Balade « gourmande » à Bruges (6)

Deux autres vedettes existent également à Bruges, comme dans d’autres villes de Belgique d’ailleurs, mais je pense que là leur présence est vraiment poussée à son paroxysme! J’ai nommé le chocolat et la bière, je devrais d’ailleurs plutôt dire les bières.

Commençons par le chocolat 

Il y a de nombreux  magasins de chocolat assez tentants partout dans la ville mais le rayon de chocolat sexy que l’on voit ci-dessous est, quant à lui, assez étonnant!               

Poursuivons notre balade gourmande avec la bière et une Vespa parfaitement éloquente sur le sujet…

Ci-dessous, un mur de casiers de bière donnant un (petit) échantillon intéressant des marques qu’il est possible d’acheter.

Bruges possède même son Musée de la bière, c’est dire comme le sujet est important  

Ci-dessous, une vue de l’intérieur de la brasserie De halve maan (la demi lune) 

Je vous propose ci-dessous une vidéo offerte par la brasserie De halve maan. Le brasseur parle en flamand mais le texte est sous-titré en anglais. Je ne pense pas qu’il soit difficile de comprendre les explications en regardant le film.

En gros, le brasseur nous explique que la brasserie existe depuis 6 siècles et qu’elle est dirigée depuis 150 ans par la même famille (Maes) dont il représente la sixième génération. Ils reçoivent environ 100.000 visiteurs par an et leur musée contient d’anciennes pièces de brasserie en cuivre.  La brasserie a redémarré en 2005 en lançant la « Brugse Zot » 

Cette brasserie a été la première en Belgique à installer un bièroduc: 3,2km de pipeline reliant la brasserie historique en plein centre et l’usine d’embouteillage au Nord-Est de la ville (voir ici)

Allez, à votre santé!

 

Je laisse le (bon) mot de la fin à Benjamin Franklin:

La bière est la preuve que Dieu nous aime et souhaite que nous soyons heureux
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Balade à Bruges (5)

Bruges, ville du patrimoine mondial de l’Unesco, nous offre quelques bâtiments imposants parmi les plus représentatifs de la ville.

Burg: l’ancien greffe civil et l’hôtel de ville

Joyau du gothique (achevé en 1421), l’hôtel de ville de Bruges est le premier d’une lignée de bâtiments communaux de prestige construits en Flandre et en Brabant. Le choix de la pierre dénote une volonté de prestige. L’élan vertical du gothique est renforcé par les 48 statues de comtes et comtesses de Flandre. Elles sont de facture récente.(source)

Ancien greffe civil

La magnifique façade renaissance de l’ancien greffe de Bruges date de la première moitié du 16e siècle. Sur le pignon du bâtiment, vous pouvez voir la statue de la justice. Le tribunal de Bruges se trouvait dans l’ancien greffe jusque dans les années 80. (source)

Statue de la justice, au-dessus de l’ancien greffe
Le beffroi avec les halles
La basilique du Saint-Sang
L’histoire du Saint-Sang (relique contenant du sang du Christ)

D’après la tradition, Thierry d’Alsace, comte de Flandre, rapporta la relique du Saint-Sang de Terre sainte à l’issue de la deuxième croisade (1150).
Thierry aurait reçu cette relique des mains de son beau-frère Baudouin III d’ Anjou, roi de Jérusalem.
Arrivé à Bruges, le 7 avril 1150, le comte Thierry, accompagné de son épouse Sybille d’Anjou et de Léonius, abbé du monastère Saint-Bertin à Saint-Omer, déposa la relique à la chapelle Saint-Basile érigée par lui sur le Burg.(…)
Le plus ancien document concernant la relique du Saint-Sang à Bruges remonte à 1256.
Entre 1150 et 1256 il y a donc une lacune d’un siècle ! La relique aurait-elle abouti à Bruges après 1150 ? Probablement car, à cette époque, une relique du Saint-Sang était conservée au palais impérial Bucoleon à Constantinople. Elle faisait partie de toute une série de reliques de la Passion. Constantinople fut conquise par les croisés en 1203 et pillée pendant cette quatrième croisade (1204).
Baudouin IX, comte de Flandre, qui fut intronisé en tant que nouvel empereur, expédia sans doute les reliques saisies vers sa patrie et notamment à Bruges où ses filles Jeanne et Marguerite dirigeaient le comté.
La relique du Saint-Sang échut probablement à Bruges par cette voie. La taille caractéristique du flacon en cristal de roche correspond aux récipients analogues connus provenant de Constantinople.(source)

Chaque année, le jeudi de la fête de l’Ascension,  évêques et prélats portent le grand reliquaire dans les rues de la ville au cours d’une procession solennelle et haute en couleurs.Tous les ans, 50.000 pèlerins en moyenne assistent à cette procession originale et impressionnante par le nombre de participants (plus de 1800 figurants) et par la richesse de leurs costumes.

Le palais provincial

 

C’est sur l’emplacement d’une partie des anciennes halles du marché central de Bruges que fut construit, entre 1887 et 1921, le gigantesque palais provincial qui occupe tout le pan Est du Markt, c’est-à-dire la Grand’ place. C’est un édifice de style néo-gothique, un choix surprenant à une époque où ce style, alors en plein essor outre-Atlantique, commençait à passer de mode en Europe. Sa façade monumentale est l’un des chefs-d’oeuvre de l’architecture du tournant du XXème siècle, qui prend ses sources dans l’exubérance de l’architecture de la fin du Moyen-âge. (source)

Il s’agit de la  résidence officielle du gouverneur de la province de Flandre occidentale.

Nous terminerons cette série avec deux musées renommés de Bruges.

Ci-dessous, l’entrée du musée Gruuthuse, luxueux palais urbain des seigneurs de Gruuthuse, où toutes les expositions se focalisent sur l’histoire de Bruges et de ses habitants.

 

La pénultième photo de ce jour est celle de l’entrée du musée Groeninge.

Le musée Groeninge propose une vue d’ensemble variée de l’histoire des arts plastiques belges, avec pour points culminants les primitifs flamands mondialement célèbres. Vous y rencontrez entre autres « La Madone au Chanoine Van der Paele » de Jan van Eyck ou la « Triptyque Moreel » de Hans Memling. (source)

Et, pour finir ce chapitre…

La maison Bouchoute

 

C’est, paraît-il, la plus vieille maison de la place du Markt. Situé à l’Ouest de cette grand place, tout contre le passage de Saint-Amand (Sint Amandsstraat), la maison Bouchoute (Huis Boechout) tranche avec les autres bâtiments : très géométrique et coiffée d’un toit plat, cet immeuble de  5 étage réalisé en brique est affublé d’une imposante rose des vents.
Datant de 1477, la maison Bouchoute fait l’angle et accueille depuis quelques décennies un salon de thé. Situé à côté de la maison Craenenburg et face au palais provincial, il s’agit d’un des lieux historiques les plus intrigants de Bruges.
La façade, restaurée au 19ème siècle a fait perdre le charme original des lieux et le rez-de chaussée n’a pas vraiment profité de cette remise à neuf, mais peu importe, cette maison est spéciale pour d’autres raisons.
En effet, et c’est l’intérêt principal de cette maison, il a été installé un astucieux mais désormais désuet système permettant de mesurer le temps. Depuis 1839, une boule de cuivre plaquée or de 50cm de diamètre (le gnomon) est placé au sommet d’un des angles du bâtiment : lorsqu’il est midi pile, l’ombre du globe trace une ligne sur le sol de la place. Cette ligne rencontre des clous de laiton qui s’y trouvent enfoncés et lorsque l’alignement est parfait, on sait qu’il est exactement midi. Connaître l’heure exacte était alors très utile car le train reliant Bruxelles à Bruges devait partir et arriver à l’heure et à l’époque, l’heure n’était pas la même dans tout le pays.
Autre spécificité du bâtiment : un fanion métallique planté sur le toit indique le sens du vent directement sur la façade grâce à un jeu d’engrenages. Au premier regard, on pourrait croire qu’il s’agit d’une horloge mais ce n’est pas le cas : c’est un anémoscope (une girouette) et ce sont les 4 points cardinaux qui y sont inscrits et qui permettaient, lorsque les péniches à voile utilisaient les canaux, de mieux naviguer. (source)

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Balade à Bruges (4)

Je vous l’ai dit dans mon premier article sur Bruges, cette ville est souvent appelée la Venise du Nord. Pourquoi me direz-vous? Simplement parce que, comme Venise, elle est parcourue de canaux sur lesquels se déplacent de nombreux bateaux qui emmènent les touristes à la découverte d’une autre face de la ville.

Celle que l’on surnomme la « Venise du Nord » n’a rien à envier à sa grande sœur italienne en termes de romantisme. Son centre-ville entouré de canaux promet de jolies balades en bateau et le centre de la belle médiévale, aime être découvert en calèche ou à vélo.(source)

Outre la balade en bateau, obligatoire à tout bon touriste de Bruges, la promenade en calèche est aussi très agréable. Un petit retour dans le passé, le plaisir de se laisser mener à une vitesse qui permet de bien regarder autour de soi, la curiosité couplée au clap-clap des sabots des chevaux habitués à l’exercice, « What else? »

Vous êtes toujours là? Vous n’êtes pas encore partis dans cette belle ville? Un peu de patience alors et vous lirez bientôt la suite…

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Balade à Bruges (3)

Je vous propose aujourd’hui de continuer à découvrir d’autres visages de Bruges.

Vous êtes prêts? On y va  

Les Maisons-Dieu:

Ancêtre des logements sociaux, les Maisons-Dieu (Godshuizen en flamand) sont des hospices typiques de Bruges qui permettaient aux personnes locales dans le besoin et notamment aux veuves et aux personnes âgées de garder un toit et leur dignité alors que leur situation financière et personnelle ne leur permettait plus d’assurer un logement.(source)

Le marché aux poissons

Il s’agit en fait de halles de plein air de style néo-classique avec 126 colonnes doubles. Imaginé par l’architecte de la ville, Jean-Robert Calloigne, le marché aux poissons est sa plus importante réalisation et un des lieux les plus importants réalisés au 19ème siècle. Entourant une petite place rectangulaire, les halles disposent d’étals fixés au sol. Les poissonniers y prennent place et proposent leurs produits aussi bien aux particuliers qu’aux restaurateurs locaux. Très animé, le marché abrite des marchands forts en gueule qui rivalisent et jouent à celui qui attire le plus de badauds avec force voix et astuces de camelots. Les produits de la mer du Nord en provenance des ports les plus proches sont à l’honneur et la crevette grise est sans conteste la grande spécialité locale.(source)

En ai-je mangé des plies fraîches à la chair moelleuse et des crevettes grises tout juste pêchées que je prenais plaisir à décortiquer à la main comme me l’avaient appris mes grands-parents!

Le marché aux poissons
Un restaurant, place du marché aux poissons, qui affiche clairement sa spécialité
La Coupure

Grâce à la construction, au 18ème siècle, du canal ralliant Ostende à Gand, ce quartier  a subi un changement profond avec l’arrivée d’activités industrielles au 19ième siècle. En 1852 l’architecte Rosseels transforme l’ancien jardin du cloître sur la Braamberg en premier parc de la ville: le parc Reine Astrid. Voici donc un quartier où l’industrie et la nature se retrouvaient l’un à côté de l’autre.(source)

 

C’est un endroit très apaisant incitant au repos et à la flânerie.

Nous n’en avons pas encore terminé avec cette magnifique ville belge, je vous dis donc à bientôt pour la suite  

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Balade à Bruges (2)

Nous avons vu précédemment les trois thèmes les plus connus à Bruges mais il y a bien d’autres sujets d’intérêt dans cette ville étonnante.

Aujourd’hui nous zoomons sur le Lac d’Amour et le béguinage.

Le Minnewater

La signification de Minnewater n’est pas réellement celle qu’on lui donne. En vieux néerlandais Minne signifie amour,  mais aussi collectif. Littéralement, Minnewater veut dire  « eau collective », soit une réserve d’eau accessible à tous. Ce n’est qu’à partir du 19e siècle, tourisme oblige, que le sens premier a été détourné.
Sur la rive du lac, vous pouvez voir l’ancienne poudrière de Bruges. (source)

La tour de la poudrière: au Moyen Age, cette tour servait d’entrepôt de poudre et de munitions.

Laissez-moi dormir svp…

Le béguinage

Une béguine est une femme, le plus souvent célibataire ou veuve, appartenant à une communauté  laïque sous une règle monastique, mais sans former de vœux perpétuels.
Les béguines vivent dans de petites maisons individuelles souvent regroupées autour d’une chapelle pour former un ensemble appelé « béguinage ».(source)

L’entrée du béguinage

Le calme est souhaité.

Les oiseaux y sont bien accueillis

L’église du béguinage

La photo n’est pas très nette mais j’ai été charmée par le chant mélodieux de ces 3 personnes qui chantaient sans rien regarder alentour, dans leur isolement parfait

Nous terminerons par le clin d’œil fourni par un restaurant proche du béguinage 

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Balade à Bruges (B)

Située dans la partie néerlandophone de la  Belgique, la ville de Bruges, aussi appelée Venise du Nord, vous comprendrez rapidement pourquoi, est un endroit dont le charme peine à résister aux flots de touristes qui la parcourent. J’ai eu la chance de la connaître autrement qu’en touriste puisque c’est la ville de ma famille paternelle et ce que je vois aujourd’hui est bien différent…

Il n’empêche que les petites maisons flamandes et les anciens grands édifices officiels sont toujours bien présents et, avec un peu d’imagination, on peut aisément replonger dans le passé de cette ville.

Pour les passionnés d’histoire, celle de Bruges se trouve ici.

Les trois principales choses que citera un visiteur de Bruges sont le beffroi (symbole de l’indépendance de la ville), les canaux (justifiant le nom de Venise du Nord) et la dentelle aux fuseaux (même si elle s’automatise et n’a plus le même charme).

Bruges pourrait être issu du germanique brugjō- « pont »(brug en néerlandais moderne, équivalent de l’allemand Brücke et de l’anglais bridge, signifiant tous « pont »). Un premier pont ou ponton de bois aurait été construit à l’époque romaine à la hauteur de la Langestraat et de la Hoogstraat.
Une autre hypothèse, beaucoup plus ancienne, mentionne une ou plusieurs forteresses avec la racine « brig », protégeant un port marchand.(source)

Puisque je vous ai cité les trois principales curiosités, je pense intéressant de commencer par vous les montrer.

Beffroi de Bruges
Balade sur le canal
Dentelle aux fuseaux

Je ne connais pas la dentellière ci-dessus, dont j’ai trouvé la vidéo sur Youtube, mais ma grand-mère travaillait aussi vite. J’ai moi-même souvent pratiqué quand j’étais jeune mais je ne pense pas que je pourrais encore le faire sauf si c’est comme le vélo dont on dit que ça ne s’oublie pas.

Je vous laisse le temps de prendre la température de la ville et je vous promets très bientôt une vraie grande balade en photos à la découverte des trésors de Bruges.

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Le château de Beloeil (2)

Si vous me suivez depuis un moment, vous vous souvenez peut-être que je vous avais emmenés voir le château de Beloeil en décembre 2016? Je vous rappelle également que ce château est communément appelé « le Versailles belge » même si je ne vois pas pourquoi il faudrait le définir par rapport à un autre château tant chacun a ses spécificités et son histoire propre…

A cette époque, seul l’extérieur était visible mais je m’étais bien promis d’y retourner. Quelle plus belle occasion d’aller visiter l’intérieur et le parc de ce château qu’au moment de l’exposition annuelle d’amaryllis?

Suivez-moi et ouvrez grand vos yeux et vos narines, le décor est princier et le parfum discret et raffiné.

La visite guidée en photos, c’est ici que ça commence…

Et si vous voulez en savoir davantage sur l’amaryllis, je vous invite à vous rendre ici.

J’espère que la visite vous a plu. N’oubliez pas le guide, pensez à  laisser un commentaire 😊.

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Balade dans les Ardennes belges (3)

Nous continuons notre promenade dans cette belle région. Il n’y a pas de montagnes dans « le plat pays qui est le mien » mais il y a quand même de bien beaux reliefs et des paysages plaisants.

On peut également rencontrer un ancien moulin à eau plein de charme…

…ou une modeste chapelle isolée dans les bois et dédiée à la vierge Marie désignée  ici sous l’appellation Notre-Dame du Prompt Secours.

Chemin faisant, nous arrivons près des ruines du château d’Herbeumont situé au sommet d’une crête rocheuse. Cet endroit, encerclé par un méandre de la Semois, est aussi nommé « Tombeau du chevalier ».

L’accès aux ruines est libre toute l’année si on a le courage de grimper le dénivelé qui y conduit en pente assez raide.

Ce qui m’a vraiment interpellée, c’est le tapis rougeâtre de petites plantes grasses à minuscules fleurs blanches qui se trouve sur le dessus de tous les murs épais du château.

Un panneau explicatif à l’entrée nous apprend que cette forteresse est bâtie sur le modèle de Philippe-Auguste: plan trapézoïdal avec tourelles d’angles, donjon incorporé à l’entrée et habitat modeste.

Ci-dessous, on peut estimer la grandeur de la cour intérieure…

… et voir les vestiges d’une tour imposante.

Voilà le type de « chevaliers » qui occupent  l’endroit de nos jours: ils sont très beaux et n’ont pas l’air très belliqueux malgré leurs longues cornes pointues 😉.

Je pense que la courte vidéo ci-dessous, trouvée sur internet, vous donnera une vue plus complète de l’endroit d’où l’on jouit d’un très beau panorama plongeant sur la Semois.

A bientôt pour d’autres découvertes/balades.

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Balade dans les Ardennes belges (2)

En quittant Paliseul, nous nous dirigeons vers Bouillon. A moins de 5 km de la frontière française et au milieu des forêts, la ville est surtout connue pour son château et pour l’illustre descendant de Charlemagne,  le Croisé Godefroy de Bouillon, qui y fut éduqué par son oncle.

La ville de Bouillon, après avoir été française puis néerlandaise, est devenue belge en 1830 lors de la révolution belge.

Ci-dessous, le château vu de la ville.

 

Quand on arrive à Bouillon, nos pas nous guident vers le syndicat d’initiative installé dans  l’ancien couvent des Sépulcrines.

En 1626, Ferdinand de Bavière, Prince-Evêque de Liège et propriétaire du duché de Bouillon, autorise les chanoinesses du Saint Sépulcre à établir une filiale de leur institution dans la ville. Les Sépulcrines suivent la règle de Saint Augustin et s’occupent principalement de l’éducation des jeunes filles et de la charité. Venues d’Andenne, elles ont pour mission d’ouvrir une petite école destinées aux filles de bonne famille. Le Prince-Evêque entend contrer l’influence grandissante du protestantisme de Sedan, ville voisine. Le nouveau couvent est construit sur la rive droite de la Semois. En 1794, la Révolution française impose la fermeture du couvent et la dispersion des sœurs.(source)

 

Quand on pénètre dans ce bâtiment, on découvre l’ancienne charpente (1), les magnifiques caves voûtées (2) ainsi qu’un magnifique escalier d’origine (3).

Ci-dessous, une autre vue du  château qui surplombe la ville et la Semois, bien présente.

 

Un petit monument rend hommage au personnage qui a fait la renommée de cette ville.

 

Au 17ème siècle, l’endroit était prisé pour sa position stratégique en tant que « clé des Ardennes » (appelée ainsi par Vauban, le grand architecte militaire de Louis XIV, qui entoura Bouillon d’une enceinte laquelle fut rasée au XIXe siècle) et ainsi donc de la France. (source)

De l’ouvrage de Vauban, il reste néanmoins quelques traces dans la ville comme nous le voyons ci-dessous.

Caserne Vauban

Principal vestige d’un quartier militaire édifié par Vauban en 1690. Des troupes militaires ainsi que leurs montures (160 chevaux) pouvaient prendre place dans les écuries du rez-de-chaussée. Actuellement, la caserne Vauban abrite des appartements sociaux.

Bastion du Dauphin

 

Près de la caserne Vauban, nous rencontrons le Bastion du Dauphin qui est une des trois (sur les neuf de départ) tours conservées. L’ouvrage suggère encore l’esprit de ce remarquable ouvrage architectural qui ceintura la ville jusqu’au milieu du 19ème siècle. Malgré la fonction strictement défensive de l’ouvrage, une cinquantaine de soldats pouvait loger à l’étage. La charpente de chêne est magnifique.

Bastion de Bretagne

 

Le Bastion de Bretagne est le plus évocateur de la configuration d’antan. Il laisse encore voir une portion du mur d’enceinte percé de nombreuses meurtrières. Renforcé ultérieurement d’une échauguette, l’ouvrage défensif possède encore une impressionnante charpente d’origine.

Maison du Commandant

 

La Maison du Commandant, intégrée dans le périmètre de l’ancien quartier militaire, a été construite en 1690 pour accueillir le logement de l’ingénieur en chef de la place.

Maison Maugre

 

Répertoriée sur le plan de la ville de 1708 comme « Palais du Prince », renseignée sur celui de 1750 comme « Maison des Monnayeurs », cette maison compte parmi les plus anciennes de la cité. Magnifiée par un vaste parc arboré, cette maison fut le lieu de naissance de Madeleine Ozeray (1908-1989), célèbre égérie de Louis Jouvet, qui fut l’emblématique interprète d’Ondine de Giraudoux.

Si après cette balade, vous souhaitez vous désaltérer, ne vous arrêtez pas devant cet ancien établissement actuellement fermé…

 

… mais allez plus loin déguster une bière locale de la Brasserie de Bouillon ou, si vous préférez, une bière importée de Normandie et qui est bien représentée dans les vitrines bouillonnaises.

 

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Balade à Wavre, dans les pas du poète…

Récemment je me baladais dans la ville de Wavre en Belgique et vous savez (ou je vous l’apprends) que c’est là qu’est né le poète belge Maurice Carême (et aussi, pour les anciens, Sœur Sourire).

Tous les petits Belges ont appris au moins un de ses poèmes à l’école. En effet, ses textes sont souvent courts, simples et surtout chantent bien à l’oreille. Et puis il aimait les chats, comme moi, donc un bon point de plus pour lui.

Trois inratables du centre- ville de Wavre

  1. Le Maca: est un adolescent espiègle qui escalade la balustrade du perron de l’hôtel de ville. Cette sculpture, réalisée par Jean Godart en 1962,  représente le premier bourgeois de la ville qui reçoit « La Charte des libertés et franchises » et incarne l’esprit primesautier et moqueur des Wavriens qui ont tiré de lui leur surnom. L’histoire serait banale si, lors de l’escalade, il n’avait pas perdu son pantalon donnant lieu à la coutume de lui caresser les fesses au passage, il paraît que ça porte bonheur…

  2. L’Hôtel de ville: acquise par la municipalité en 1809, cette ancienne église des Carmes chaussés, érigée en 1662, a été reconstruite en 1720 suite à l’incendie de 1695. Du couvent qui la jouxtait, il ne reste que le cloître, merveilleusement restauré, du XVIIème siècle.(source)


  3. L’église Saint-Jean-Baptiste: si une église existait déjà à cet endroit au XIème siècle, l’édifice actuel de style gothique brabançon, en briques et grès ferrugineux, date de la fin du XVème siècle. En façade, la porte d’entrée en plein cintre de style Renaissance, est surmontée d’une imposante fenêtre ogivale.


Dans les pas du poète

Nous n’allons pas suivre toute la promenade Maurice Carême, mais il est impossible de parler de Wavre sans évoquer le poète à travers au moins deux lieux marquants de la ville: la maison où il a vécu et le mausolée qui lui est consacré.

Le souhait exprimé ci-dessous par le poète a été respecté comme on le voit sur la photo qui suit ces quelques mots.

Je désire être enterré à Wavre – près d’un endroit  où j’ai joué ou en tout autre endroit que le conseil communal voudra bien me réserver – mais pas au cimetière. (…) j’ai d’ailleurs déclaré à la fin de mon grand poème « Brabant »

Puissé-je, quand la mort me croisera les mains
Tandis que mon esprit rejoindra tes collines
Reposer à jamais sur ta large poitrine
Comme un enfant qui dort, oublié dans le foin.

J’aimerais d’ailleurs que l’on grave ces vers sur ma pierre tombale.

MAURICE CARÊME
BRUXELLES, LE 20 JUILLET 1977

(source)

Comment mieux terminer cet article que par une poésie de Maurice Carême?

 

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