Vous le savez maintenant, j’aime les murs et ce qu’ils expriment que ce soit juste une envolée artistique ou une réflexion plus profonde…
Je ne parle pas des murs « défigurés » par des mélanges de peinture exprimant juste le délire ou le désespoir de leur auteur qui n’a trouvé que ce moyen d’expression pour nous faire comprendre son mal-être.
Les murs décorés ne me laissent jamais indifférente tout comme CITE CREATION qui affirme que « Les murs c’est la peau des habitants ». Je n’irai pas jusque là mais je trouve quand même plus joli de voir un « tableau » coloré plutôt qu’un mur gris et souvent sale.
Et en plus je m’amuse à les débusquer partout où je vais, c’est devenu comme un jeu, un fil rouge entre les destinations que je visite ce qui finit par me faire un album de souvenirs un peu spécial.
De nombreuses villes ne s’y sont pas trompées et organisent des circuits de visite de murs peints: Lyon, Angoulême, Cannes,…
Je n’ai vu aucun de ceux-là, et vous?
Celui-ci n’est pas très artistique mais j’ai été interpellée par le squelette de dinosaure réalisé en relief à l’aide de mousse
Quand y en a plus, y en a encore et si votre bouille ne vous plaît plus, vous pouvez faire peau neuve mais manque de pot (peau?) voyez ce qui risque d’arriver 😂.
Je me demande quand même s’il n’y a pas eu une erreur de casting dans la composition de cette vitrine 🤣.
Mais revenons à nos moutons comme disent les bergers et découvrons la nouvelle livraison de tronches ci-dessous
Encore une fois il y en a pour tous les goûts et on voit que l’imagination de leurs créateurs est sans limites…
Le mur de la honte a été construit en août 1961 soi-disant comme protection contre les fascistes mais en réalité pour empêcher le passage des populations qui fuyaient d’Est en Ouest pour échapper au régime communiste.
Ce mur a été démoli en novembre 1989, ouvrant enfin la voie à la réunification de l’Allemagne.
Côté Ouest, le mur était couvert de graffitis dont de nombreux vestiges subsistent encore de nos jours permettant à notre mémoire de se maintenir en éveil…
Check Point Charlie, point de contrôle C permettant le passage aux étrangers.
De nombreuses personnes ont perdu la vie en tentant de traverser cette frontière, les gardes n’hésitant pas à tirer sur les fugitifs du haut de leur miradors…
Comment ne pas faire le parallèle avec l’album The Wall de Pink Floyd qui raconte l’histoire de Pink qui construit un mur autour de lui pour se protéger? Chaque traumatisme qu’il subit est une autre brique dans le mur (another brick in the « wall »).
Le 21 juillet 1990, Roger Waters met sur pied une gigantesque représentation de The Wall au Potsdamer Platz de Berlin pour commémorer le premier anniversaire de la chute du Mur de Berlin et pour financer le World War Memorial Fund for Disaster Relief (« Fondation commémorative de la Guerre mondiale pour la prévention des désastres »).
Regardons vers l’avenir mais sans pour autant oublier que le passé a été à la source de notre monde actuel…
Les portes de l’avenir sont ouvertes à ceux qui savent les pousser (Coluche)
Les portes ci-dessous ont attiré mon regard parce que je les trouvais différentes de celles auxquelles je suis habituée…
Un peu comme si ceux qui les ont imaginées voulaient, dès l’entrée, rendre hommage aux visiteurs en les accueillant par une jolie porte…en tout cas, c’est comme ça que j’imagine les choses
La plupart des portes ci-dessous ont été photographiées au Maroc…
Cette dernière n’est pas particulièrement jolie mais je trouvais amusant d’imaginer ces escargots pesant de tout leur poids pour la maintenir ouverte au cas où quelqu’un voudrait entrer
On utilise des expressions comme « les murs ont des oreilles », « autant parler à un mur », « si les murs pouvaient parler », « avoir l’impression de parler à un mur »,…mais on pense rarement que, en réalité, certains murs nous disent des choses, en tout cas, qu’ils nous transmettent un message soit sur ce que leurs créateurs apprécient soit sur la fonction du bâtiment dont ils font partie intégrante.
D’autres murs sont légendaires comme le célèbre mur que Laomédon a fait bâtir par les dieux Apollon et Poséidon pour protéger Troie…
Les murs que je partage ci-dessous sont bien réels, je les ai vus de mes yeux et ils m’ont parlé suffisamment que pour que je les immortaliseafin de vous les présenter.
Par exemple, le pépé appuyé sur sa canne, on imagine bien qu’il veille à ce qu’aucun véhicule ne vienne stationner à cet endroit non?
La Joconde, dessinée par un artiste marocain, représente peut-être le symbole de l’art à ses yeux…
Quant à ces murs-ci, je les trouve plutôt élégants, raffinés… (n’hésitez pas à parcourir toute la galerie, il y a des choses fantastiques)
Je vous le dis: les murs nous murmurent des secrets!
Dire que j’aime les cimetières serait exagéré, d’autant plus que dans ma famille on est plutôt tout feu tout flamme, si vous voyez ce que je veux dire. Il faut cependant bien reconnaître que ce sont des lieux particuliers qui procurent quand même un sentiment de calme (ben oui, les morts font rarement du chambard) et, pour certains, donnent l’impression de mettre un pied dans le passé…
Autant les cimetières récents me laissent froide (hum, le terme est peut-être mal choisi) autant les très vieux cimetières et les cimetières militaires ou avec une particularité m’attirent (et oh, pas trop longtemps hein!).
S’il y a un auteur qui sait parler du sujet avec légèreté et humour, c’est Marc Hardy dans ses albums de BD Pierre Tombal. Chez lui, on prendrait presque la mort en pitié…
Quoi qu’on en pense, la mort fait partie de la vie et l’ignorer ne changera rien, on sait qu’elle nous rattrapera tous un jour ou l’autre, le plus tard possible, on n’est pas pressé du tout, trop de choses encore à faire et à voir!
Côté photos, je vous montre d’abord mon cimetière préféré pour ses stèles discoïdales, il se trouve à Ainhoa au Pays Basque français.
Le deuxième est un cimetière très ancien qui se trouve à Marville dans la Meuse: le cimetière Saint-Hilaire. La particularité de ce cimetière est l’endroit des « os rangés » (meuh non pas des orangers!), l’ossuaire , où sont empilés 40.000 crânes parfaitement disposés.
Dans un autre genre, il y a le cimetière minimal de l’Abbaye de Brialmont (région de Liège, Belgique) où les Bénédictines sont enterrées dans un linceul à même la terre. L’espace est très calme et très « reposant ».
Et puis, d’autres lieux regroupent des soldats ayant perdu la vie lors des deux guerres mondiales. Ces cimetières militaires sont souvent source de grande émotion quand on voit les âges des défunts qui ont donné leur vie pour notre liberté. Ils ont bien mérité une petite pensée…
Le cimetière de Malome (Ardennes belges) regroupe les corps de soldats français et allemands morts pendant la guerre 1914-1918.
Et pour terminer, le cimetière américain de Neuville-en-Condroz (Belgique) impressionnant, majestueux, solennel, il regroupe les tombes de soldats américains tombés en 1945. Le peuple belge a accordé aux Etats-Unis le libre usage du terrain à perpétuité.
Les artistes créent vraiment sur tous les supports et c’est tant mieux pour nous qui pouvons réjouir nos yeux à regarder ce qu’ils nous offrent.
Cette fois je vous invite à regarder comment certains ont embelli leurs volets les faisant passer du statut d’objet utile au statut d’oeuvre d’art…utile
C’est clair que ces volets-là, on préfère les voir fermés qu’ouverts
Et puis parce que c’est férié aujourd’hui et qu’on a bien le temps, je vous propose de plonger dans le passé en vous rappelant le film « Les volets clos » de 1973, réalisé par Jean-Claude Brialy sur un scénario de Rémo Forlani et une musique de Paul Misraki.
Nous continuons la découverte de quelques murs peints. Je suis toujours admirative du travail de l’artiste qui travaille le nez sur le mur pour nous offrir un tableau gigantesque qui s’apprécie de loin.
C’est vraiment une belle performance qui force le respect je trouve .
Les 4 premiers se trouvent à Barcelone, les 5 suivants à Berlin et le dernier au Québec.
Ci-dessous la fresque « Métamorphose » de Lucien Gilson, dit Noir artist, en cours de réalisation à Liège.
Si vous aimez le style, je vous conseille également de passer par Bruxelles et de vous balader le long duparcours des BD murales qui jalonnent la ville. C’est un ravissement pour les yeux.