Voyage, voyage: Santorin (3/6)

Nous poursuivons notre découverte de cette île paradisiaque en allant prendre l’ambiance du petit village mignon tout plein de Finikia.
Ce village, bâti en amphithéâtre face à la mer, est, comme Akrotiri, peu touristique si l’on considère le mauvais sens du terme. C’est à dire qu’il n’est pas envahi par une foule bigarrée et peu respectueuse des autres et moi je trouve ça vachement chouette!
Nous empruntons la petite route interdite aux voitures et nous perdons avec délice dans le labyrinthe des ruelles qui rivalisent de beauté. J’ai envie de toutes les photographier. Elles sont à la fois similaires et différentes… un vrai bonheur cet endroit.

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Balade dans les Ardennes belges (3)

Nous continuons notre promenade dans cette belle région. Il n’y a pas de montagnes dans « le plat pays qui est le mien » mais il y a quand même de bien beaux reliefs et des paysages plaisants.

On peut également rencontrer un ancien moulin à eau plein de charme…

…ou une modeste chapelle isolée dans les bois et dédiée à la vierge Marie désignée  ici sous l’appellation Notre-Dame du Prompt Secours.

Chemin faisant, nous arrivons près des ruines du château d’Herbeumont situé au sommet d’une crête rocheuse. Cet endroit, encerclé par un méandre de la Semois, est aussi nommé « Tombeau du chevalier ».

L’accès aux ruines est libre toute l’année si on a le courage de grimper le dénivelé qui y conduit en pente assez raide.

Ce qui m’a vraiment interpellée, c’est le tapis rougeâtre de petites plantes grasses à minuscules fleurs blanches qui se trouve sur le dessus de tous les murs épais du château.

Un panneau explicatif à l’entrée nous apprend que cette forteresse est bâtie sur le modèle de Philippe-Auguste: plan trapézoïdal avec tourelles d’angles, donjon incorporé à l’entrée et habitat modeste.

Ci-dessous, on peut estimer la grandeur de la cour intérieure…

… et voir les vestiges d’une tour imposante.

Voilà le type de « chevaliers » qui occupent  l’endroit de nos jours: ils sont très beaux et n’ont pas l’air très belliqueux malgré leurs longues cornes pointues 😉.

Je pense que la courte vidéo ci-dessous, trouvée sur internet, vous donnera une vue plus complète de l’endroit d’où l’on jouit d’un très beau panorama plongeant sur la Semois.

A bientôt pour d’autres découvertes/balades.

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Voyage, voyage: Santorin (2/6)

Dans notre liste de beautés à découvrir sur l’île, l’endroit suivant est le petit village d’Akrotiri situé à l’extrémité sud de Santorin.
Ce petit village est paisible et la vue sur la caldeira est saisissante. Nous reviendrons plus tard pour une journée consacrée à la découverte du site archéologique mais aujourd’hui c’est promenade relax sous le soleil le long des incroyables constructions blanches aux boiseries et toits souvent bleus…

Ce village, dont le nom  en grec signifie « promontoire », est entouré par une ancienne forteresse vénitienne. L’endroit est une véritable perle peu recherchée par les touristes, ce qui ajoute à son attrait en ce qui me concerne 👍

D’accord ça fait un peu carte postale mais c’est ça aussi Santorin…

Vue sur la Caldeira

La Ponta est située dans une tour vénitienne du 13ème siècle, vestige du château d’Akrotiri. De la terrasse on a vraiment une vue panoramique exceptionnelle sur le village. Dans la Ponta sont exposés différents objets anciens dont des instruments de musique comme par exemple une tasabouna (famille des cornemuses) mais aussi des percussions et des flûtes grecques traditionnelles.

Au Moyen-Âge, Akrotiri était un des cinq châteaux de l’île et il a été appelé La Ponta qui est le mot latin pour « le pic ».

Nous redescendons vers le village en nous disant au passage que nous devrions suivre l’exemple donné par les nombreux chats qui paressent à tous les endroits de l’île. Comme vous savez que j’adore les félins, ce spectacle me réjouit évidemment 

Ci-dessous, une église orthodoxe à Akrotiri.

Un peu plus bas, nous apercevons la plage rouge (Red Beach) qui doit sa couleur au sable volcanique et aux falaises qui l’entourent. Pour y accéder il faut passer par les rochers ou prendre un petit bateau…

…ou voler et se poser où on veut 

Mais toutes les belles choses ont une fin et quand la fin est aussi belle qu’un coucher de soleil sur la caldeira, on ne peut que sentir heureux d’être là pour en profiter .

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Balade dans les Ardennes belges (2)

En quittant Paliseul, nous nous dirigeons vers Bouillon. A moins de 5 km de la frontière française et au milieu des forêts, la ville est surtout connue pour son château et pour l’illustre descendant de Charlemagne,  le Croisé Godefroy de Bouillon, qui y fut éduqué par son oncle.

La ville de Bouillon, après avoir été française puis néerlandaise, est devenue belge en 1830 lors de la révolution belge.

Ci-dessous, le château vu de la ville.

 

Quand on arrive à Bouillon, nos pas nous guident vers le syndicat d’initiative installé dans  l’ancien couvent des Sépulcrines.

En 1626, Ferdinand de Bavière, Prince-Evêque de Liège et propriétaire du duché de Bouillon, autorise les chanoinesses du Saint Sépulcre à établir une filiale de leur institution dans la ville. Les Sépulcrines suivent la règle de Saint Augustin et s’occupent principalement de l’éducation des jeunes filles et de la charité. Venues d’Andenne, elles ont pour mission d’ouvrir une petite école destinées aux filles de bonne famille. Le Prince-Evêque entend contrer l’influence grandissante du protestantisme de Sedan, ville voisine. Le nouveau couvent est construit sur la rive droite de la Semois. En 1794, la Révolution française impose la fermeture du couvent et la dispersion des sœurs.(source)

 

Quand on pénètre dans ce bâtiment, on découvre l’ancienne charpente (1), les magnifiques caves voûtées (2) ainsi qu’un magnifique escalier d’origine (3).

Ci-dessous, une autre vue du  château qui surplombe la ville et la Semois, bien présente.

 

Un petit monument rend hommage au personnage qui a fait la renommée de cette ville.

 

Au 17ème siècle, l’endroit était prisé pour sa position stratégique en tant que « clé des Ardennes » (appelée ainsi par Vauban, le grand architecte militaire de Louis XIV, qui entoura Bouillon d’une enceinte laquelle fut rasée au XIXe siècle) et ainsi donc de la France. (source)

De l’ouvrage de Vauban, il reste néanmoins quelques traces dans la ville comme nous le voyons ci-dessous.

Caserne Vauban

Principal vestige d’un quartier militaire édifié par Vauban en 1690. Des troupes militaires ainsi que leurs montures (160 chevaux) pouvaient prendre place dans les écuries du rez-de-chaussée. Actuellement, la caserne Vauban abrite des appartements sociaux.

Bastion du Dauphin

 

Près de la caserne Vauban, nous rencontrons le Bastion du Dauphin qui est une des trois (sur les neuf de départ) tours conservées. L’ouvrage suggère encore l’esprit de ce remarquable ouvrage architectural qui ceintura la ville jusqu’au milieu du 19ème siècle. Malgré la fonction strictement défensive de l’ouvrage, une cinquantaine de soldats pouvait loger à l’étage. La charpente de chêne est magnifique.

Bastion de Bretagne

 

Le Bastion de Bretagne est le plus évocateur de la configuration d’antan. Il laisse encore voir une portion du mur d’enceinte percé de nombreuses meurtrières. Renforcé ultérieurement d’une échauguette, l’ouvrage défensif possède encore une impressionnante charpente d’origine.

Maison du Commandant

 

La Maison du Commandant, intégrée dans le périmètre de l’ancien quartier militaire, a été construite en 1690 pour accueillir le logement de l’ingénieur en chef de la place.

Maison Maugre

 

Répertoriée sur le plan de la ville de 1708 comme « Palais du Prince », renseignée sur celui de 1750 comme « Maison des Monnayeurs », cette maison compte parmi les plus anciennes de la cité. Magnifiée par un vaste parc arboré, cette maison fut le lieu de naissance de Madeleine Ozeray (1908-1989), célèbre égérie de Louis Jouvet, qui fut l’emblématique interprète d’Ondine de Giraudoux.

Si après cette balade, vous souhaitez vous désaltérer, ne vous arrêtez pas devant cet ancien établissement actuellement fermé…

 

… mais allez plus loin déguster une bière locale de la Brasserie de Bouillon ou, si vous préférez, une bière importée de Normandie et qui est bien représentée dans les vitrines bouillonnaises.

 

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Balade dans les Ardennes belges (1)

Une belle journée ensoleillée et du temps libre, il n’en fallait pas plus pour nous donner l’envie d’une balade au long des belles routes qui serpentent dans nos Ardennes belges. C’est aussi l’occasion de nous arrêter à différents endroits qui jalonnent notre itinéraire. Nous ferons notre première pause à

Jemelle

La légende raconte que la fille du seigneur de Rochefort émit le souhait de baptiser tous les endroits rencontrés lors de son voyage à travers leurs terres. Arrivés au confluent de la Lomme et de la Wamme, les deux augustes voyageurs remarquèrent les deux rivières «jumelles», qui coulaient joyeuses et se jetaient dans les bras l’une de l’autre. La fillette descendit du carrosse et, soudain, entendit monter des flots une voix harmonieuse qui disait: «Je me mêle». Saisie d’admiration, elle courut à son père et lui dit: «Nous l’appellerons : je me mêle». Plus tard, on l’écrivit Jememelle. Et, enfin, le greffier, jugeant sans doute ce mot trop long à écrire, l’abrégea. Depuis lors, on écrit Jemelle. (source)

Louis Noël, sculpteur de la région, a réalisé cette sculpture en bronze placée au confluent des deux rivières.

Nous poursuivons notre balade à travers la région et faisons notre deuxième pause à

Paliseul

Ci-dessous, l’oeuvre de Jean-Paul Couvert installée depuis 2010 sur la grand place de Paliseul.

Jean-Paul Couvert explique son oeuvre : « Elle représente le travail de l’homme dans la forêt. La hache est l’objet premier de l’homme. C’est le rapport de l’homme à la technique et au monde. La hache permet de se défendre mais aussi de construire.

 » Le H au centre de l’oeuvre représente l’homme qui contemple la technique qu’il a fait évoluer au fil du temps. Le H est également la seule lettre silencieuse et la seule qui représente un objet. La forêt est matérialisée par les feuilles d’or. Il s’agit de l’arbre originel qui donne une ombre lumineuse sur le monde, un éclat de lumière. » Au pied de cette sculpture, on retrouve quelques vers de Paul Verlaine, gravés dans la pierre : « Au pays de mon père, on voit des bois sans nombre. Les villages de pierre ardoisière aux toits bleus ont leur pacage et leur labourage autour d’eux. Et l’Habitant, grâce à la foi sauve, est Heureux. «  E. W. (source)

A Paliseul, le centre culturel porte le nom de Paul Verlaine. En effet, le poète est français mais « le pays de son père » est la région de Paliseul où vivait une bonne partie de sa famille paternelle. C’est là qu’il passait ses vacances et c’est là également qu’il s’est réfugié après sa rupture avec Rimbaud.

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Voyage, voyage: Santorin (1/6), Oia

Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page” (Saint-Augustin)

et moi j’aime les gros livres et je vous assure que je lis toutes les pages attentivement 

Et comme le printemps danse une valse hésitation et que le manque de soleil se fait sentir de plus en plus, j’ai décidé de vous en donner quelques rayons en attendant l’été 

Je vais donc vous proposer cette fois de m’accompagner sur la très belle et très ensoleillée île de Santorin. Cette île volcanique des Cyclades (Grêce) est un vestige d’une ancienne île partiellement détruite vers 1500 av. J.-C. au cours de l’éruption minoenne.

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Balade à Wavre, dans les pas du poète…

Récemment je me baladais dans la ville de Wavre en Belgique et vous savez (ou je vous l’apprends) que c’est là qu’est né le poète belge Maurice Carême (et aussi, pour les anciens, Sœur Sourire).

Tous les petits Belges ont appris au moins un de ses poèmes à l’école. En effet, ses textes sont souvent courts, simples et surtout chantent bien à l’oreille. Et puis il aimait les chats, comme moi, donc un bon point de plus pour lui.

Trois inratables du centre- ville de Wavre

  1. Le Maca: est un adolescent espiègle qui escalade la balustrade du perron de l’hôtel de ville. Cette sculpture, réalisée par Jean Godart en 1962,  représente le premier bourgeois de la ville qui reçoit « La Charte des libertés et franchises » et incarne l’esprit primesautier et moqueur des Wavriens qui ont tiré de lui leur surnom. L’histoire serait banale si, lors de l’escalade, il n’avait pas perdu son pantalon donnant lieu à la coutume de lui caresser les fesses au passage, il paraît que ça porte bonheur…

  2. L’Hôtel de ville: acquise par la municipalité en 1809, cette ancienne église des Carmes chaussés, érigée en 1662, a été reconstruite en 1720 suite à l’incendie de 1695. Du couvent qui la jouxtait, il ne reste que le cloître, merveilleusement restauré, du XVIIème siècle.(source)


  3. L’église Saint-Jean-Baptiste: si une église existait déjà à cet endroit au XIème siècle, l’édifice actuel de style gothique brabançon, en briques et grès ferrugineux, date de la fin du XVème siècle. En façade, la porte d’entrée en plein cintre de style Renaissance, est surmontée d’une imposante fenêtre ogivale.


Dans les pas du poète

Nous n’allons pas suivre toute la promenade Maurice Carême, mais il est impossible de parler de Wavre sans évoquer le poète à travers au moins deux lieux marquants de la ville: la maison où il a vécu et le mausolée qui lui est consacré.

Le souhait exprimé ci-dessous par le poète a été respecté comme on le voit sur la photo qui suit ces quelques mots.

Je désire être enterré à Wavre – près d’un endroit  où j’ai joué ou en tout autre endroit que le conseil communal voudra bien me réserver – mais pas au cimetière. (…) j’ai d’ailleurs déclaré à la fin de mon grand poème « Brabant »

Puissé-je, quand la mort me croisera les mains
Tandis que mon esprit rejoindra tes collines
Reposer à jamais sur ta large poitrine
Comme un enfant qui dort, oublié dans le foin.

J’aimerais d’ailleurs que l’on grave ces vers sur ma pierre tombale.

MAURICE CARÊME
BRUXELLES, LE 20 JUILLET 1977

(source)

Comment mieux terminer cet article que par une poésie de Maurice Carême?

 

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Découverte de petits coins de Liège en Belgique (2): la Collégiale Saint-Barthélemy

La Collégiale Saint-Barthélemy se trouve à quelques pas du Grand Curtius et tranche sur le gris du paysage urbain par ses façades colorées et ses deux tours à toitures rhomboèdres.

Construite au XIème siècle, cette Collégiale présente une architecture spécifique au Saint-Empire Romain Germanique et est une des 7 Collégiales liégeoises. Son carillon sonne à 8 heures et à midi. 

Je vous propose de me suivre pour une visite guidée de la Collégiale et si vous souhaitez en (sa)voir davantage c’est ici que ça se passe.

A bientôt pour d’autres découvertes liégeoises…

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Découverte de petits coins de Liège en Belgique (1): le Grand Curtius

Je ne vous ai pas encore beaucoup parlé de la ville près de laquelle j’habite mis à part une ou deux approches (ici et ).

Vous savez que Liège se situe à moins d’une heure des Pays-Bas, de l’Allemagne et du Luxembourg et à environ une heure et demie de la France (en voiture). C’est drôlement pratique pour découvrir les voisins, leur habitat et leur culture et vous savez combien j’aime ça.

Mais je ne voudrais pas, à force de courir par monts et par vaux, négliger cette ville où j’ai passé ma jeunesse et qui recèle quelques beaux endroits même si on pense toujours que l’herbe est plus verte ailleurs… Aujourd’hui j’ai donc décidé de vous faire connaître le Grand Curtius.

Il s’agit du plus grand musée (5000 m² de surface d’exposition) de Wallonie (partie francophone de la Belgique). Celui-ci est un ensemble muséal qui regroupe le musée Curtius (musées d’archéologie et d’arts décoratifs), le musée d’art religieux et d’art mosan, le musée d’armes et le musée du verre ainsi que l’ancienne collection d’égyptologie de l’université de Liège.
Son nom lui vient de Jean De Corte, dit Jean Curtius, industriel liégeois et négociant d’armes du XVIIe siècle.
Cet ensemble est situé sur l’un des nombreux quais qui encadrent le lit de la Meuse.

Regardons quelques photos de l’ensemble du Grand Curtius:

Approchons-nous pour mieux voir les détails de la façade

Ci-dessous, on voit mieux la  fontaine « Enfant assis sur un dauphin » (Robert Massart) qui se trouve entre le Curtius et le Centre administratif du Port Autonome de Liège (3ème port intérieur d’Europe).

En effet, de tout temps, Liège a été un centre important de navigation ! Les relations fluviales, que la Meuse rendait possibles, faisaient de ce fleuve un puissant élément d’attraction. Elles ont largement contribué à la prospérité de la Principauté de Liège, tout en influençant fortement la vie des habitants de la Cité. (source).

Alors, vous ne trouvez pas que ça a de l’allure?
Ci-dessous, une porte latérale du Curtius suivie d’une vue de l’étroite rue du Mont de Piété.

Ci-dessous, la cour intérieure du Curtius

 

Détails des oeuvres exposées dans cette cour

Pour terminer, ou presque, une photo des quelques canons exposés à l’entrée côté quai du Curtius.

Pour terminer agréablement cet article, la Belgique étant réputée pour le chocolat mais aussi, pour son choix de bières   je ne pouvais pas vous taire plus longtemps l’existence de la bière Curtius 

A bientôt pour d’autres découvertes…

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Voyage, voyage: Wismar (D)

Je vous l’avais annoncé, après Potsdam nous allons visiter la ville hanséatique de Wismar, au bord de la Baltique (voir Google Map ci-dessous).

 

L’histoire nous apprend que Wismar a longtemps été suédoise, sous le nom de Wisborg. Ce n’est qu’en 1903 qu’elle est redevenue allemande.

Depuis 2002, la vieille ville de Wismar est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Il faut dire que cette ville est assez particulière et imposante et, malgré les bombardements alliés, elle a gardé intacts de nombreux monuments historiques.

L’église Sainte-Marie

De cette église du 13ème siècle, ne subsistent que la tour et des restes de fondations originales permettant d’imaginer ce qu’était le bâtiment entier. Le haut clocher de l’église Sainte-Marie (80 mètres) est un point de repère très visible et très utile dans la ville.  Les cadrans de la tour de l’horloge ont un diamètre de 5 mètres. Le mouvement permet chaque jour à 12 h, 15 h et 19 h d’entendre résonner l’un des quatorze hymnes sur les carillons.(source)

Ci-dessus, le Tauziehergruppe (groupe de tireurs de corde), créé par Karl-Henning Seemann représente bien les tensions qui ont accompagné l’aménagement des abords de cette église.
L’archidiaconat (ci-dessous) daterait lui de 1450.

Le Palais de Furstenhof

Le Palais princier de Wismar est un superbe édifice de style Renaissance italienne. Admirez les sculptures qui ornent sa façade ci-dessous.

Ci-dessous une ancienne bâtisse transformée en débit de boissons « Alter Schwede » (le vieux Suédois) la plus ancienne maison de la ville…

…et le restaurant voisin à la façade richement décorée. Ces édifices se trouvent sur la Grand-Place de Wismar.

L’église Saint-Georges

Sur la porte Saint-Georges de Karl Henning Seemann, ci-dessous, nous découvrons 3 thèmes

  • Sur les poignées: Saint-Georges se voit comme un dragon dans un miroir
  • Sur le tympan: Christophoros au milieu d’innombrables enfants des rue affamés. « Ce que vous avez fait à l’un de mes frères, vous me l’avez fait à moi-même ». Qui sauve l’un d’entre eux, le ressuscite. 
  • Le vantail:  le passage de la Mer Rouge, pas le texte biblique traditionnel. Non pas des réfugiés dans la mer mais une mer de réfugiés.

Quelques autres jolies façades ci-dessous

Pour compléter la visite, si vous souhaitez en 60 secondes chrono faire le tour de Wismar il suffit de cliquer ici.

Je ne voulais pas vous effrayer, j’ai donc attendu la fin de cet article pour vous rappeler que c’est à Wismar que se déroule une grande partie du film de Werner Herzog Nosferatu, fantôme de la nuit.

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