L’agenda ironique de décembre 2022 : les résultats

Les votes pour le dernier AI de l’année sont maintenant clôturés.

Je vous remercie pour vos participations, vos partages, vos commentaires, votre imagination et vos votes 🙏.

Le tableau des résultats se trouve ci-dessous.

A toutes et tous, un grand bravo avec une mention particulière pour
Lyssa Mara, Carnets paresseux et Gibulène

Passez un très bon réveillon de la Saint-Sylvestre et rendez-vous en 2023 chez Carnets paresseux ou Tiniak pour le premier AI de l’année.

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L’agenda ironique de décembre 2022 ✍🏻: le temps du vote

J’espère que vous avez passé un joyeux Noël et que vous êtes en pleine forme pour découvrir la liste des participant(e)s au dernier agenda ironique de l’année 2022. (Si nécessaire, le rappel des consignes est ici).

Générique par ordre d’apparition à l’écran:

Vous avez la possibilité de voter pour 4 textes au maximum parmi les 12 proposés à condition que ce soit avant le 30 décembre 2022 à minuit (on ne va quand même pas y passer le réveillon😊).

Petite précision: tout le monde peut voter, il n’est pas nécessaire de participer pour être autorisé à s’exprimer 😉.

Je me demande qui va se proposer pour prendre la suite en janvier 2023…

Lancez-vous si vous souhaitez continuer l’aventure 😊.

Je reviens bientôt vers vous avec les résultats et le passage de relais ://salut1//:

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L’agenda ironique de décembre 2022 ✍🏻

Le temps passe, c’est Noël tout bientôt et il est temps de clôturer ma propre participation au dernier AI de 2022.

Je trouve toujours plus difficile d’écrire suivant ses propres contraintes que celles des autres. Suis-je la seule à ressentir cela? Peut-être, ou alors c’est la période peu propice à la concentration qui me gèle un peu.

Bref, je vous propose un petit pastiche (même si c’est pas l’heure de l’apéro 😋) de la chanson d’Eddy Mitchell « Couleur menthe à l’eau« .

N’hésitez pas à pousser la chansonnette 🎶.

 

Le graffeur et la caissière

Elle était maquillée
Comme une voiture volée
Elle tapait sur sa caisse, oh, oh oh
Elle pensait qu’il l’aimait
Le p’tit gars au béret
Pas seulement pour ses fesses, oh, oh, oh

Elle scannait les aliments
Déposés par son amant
Sur son tapis roulant
En lui souriant

Et lui il n’en voulait plus
Il l’avait plus qu’assez vue
Fallait changer d’épicerie
Sortir de sa vie…

Elle avait la bouche en cœur
Elle croyait au bonheur
En rêvant à l’amour, ah, ah, ah
Sa main frôlait la sienne
Elle s’voyait magicienne
La diva des faubourgs, ah, ah, ah

Il était de plus en plus morne
Hésitait à faire vingt bornes
Pour changer de magasin
Dès ce samedi matin

Au début ça l’excitait
De voir ses yeux qui brillaient
Là il en a vraiment marre
Faut sortir du cauchemar

Mais juste avant Noël
Il va s’éloigner d’elle
Se perdre dans la foule, oh, oh, oh
Pour ne plus revenir
Et pour enfin finir
D’avoir sans cesse les boules, oh, oh, oh

Il s’en va sans un regard
Et reprend sur le trottoir
Toutes ses bombes de peinture
Part à l’aventure

Il va peindre ses graffitis
Sur des murs très loin d’ici
Oublier ses grands yeux gris
Noyés par la pluie.

Je vous souhaite une bonne fin de semaine et vous donne rendez-vous dès le 26 décembre pour voter pour vos textes préférés.

N’oubliez pas aussi qu’un(e) volontaire est demandé(e) pour prendre la relève en janvier 2023 avec de nouvelles directives 😉.

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Quand je sers de relais pour l’agenda ironique de décembre 2022 ✍🏻

Un peu débordée actuellement je n’ai pas encore écrit mon texte mais j’ai reçu celui de mon ami Donald que j’héberge toujours avec grand plaisir.

Je vous le livre ci-dessous.

Tante Gervaise et son graffeur

par Donald Bilodeau

V’là-ti pas Noël qui arrive encore une fois

Il faut sortir les vieilles chansons d’autrefois

Le « Sainte Nuit », l’ « Minuit chrétien » et l’ « Vive le vent »

Surtout pas oublier les cadeaux des enfants

 

Ça fait cinq ans déjà que papa est parti

Et avant son départ, je lui avais promis

De ne jamais oublier d’inviter Gervaise

Sa vieille sœur stupide, acariâtre et obèse

 

Noël à peine arrivé qu’on sonne à la porte

C’est pas possible tout ce qu’il faut qu’on supporte

Ma femme et mes fils viennent me prêter main-forte

C’est pas que ça guérit tout, mais ça réconforte !

 

Tante Gervaise et sa fourrure passent au salon

Elle a son chien qui ressemble à un saucisson

Est maquillée comme une voiture volée

Sa perruque lui donne un air « collet monté »

 

Elle se met à chialer, à râler, à gueuler

Contre le gouvernement, la vie, les années

Pendant que son p’tit chien se prend pour un graffeur

Pissant partout sur le tapis depuis une heure !

 

Un petit apéro, et puis deux, et puis trois

Voilà tante Gervaise qui se lève et tournoie

Et moi, maladroit, j’essaie de la retenir

Mais son poids pesant m’empêche d’y parvenir

 

C’est couchée dans le sapin que tante Gervaise

A terminé sa soirée, ne vous en déplaise

Le sapin, quant à lui, tombé sur le p’tit chien

Qui ne jouera plus jamais à faire le malin !

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L’agenda ironique de décembre 2022 ✍🏻

Les ombres de novembre s’étant dissipées (résultats ici), l’agenda ironique du dernier mois de l’année a trouvé refuge sous mon 🎄. Comment dès lors ne pas proposer comme thème principal Noël?

Après vous en faites ce que vous voulez, il peut-être blanc, noir, rouge,…se décliner sous forme de conte, de thriller, d’opéra, de poème,… là n’est pas la question.

Pour autant que vous y glissiez le mot graffeur (si vous manquez d’r, gaffeur sera aussi accepté 😉) et enfin, si possible, l’expression « être maquillé(e) comme une voiture volée« .

Voilà, vu la période qui risque d’être fort ocupée pour chacun d’entre nous, nous dirons que les textes seront acceptés en cadeau jusqu’au 25 décembre à minuit. Vous serez ainsi tous mes 🎅. 

Les votes seront réalisés entre deux moments festifs au plus tard le  30 décembre.

Nous pourrons ainsi, si tout va bien et que je maîtrise le système de votes actuel, lever nos verres à la santé du (des) vainqueur(s) le jour de la Saint-Sylvestre (31 décembre) ce qui nous permettra de festoyer l’esprit libre.

✨ Une dernière chose, ce serait sympa que, au moins, un ou une d’entre vous se porte volontaire pour bien démarrer 2023 en hébergeant l’Agenda Ironique de janvier…

A vos claviers, prêts? 

C’est parti!

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L’agenda ironique de novembre 2022 ✍🏻: le temps du vote

L’agenda ironique de ce mois est à présent terminé et voici venu le temps de choisir vos quatre textes préférés parmi les dix-sept propositions.

Pour cela, c’est très simple, il suffit  de vous rendre sur le blog de « Carnets parresseux » où vous trouverez un récapitulatif des propositions ainsi que le tableau de votes.

Y a pas plus facile ://toufou//:

Bonne lecture à tou(te)s

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L’agenda ironique de novembre 2022 ✍🏻

Comme je vous l’ai dit précédemment, c’est le blog « Carnets paresseux » qui pilote et héberge l’AI de ce mois de novembre 2022.

J’aime bien me mettre un peu à l’ombre quand il y a trop de soleil 😎 mais ce n’est pas vraiment le cas actuellement 🤨. Quoi qu’il en soit, j’ai pris ma machine à explorer le temps  pour retrouver cette phrase offerte par une amie de mon enfance: « Cherche toujours le côté ensoleillé de la vie, l’ombre viendra d’elle-même« . Facile à dire ça…. J’ai donc attendu et l’ombre est venue me souffler l’histoire ci-dessous. Comme quoi il faut parfois croire à l’incroyable 😊.

L’ombre et la lumière

J’adorais m’éclipser au moment où les adultes parlaient entre eux, quand le repas de midi avait été plantureux et que le vin avait coulé à flots. En général ils en étaient au digestif et le ton montait fortement. C’était le bon moment !

Mes parents n’aimaient pas trop que je monte seul au grenier. Je ne sais pas trop ce qu’ils redoutaient. Que je me blesse en escaladant l’échelle bancale qui y menait ? que je trouve des choses qui y avaient été cachées par des parents ou grands ou arrières-grands ? Je l’ignore mais moi ça m’amusait. On y trouvait tellement de choses insolites.

C’est là que j’aimais lire, étendu sur un vieux matelas poussiéreux. Mon esprit pouvait vagabonder à loisir et j’étais transporté dans des contrées imaginaires. J’étais bien.

Si par chance, l’après-midi était ensoleillé, la lumière qui traversait l’ancienne tabatière nichée dans le toit formait sur le sol poudreux des ombres qui grandissaient et se mouvaient au fil du temps. Comme les objets casés au grenier étaient des plus hétéroclites, les ombres prenaient tour à tour des allures de personnages ou d’animaux sympathiques, étranges ou carrément effrayants. J’étais déjà atteint de paréidolie, faculté qui n’allait jamais me quitter au cours de ma vie pour mon plus grand amusement.

Ce samedi-là, j’étais confortablement allongé en train de frotter mon nez qui chatouillait et je regardais danser la poussière dans les rais de lumière.  Brusquement j’ai eu envie de me lever, de disperser les grains qui tourbillonnaient et de jouer avec les ombres qui m’entouraient. Je prenais des poses, faisais des ombres chinoises avec les mains, les doigts, les pieds,… (J’ai essayé aussi avec les doigts des pieds mais c’était trop dur).

Soudain je vis une chose étrange. On aurait dit un ancien mouchoir de dentelle mais à mon grand étonnement cette chose semblait danser de ci de là mais elle ne produisait aucune ombre sur le sol ! Je n’en croyais pas mes yeux. Comment une telle chose était-elle possible ?

Sa petite voix me dit :

« Tu sembles bien perplexe mon ami. Quelque chose te chiffonne peut-être ? »

« Euh…vous êtes qui vous ? Et pourquoi vous ne formez pas d’ombre sur le sol ? Va falloir vous expliquer mon ami ! Ici c’est mon refuge et vous ne me semblez pas très normal. »

 La chose me répondit avec un grand sourire (ben oui il avait une sorte de visage, vous ne me croyez quand même pas assez bête pour parler à un simple mouchoir, fut-il en dentelle de Bruges !) :

« Si je comprends bien on ne t’a jamais appris que les fantômes n’avaient pas d’ombre. C’est dingue quand même, c’est à se demander ce qu’on vous apprend à l’école de nos jours ».

C’est ainsi que j’ai fait la connaissance d’un nouvel ami, étrange mais sympa. On a bien rigolé tous les deux pendant quelques années. Je m’échappais d’autant plus souvent pour grimper au grenier que je savais l’y trouver.

Un jour mon père m’entendit parler et me demanda si je me sentais bien pour soliloquer ainsi dans la poussière, entouré de vieilleries.

Je crois qu’il lui a fait peur car je n’ai plus revu mon petit fantôme par la suite. J’étais désormais seul à jouer avec les ombres du grenier mais ça ne m’amusait plus autant et je montais de plus en plus rarement. Jusqu’au jour où je ne suis plus monté du tout.

Les années ont passé et il a fallu que je vende la maison quand mes parents ont disparu. L’agent immobilier m’avait conseillé d’éliminer tout ce qui encombrait les pièces avant les visites des acheteurs potentiels.

J’ai une dernière fois emprunté l’échelle du grenier pour trier ce qui s’y trouvait. A un moment j’ai vu mon ombre projetée sur le sol et j’ai esquissé quelques pas, pour le plaisir de danser une fois encore avec elle dans cet endroit si plein de souvenirs heureux. C’est à cet instant que j’ai entendu comme un soupir derrière moi, suivi d’un éclat de rire venu d’une vieille dentelle.

« Je savais bien qu’on se reverrait un jour. Je me demande si tu as percé le mystère de mon absence d’ombre maintenant que tu es adulte ».

Ce fut notre ultime rencontre et je n’ai toujours pas la réponse à sa question.

Bien sûr je ne m’attends pas à ce que vous croyiez cette histoire. La question serait plutôt : est-ce que j’y crois, moi ? 

Voilà c’est sur cette question que se termine ma participation à l’agenda ironique de ce mois de novembre.

Je vous reviendrai au moment des votes mais surtout pour vous indiquer le tableau récapitulatif. Vous pourrez ainsi savourer tous les textes proposés sur le sujet avant la date fatidique du 23 novembre 👍.

A bientôt 😊.

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L’agenda ironique de novembre

Bonjour à tous les « agendistes ironiques » ://hat1//:

Je suis en vadrouille pour quelques jours et vais donc être très brêve sur le sujet:

  • Les résultats de l’AI d’octobre se trouvent ici.
  • Les consignes pour l’AI de novembre, hébergé par Carnets paresseux, se trouvent.

En gros, il faut écrire un texte qui parle d’ombre et puis faudra – si on veut, rien n’est obligé – glisser ces deux phrases : « Je ne m’attends pas à ce que vous croyiez cette histoire. Est-ce que j’y crois, moi ? « 

 

A vos claviers, les textes sont à déposer en commentaires chez Carnets paresseux  avant le 23 novembre.

A bientôt.

 

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L’agenda ironique d’octobre 2022 ✍🏻le temps du vote

L’agenda ironique de ce mois est à présent terminé et voici venu le temps de choisir votre texte préféré.

Pour cela, c’est très simple, il suffit  de vous rendre sur le blog « Le retour du flying bum » où vous trouverez un récapitulatif des propositions ainsi que le tableau de vote.

Y a pas plus facile ://toufou//:

Bonne lecture à tou(te)s

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L’agenda ironique d’octobre ✍🏻

L’agenda ironique d’octobre est hébergé par « Le retour du flying bum » dont les consignes (la beauté et un proverbe ou un dicton inventé) m’ont donné bien du fil à retordre 😣.

Mon esprit, qui a commencé sa période de repos tout comme la nature en cette saison, a pourtant tenté de s’activer à maintes reprises sans beaucoup de succès.

C’est la vie: la gestation fut longue, l’accouchement difficile et le bébé pas très beau mais ce n’est pas une raison pour le noyer malgré tout 😂.

Bref, plutôt que de rendre une page blanche, je vous livre quand même le résultat de tant de souffrances 😉. (Pas de soucis, je suis déjà rétablie 😊)

Pas question d’être privé de désert!

Il s’était enfui, les mains collées aux oreilles, épuisé par ses cris de colère. Il était parti en courant de la tente qui leur servait de maison depuis qu’ils avaient quitté leurs familles de nomades. On leur avait dit plusieurs fois que le groupe était la seule chance de tenir le coup dans le désert. Mais ils n’en avaient fait qu’à leur tête et étaient partis dans le sable avec, pour seul bagage, une tente en assez bon état, deux chèvres et quelques provisions, le tout porté par un chameau. L’insouciance de la jeunesse et leur amour les avaient dopés, ils se sentaient invincibles face au monde.

Très vite, les difficultés pour trouver de quoi boire et manger avait gommé leurs sentiments qu’ils pensaient pourtant si forts. Comment entendre gazouiller les cœurs quand l’estomac crie famine?

Il avançait maintenant solitaire en donnant de grands coups de pied dans le sable, régulièrement, pour se calmer. Soudain, alors qu’il invectivait le ciel, son pied heurta quelque chose de dur. D’étonnement et de douleur il se laissa tomber lourdement à côté de l’objet qui l’avait blessé. Il prit dans ses mains le gros caillou brun-rougeâtre dont la surface était parsemée de petits cratères.

—Très dur et même pas joli en plus, pensa-t-il. Ce n’était vraiment pas de chance que son pied et le caillou se soient rencontrés alors qu’il y avait tant de sable meuble tout autour.

C’était comme Aïcha en fait, les difficultés l’avaient rendue très dure et, alors qu’il la trouvait si belle dans les premiers temps, il ne supportait plus la moue triste qu’elle arborait toujours à présent. Il appelait ça « sa bouche parapluie »☂️, un comble en plein Sahara… Ses parents lui avaient présenté tellement de jeunes filles avec moins de caractère que sa femme et qui se seraient soumises à sa volonté sans oser élever la voix contre lui. Mais c’est sa détermination à elle qui l’avait séduit.

Tout en se calmant et en revivant sa vie à l’envers, il triturait le caillou et, machinalement, il le retourna. A sa grande surprise, il découvrit dans son creux des cristaux d’améthyste.

Jamais il n’aurait imaginé que cette pierre si dure et qui lui avait fait si mal aurait pu cacher tant de beauté.

Convaincu à présent qu’il avait eu tort de partir loin de son épouse sans chercher à découvrir toutes ses facettes, il fit rapidement demi-tour. C’est essoufflé mais plein d’espoir qu’il regagna leur campement où Aicha l’accueillit à bras ouverts. Elle souriait largement prête à entendre son histoire en admirant le bloc d’améthyste qu’il avait posé au creux de ses mains. Sûr que ce caillou resterait longtemps leur porte-bonheur pour leur rappeler que

Une grande douleur peut parfois mener au bonheur…

Si j’ai bien compris, les votes se feront rapidement, je reviendrai donner des nouvelles.

Bonne fin de journée ://salut1//:

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