Nous continuons notre promenade dans cette belle région. Il n’y a pas de montagnes dans « le plat pays qui est le mien » mais il y a quand même de bien beaux reliefs et des paysages plaisants.
On peut également rencontrer un ancien moulin à eau plein de charme…
…ou une modeste chapelle isolée dans les bois et dédiée à la vierge Marie désignée ici sous l’appellation Notre-Dame du Prompt Secours.
Chemin faisant, nous arrivons près des ruines duchâteau d’Herbeumontsitué au sommet d’une crête rocheuse. Cet endroit, encerclé par un méandre de la Semois, est aussi nommé « Tombeau du chevalier ».
L’accès aux ruines est libre toute l’année si on a le courage de grimper le dénivelé qui y conduit en pente assez raide.
Ce qui m’a vraiment interpellée, c’est le tapis rougeâtre de petites plantes grasses à minuscules fleurs blanches qui se trouve sur le dessus de tous les murs épais du château.
Un panneau explicatif à l’entrée nous apprend que cette forteresse est bâtie sur le modèle de Philippe-Auguste: plan trapézoïdal avec tourelles d’angles, donjon incorporé à l’entrée et habitat modeste.
Ci-dessous, on peut estimer la grandeur de la cour intérieure…
… et voir les vestiges d’une tour imposante.
Voilà le type de « chevaliers » qui occupent l’endroit de nos jours: ils sont très beaux et n’ont pas l’air très belliqueux malgré leurs longues cornes pointues 😉.
Je pense que la courte vidéo ci-dessous, trouvée sur internet, vous donnera une vue plus complète de l’endroit d’où l’on jouit d’un très beau panorama plongeant sur la Semois.
En quittant Paliseul, nous nous dirigeons versBouillon. A moins de 5 km de la frontière française et au milieu des forêts, la ville est surtout connue pour sonchâteauet pour l’illustre descendant de Charlemagne, le Croisé Godefroy de Bouillon, qui y fut éduqué par son oncle.
La ville de Bouillon, après avoir été française puis néerlandaise, est devenue belge en 1830 lors de larévolution belge.
Quand on arrive à Bouillon, nos pas nous guident vers le syndicat d’initiative installé dans l’ancien couvent des Sépulcrines.
En 1626, Ferdinand de Bavière, Prince-Evêque de Liège et propriétaire du duché de Bouillon, autorise les chanoinesses du Saint Sépulcre à établir une filiale de leur institution dans la ville. Les Sépulcrines suivent la règle de Saint Augustin et s’occupent principalement de l’éducation des jeunes filles et de la charité. Venues d’Andenne, elles ont pour mission d’ouvrir une petite école destinées aux filles de bonne famille. Le Prince-Evêque entend contrer l’influence grandissante du protestantisme de Sedan, ville voisine. Le nouveau couvent est construit sur la rive droite de la Semois. En 1794, la Révolution française impose la fermeture du couvent et la dispersion des sœurs.(source)
Quand on pénètre dans ce bâtiment, on découvre l’ancienne charpente (1), les magnifiques caves voûtées (2) ainsi qu’un magnifique escalier d’origine (3).
Ci-dessous, une autre vue du château qui surplombe la ville et laSemois, bien présente.
Un petit monument rend hommage au personnage qui a fait la renommée de cette ville.
Au 17ème siècle, l’endroit était prisé pour sa position stratégique en tant que « clé des Ardennes » (appelée ainsi par Vauban, le grand architecte militaire de Louis XIV, qui entoura Bouillon d’une enceinte laquelle fut rasée au XIXe siècle) et ainsi donc de la France. (source)
De l’ouvrage de Vauban, il reste néanmoins quelques traces dans la ville comme nous le voyons ci-dessous.
Caserne Vauban
Principal vestige d’un quartier militaire édifié par Vauban en 1690. Des troupes militaires ainsi que leurs montures (160 chevaux) pouvaient prendre place dans les écuries du rez-de-chaussée. Actuellement, la caserne Vauban abrite des appartements sociaux.
Bastion du Dauphin
Près de la caserne Vauban, nous rencontrons le Bastion du Dauphin qui est une des trois (sur les neuf de départ) tours conservées. L’ouvrage suggère encore l’esprit de ce remarquable ouvrage architectural qui ceintura la ville jusqu’au milieu du 19ème siècle. Malgré la fonction strictement défensive de l’ouvrage, une cinquantaine de soldats pouvait loger à l’étage. La charpente de chêne est magnifique.
Bastion de Bretagne
Le Bastion de Bretagne est le plus évocateur de la configuration d’antan. Il laisse encore voir une portion du mur d’enceinte percé de nombreuses meurtrières. Renforcé ultérieurement d’une échauguette, l’ouvrage défensif possède encore une impressionnante charpente d’origine.
Maison du Commandant
La Maison du Commandant, intégrée dans le périmètre de l’ancien quartier militaire, a été construite en 1690 pour accueillir le logement de l’ingénieur en chef de la place.
Maison Maugre
Répertoriée sur le plan de la ville de 1708 comme « Palais du Prince », renseignée sur celui de 1750 comme « Maison des Monnayeurs », cette maison compte parmi les plus anciennes de la cité. Magnifiée par un vaste parc arboré, cette maison fut le lieu de naissance de Madeleine Ozeray (1908-1989), célèbre égérie de Louis Jouvet, qui fut l’emblématique interprète d’Ondine de Giraudoux.
Si après cette balade, vous souhaitez vous désaltérer, ne vous arrêtez pas devant cet ancien établissement actuellement fermé…
… mais allez plus loin déguster une bière locale de la Brasserie de Bouillon ou, si vous préférez, une bière importée de Normandie et qui est bien représentée dans les vitrines bouillonnaises.
Récemment je me baladais dans la ville de Wavre en Belgique et vous savez (ou je vous l’apprends) que c’est là qu’est né le poète belge Maurice Carême (et aussi, pour les anciens, Sœur Sourire).
Tous les petits Belges ont appris au moins un de ses poèmes à l’école. En effet, ses textes sont souvent courts, simples et surtout chantent bien à l’oreille. Et puis il aimait les chats, comme moi, donc un bon point de plus pour lui.
Trois inratables du centre- ville de Wavre
Le Maca: est un adolescent espiègle qui escalade la balustrade du perron de l’hôtel de ville. Cette sculpture, réalisée par Jean Godart en 1962, représente le premier bourgeois de la ville qui reçoit « La Charte des libertés et franchises » et incarne l’esprit primesautier et moqueur des Wavriens qui ont tiré de lui leur surnom. L’histoire serait banale si, lors de l’escalade, il n’avait pas perdu son pantalon donnant lieu à la coutume de lui caresser les fesses au passage, il paraît que ça porte bonheur…
L’Hôtel de ville: acquise par la municipalité en 1809, cette ancienne église des Carmes chaussés, érigée en 1662, a été reconstruite en 1720 suite à l’incendie de 1695. Du couvent qui la jouxtait, il ne reste que le cloître, merveilleusement restauré, du XVIIème siècle.(source)
L’église Saint-Jean-Baptiste: si une église existait déjà à cet endroit au XIème siècle, l’édifice actuel de style gothique brabançon, en briques et grès ferrugineux, date de la fin du XVème siècle. En façade, la porte d’entrée en plein cintre de style Renaissance, est surmontée d’une imposante fenêtre ogivale.
Dans les pas du poète
Nous n’allons pas suivre toute la promenade Maurice Carême, mais il est impossible de parler de Wavre sans évoquer le poète à travers au moins deux lieux marquants de la ville: la maison où il a vécu et le mausolée qui lui est consacré.
Le souhait exprimé ci-dessous par le poète a été respecté comme on le voit sur la photo qui suit ces quelques mots.
Je désire être enterré à Wavre – près d’un endroit où j’ai joué ou en tout autre endroit que le conseil communal voudra bien me réserver – mais pas au cimetière. (…) j’ai d’ailleurs déclaré à la fin de mon grand poème « Brabant »
Puissé-je, quand la mort me croisera les mains Tandis que mon esprit rejoindra tes collines Reposer à jamais sur ta large poitrine Comme un enfant qui dort, oublié dans le foin.
J’aimerais d’ailleurs que l’on grave ces vers sur ma pierre tombale.
LaCollégiale Saint-Barthélemyse trouve à quelques pas du Grand Curtius et tranche sur le gris du paysage urbain par ses façades colorées et ses deux tours à toitures rhomboèdres.
Construite au XIème siècle, cette Collégiale présente une architecture spécifique au Saint-Empire Romain Germanique et est une des 7 Collégiales liégeoises. Son carillon sonne à 8 heures et à midi.
Je vous propose de me suivre pour une visite guidée de la Collégiale et si vous souhaitez en (sa)voir davantage c’est ici que ça se passe.
Nous continuons la découverte de Durbuy et arrivons devant le magnifique rocher d’Homalius plus connu sous le nom de roche à la Falize. L’anticlinal de Durbuy est formé de couches de calcaires dolomitiques et son plissement est dû à la tectonique. Ce rocher, en forme de « u » retourné, a plus de 300 millions d’années.
Afin de mettre en valeur le rapport entre la falaise de l’anticlinal, et l’eau de la rivière, un nouvel étang artificiel a été créé, basé sur une écologie naturelle alliant plantes diverses et poissons. Une cascade encadre des pierres taillées qui évoquent les anciennes meules des moulins.(Source)
En flânant dans les rues, on découvre ça et là des statues ou des sculptures pour agrémenter l’espace public…
Vous aurez remarqué que le petit garçon ci-dessus est bien Belge puisqu’il mange un cornet de frites en rue 😉.
Je vous avais dit que je ne parlerais que d’une seule attraction touristique de Durbuy et le moment est venu de vous parler du
Ce parc, situé en bordure de l’Ourthe, vous offre une vue exceptionnelle sur le château de Durbuy. Il s’agit d’un jardin original et unique qui s’étend sur 1 hectare. Plus de 250 plantes sculptées, de véritables œuvres d’art, captiveront votre regard et vous émerveilleront.
Venez donc déambuler dans les vertes allées du parc composé de 39 parterres et admirez buis, ifs ou encore houx qui prennent forme grâce à une taille artistique, ingénieuse et passionnée.
Pour découvrir ce qu’est un topiaire, si vous n’avez pas deviné, cliquez juste ici.
Alors, ça ne valait pas le détour? J’ai été émerveillée par le travail réalisé dans ce parc où il fait bon se promener à la belle saison.
Je vous propose de terminer par une photo du château prise depuis ce parc.
Bon, c’est ce qu’on dit encore de nos jours, ce qui n’est plus absolument certain, mais ça l’a bien été dans le passé…
Durbuy est considérée comme étant « la plus petite ville du monde » : ce slogan touristique fait référence à une charte de franchises octroyée par le roi Jean de Bohème, comte de Luxembourg, qui donne en 1331 le statut de ville à la cité des bords de l’Ourthe.(Source)
Quoi qu’il en soit, cette charmante cité médiévale attire de nombreux touristes belges et étrangers car elle offre aux promeneurs un charme indéniable sans parler des activités touristiques que j’éviterai de mentionner à l’exception d’une seule que j’ai appréciée. Je vous propose de commencer par une vue sur le château avant d’aller musarder au long des rues et ruelles pavées.
Durbuy est entré dans l’histoire avec son château féodal au 11ème siècle, mais on considère que c’est vers 889 que fût construit le 1er château fort. Il fût cependant détruit un siècle plus tard et c’est au 11ème siècle que Henri 1er de Namur, Comte de Durbuy, fit rebâtir la forteresse. En 1726, la famille d’Ursel reprend l’engagère* et, dès 1756, elle devient propriétaire du château. C’est en bordure de l’Ourthe, après le vieux pont situé à l’entrée de la ville, que se dresse donc le château des Comtes d’Ursel.(Source)
* Engagère : concession d’un bien ou d’un droit en garantie d’une somme empruntée( Aux 16 ème et 17 ème siècles, afin de subvenir aux charges énormes que la guerre leur imposait, les rois d’Espagne, souveraine des Pays-Bas, en arrivèrent à se procurer des fonds en concédant de très nombreuses seigneuries hautaines dans tous leurs Etats. Ils procédaient d’abord en engagère puis, devant la difficulté sans cesse croissante de remboursement, en les vendant définitivement) (source)
Comme vous l’avez peut-être deviné, Durbuy est un endroit où nous sommes rapidement enveloppés par l’ambiance.
La plaque bleue dans la photo de façade ci-dessus indique que c’est là qu’est né le dessinateur Turk, créateur de Léonard et de Robin Dubois. Comme vous le savez, la BD est une des nombreuses spécialités belges.
L’église Saint-Nicolas et la maison des Récollets
L’’actuelle église Saint-Nicolas était à l’origine l’église du couvent desRécollets et des Récollectines, fondé en 1629. Le couvent est supprimé en 1796, l’église devient paroissiale en 1810 et prend de titre de Saint-Nicolas.
Quand la météo annonce une journée froide mais très belle, il ne faut pas me demander deux fois si ça m’intéresse d’aller faire une balade dans les beaux paysages immaculés de l’est de la Belgique et même de faire une petite incursion dans l’Allemagne toute proche. Je suis très vite emmitouflée et prête à partir.
Si vous voulez m’accompagner, il suffit de cliquer
(pour faire défiler vers le bas, la roulette de votre souris sera parfaite. Il y de petits ascenseurs sur le côté de certains textes pour pouvoir tout lire et les mots soulignés conduisent vers d’autres explications).
Voilà, j’espère que le début de la balade vous a plu parce que ce n’est pas fini
Aujourd’hui, profitant d’un timide soleil, je suis partie me balader dans les bois, pas trop loin de chez moi, dans un bel endroit appelé laCharmille. C’est Simon des Marets, receveur général duprince-évêque de Liège, qui fit édifier un ensemble comprenant un château et des dépendances au début du 18ème siècle. La charmille fut érigée en 1885 par J. R. Nys, un ancien industriel devenu rentier.
L’endroit porte un nom bien de saison et nous met directement dans l’ambiance…
Il a bien plu les derniers jours et la pluie a laissé derrière elle des miroirs naturels reflétant joliment les arbres du chemin.
Ce très bel arbre, dans lequel une rechute deparéidolieme fait voir un personnage de profil avec un long nez fin, est bien mis en valeur par les deux piliers qui guident mon regard.
Un panneau, à l’entrée, nous explique que nous allons voir unecharmillene manquant pas de…charmes .
Impressionnante et jolie cette charmille, vous ne trouvez pas?
Un des charmes a tellement charmé une pièce métallique qu’il l’a engloutie et, du coup, le bois s’est déformé au point de ressembler (à mes yeux) à une partie de tête d’éléphant!
Plus loin, je rencontre des charmes enlacés ou fusionnés…serait-ce pour ça qu’on les appelle « charmes »?
Au bout de la charmille, on aperçoit à nouveau le ciel tout entier et cette croix de pierre dont l’emplacement m’ étonne avant la découverte de l’info ci-dessous…
Madame de Behr née Victoire Épouse de monsieur le chevalier de Haut-Marais Laquelle est décédée le 16 novembre 1819. C’est en effet, à cet endroit précisément, que dans la froidure de l’hiver, dame Victoire fut découverte inanimée, sortie de ses étriers.(source)
Dans le même coin, je croise deux étranges animaux ou plutôt des bouts de bois qui m’évoquent une tête de chien et un escargot géant et pourtant je vous assure que j’ai bien emprunté des chemins automnaux et pas aux tonneaux!
Pour quitter l’emplacement de la charmille, j’emprunte une rue portant le nom de Vert Buisson (certainement davantage d’actualité au printemps à mon avis parce qu’il n’y a pas grand chose de vert en cette saison…)
La dernière photo de l’endroit, c’est ce pignon de maison où l’on trouve une croix avec cette inscription« O Crux ave, spes unica »ainsi que la date de construction et un blason, probablement celui du premier propriétaire.
Comme quoi, on ne doit pas forcément s’éloigner beaucoup de son domicile pour découvrir des endroits…pleins de charme(s)!
L’automne, la saison des mille couleurs flamboyantes de la nature dès que le soleil vient poser ses rayons sur les arbres et les chemins couverts de feuilles mortes…
L’idéal alors c’est de se balader dans une belle forêt telle la forêt de Soignes qui s’étend sur 5000 Ha au sud-est de Bruxelles. Je ne sais pas rimer ou plutôt quand j’essaye cela ne rime à rien mais j’aime la poésie depuis toujours et j’ai choisi de partager le texte ci-dessous, de Samivel, pour accompagner les photos que j’ai prises lors de cette balade du côté du Rouge-Cloître.
Une balade fort agréable avec de jolies rencontres, c’est bon pour le moral!
On parle souvent des châteaux de la Loire, voire des châteaux en Espagne ceux où on dépose ses rêves les plus fous , mais il existe également quelques beaux châteaux en Belgique et le château médiéval de Lavaux-Saint-Anne fait assurément partie du lot.
Ce que l’on voit en arrivantL’entréeLa cuisine: les cruches à lait, les fers à gaufre, les platines à tarte,…Une salle à manger au sous-solOn a presque l’impression que le travailleur vient de déposer ses affaires pour venir manger…Vue sur toute la salle à manger du sous-solLa presse à linge (dite aussi presse à lin) utilisée pour bien marquer les plis des nappes et des draps repassésUne salle à manger plus luxueuse, à l’étageOn y trouve la chaise à sel utilisée pour cacher le sel soumis à la gabelleLe bel escalier et la vue sur la chapelleDans la partie consacrée à la chasse: je me demande si c’est vraiment confortable…La salle de bain de Madame (la baignoire est très grande!)La chambre de MademoiselleLa charpente (environ 80 tonnes) construite en 1634 et rénovée, à l’identique, en 1934 . Auparavant, il n’y avait pas de toit dans cette partie, les gardes pouvaient ainsi voir très loin pour protéger le château des attaques ennemies.Vue sur la grande ferme attenant au château
L’arrière du château
Dans la zone humide (marais, prairie, étang) voisine du château on fait de belles rencontres