Ouvre-moi la porte…

Ouvre-moi la porte toi qui as la clef 
De la grande école du monde 
Ce n´est pas facile de te faire entrer 
Mais je vais quand même essayer. (Enrico Macias)

Vous l’avez compris, il ne s’agira pas aujourd’hui de rester face au mur même peint ou devant un volet fermé mais devant une porte dont on ne souhaite qu’une seule chose, qu’elle ne s’ouvre surtout pas surtout si, comme le chantait Johnny il n’y a pas si longtemps, « derrière la porte il y a, toute une foule de « pourquoi » (enfin, c’est à peu près ce qu’il chantait ).

Je vois bien qu’elle est floue mais j’ai choisi de la partager quand même!

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Voyage, voyage: Lyon (4), traboules et autres curiosités

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Les traboules

On m’avait bien recommandé de passer par les traboules, d’oser ouvrir les portes qui y menaient et d’y déambuler comme les Canuts longtemps avant moi. Incontournables d’une visite lyonnaise qui se respecte, j’ai donc parcouru quelques-unes de ces traboules parmi les 400 qu’en compte la ville.

Les traboules, ces raccourcis en forme de passage intérieur, permettent de communiquer d’une rue à l’autre en traversant un ou plusieurs immeubles et cours. Elles recèlent des curiosités architecturales : escaliers à vis, façades et galeries.
Trabouler, du latin « trans ambulare », signifie « passer à travers ». Particulièrement nombreuses dans le Vieux Lyon, elles permettaient, au Moyen-Age, de rejoindre rapidement les bateaux sur la Saône. Elles ont abrité les allées et venues clandestines des Résistants lyonnais pendant la Guerre 39-45. (source)
La première indication mentionnant une traboule que j’ai rencontrée est celle ci-dessous. Elle se trouve près du mur des Canuts à la Croix Rousse.
Je pense que la spécialité de ce médecin est de soigner les très, très vieilles personnes… (info).

La cour des Voraces

Située sur les pentes de la Croix-Rousse, la Cour des Voraces est un symbole lyonnais. Construite vers 1840, c’est un bel exemple d’une architecture populaire dite « canuse », liée à l’industrie de la soie qui a profondément marqué le quartier. Mais c’est également un lieu qui symbolise quelques grands moments de l’histoire lyonnaise. La cour des Voraces tient certainement son nom d’un groupe d’ouvriers canuts, nommés les Voraces, qui s’illustrèrent par leurs insurrections républicaines de 1848 et 1849. (source)

Le genre de vue que l’on découvre en empruntant ces passages entre immeubles:

La ruelle Punaise

La ruelle Punaise est un raidillon qui pourrait servir de passage entre la rue Juiverie et la montée Saint-Barthélemy si une grille cadenassée n’interdisait pas de ressortir en haut. On y entre par un porche sous une maison.

Son histoire
A la fin de l’empire Romain, vers le 3ème siècle, les aqueducs ont été détruits, la population de Lyon s’est réfugiée au bord de la Saône où les puits procuraient de l’eau potable. La place disponible étant très réduite, les habitants se sont entassés le long de minuscules ruelles dont la ruelle Punaise est la seule à avoir gardé son étroitesse originelle.
Cette ruelle témoigne de l’allure des petites rues de Lyon au moyen-âge. Elle a servi d’égout à ciel ouvert. (source)

La tour rose

La Tour Rose [a été] construite sur les plans de l’architecte Sertio. Une tour simplement repeinte en rose et en son temps pour le tournage d’un film. Quelques dizaines d’années plus tard, cette tour est toujours rose, même si le siccatif de la peinture fait de moins en moins effet. Cela doit venir aussi du rose, qui bien souvent est de plus en plus évanescent ! (source)

La rue du Boeuf

La longue traboule serpente à travers quatre immeubles et quatre cours différentes. Elle permet le passage de la rue Saint-Jean à la rue du Bœuf. 

Rue désormais piétonne du 5è arrondissement de Lyon et toujours pavée elle représente, d’une certaine manière, l’architecture de la Renaissance de ce quartier classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Une rue que vous ne pouvez pas ne pas connaître, tant elle est emblématique de cette cité d’entre Rhône et Saône. Elle possède sa propre vie, ses restaurants touristiques, ses hôtels prestigieux, ses traboules, ses codes, ses digicodes, ses cours intérieures, ses escaliers à double hélice, à l’instar des petits gris que l’on trouve au fond des coquilles ! (source)

Enseigne de « A l’outarde d’Or »

Bâti en 1487, cet immeuble bordant la rue a repris le nom de l’enseigne, en pierres sculptées, du marchand poulailler posée en 1708 avec cette devise : ‘Je vaux mieux que tous les gibiers’ ; il s’agit d’une outarde, sorte de pintade sauvage. (source)

 

Je terminerai par le clou de cet article:

L’institut des Sciences Clavologiques

(installé depuis 1959 au n°16 de la rue du Boeuf).

Le demi siècle dernier  vit donc grâce à Félix Benoît la création de cette association réunissant des amateurs d’humour, dit à la lyonnaise. Ces joyeux drilles ont également inventé, l’Ordre du Clou qui tout naturellement a donné naissance à l’Institut des Sciences Clavologiques (Tout ceux qui pratiquent le latin et la messe dominicale comprendront …. Clavum:  : clou ; et logos : science …). La Pataphysique y est aussi de mise, chère à son inventeur Alfred Jarry. Une seule ligne de conduite philosophique pour cette nouvelle science, pas encore reconnue par l’Académie:

« Ne rien prendre au sérieux, à commencer par soi-même ».
(source)

Je dois dire que mon humour me pousserait assez à être membre de l’Ordre du Clou (déjà que je suis un peu marteau!) mais, comme à l’Académie, il paraît qu’il faut attendre le décès d’un membre pour prendre sa place…

A bientôt pour la suite.

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Toi, toi mon toit

Non, ce n’est pas « La chatte sur un toit brûlant » quoique… Si tant est qu’il est vrai qu’ « On a tous en nous quelque chose de Tennessee » c’est possible, surtout en plein été, pas  comme maintenant quoi.

Alors, vous aimez? Nous allons prochainement ramener le regard plus bas pour continuer la découverte de Lyon.

A bientôt

 

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Voyage, voyage: Lyon (3): les Canuts

Il est impossible de parler de Lyon sans évoquer les travailleurs de la soie, les canuts.

Petite ville au Moyen-Âge, Lyon grandit à partir de la Renaissance (15ème et 16ème siècles) en passant de 30 000 à 100 000 habitants, tandis que la soierie s’installe.

Au 17ème, la “Grande Fabrique” est mise en place. Cette organisation originale (manufacture dispersée) regroupe : 
– Les maîtres tisseurs (Canuts), qui tissent sur leurs propres métiers.
– Les marchands-fabricants (Soyeux), qui reçoivent les commandes, fournissent la matière première et le dessin aux canuts.
Pendant les deux siècles de stabilité qui suivent, 15000 métiers à tisser occupent 40 % des travailleurs de la ville. (source)

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Les volets clos (4)

“L’homme a ce choix : laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés.”

(Henry Miller)

En ce qui me concerne, je préfère que les volets que je partage aujourd’hui soient fermés sinon je n’aurais pas pu voir leurs illustrations. Ce qui aurait été dommage non? 

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Voyage, voyage: Lyon (2)

Nous allons aujourd’hui nous intéresser à la colline de Fourvière qui domine le centre de Lyon. Ce qui nous a paru le plus facile pour y accéder a été d’emprunter le funiculaire appelé Ficelle de Fourvière.

Dans son ouvrage inachevé « Le Banquet » (1879), l’historien français Jules Michelet surnomme la colline de Fourvière la montagne mystique.
Le plus ancien lieu d’occupation de Lyon nous entraîne dans les pas des Romains pour y découvrir 2000 ans d’histoire. Nous verrons cela plus tard, l’article du jour se focalisant sur la basilique de Fourvière qu’on voit presque de partout quand on circule dans la ville. Ce n’est pas pour rien qu’on surnomme également cet endroit la colline qui prie.

Deux choses sont marquantes quand on arrive au sommet: la grandeur de la basilique et le panorama géant que l’on découvre.

Ci-dessous un petit montage que j’ai réalisé sur la mosaïque de Saint-Jacques de Compostelle.

 

(Source musique)

Pour terminer, je vous propose un extrait d’un auteur que j’apprécie:

Une vraie église, ça doit être vieux, ça doit être la plus vieille chose d’un village. ça sert à rien, c’est juste là, comme un bibelot sur une cheminée. ça décore! C’est comme un souvenir de famille qui se refile de génération en génération. (Michel Bussi, « Gravé dans le sable »)

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Les Murmures des murs: les fresques peintes de Lyon

A tout seigneur tout honneur, mon billet de ce jour commence par une partie de commentaire d’un de mes visiteurs. J’ai juste déplacé ce qu’il écrivait pour ne pas en dévoiler trop avant mon article et mes photos.

PS : J’ai eu le plaisir d’échanger autour de projets avec Gilbert Coudène qui est le coordonnateur des fresques lyonnaises.
Un aperçu intéressant de son activité.
(Géhem)

Ceci étant dit, je vous invite cette fois à me suivre dans ma découverte émerveillée des fresques peintes de Lyon. Pour moi qui aime l’expression artistique sur les murs, là je peux dire que j’en ai pris plein les yeux, et encore je n’ai pas tout vu mais le temps et mes pauvres pieds ne m’ont pas permis d’en voir davantage.

Il n’empêche que pour une première, je n’ai pas été déçue. Vous m’auriez vue courir de ci, de là avec mon appareil photo, une vraie gamine le matin de Noël (en plein juillet 🙄 ).

Toutes les photos s’agrandissent quand on clique dessus, on peut ainsi mieux voir les détails. Le montage se trouve

ici

Si vous souhaitez aller voir ces oeuvres grandioses vous-mêmes, vous trouverez ici un itinéraire des murs peints de Lyon.

Ce soir sur France 3 à 20h30, une émission spéciale sur la Fête des Lumières de Lyon.

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Les volets clos (3)

Bon, le premier qui dit que ce blog ne contient pas de volet artistique… n’a pas dû voir cette rubrique 

Bien sûr, au sens figuré ce n’est pas tout à fait le cas, quoique,  mais au sens premier il n’y a aucun doute c’est ça qui me plaît évidemment. 

Derrière les volets clos,
Se murmurent des mots,
En toute intimité…
Et même en grand secret…

Mais le grand vent moqueur
Veut les porter ailleurs
Et secoue de son mieux
Les volets poussiéreux.

(Marie-Josée Hubert)

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Voyage, voyage: Lyon (1)

Pendant des années, lors de nos vacances dans le sud, nous avions l’obsession de passer le tunnel de Fourvière à une heure creuse soit environ 3 ou 4 heures du matin… afin de ne pas être englués dans les bouchons interminables de l’endroit.
Actuellement la circulation a été améliorée à Lyon et nous ne sommes plus aussi pressés de courir au soleil. Voilà deux bonnes raisons qui nous ont poussés cet été à faire enfin connaissance avec cette ville qui a tellement à offrir aux vacanciers curieux.

Aujourd’hui je commence donc une série sur Lyon, la ville où est né Guignol.
Il faut dire qu’on l’a vu partout jusque dans notre chambre d’hôtes!

Le premier « personnage » aperçu dans la ville était cette statue de Sigmund Freud (par Georges Faure) tranquillement assis à un arrêt de bus. Cette oeuvre fait partie de la Fresque du demi-millénaire Saint-Jean de Dieu. (Je ne l’ai pas photographiée  celle-là mais je partagerai plus tard des vues de fresques peintes assez exceptionnelles).

Après une visite instructive à l’Office du Tourisme nous étions enfin prêts à arpenter la ville. Mes pauvres pieds ont mis un moment à s’en remettre d’ailleurs tellement nous avons marché dans cette ville immense. Il faut dire que je pense que c’est à pied qu’on prend le mieux l’ambiance d’une ville et qu’on est certain de voir un maximum.
Vous êtes prêts? c’est parti en cliquant juste 

ici

J’espère que vous avez de très bonne chaussures…sinon vous finirez comme moi, ne sachant plus mettre un pied devant l’autre…ce qui n’est pas forcément désagréable pour peu qu’on trouve un endroit propice où se (re)poser.

A bientôt pour la suite.

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Les murmures des murs

Je vous livre deux réflexions différentes à propos des murs. J’aimerais savoir ce que vous en pensez?

  1. De tout temps les empires ou les états ont construit des murs afin d’établir une séparation entre eux-mêmes et une catégorie d’humains qu’ils considèrent comme différente de la leur. Séparer les civilisés des barbares, les nomades des sédentaires, les bons des mauvais, les riches des pauvres, les blancs des noirs, les mongols des chinois, les israéliens des palestiniens, les moutons des kangourous, mon bétail de celui du voisin, etc… Bien que ces murs aient presque toujours échoué à atteindre le but qui leur était fixé, cette course à la séparation se poursuit de nos jours et ne semble pas près de s’arrêter. Il semble que ce soit une des caractéristiques des états de continuer à construire des dispositifs ayant déjà fait preuve de leur inefficacité. C’est ainsi qu’une partie de l’humanité se retrouve face au mur…(source)
  2. Malheureusement le temps semble s’être emballé depuis peu (deux – trois années) avec l’apparition de tagueurs sans foi ni loi, qui recouvrent de vomissures issues de leurs bombes de peinture ces témoins muets d’un passé rendu plus vivant que dans les livres scolaires, les détruisant ainsi irrémédiablement alors qu’ils sont peu connus à cause de leur localisation et leur discrétion, et donc négligés par les historiens diplômés de la faculté. (source)

En ce qui me concerne, je trouve aussi que les murs qui visent à séparer les catégories d’humains ne devraient plus être qu’un mauvais souvenir, hélas ce n’est pas le cas (cf Trump) mais je ne suis pas d’accord du tout d’appeler « vomissures » les oeuvres de ceux que je n’ai pas peur d’appeler artistes de rue, ceux qui font du « Street Art » que j’ai plaisir à photographier et à partager.
Comme quoi, tous les goûts sont dans la nature…

Et puis le dernier qui m’a fait sourire et dont je me demande toujours si c’était volontaire…chez les poulets.

Je termine en faisant appel à votre indulgence au cas où je montrerais deux fois la même photo. Je suis attentive au classement mais parfois, j’avoue que je patauge un peu .

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