Il y a déjà un moment que je ne vous ai plus montré tout ce qu’on peut trouver sur les toits juste en levant les yeux. C’est dingue ce que les gens y posent pour décorer
Mais je vous propose d’abord de faire le ménage en passant par un petit retour en enfance.
Ci-dessus, dans le coin inférieur gauche, c’est un lit qui trône au sommet de la maison!
La signification de Minnewater n’est pas réellement celle qu’on lui donne. En vieux néerlandais Minne signifie amour, mais aussi collectif. Littéralement, Minnewater veut dire « eau collective », soit une réserve d’eau accessible à tous. Ce n’est qu’à partir du 19e siècle, tourisme oblige, que le sens premier a été détourné. Sur la rive du lac, vous pouvez voir l’ancienne poudrière de Bruges. (source)
La tour de la poudrière: au Moyen Age, cette tour servait d’entrepôt de poudre et de munitions.
Laissez-moi dormir svp…
Le béguinage…
Une béguine est une femme, le plus souvent célibataire ou veuve, appartenant à une communauté laïque sous une règle monastique, mais sans former de vœux perpétuels.
Les béguines vivent dans de petites maisons individuelles souvent regroupées autour d’une chapelle pour former un ensemble appelé « béguinage ».(source)
L’entrée du béguinage
Le calme est souhaité.
Les oiseaux y sont bien accueillis
L’église du béguinage
La photo n’est pas très nette mais j’ai été charmée par le chant mélodieux de ces 3 personnes qui chantaient sans rien regarder alentour, dans leur isolement parfait
Nous terminerons par le clin d’œil fourni par un restaurant proche du béguinage
“La folie, ce n’est pas de parler aux murs, c’est de les entendre répondre.” (Laurent Houndegla)
Rassurez-vous, je n’entends pas les murs répondre et c’est logique puisque je ne leur parle pas mais quand je vois ce type d’oeuvres d’art, il ne m’en faut pas beaucoup pour que mon imagination vagabonde…
C’est grave Docteur?
Allez je vous laisse « écouter » ce que les murs que j’ai rencontrés ont à vous raconter.
Les murmures des murs Et mon imagination, La belle aventure…
Située dans la partie néerlandophone de la Belgique, la ville de Bruges, aussi appelée Venise du Nord, vous comprendrez rapidement pourquoi, est un endroit dont le charme peine à résister aux flots de touristes qui la parcourent. J’ai eu la chance de la connaître autrement qu’en touriste puisque c’est la ville de ma famille paternelle et ce que je vois aujourd’hui est bien différent…
Il n’empêche que les petites maisons flamandes et les anciens grands édifices officiels sont toujours bien présents et, avec un peu d’imagination, on peut aisément replonger dans le passé de cette ville.
Pour les passionnés d’histoire, celle de Bruges se trouve ici.
Les trois principales choses que citera un visiteur de Bruges sont le beffroi (symbole de l’indépendance de la ville), les canaux (justifiant le nom de Venise du Nord) et la dentelle aux fuseaux (même si elle s’automatise et n’a plus le même charme).
Bruges pourrait être issu du germanique brugjō- « pont »(brug en néerlandais moderne, équivalent de l’allemand Brücke et de l’anglais bridge, signifiant tous « pont »). Un premier pont ou ponton de bois aurait été construit à l’époque romaine à la hauteur de la Langestraat et de la Hoogstraat. Une autre hypothèse, beaucoup plus ancienne, mentionne une ou plusieurs forteresses avec la racine « brig », protégeant un port marchand.(source)
Puisque je vous ai cité les trois principales curiosités, je pense intéressant de commencer par vous les montrer.
Beffroi de BrugesBalade sur le canalDentelle aux fuseaux
Je ne connais pas la dentellière ci-dessus, dont j’ai trouvé la vidéo sur Youtube, mais ma grand-mère travaillait aussi vite. J’ai moi-même souvent pratiqué quand j’étais jeune mais je ne pense pas que je pourrais encore le faire sauf si c’est comme le vélo dont on dit que ça ne s’oublie pas.
Je vous laisse le temps de prendre la température de la ville et je vous promets très bientôt une vraie grande balade en photos à la découverte des trésors de Bruges.
Il y a un peu plus d’un an, je vous proposais quelques photos de volets intéressants uniquement quand ils sont fermés, d’un point de vue esthétique en tout cas.
Le temps est venu de vous proposer de jeter un coup d’œil sur mes dernières découvertes de ce type.
Le dernier, je le mets à part parce que, en regardant la photo une fois rentrée chez moi, j’avais des doutes sur le fait que ce soit juste une porte de garage ouverte ou un dessin!
J’ai fait cette photo en voiture (alors que j’étais passagère) et je n’ai analysé l’image qu’après…
Comme je suis curieuse et têtue, avec un peu d’attention et un bon zoom, j’ai trouvé, sur ma photo, une inscription qui m’a menée surle site internet qui vend ce type de déco. Je peux vous dire que c’est bluffant en tout cas…
Je vous ai dit récemment qu’on reparlerait de Georg Christoph Lichtenberg. Je vous emmène donc à Göttingen où se trouve sa statue.
Dans sa carrière comme dans son œuvre, Georg Christoph Lichtenberg a été un être singulier. Il n’a cessé de combattre l’engouement de ses contemporains pour le génie original cependant que par ses études, ses voyages, son enseignement, sa vie très retirée, lui-même ne répondait à aucun modèle ordinaire, cela étant accentué par l’union d’un physique ingrat avec une redoutable acuité d’esprit. (source)
Lichtenberg est surtout connu pour ses citations et ses cahiers d’aphorisme. Goethe aurait dit de lui: « Les écrits de Lichtenberg peuvent nous servir comme de la plus merveilleuse lanterne magique : là où il rit, c’est qu’un problème se cache. »
Mais bon, Göttingen ne se résume pas à cette seule statue. C’est avant tout une ville universitaire assez plaisante où 42 Prix Nobel auraient étudié ou enseigné selon Wikipédia.
Le vieil Auditorium Maximum de l’université de Göttingen
Quelques photos plutôt qu’un long discours vous feront mieux sentir l’atmosphère de la ville.
L’église Saint-Jacques
Ci-dessus, devant l’ancien hôtel de ville, la statue de Ganseliesel, jeune gardienne d’oies que tout étudiant fraîchement diplômé se doit d’embrasser sur les deux joues (nous sommes sur la route des contes des frères Grimm).
Les dorures de l’ancien hôtel de ville
La pharmacie universitaire
Une fontaine commune pour les oiseaux, les chevaux, les hommes et les chiens
Et puis, pour que cette fois encore, tout finisse par une chanson, je ne pouvais pas ne pas vous proposer celle-ci bien sûr…
Au moins, les étudiants sauraient plus ou moins à quoi s’attendre, voir si le prof a de l’humour, est artiste, minimaliste,…😉 Je vous parlerai bientôt de Georg Christoph Lichtenberg dont une statue se trouve à Göttingen (oui oui, le Göttingen de Barbara)
Le bois de Païolive, forêt de roches pétrifiées et de chênes blancs, est un véritable labyrinthe naturel dans lequel la balade ombragée est fort agréable et les rencontres, à chaque tournant, de formes identifiables à des animaux fantastiques (il suffit d’un peu d’imagination) ne manquent pas d’étonner les promeneurs.
Malgré son nom, dont l’origine reste inexpliquée à ma connaissance en tout cas, le bois de Païolive ne contient pas d’olives mais est le deuxième site le plus visité en Ardèche (plusieurs milliers de personnes chaque année) après le Pont d’Arc.
Un petit clic sur les miniatures ci-dessous:
Le bois est un territoire naturel remarquable et possède une biodiversité exceptionnelle (arbres, flore, faune). Restez discrets lors de vos balades afin de ne pas trop perturber les différents habitants de cette zone naturelle sensible. Il est important de veiller à ne pas bouleverser ce que nous offre la nature.
L’alliance de la roche et du végétal dans ce lieu sauvage et mystérieux, suscite l’imagination chez les petits comme les grands… Façonnées par les eaux de pluie à l’époque jurassique et crétacée, les roches blanches du « Bois des fées » forment un chaos calcaire surprenant et mystérieux où vous aurez le plaisir de rencontrer une » tortue « , un » éléphant « , un » ours » ou encore un » lion » au cours de vos aventures (Natura 2000). Le Bois de Païolive fut sous Richelieu un refuge pour les protestants et les bandits de grand chemin. Gardez à l’esprit que vous vous trouvez sur un site classé et sur des propriétés privées, discrétion et respect seront votre meilleur pass.(source)
Je pourrais aussi chanter comme le grand Félix Leclerc « Moi mes souliers ont beaucoup voyagé… » alors je vous propose de poser vos pas dans les miens et de poursuivre la découverte de l’Ardèche commencée il y a quelque temps…
Aujourd’hui c’est à Banne que je vous entraîne. Ce village de caractère mérite un détour car il est très beau, comme souvent les villages ardéchois, mais aussi parce qu’il abrite les preuves d’une histoire très ancienne. Je vous propose de découvrir, à ma suite, les écuries du fort, des vestiges du château et l’église Saint-Pierre (12 ème s).