots à votre inspiration du mois :
un puits – le passage – se taire
Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre n’est qu’un passage vers l’hiver auquel succèderont le printemps et puis l’été.
Depuis la nuit des temps c’est ainsi et il n’y a pas de raison objective pour que ça change.
Quoique…
Il est difficile de se taire et de considérer que tout est immuable depuis qu’un bête minuscule virus de rien du tout a brutalement bouleversé nos vies.
Si l’humour est toujours là, l’ironie elle s’est faite plus discrète, la sensibilité à fleur de peau de certains nous suggérant plus de retenue, pour ne pas les blesser pendant la traversée du tunnel.
Avant, pour nous, le rythme était bien établi, plutôt tranquille l’hiver, quelques belles balades pour photographier les reflets du soleil sur la neige immaculée ou alors au coin du feu, un bon livre en main et un chat sur les genoux, le bonheur quoi. Après la chaleur des fêtes de fin d’année, début janvier, commençait la frénésie de programmer des rencontres amicales et des vacances de printemps et/ou d’été. Choisir où, dans quelles conditions, pendant combien de temps, seuls ou avec des amis, bref un autre bonheur en pensée et par avance, comme un acompte sur les plaisirs à venir.
Depuis mars 2020, les jours d’hiver ont peu changé : la neige est toujours là, le feu, la lecture et le chat aussi. C’est rassurant. En été par contre, les vacances ont été écourtées puis ont laissé place à des balades moins loin, à d’autres loisirs plus casaniers, le jardin s’est refait une beauté. On a moins vu les amis ou alors en extérieur, tous un peu gênés de ne plus oser se faire la bise, comme des amoureux à leur premier rendez-vous.
Malgré ces moments difficiles, passés, présents et à venir, (bien sûr que nous avons un avenir et que le meilleur est à venir!) après avoir eu parfois l’impression de glisser dans un puits sans fond, la vie a doucement repris le dessus, d’autres manières de vivre se sont installées, la résistance s’est bien organisée. Au passage, notre échelle de valeurs a changé, est devenue plus sensée mais le principal est que nous sommes toujours là, participants permanents au bal masqué, ohé, ohé à clamer haut et fort que oui vraiment y a de la joie par-dessus les toits et que bientôt nous pourrons fredonner ces quelques mots en dansant
Aujourd’hui j’embrasse qui je veux, je veux
Devinez, devinez, devinez qui je suis
Derrière mon loup, j’embrasse qui je veux, je veux
Aujourd’hui, (aujourd’hui) tout est permis (tout est permis)
(Au bal masqué, la Compagnie créole).
Voilà, si vous êtes arrivés jusqu’ici, au bas de la page, il vous reste à passer chez Laurence lire les autres participations puis, dans quelques jours, à répondre à l’invitation à voter.
Prenez soin de vous 😊.




