Voyage, voyage: Potsdam (2), le palais de Sans-Souci

Sans-Souci: un nom évocateur pour la résidence estivale de Frédéric II de Prusse!

Je vous le disais, la plus grosse attraction de Potsdam est, à mes yeux en tout cas, le palais de Sans-Souci construit dans un style rococo avec dorures dégoulinantes et décorations à foison.

Cet endroit très riche est assez difficile à décrire avec ses jardins, ses fabriques, les bâtiments gigantesques, les vignes, les fontaines,… donc, plutôt que de me lancer dans des explications compliquées qui risquent d’endormir les non-passionnés par le sujet (qui eux suivront les liens et pourront lire les descriptions à satiété), je vous propose de cliquer ici pour voir le petit montage de mes photos.

J’espère que cette découverte vous aura plu ou donné envie d’aller vous-même vous balader « sans soucis »…

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Voyage, voyage: Potsdam (1)

Je vous l’avais annoncé il y a quelque temps, nous repartons en Allemagne. Cette fois nous nous dirigeons vers le sud-ouest de Berlin, plus précisément à Potsdam

Dans le passé, alors que la capitale officielle était Berlin, la cour restait à Potsdam. La ville a perdu son rôle de deuxième capitale en 1918 quand Guillaume II a abdiqué.

Le centre historique de Potsdam, inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, est composé de plusieurs quartiers bien délimités avec en son cœur la rue de Brandenburg, une zone piétonne très agréable et entièrement restaurée depuis 1989.(source)

En fait, nous avons déjà approché Potsdam dans l’article sur le Pont des Espions publié précédemment mais nous allons maintenant passer un peu de temps dans la ville même.

C’est une ville absolument charmante et notre hôtel situé près de la Porte de Nauen (voir ci-dessous) nous permettait de bien circuler à pied dans Potsdam.
Cette porte date de 1733 et les tours d’inspiration gothique ont été ajoutées aux alentours de 1754.

C’est un endroit fort agréable où se trouvent de nombreux commerces et restaurants fort sympathiques. L’ambiance y est presque villageoise.

La deuxième porte que nous rencontrons est la Porte de Brandebourg, un autre monument imposant. Elle est inspirée d’un arc de triomphe romain et est ornée d’armoiries et de trophées. 

Ci-dessous, la troisième porte, la Porte des Chasseurs, est couronnée d’un groupe de chiens de chasse attaquant un cerf.

Le Roi-Sergent, Frédéric-Guillaume 1er, mit la militarisation de l’État dans ses priorités. La ville de garnison fut entourée par un mur d’octroi pour augmenter les recettes de l’État mais aussi pour empêcher toute tentative de désertion.(source)

La Porte de Brandebourg est avec les deux autres Portes, la Jägertor (Porte des Chasseurs) et la Nauener Tor, une relique de l’ancien mur d’octroi.

Ci-dessus deux façades remarquées à Potsdam.

La statue ci-dessus se trouve près de l’endroit où nous logions.

Notre prochaine découverte portera sur l’endroit incontournable à visiter à Potsdam: le Palais Sans-Souci.

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Balade dans la plus petite ville du monde (2)

 

Nous continuons la découverte de Durbuy et arrivons devant le magnifique rocher d’Homalius plus connu sous le nom de roche à la Falize. L’anticlinal de Durbuy est formé de couches de calcaires dolomitiques et son plissement est dû à la tectonique. Ce rocher, en forme de « u » retourné, a plus de 300 millions d’années.

Afin de mettre en valeur le rapport entre la falaise de l’anticlinal, et l’eau de la rivière, un nouvel étang artificiel a été créé, basé sur une écologie naturelle alliant plantes diverses et poissons. Une cascade encadre des pierres taillées qui évoquent les anciennes meules des moulins.(Source)

En flânant dans les rues, on découvre ça et là des statues ou des sculptures pour agrémenter l’espace public…

Vous aurez remarqué que le petit garçon ci-dessus est bien Belge puisqu’il mange un cornet de frites en rue 😉.  

Je vous avais dit que je ne parlerais que d’une seule attraction touristique de Durbuy et le moment est venu de vous parler du

Parc des Topiaires.

Ce parc, situé en bordure de l’Ourthe, vous offre une vue exceptionnelle sur le château de Durbuy. Il s’agit d’un jardin original et unique qui s’étend sur 1 hectare. Plus de 250 plantes sculptées, de véritables œuvres d’art, captiveront votre regard et vous émerveilleront.
Venez donc déambuler dans les vertes allées du parc composé de 39 parterres et admirez buis, ifs ou encore houx qui prennent forme grâce à une taille artistique, ingénieuse et passionnée. 
Pour découvrir ce qu’est un topiaire, si vous n’avez pas deviné, cliquez juste ici.
 
 
Alors, ça ne valait pas le détour? J’ai été émerveillée par le travail réalisé dans ce parc où il fait bon se promener à la belle saison.
Je vous propose de terminer par une photo du château prise depuis ce parc.
 
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Balade dans la plus petite ville du monde (1)

Bon, c’est ce qu’on dit encore de nos jours, ce qui n’est plus absolument certain, mais ça l’a bien été dans le passé…

Durbuy est considérée comme étant « la plus petite ville du monde » : ce slogan touristique fait référence à une charte de franchises octroyée par le roi Jean de Bohème, comte de Luxembourg, qui donne en 1331 le statut de ville à la cité des bords de l’Ourthe.(Source)

Quoi qu’il en soit, cette charmante cité médiévale attire de nombreux touristes belges et étrangers car elle offre aux promeneurs un charme indéniable sans parler des activités touristiques que j’éviterai de mentionner à l’exception d’une seule que j’ai appréciée. Je vous propose de commencer par une vue sur le château avant d’aller musarder au long des rues et ruelles pavées.

Durbuy est entré dans l’histoire avec son château féodal au 11ème siècle, mais on considère que c’est vers 889 que fût construit le 1er château fort. Il fût cependant détruit un siècle plus tard et c’est au 11ème siècle que Henri 1er de Namur, Comte de Durbuy, fit rebâtir la forteresse. En 1726, la famille d’Ursel reprend l’engagère* et, dès 1756, elle devient propriétaire du château. C’est en bordure de l’Ourthe, après le vieux pont situé à l’entrée de la ville, que se dresse donc le château des Comtes d’Ursel.(Source)

* Engagère  : concession d’un bien ou d’un droit en garantie d’une somme empruntée( Aux 16 ème et 17 ème siècles, afin de subvenir aux charges énormes que la guerre leur imposait, les rois d’Espagne, souveraine des Pays-Bas, en arrivèrent à se procurer des fonds en concédant de très nombreuses seigneuries hautaines dans tous leurs Etats. Ils procédaient d’abord en engagère puis, devant la difficulté sans cesse croissante de remboursement, en les vendant définitivement) (source)

 

Comme vous l’avez peut-être deviné, Durbuy est un endroit où nous sommes rapidement enveloppés par l’ambiance.

La plaque bleue dans la photo de façade ci-dessus indique que c’est là qu’est né le dessinateur Turk, créateur de Léonard et de Robin Dubois. Comme vous le savez, la BD est une des nombreuses spécialités belges.

L’église Saint-Nicolas et la maison des Récollets

L’’actuelle église Saint-Nicolas était à l’origine l’église du couvent desRécollets et des  Récollectines, fondé en 1629. Le couvent est supprimé en 1796, l’église devient paroissiale en 1810 et prend de titre de Saint-Nicolas.

 

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Voyage, voyage: Perleberg (Allemagne)

Nous visitons à nouveau l’Allemagne mais nous nous rendons dans une autre région, plus loin de chez moi mais plus proche de Berlin. Nous commencerons notre découverte par Perleberg puis Potsdam où je vous emmènerai visiter un palais au nom prometteur: le « Sans-souci ». Nous ferons peut-être un petit tour également du côté  de Wismar mais une chose à la fois pour bien savourer…

Perleberg se trouve dans la Prignitz, au nord-est du Brandebourg au bord de la rivière Stepenitz. La vieille ville est bâtie sur une île entre deux bras de la rivière. C’était l’une des villes les plus riches du Brandebourg au xve siècle.(source)

L’hôtel de ville, dont la construction démarrée en 1837 s’est terminée deux ans plus tard, se trouve sur la place du Marché et est entièrement en briques rouges.

On érige en 1498 une statue de Roland en bois, une autre sera élevée en grès en 1546, sur la place du marché. Cette dernière mesure 4,26 mètres de hauteur. Impressionnant non?

A côté de l’hôtel de ville se trouve l’église paroissiale Saint Jacobi. L’entrée  ci-dessous a particulièrement attiré mon regard tellement je la trouvais joliment réalisée.

Nous poursuivons notre tour de ville en admirant les maisons très ouvragées.

Ainsi se termine notre découverte de Perleberg. A bientôt pour la suite des découvertes proches de Berlin.

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Voyage, voyage: le Pays Basque (13), Garris

Garris est une très ancienne bourgade d’environ 300 habitants située en Basse-Navarre.

Chaque année, une foire traditionnelle aux animaux a lieu sur la grande place de Garris: on peut y trouver le 31 juillet, les équidés dont bien sûr les fameux pottoks (les petits chevaux basques) et le 1er août les bovins.

Dans la « Nouvelle toponymie basque », Jean-Baptiste Orpustan indique que Garris signifie « arrête rocheuse ».

Le panneau explicatif devant le bâtiment nous informe sur l’usage de cette construction massive.

Ci-dessous, quelques maisons typiques de Garris.

L’église Saint-Félix

L’église paroissiale Saint-Félix voit ses murs changer au fil de l’histoire agitée de Garris. Elle demeure par sa permanence un symbole de cette ville autrefois connue dans la région pour être un bastion catholique.

Un siècle après sa construction, au XIe siècle, l’église est vendue à l’abbaye de Sorde par les deux seigneurs qui en sont propriétaires.
Figure de proue du catholicisme dans la région, Garris n’est pas épargnée par les guerres de Religion et l’église est détruite en 1569. Sa reconstruction au XVIIe siècle est la première d’une longue série, puisque l’église est de nouveau dévastée par la Révolution.
Deux périodes de travaux jalonnent ensuite le XIXe siècle. Les dernières traces d’exactions révolutionnaires s’effacent entre 1824 et 1826 et le retable est déplacé dans le porche. Entre 1887 et 1891, un projet plus ambitieux voit le jour, qui prévoit une reconstruction totale du bâtiment. Celui-ci se résume finalement à l’ajout d’une abside ogivale et à la transformation du chevet.
L’église Saint-Félix de Garris présente aujourd’hui une allure basque typique, avec son fronton surmonté d’un clocher-porche (Source disparue du web).

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Balade hivernale (3): Bad Münstereifel

Pour terminer cette balade nous avons eu la chance de découvrir un endroit très joli: Bad Münstereifel, charmante cité médiévale dont l’enceinte fortifiée a été restaurée. Cette ville thermale de caractère a pris naissance au début du 9ème siècle et comporte de pittoresques maisons à colombages.
Le centre historique, avec ses rues et ses ruelles étroites, peut être atteint par quatre portes d’entrée. On trouve également un château perché au-dessus de la ville.

De plus, si vous souhaitez faire du shopping à prix intéressants, vous êtes également au bon endroit puisque plus de 40 boutiques de marques jalonnent les rues de la ville. Si ça vous intéresse, vous trouverez les infos ici.

Je vous l’ai dit: cette ville est vraiment un chouette endroit où se faire plaisir! 

Vous trouverez la présentation de mes quelques photos personnelles ici et je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous pour découvrir la vie dans cette ville (les commentaires sont en allemand mais les vues sont suffisamment parlantes si on ne comprend pas cette langue).

Et si vous souhaitez passer encore un peu plus de temps, sous le soleil, dans cette ville, c’est possible ici.

J’espère que vous avez pris plaisir à m’accompagner pour cette promenade.

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Balade hivernale (1): vers Montjoie (Allemagne)

Quand la météo annonce une journée froide mais très belle, il ne faut pas me demander deux fois si ça m’intéresse d’aller faire une balade dans les beaux paysages immaculés de l’est de la Belgique et même de faire une petite incursion dans l’Allemagne toute proche. Je suis très vite emmitouflée et prête à partir.

Si vous voulez m’accompagner, il suffit de cliquer  

ici  

(pour faire défiler vers le bas, la roulette de votre souris sera parfaite. Il y de petits ascenseurs sur le côté de certains textes pour pouvoir tout lire et les mots soulignés conduisent vers d’autres explications).

Voilà, j’espère que le début de la balade vous a plu parce que ce n’est pas fini 

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Voyage, voyage: le Pays Basque (12) Ossès

Ossès (900 habitants environ) est situé en Basse-Navarre à 10 km de Saint-Jean-Pied de Port et au nord-ouest de Jatxou.

La commune fait partie de la zone de production du vignoble d’Irouléguy, seul vignoble du Pays Basque français, et de celle de l’ossau-iraty, de quoi se rassasier agréablement 😋 même si, personnellement, je trouve l’Irouléguy très typé et à ne pas boire avec n’importe quel plat.

L’église d’Ossès

L’église Saint-Julien date des XIIe et XVIIe siècles. Vers 1556, sous Jeanne d’Albret, les habitants d’Ossès estimant « que ladite église paroissiale de Saint-Julien est petite et ruinée tellement qu’à cause de sa petitesse le peuple de ladite paroisse quand il y est assemblé pour entendre les offices ne peut y être commodément ni avec l’honnêteté nécessaire », demandèrent « que ladite église soit réédifiée et agrandie et ornée »(source).

Le cimetière champêtre se trouve au pied de l’église…

…et le fronton est juste à côté.

Ossès offre des vues magnifiques sur les reliefs avoisinants de toute beauté, mais non je ne suis pas partiale

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Voyage, voyage: Pays Basque (11) Jatxou

Jatxou est une petite commune d’un peu plus de 1000 habitants située dans la province basque du Labourd.

Ce qu’on voit en arrivant c’est la mairie qui ressemble en fait à une maison très simple.

Heureusement que la plaque apposée sur la façade nous renseigne!

Dans ce village, on trouve de grandes dalles de pierre beige utilisées comme clôture et parfois, comme celle ci-dessous, gravée de la croix basque ou lauburu

Origine de la croix basque

Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que la « croix basque » n’est pas… basque ! Il se trouve simplement que ce symbole s’est tellement bien acclimaté à la culture de ce pays qu’il fait à présent partie intégrante de son patrimoine et qu’il en constitue l’emblème principal.

Ce signe est déjà connu 2000 ans avant J.-C. dans la région de l’Indus, ce­pendant on le trouve aujourd’hui sur tous les continents et souvent depuis la plus haute antiquité.(source)

Incontestablement, autant la mairie m’a peu impressionnée, autant j’ai aimé l’église Saint-Sébastien et la paix du cimetière basque qui l’entoure. Je ne suis pourtant pas bigote mais un brin taphophile quand même, vous l’aurez remarqué si vous me suivez depuis un moment.

Ci-dessous, le monument aux morts, lieu de recueillement, devant l’église(sculpture de Régis Pochelu).

La montée vers l’église et quelques stèles discoïdales courantes au Pays Basque. 

Ci-dessous, le cimetière, si paisible sous le soleil…

Une sculpture représentant un labyrinthe assez symbolique trône dans ce cimetière.

Jatxou, l’espace de dispersion est un Tumulus, contenu dans un cercle de 3 m de diamètre, au centre duquel se trouve un amas de galets de la Nive, affluent de l’Adour, rappelant les eaux primordiales. Au-dessus, à 3 m de hauteur, on trouve un cercle de fer de 1,85 m de diamètre (référence au nombre d’or), y apparaît un Labyrinthe ajouré. Le Labyrinthe, c’est l’entrecroisement de chemins. Il amène la personne à regarder vers le ciel, à se rapprocher de Soi. Il conduit à l’intérieur de soi-même, sanctuaire dans lequel siège le plus grand mystère de l’âme humaine. (source)

Les stèles discoïdales, dont la plus ancienne date de 1597, portent différentes gravures personnalisées.

Nous pénétrons ensuite dans l’église très richement décorée. En entrant, on peut admirer le grand retable en bois doré dont le principal motif est le martyre de Saint-Sébastien qui y est représenté attaché à un poteau, le corps transpercé d’une flèche.
Sur le plafond peint (1752), on voit les 4 évangélistes (à gauche sur la photo ci-dessous, St-Mathieu et St-Jean et, à droite, St-Luc et St-Marc) qui entourent la Sainte Trinité.

Le fascicule disponible à l’entrée de l’église nous apprend que

De chaque côté du bas relief, s’élèvent richement décorées de grappes de raisin et de feuilles de vigne, deux colonnes torsadées au-dessus desquelles des angelots laissent surgir de la nuée Dieu le Père bénissant; il tient dans une main le globe terrestre et est entouré d’anges.
En-dessous, la colombe de l’Esprit-Saint surmonte un soleil reliquaire.

La partie inférieure du retable comprend le tabernacle: sur sa porte dorée, un ange tient le linge qui a essuyé le visage de Jésus pendant la Passion. Le tabernacle possède également des niches à statuettes représentant St-Pierre et St-Paul.

A gauche, le personnage qui semble danser sur un pied c’est l’ange de l’Annonciation. A droite, la vierge Marie est agenouillée.

Ci-dessous, vue sur une autre partie du plafond et sur les 2 étages de galeries.

En sortant de l’église et en retrouvant la lumière du jour et le soleil, je ne peux m’empêcher d’aller revoir les stèles discoïdales que j’aime tant…

A bientôt pour d’autres découvertes du Pays Basque .

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