Je vous avais promis une suite et la voilà. Nous avons poursuivi notre balade dans l’Allemagne voisine, sans trop nous écarter de la Belgique et découvert ainsi quelques beaux coins.
Comme pour la première partie de la balade, je vous invite à cliquer
Nous partons parfois avec une petite idée de la région qu’on souhaite découvrir, on pointe quelques noms sur une carte puis on se laisse guider par le GPS en évitant toujours les autoroutes et en choisissant même quelquefois le chemin le plus court dans les options. Parfois, ça nous joue des blagues mais souvent ça nous permet d’arriver dans des endroits où nous ne serions jamais passés par hasard. Ensuite, c’est l’ambiance du lieu ou un bâtiment qui nous interpelle et nous invite à quitter la voiture pour découvrir de plus près ce qui est offert à notre regard et les surprises sont souvent bonnes.
Une entrée de ville par une « porte » à l’ancienne annonce généralement une ville médiévale comme celle que vous découvrirez dans la 3ème et dernière partie de la balade hivernale en Allemagne…si vous le voulez bien sûr…
Quand la météo annonce une journée froide mais très belle, il ne faut pas me demander deux fois si ça m’intéresse d’aller faire une balade dans les beaux paysages immaculés de l’est de la Belgique et même de faire une petite incursion dans l’Allemagne toute proche. Je suis très vite emmitouflée et prête à partir.
Si vous voulez m’accompagner, il suffit de cliquer
(pour faire défiler vers le bas, la roulette de votre souris sera parfaite. Il y de petits ascenseurs sur le côté de certains textes pour pouvoir tout lire et les mots soulignés conduisent vers d’autres explications).
Voilà, j’espère que le début de la balade vous a plu parce que ce n’est pas fini
Il y a quelque temps je vous ai montré le château de Stolzenfens mais le Rhin romantique comporte bien d’autres merveilles. Je vais en partager quelques autres aujourd’hui et vous raconter l’histoire de la Lorelei.
La journée s’annonce intéressante puisque nous voyons cette première construction médiévale qui semble être le château fort Reichenstein.
Nous voyons ensuite le château de Stahleck , un château fort du 12 ème siècle qui a subi bien des dégâts au fil du temps.
Wikipédia nous apprend que:
À partir de 1925, le château a été restauré sur les soubassements pour devenir une auberge de jeunesse. Sous le Troisième Reich le château a été transformé en camp de rééducation pour la jeunesse. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le château est à nouveau une auberge de jeunesse.
Tout en haut, au milieu des vignes, on aperçoit la forteresse Gutenfels qui domine le Rhin, une centaine de mètres au-dessus de la ville de Kaub, dans le land de Rhénanie-Palatinat.
Construit en 1328 par Louis de Bavière, le château fort Pfalzgrafenstein près de Kaub a servi de station de péage jusqu’en 1866. Pendant l’hiver de 1813/14 le château fort entrait dans l’histoire européenne. C’est ici que le feld-maréchal prusse Blücher a réussi à traverser le Rhin avec son armée, ce qui signifiait le début de la chute de Napoléon. De cet acte témoigne le musée Blücher à Kaub, qui mérite certainement une visite. La traversée à ce château fort jamais détruit sur une île dans le Rhin est une expérience qui vaut la peine(source).
Un autre château, Schönburg, qui est devenu un hôtel:
Les photos suivantes nous montrent la charmante petite ville médiévale d’Oberwesel .
Ci-dessus: La Ochsenturm (la tour du bœuf) se dresse comme une pointe à l’extrémité nord de la muraille de la ville. Elle montre, comme aucune autre tour, la puissance et la confiance en soi de la ville médiévale deOberwesel (source).
Tout en haut de la photo (ci-dessous), on aperçoit lechâteau du Katz. Je signale aux amateurs des BD’s deYoko Tsuno que ce château et ses environs ont servi de décor pour « L’Orgue du diable«
Et bien sûr nous voyons enfin la statue de la belle Lorelei au pied du rocher!
Lorelei (Loreley, Loreleï ou Lorely) est le nom d’un rocher qui culmine à 132 mètres au-dessus du Rhin à proximité de Sankt Goarshausen (Saint Goarshausen en français) en Allemagne (Rhénanie-Palatinat).
C’est l’endroit le plus étroit du fleuve entre la Suisse et la mer du Nord. L’avancée du rocher réduit d’un quart la largeur du fleuve. Le courant très violent et les nombreux rochers immergés ont causé de nombreux accidents de navigation.
Lorelei est aussi le nom d’unenixe (nymphede la mythologie germanique) qui attire les navigateurs du Rhin jusqu’à leur perdition par ses chants, comme les sirènes de la mythologie grecque ancienne. Cette légende de la Lorelei sur son rocher a inspiré de nombreux artistes, dont le poète allemand Heinrich Heinequi écrivit en 1824 l’histoire Die Lore-Ley plus tard mise en musique et popularisée par le compositeur Friedrich Silcher (source).
Je vous invite à vous asseoir confortablement pour lire la légende complète surWikipédia, si ce n’est pas encore fait, puis pour regarder la vidéo ci-dessous.
Si vous en voulez encore, vous trouverezicides informations détaillées sur les châteaux situés entreCoblenceet Rudesheim.
Lessources d’eau chaude sont à l’origine de la ville d’Aix-la-Chapelle. C’est pour être proches de ces sources que les hommes s’y sont installés depuis très longtemps.
Pour rappeler que nous sommes bien dans une ville thermale, de nombreuses fontaines ouvragées, comme celle ci-dessous, trouvent leur place dans les espaces publics.
J’ai la chance d’habiter à moins d’une heure de la charmante ville d’Aix-la-Chapelle (Aachen en allemand).
Le nom d’ Aix-la-Chapelle viendrait du latin aqua (eau), pour Aix, et capella pour Chapelle, la relique étant conservée dans l’édifice homonyme construit par Charlemagne de 794 à 797 (d’où il contrôlait son empire).
Selon la légende de Saint-Martin, celui-ci aurait donné un morceau de sa cape a un déshérité. La nuit suivante, le Christ lui est apparu vêtu de ce morceau de cape. Le reste de la cape sera placé plus tard à la vénération des fidèles dans une pièce appelée chapelle (cappella en italien, chapel en anglais, Kapelle en allemand).(source)
Selon Victor Hugo, c’est dans cette ville que serait né l’empereur Charlemagne. En tout cas, une chose est certaine, c’est qu’il y a vécu comme nous le rappellent de nombreux signes dans la ville.
Le château de Stolzenfels est un château néo-gothique qui se trouve sur la rive gauche du Rhin non loin de la ville de Coblence.
Sa construction a débuté au 13ème siècle puis il a été détruit au 17ème siècle. Il est resté en ruine pendant 150 ans jusqu’à sa reconstruction au début du 19ème siècle.
Je me rends compte que je ne vous ai pas encore parlé de la belle ville allemande de Coblence au confluent de la Moselle et du Rhin.
Ci-dessous, à gauche, l’hôtel du gouvernement prussien. A droite, vue sur la ville dans la brume.
Quand on entre dans la ville, la première construction rencontrée, à côté de laquelle on se sent minuscule, c’est le château des Princes-électeurs.
Le bâtiment est imposant mais c’est le travail des jardiniers du parc qui m’a le plus impressionnée.
La fontaine ci-dessous, très ouvragée, raconte l’histoire complète de la ville de Coblence.
Au confluent du Rhin et de la Moselle, se trouve le Deutsches Eck, le coin allemand où on trouve la statue de Guillaume 1er ou plutôt une reproduction, la statue d’origine (1897) ayant été bombardée en 1945.
En continuant notre découverte de la ville, nous apercevons les tours de la basilique Saint-Castor.
Nous entrons cette fois réellement dans le coeur de la ville et sommes impressionnés par les magnifiques façades décorées de ces oriels, bow-windows ou échauguettes, j’ignore quel nom il convient de leur donner…même si ma préférence va à ce dernier puisque, selon Wikipédia, il viendrait de l’occitan eschaugard (veiller, surveiller).
Sur cette vue d’ensemble, on voit très bien que Coblence abrite de nombreuses églises assez importantes dont l’église romane du Sacré-Coeur, et, en jaune et blanc, l’église Saint-Florin.
Je termine cette découverte par la photo de cette jolie rosace aux gardiens à la mine boudeuse…ce qui n’est pas du tout mon cas
Le décor offert par les rives de la Moselle en Allemagne est un spectacle que j’apprécie particulièrement en automne. Les coloris y sont chaleureux grâce aux multiples et diverses variétés de vignes qui y sont cultivées.
Aujourd’hui je vais donc vous proposer de visiter la ville ancienne et romantique de Cochem sans oublier bien sûr son château impérial, le Reichsburg .
La ville de Cochem doit son charme, entre autres, aux traces laissées par le Moyen-Âge et ses maisons à colombages, ses ruelles étroites et tortueuses et la belle promenade sur les rives de la Moselle, où l’on déguste les crus de la région. De la place du marché, d’étroits et anguleux escaliers montent au couvent des Capucins construit sur un surplomb de la montagne vers 1630 et qui héberge aujourd’hui le centre culturel de Cochem et le château.(source)
Vue sur Cochem et le Reichburg
Et quand on circule à Cochem, pour ajouter au romantisme, les cygnes se déplacent librement dans la ville et tout le monde s’arrête pour les laisser passer…
Une très jolie mosaïque murale reprenant des dates marquantes
Découverte de la ville avant de monter à l’assaut du château
Nous continuons notre découverte de l’Allemagne en nous posant cette fois, au milieu des vignobles, dans la ville de Mayence, ville natale de Gutenberg.
Une particularité à Mayence : les rues indiquées en rouge se dirigent vers le Rhin, celles en bleu lui sont parallèles.
Les couleurs des armes de Mayence sont celles de l’évêque de Mayence, de gueules (rouge) et d’argent (blanc). Deux roues blanches reliées par une croix de même couleur sur fond rouge sont les armoiries de Mayence. Ces roues rappellent, selon la tradition, la profession du père deWilligis, archevêque de la ville.
L’église Saint-Christophe, volontairement laissée en ruineStatue de GutenbergLa cathédrale Saint-MartinAutre vue de la cathédraleLa cathédrale vue depuis Fischtor, où se trouvait l’ancienne porte aux poissons…
…et où se trouvent des fontaines avec des poissons.
Le théâtre d’état de MayenceDétail de la façade du théâtre d’étatLe personnage de Gutenberg est très présent dans la villeLa fontaine de carnaval, décorée de nombreux « fous »Place de l’ÉvêqueUne fontaine dont j’ignore l’histoire et la symbolique
Nous nous baladons avec plaisir sur la place du marché et admirons ses façades richement décorées.
Vieux puits (1526) sur la place du MarchéDétail du vieux puitsEncore une bien jolie façade!La colonne des clous, Nagelsäule. Ces colonnes sont les vestiges d’appels aux dons pour financer la Première Guerre Mondiale, chaque clou représentant un donateur.
Le musée GutenbergDétail de la façade du muséeGrande statue avec la tête de GutenbergChouettes bornes ouvragéesPresse à main de 1830Château des Princes-ÉlecteursDétail de la façade du château des Princes-Électeurs
Pour en savoir davantage sur Mayence, c’est ici et là.
Et comme Mayence est jumelée avec Dijon, nous irons explorer cette ville française tout bientôt.
C’est aujourd’hui que je vais enfin vous révéler pourquoi nous avons choisi spécialement cette période pour nous rendre à un endroit précis d’Allemagne, la jolie ville de Lahr.
Lahr, ville de près de 44 000 habitants, se trouve dans l’une des plus belles régions du Bade-Wurtemberg. Entourée de vignobles aux couleurs vives, de la superbe plaine du Rhin et du paysage varié des contreforts de la Forêt-Noire, cette cité de culture et de shopping donne de nombreux moyens de se divertir et de se détendre.
Que l’on déambule dans la zone piétonnière historique du centre-ville, que l’on se promène dans le parc municipal unique en son genre ou que l’on préfère partir en randonnée pour savourer le panorama offert notamment par le Schutterlindenberg ou la ruine du château-fort de Geroldseck, peu importe ! Lahr en a pour tous les goûts et pour toutes les générations.
Et quand à l’automne la triste grisaille menace d’envahir la région, des milliers de compositions de chrysanthèmes viennent fleurir la ville médiévale en la parant de somptueuses couleurs (source).
En 2016, si ça vous dit d’aller voir ça en vrai,Chrysanthemaest en place jusqu’au 13 novembre.
Trêve de bavardage, passons aux photos. Et que ceux qui pensent que les chrysanthèmes sont des fleurs tristes ouvrent bien grand leurs yeux dès qu’ils auront cliqué