Voyage, voyage: Le Bizot et le Val de consolation (F)

Je vous emmène cette fois à la rencontre de deux autres endroits du Pays Horloger. Nous commençons par le Bizot, labellisé Cités de caractère de Bourgogne Franche-Comté dont les habitants sont appelés Gayots et Gayotes.

Le Bizot c’est un calme village niché au cœur de forêts de sapins à 940 m d’altitude. On y jouit d’une vue magnifique sur la chaîne du Jura Suisse, et on y profite d’un patrimoine naturel et architectural remarquable. La tranquillité du Bizot est ménagée par sa situation légèrement en retrait des grands axes de circulation. (Source)

Sur la carte ci-dessous, j’ai souligné les deux endroits qui nous intéressent aujourd’hui ainsi que d’autres noms qui devraient vous permettre de vous situer un peu mieux.

Le deuxième endroit où je vous emmène est le Val de Consolation.

Doté d’un patrimoine bâti d’environ 10 000m², le Val de Consolation possède une richesse culturelle indéniable acquise au fil des années et des différentes évolutions qu’il a pu vivre. (Source)

De là, nous avons continué à travers bois pour découvrir le Cirque de Consolation, hélas à sec en juin 😕.

Appelé « cirque » en raison de sa falaise à forme semi-circulaire, le lieu accueille une impressionnante cascade après des intempéries, ainsi que de multiples résurgences d’eau sur tout le site. Elle se fait un peu plus timide en été, mais son omniprésence n’enlève rien à la beauté du site.

Ce site naturel, grandiose, a inspiré très tôt les hommes qui y ont fondé un monastère de l’ordre des Minimes au XVIIème siècle. Les bâtiments, héritage de ce passé religieux, sont toujours présents. L’église est souvent ouverte et se visite librement. (Source)

Un petit clic sur l’image ci-dessous vous transportera sur place directement (meuh non pas par téléportation, juste via mes photos 😉).

A bientôt

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Voyage, voyage: Tonnerre (F)

Dans l’est de l’Yonne se trouve Tonnerre, labellisée « Petite Cité de Caractère » depuis 2015. La localité qui a vu naître le célèbre chevalier d’Eon, diplomate et espion de Louis XV, est un endroit de balade plutôt sympa.

Quand on pense à Tonnerre, pour peu qu’on soit curieux, on pense directement à l’Hôtel-Dieu et à la Fosse Dionne.

L’Hôtel-Dieu de Tonnerre est un ancien établissement hospitalier fondé en 1293 par Marguerite de Bourgogne, comtesse de Tonnerre et reine de Jérusalem. Ce monument historique exceptionnel accueille pendant des siècles malades et nécessiteux, qui viennent y recevoir gratuitement les soins du corps, mais aussi de l’âme: les offices sont célébrés tous les jours dans la chapelle située au bout de la Salle des malades, de façon à ce que tous puissent y assister depuis leur lit. (Source)

Vue depuis le jardin

Au cœur de Tonnerre, la Fosse Dionne est une source vauclusienne au débit varié, mais perpétuel. Elle fut aménagée en lavoir en 1758 par le père du Chevalier d’Éon. La Fosse Dionne a toujours intrigué et les premières explorations remontent au XIXe s. Elle a tout de même su garder son secret : l’origine de la source. Résultat d’un parcours complexe d’exsurgences et de résurgences, cette source forme une vasque au fond de laquelle nous apercevons le départ d’une galerie. Le parcours connu mène à 360 m de l’embouchure et à une profondeur de 61 m. La Fosse Dionne est tellement intrigante et mystérieuse qu’elle a fait naître de nombreuses légendes : le serpent basilic, les sous du diable et bien d’autres encore… (Source)

Vous devez bien vous douter que j’ai pris bien plus que deux photos 😉. Pour voir mes autres photos, il faut cliquer sur la photo de tonnerre ci-dessous 😉.

Photo de Brandon Morgan sur Unsplash
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Découverte: la grande forge de Buffon (F)

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, plus connu sous le nom simple de Buffon, né à Montbard en et mort à Paris en est un naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste, philosophe et écrivain français.
À la fois académicien des sciences et académicien français, il participe à l’esprit des Lumières. (Source)

Le fascicule reçu à l’entrée du site nous en apprend davantage sur l’homme:
Il est né dans une famille parlementaire et, bien qu’attiré par les sciences, il se conforme à la volonté paternelle en suivant des études de droit. Le décès prématuré de sa mère le fait riche et libre de se consacrer à sa passion: les mathématiques.

Passionné par les sciences, il devient naturaliste et assume la charge d’Intendant du jardin du roi à Paris jusqu’à sa mort. Il rédige l’Histoire naturelle et particulière,  œuvre monumentale dédiée à l’étude des trois règnes: animal, végétal et minéral.

Il entreprend de nombreuses expériences sur la fusion et le traitement des minerais de fer en Bourgogne, région de tradition sidérurgique. En 1768, il crée sa propre forge et réunit, pour la première fois en un même lieu, les trois ateliers que sont le haut-fourneau, l’affinerie et la fenderie. Dans ce complexe intégré, le maître de forge, les ouvriers et leurs familles sont logés sur place.

Pour voir mes photos personnelles de cet endroit, il suffit de cliquer sur Buffon ci-dessous.

Le document reçu à l’accueil de la grande forge nous informe sur le destin de celle-ci après Buffon.

Après être restée dans la famille de Buffon, la veuve de son fils « Buffonet » la vend en 1842. Acquise en 1860 par un maître de forge de Clairvaux, Roch-Joseph Guenin, la forge appartient depuis à la même famille. Après l’exceptionnelle crue de 1866, qui endommage l’usine, celle-ci est convertie en cimenterie jusqu’à l’incendie de 1923 qui met un terme à toute activité industrielle.

La Grande Forge de Buffon est classée comme monument historique.

Et si vous en voulez encore, n’hésitez pas à visiter la forge à votre aise et à 360°. Vous êtes prêt?  C’est parti.

Pour les passionnés

Je vis dans une région qui a connu, dans le passé, une période florissante grâce à la sidérurgie et, pendant mes études, j’ai eu à deux reprises l’occasion de visiter les usines fondées par John Cockerill.

Sur le fascicule reçu à la grande forge on a un résumé de la fabrication du fer:

  • Préparation: lavage/concassage/séchage du minerai de fer + stockage du charbon de bois.
  • Etape 1, le haut-fourneau: minerai de fer + charbon de bois (fusion pendant 12h à 1200°c) = gueuse en fonte d’environ 1 tonne.
  • Etape 2, l’affinerie: décarburation de la fonte, transformation en barres de fer de 5 mètres.
  • Etape 3, la fenderie: découpe de la barre de fer en produits semi-finis (tôles, tringles de fer,…).

Comme dans ma région il y avait aussi des charbonnages,  le coke s’est substitué au charbon de bois.

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Découverte: le château de Bussy-Rabutin (F)

Si vous êtes comme moi, ce nom vous dit vaguement quelque chose mais sans plus. Je vais donc commencer par une courte description du personnage, courtisan impertinent sous le Roi Soleil.

Né en 1618, il dit lui-même que ses deux ambitions sont de devenir « honnête homme » et de « parvenir aux grands honneurs de la guerre. »

En 1641, le cardinal de Richelieu le fait emprisonner cinq mois à la Bastille pour le punir de négligences dans son service, des soldats s’étant livrés à la contrebande du sel. Il y fait une rencontre déterminante, celle du maréchal François de Bassompierre, célèbre pour ses galanteries, emprisonné pour avoir comploté contre Richelieu.

Sa jeunesse tumultueuse le conduit à se battre en duel, à rechercher les aventures galantes mais aussi à se « polir » dans les salons, notamment en compagnie de sa cousine appelée à la notoriété littéraire, la marquise de Sévigné, et à aiguiser son esprit piquant.

À Pâques 1659, il participe à une orgie qui fait grand scandale au château de Roissy, durant la semaine sainte, ce qui lui vaut d’être exilé par Mazarin dans ses châteaux de Bussy-Rabutin et de Chazeu, sur ses terres de Bourgogne. Il met à profit ses loisirs imposés en composant, pour distraire sa maîtresse, la marquise de Montglas, tombée malade, son célèbre roman satirique l’Histoire amoureuse des Gaules, pamphlet outrecuidant racontant les frasques de la haute noblesse française de la cour de France (publié à Liège en 1665).

L’ensemble de son œuvre littéraire ainsi que l’ensemble de près de 500 portraits décoratifs et commentés de membres importants de la noblesse française de son château de Bussy-Rabutin représentant une vaste fresque caustique de son époque, sont à ce jour un précieux témoignage historique de l’histoire de France du Grand Siècle de Louis XIV et de la cour de France au XVIIe siècle.

Il meurt à Autun en 1693.

(Source)

Pour voir les photos que j’ai souhaité partager, vous pouvez, comme d’habitude, cliquer sur l’image ci-dessous.

Bonne découverte.

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Voyage, voyage: Montréal (F)

Un peu d’histoire pour commencer grâce à un panneau explicatif:

Au 11ème siècle commença l’épopée d’une grande dynastie: la lignée des Anséric, seigneurs renommés, puissants vassaux des ducs de Bourgogne.

En 1228, les habitants de Montréal se voient accorder une chartre d’affranchissement et en 1255 le dernier des Anséric est condamné à l’exil. Montréal devient alors la propriété des ducs de Bourgogne.

En 1521, le roi François 1er séjourne à Montréal et confirme la chartre d’affranchissement. En 1599, le roi Henri IV fait raser les fortifications et, à partir de cette date, Montréal vit à l’écart des grandes pages de l’histoire et devient village. 

En 1900 Montréal comptait 595 habitants et en 2022, moins de 200 personnes y résidaient à l’année.

Et si vous en voulez encore c’est par ici 😊.

Et par contre si vous voulez faire la balade avec moi il faut cliquer juste en dessous.

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Voyage, voyage: Noyers-sur-Serein (F)

Je vais bien sûr partager avec vous ma découverte de ce charmant village de l’Yonne mais j’aimerais commencer par la raison qui m’a menée précisément là.

Il y a quelques mois, je participais régulièrement à l’atelier d’écriture en ligne du blog Brickabook. La photo proposée en février m’avait inspiré ce texte et j’avais eu envie de savoir où avait été prise la photo proposée. Ayant trouvé qu’il s’agissait de Noyers, j’avais noté le nom dans une liste d’endroits à voir un jour. Puis j’avais oublié… Jusqu’à ce que, en me baladant dans le village, je passe devant l’endroit d’où avait été prise la photo!👍

J’ignorais à l’époque que ce village avait souvent servi de lieu de tournage pour le cinéma et la télévision.

  • En 1946, André Berthomieu choisit Noyers-sur-Serein pour son film Amour, Délices et Orgues.
  • En 1966, la scène de l’auberge dans La Grande Vadrouille de Gérard Oury est tournée dans une maison de Noyers. Les personnages joués par Bourvil et Louis de Funès, en cavale, posent leurs bicyclettes contre un mur et se glissent dans une auberge en plein banquet de la Wehrmacht.
  • En 1982, une partie du feuilleton L’Esprit de famille, de Roland-Bernard, est tournée dans le centre du village, notamment devant la mairie et devant l’église, avec les acteurs Maurice Biraud, Véronique Delbourg et Érik Colin.
  • Début 1984, le clip de la chanson New Moon on Monday du groupe anglais Duran Duran est tourné dans les rues du village.
  • En 1986, Giorgio Treves tourne à Noyers quelques scènes de son premier long métrage, Le Mal d’aimer.
  • En 1988, pour Antenne 2, Josée Dayan installe sa caméra à Noyers pour réaliser Le Chevalier de Pardaillan, une série télévisée en quinze épisodes.
  • En 1990, une partie du téléfilm L’Enfant des loups est tournée dans le village.
  • Pendant l’été 2006, le petit bourg médiéval se transforme en décor de cinéma le temps de quelques jours. Un retour en l’année 1645, de la terre battue dans les rues : c’est Molière de Laurent Tirard qui y est tourné, avec Romain Duris, Fabrice Luchini, Laura Morante, Édouard Baer et Ludivine Sagnier. La même année, Hollywood pose aussi ses caméras à Noyers, pour les scènes du village dans le film Stardust, le mystère de l’étoile de Matthew Vaughn avec Robert De Niro et Michelle Pfeiffer.
  • En 2009, Noyers sert de décors pour la huitième saison d’Une famille formidable, diffusée sur TF1. En 2011, trois épisodes de la neuvième saison de la série sont également tournés, en juin, à Noyers. En 2012, la production y pose aussi ses valises pour y tourner une partie de la saison 10.(Source)

Bref, nous avons pris beaucoup de plaisir à parcourir les rues de ce village hors du temps où il fait bon vivre. Les maisons anciennes à colombages, les ruines du château, les charmantes petites boutiques où on est bien accueilli,…tout concourt à un sentiment de bien-être.

Vous pourrez découvrir mes photos en cliquant

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