On retrouve de nombreux sgraffites sur les façades, dont plusieurs de l’atelier de Paul Cauchie.
Le mot vient de l’italien «sgraffito» signifiant «griffure». Cette technique de décoration murale date de l’Antiquité. Longtemps oubliée et revenue à la mode à la fin du XIXe siècle, elle consiste à recouvrir d’enduit clair une première couche de mortier sombre. Un dessin est ensuite créé en gravant l’enduit clair encore frais pour laisser apparaître l’enduit foncé sousjacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. Ensuite, la couche d’enduit clair est mise en couleur.(Extrait de la brochure du circuit découverte Art Nouveau)
Si vous souhaitez voir quelques-unes de ces façades joliment décorées, il suffit de cliquer
J’ai pensé que deux maisons de style Art Nouveau méritaient d’être mises en évidence parce qu’elle sortent manifestement du lot.
La première est la Maison des Médecins où la chance était de notre côté le jour de la visite puisque le nouveau propriétaire, présent sur place pour évaluer les travaux de rénovation, nous a ouvert sa porte
Je vous invite vivement à regarder cette merveille en cliquant
D’abord nommé Carnotus, Karoit puis Charnoy, ce village installé le long de la Sambre, appartint successivement aux Pays-Bas et à l’Espagne. Grâce à un homme d’église bien inspiré,lechronogrammelatin « FVNDATVR CAROLOREGIVM » est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666. Par la suite Charnoy cédera la place à Charleroy, nommé ainsi en l’honneur deCharles II, roi d’Espagne et des Pays-Bas.
Cette ville de Wallonie a fait les grandes heures de la métallurgie belge mais, aujourd’hui, terrils désaffectés et usines abandonnées sont les seules images qu’ont gardées la plupart des Belges de l’ancienne capitale du Pays noir, noir comme le charbon qui fut sa vraie richesse dans un passé pas si lointain…et pourtant!
Pourtant tout n’est pas noir à Charleroi et, pour qui sait regarder sans a priori, de jolies traces du passé sont bien présentes et visibles par tous au fil des rues.
Ce sont ces traces que je vous invite à découvrir à travers les photos suivantes, si vous le souhaitez, en réponse à l’invitation qui se trouve sur l’office du tourisme.
Commençons notre balade par la place Charles II où se trouve l’Hôtel de ville et la basilique Saint-Christophe (qui n’a jamais été consacrée en tant que basilique, la demande au Vatican étant restée lettre morte).
L’Hôtel de ville et son beffroi, ce dernier, haut de 70 mètres et accessible par 250 marches, est construit en pierres bleues et blanches et en briques.
En 1667, Louis XIV décrète la construction d’une chapelle dédiée à Saint-Louis. En 1722, elle retrouve le vocable de Saint-Christophe vénéré jadis dans la chapelle du hameau du Charnoy. L’église Saint-Christophe est le résultat de plusieurs transformations. La façade côté place est d’inspiration baroque.
Quand on pénètre dans l’édifice, le regard se porte directement à gauche vers la mosaïque dorée.
Cette mosaïque, d’une superficie de 200 m², est composée de millions de petits carrés de verre colorés ou recouverts d’une mince feuille d’or fabriqués à Venise.
L’orgue forme un bel ensemble avec le vitrail qui superpose 2 croix dont celle de Saint-André
Fresque murale (Béatitude selon Saint-Mathieu)
Vue latérale de la basiliqueUn immense Saint-Christophe surplombe l’entrée de la nouvelle basilique
Juste en face, dans la rue de Turenne, se trouve laMaison du Bailly (XVIIIème s). La façade est assez sobre mais la salle des stucs (à ne pas confondre avec le staff) où se trouvent quatre représentations des saisons a été soigneusement rénovée.
L’automne: cerf, cor de chasse et trophéeL’hiver: la pêche avec comme illustration principale le bateau
Ci-dessous, le nouveau palais de Justice. Les deux lions, Totor et Tutur (diminutifs des prénoms Hector et Arthur des fils du concierge de l’ancien palais de Justice) ont été transportés depuis l’ancien bâtiment, détruit début des années 1970, et écrasent toujours les passants de leur air hautain et méprisant.
Mais on ne trouve pas que ces lions un peu rébarbatifs à Charleroi puisque la ville est aussi le siège des éditionsDupuis à l’origine du magazine Spirou, de nombreux albums de BD et de personnages bien connus tels Lucky Luke, Gaston Lagaffe, le Marsupilami, Boule et Bill,…
Certains de ces sympathiques personnages sont mis en évidence depuis plus de 30 ans déjà sur des ronds-points de la ville.
Tous les ronds-points ne sont pas aussi colorés par exemple celui ci-dessous placé au milieu du rond-point des Beaux Arts.
La structure, sensée rendre hommage aux virtuoses de la musique et de l’écriture, se compose de trois mains tendues vers le ciel. « C’est une manière de dire que tout passe par la main, le savoir-faire et le savoir intellectuel précise encore l’ex-échevin de la Culture. Trois mains, immenses, de 9 m de haut chacune pesant leur poids de bronze, à savoir plus de 10 tonnes et entourées (à l’image des obélisques égyptiens) de plaques en ardoises couvertes d’écritures codées.(Source)
Maintenant que nous avons un peu fait connaissance avec le centre de cette ville, nous pourrons prochainement découvrir les traces de l’Art Nouveau qui y sont légion.
Inutile d’aller bien loin de chez moi pour trouver de magnifiques oeuvres d’ Art Urbain (Street Art), il suffit de se rendre dans la partie de la Belgique appelée Pays Noir (région de Charleroi) en référence aux mines de charbon.
A Marchienne-au-Pont, ancienne commune réputée pour ses quartiers ouvriers et ses usines, s’est développé un projet appelé « Urban Dream ». Ce dernier consistait à apporter de la couleur et de la gaieté dans un paysage marqué par l’industrie et les traces qu’elle a laissées: des bâtiments abandonnés et délabrés aux vitres éclatées. Durant les 3 éditions de ce projet, plus d’une centaine de graffeurs ont investis plusieurs murs à différents endroits de la ville.
Peu de villes osent proposer de telles surfaces d’expression à ces créateurs. Charleroi a même ouvert un mur d’expression libre. Il ne faut pas confondre le tag, qui est un signe d’existence, et la recherche artistique des graffeurs. Avec une simple bombe de peinture, ils arrivent à réaliser des oeuvres impressionnantes. Il faut les voir sur le terrain, face à leur mur. Ils regardent longtemps, projettent mentalement leur vision puis se mettent à peindre. C’est fascinant.(Source)
Je partage volontiers avec vous quelques photos du paysage industriel de la route de Mons (fonderies, fourneaux, …). Cet endroit est un véritable « far west industriel » très photogénique, qui a d’ailleurs servi de décor au film Largo Winch II.(Source)
Les photos suivantes ont été prises de l’autre côté du pont de chemin de fer et cet endroit est envahi par la végétation, d’où quelques traits un peu flous sur les prises de vue, impossible de faire autrement sans taille-haie ou sécateur🙄
Il y a aussi des artistes timides qui s’expriment au ras du sol, discrètement…
Route de Mons, il y a également un lieu unique en son genre : Rockerill (façade orange ornée d’un vinyle noir, vous ne pouvez pas le manquer). Une ancienne forge transformée en un centre urbain dédié aux cultures populaires, sociales et alternatives qui organise notamment des Apéros industriels, des expositions, des concerts et des soirées électro. Un lieu branché et underground de Charleroi.(Source)
Les piles du pont de chemin de fer servent également de support aux artistes d’art urbain.
J’espère que cette balade, un peu différente, vous aura plu et je vous annonce déjà une autre balade à Charleroi avec un centre d’intérêt aussi artistique mais fondamentalement différent.
Il y a un peu plus d’un an je vous parlais des « hommes aux tomates », ou statues vivantes, que j’avais rencontrées de ci, de là, au gré de mes pérégrinations.
Mais le week-end dernier ce n’est pas 1 ou 2 statues vivantes que mes petits yeux émerveillés ont pu admirer mais bien des dizaines!
En effet, la ville de Marche, a eu l’heureuse idée d’organiser une rencontre de statues vivantes venues de douze pays.
Belgique Tourisme annonçait ceci
Ce festival de rue, gratuit, qui est aussi une étonnante exposition d’artistes vivants, vous invite à une promenade amusante dans le centre-ville piétonnier de Marche-en-Famenne. C’est le plus grand rassemblement de statues vivantes en Europe, plus de 150 artistes seront présents. Il se passe en Wallonie, à Marche en Famenne les 05 et 06 août !
Vous pensez bien que je me suis empressée de préparer mon appareil photo, charger mes batteries et zou, direction Marche, pas très loin de chez moi (mais quand même pas de quoi aller à Marche…à pied!)
Comme prévu, cette série sur Bruges se termine en beauté grâce à quelques oeuvres atypiques rencontrées au hasard des rues…
Les quatre cavaliers de l’Apocalypse
Nous rencontrons « les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse » (sculptures de Rik Poot, artiste flamand né à Vilvorde) dans le jardin de la maison Arents. Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse sont des personnages célestes et mystérieux mentionnés dans le Nouveau Testament, au sixième chapitre du livre de l’Apocalypse. Ils représentent de façon allégorique les horreurs terrestres : la mort, la guerre, la faim et la révolution. Leur chevauchée inaugure le commencement de la fin du monde.
C’est dire si on n’est pas pressés de les voir « en vrai »
Sculpture en bronze « Zeus, Léda, Prométhée et Pégase visitant Bruges » de Jef Claerhout
Pégase, la monture de Zeus, emmène une calèche typique de Bruges sur laquelle on voit Prométhée enchaîné (il n’aurait pas dû s’opposer à Zeus et offrir le feu aux hommes, na!), Leda s’étirant avec volupté aux côtés Zeus son amant qui a pris la forme d’un cygne pour la séduire…
Les amoureux
Cette statue en bronze a été réalisée par Livia Canestraro et son époux Stefaan De Puydt.
Sur le socle de la statue, le mot amour est écrit dans une quarantaine de langues différentes.
Hommage à Franck Van Aker
Uber capitalism
Au Moyen-âge, Bruges était une plaque tournante de l’économie mondiale. La sculpture de Ganahl a la forme du bâtiment de la Vlamingstraat où officiait la première Bourse de commerce de l’Histoire. L’ensablement du port a sonné également le glas de la Bourse de Bruges. Un phénomène auquel les habitants ont assisté impuissants, tout comme l’on observe actuellement la montée du niveau des mers et le changement climatique.
Au sommet de la sculpture de chocolat pivotent – comme jadis le logo Benz dans de nombreuses villes allemandes – les mots « UBER CAPITALISM ». « UBER » charrie plusieurs connotations : il renvoie à l’« Übermensch » des nazis mais aussi à l’appli grâce à laquelle tout qui possède une voiture et un smartphone peut lancer une entreprise de taxi. Au sens plus large, il traduit aussi l’esprit de l’économie de partage actuelle. Nous utilisons des applis pour de nombreux services. Notre culture du non-stop nous aide, nous divertit, nous guide, nous trace et nous analyse à tout moment et en tout lieu. La volatilité et le caractère périssable du chocolat renvoient à l’ambivalence croissante à l’égard du nouveau capitalisme, dont nous concevons à peine les conséquences. Dans la ville adorable de Bruges, centre mondial du chocolat, les conflits qui ailleurs dévastent le monde semblent absents. La production de cacao présente cependant une face sombre, qui plonge ses racines dans le commerce colonial et qui s’accompagne encore actuellement du travail des enfants, du trafic d’êtres humains et de conditions de travail dangereuses. (source)
Il s’agit d’une forme d’illustration de Wu Wei , concept taoïste qui peut être traduit par « non-agir » ou « non-intervention» sans que ce soit pour autant une attitude d’inaction ou de passivité.
La fontaine installée à ‘t Zand (le Sablon)
Réalisée par Livia Canestrano et Stephan Depuydt (comme les Amoureux vus plus haut), cette fontaine donne une image de Bruges assez réaliste: on y voit 4 baigneuses symbolisant les 4 villes flamandes historiques (Anvers, Bruges, Courtrai et Gand), des cyclistes, des pêcheurs rappelant le lien de Bruges avec la mer, mais aussi le personnage facétieuxTijl Uilenspiegel, assis sur une colonne.
Sculpture contemporaine dans le jardin Arents
Réalisation par Pablo Atchugarry
Sculpture sur le Groenerei (canal Vert)
Pour terminer par un clin d’œil, je vous propose une vision « facettée » qui correspond, à mon avis, bien aux différents visages de Bruges.
Après vous avoir montré des bâtiments assez prestigieux aux façades remarquables, j’aimerais vous montrer ce qui constitue souvent l’ordinaire des façades de maisons flamandes: le pignon à gradins.
Si vous vous promenez au long des rues et ruelles brugeoises, vous verrez facilement de quoi je veux parler, surtout si je vous montre quelques exemples ci-dessous.
D’autres belles façades ont attiré mon regard perçant.
Comme vous l’avez vu à plusieurs reprises dans les articles précédents, cette ville est un vrai régal pour les yeux des curieux avides d’art et de beauté en rue…
Le dernier article sur Bruges vous présentera quelques oeuvres urbaines rencontrées au fil de la balade.
Deux autres vedettes existent également à Bruges, comme dans d’autres villes de Belgique d’ailleurs, mais je pense que là leur présence est vraiment poussée à son paroxysme! J’ai nommé le chocolat et la bière, je devrais d’ailleurs plutôt dire les bières.
Commençons par le chocolat
Il y a de nombreux magasins de chocolat assez tentants partout dans la ville mais le rayon de chocolat sexy que l’on voit ci-dessous est, quant à lui, assez étonnant!
Poursuivons notre balade gourmande avec la bière et une Vespa parfaitement éloquente sur le sujet…
Ci-dessous, un mur de casiers de bière donnant un (petit) échantillon intéressant des marques qu’il est possible d’acheter.
Bruges possède même son Musée de la bière, c’est dire comme le sujet est important
Ci-dessous, une vue de l’intérieur de la brasserie De halve maan (la demi lune)
Je vous propose ci-dessous une vidéo offerte par la brasserie De halve maan. Le brasseur parle en flamand mais le texte est sous-titré en anglais. Je ne pense pas qu’il soit difficile de comprendre les explications en regardant le film.
En gros, le brasseur nous explique que la brasserie existe depuis 6 siècles et qu’elle est dirigée depuis 150 ans par la même famille (Maes) dont il représente la sixième génération. Ils reçoivent environ 100.000 visiteurs par an et leur musée contient d’anciennes pièces de brasserie en cuivre. La brasserie a redémarré en 2005 en lançant la « Brugse Zot »
Cette brasserie a été la première en Belgique à installer un bièroduc: 3,2km de pipeline reliant la brasserie historique en plein centre et l’usine d’embouteillage au Nord-Est de la ville (voir ici)
Allez, à votre santé!
Je laisse le (bon) mot de la fin à Benjamin Franklin:
La bière est la preuve que Dieu nous aime et souhaite que nous soyons heureux
Joyau du gothique (achevé en 1421), l’hôtel de ville de Bruges est le premier d’une lignée de bâtiments communaux de prestige construits en Flandre et en Brabant. Le choix de la pierre dénote une volonté de prestige. L’élan vertical du gothique est renforcé par les 48 statues de comtes et comtesses de Flandre. Elles sont de facture récente.(source)
Ancien greffe civil
La magnifique façade renaissance de l’ancien greffe de Bruges date de la première moitié du 16e siècle. Sur le pignon du bâtiment, vous pouvez voir la statue de la justice. Le tribunal de Bruges se trouvait dans l’ancien greffe jusque dans les années 80. (source)
Statue de la justice, au-dessus de l’ancien greffeLe beffroi avec les hallesLa basilique du Saint-Sang
L’histoire du Saint-Sang (relique contenant du sang du Christ)
D’après la tradition, Thierry d’Alsace, comte de Flandre, rapporta la relique du Saint-Sang de Terre sainte à l’issue de la deuxième croisade (1150). Thierry aurait reçu cette relique des mains de son beau-frère Baudouin III d’ Anjou, roi de Jérusalem. Arrivé à Bruges, le 7 avril 1150, le comte Thierry, accompagné de son épouse Sybille d’Anjou et de Léonius, abbé du monastère Saint-Bertin à Saint-Omer, déposa la relique à la chapelle Saint-Basile érigée par lui sur le Burg.(…)
Le plus ancien document concernant la relique du Saint-Sang à Bruges remonte à 1256.
Entre 1150 et 1256 il y a donc une lacune d’un siècle ! La relique aurait-elle abouti à Bruges après 1150 ? Probablement car, à cette époque, une relique du Saint-Sang était conservée au palais impérial Bucoleon à Constantinople. Elle faisait partie de toute une série de reliques de la Passion. Constantinople fut conquise par les croisés en 1203 et pillée pendant cette quatrième croisade (1204).
Baudouin IX, comte de Flandre, qui fut intronisé en tant que nouvel empereur, expédia sans doute les reliques saisies vers sa patrie et notamment à Bruges où ses filles Jeanne et Marguerite dirigeaient le comté.
La relique du Saint-Sang échut probablement à Bruges par cette voie. La taille caractéristique du flacon en cristal de roche correspond aux récipients analogues connus provenant de Constantinople.(source)
Chaque année, le jeudi de la fête de l’Ascension, évêques et prélats portent le grand reliquaire dans les rues de la ville au cours d’une procession solennelle et haute en couleurs.Tous les ans, 50.000 pèlerins en moyenne assistent à cette procession originale et impressionnante par le nombre de participants (plus de 1800 figurants) et par la richesse de leurs costumes.
Le palais provincial
C’est sur l’emplacement d’une partie des anciennes halles du marché central de Bruges que fut construit, entre 1887 et 1921, le gigantesque palais provincial qui occupe tout le pan Est du Markt, c’est-à-dire la Grand’ place. C’est un édifice de style néo-gothique, un choix surprenant à une époque où ce style, alors en plein essor outre-Atlantique, commençait à passer de mode en Europe. Sa façade monumentale est l’un des chefs-d’oeuvre de l’architecture du tournant du XXème siècle, qui prend ses sources dans l’exubérance de l’architecture de la fin du Moyen-âge. (source)
Il s’agit de la résidence officielle du gouverneur de la province de Flandre occidentale.
Nous terminerons cette série avec deux musées renommés de Bruges.
Ci-dessous, l’entrée du musée Gruuthuse, luxueux palais urbain des seigneurs de Gruuthuse, où toutes les expositions se focalisent sur l’histoire de Bruges et de ses habitants.
La pénultième photo de ce jour est celle de l’entrée du musée Groeninge.
Le musée Groeninge propose une vue d’ensemble variée de l’histoire des arts plastiques belges, avec pour points culminants les primitifs flamands mondialement célèbres. Vous y rencontrez entre autres « La Madone au Chanoine Van der Paele » de Jan van Eyck ou la « Triptyque Moreel » de Hans Memling. (source)
Et, pour finir ce chapitre…
La maison Bouchoute
C’est, paraît-il, la plus vieille maison de la place du Markt. Situé à l’Ouest de cette grand place, tout contre le passage de Saint-Amand (Sint Amandsstraat), la maison Bouchoute (Huis Boechout) tranche avec les autres bâtiments : très géométrique et coiffée d’un toit plat, cet immeuble de 5 étage réalisé en brique est affublé d’une imposante rose des vents. Datant de 1477, la maison Bouchoute fait l’angle et accueille depuis quelques décennies un salon de thé. Situé à côté de la maison Craenenburg et face au palais provincial, il s’agit d’un des lieux historiques les plus intrigants de Bruges. La façade, restaurée au 19ème siècle a fait perdre le charme original des lieux et le rez-de chaussée n’a pas vraiment profité de cette remise à neuf, mais peu importe, cette maison est spéciale pour d’autres raisons. En effet, et c’est l’intérêt principal de cette maison, il a été installé un astucieux mais désormais désuet système permettant de mesurer le temps. Depuis 1839, une boule de cuivre plaquée or de 50cm de diamètre (le gnomon) est placé au sommet d’un des angles du bâtiment : lorsqu’il est midi pile, l’ombre du globe trace une ligne sur le sol de la place. Cette ligne rencontre des clous de laiton qui s’y trouvent enfoncés et lorsque l’alignement est parfait, on sait qu’il est exactement midi. Connaître l’heure exacte était alors très utile car le train reliant Bruxelles à Bruges devait partir et arriver à l’heure et à l’époque, l’heure n’était pas la même dans tout le pays. Autre spécificité du bâtiment : un fanion métallique planté sur le toit indique le sens du vent directement sur la façade grâce à un jeu d’engrenages. Au premier regard, on pourrait croire qu’il s’agit d’une horloge mais ce n’est pas le cas : c’est un anémoscope (une girouette) et ce sont les 4 points cardinaux qui y sont inscrits et qui permettaient, lorsque les péniches à voile utilisaient les canaux, de mieux naviguer. (source)
Je vous l’ai dit dans mon premier article sur Bruges, cette ville est souvent appelée la Venise du Nord. Pourquoi me direz-vous? Simplement parce que, comme Venise, elle est parcourue de canaux sur lesquels se déplacent de nombreux bateaux qui emmènent les touristes à la découverte d’une autre face de la ville.
Celle que l’on surnomme la « Venise du Nord » n’a rien à envier à sa grande sœur italienne en termes de romantisme. Son centre-ville entouré de canaux promet de jolies balades en bateau et le centre de la belle médiévale, aime être découvert en calèche ou à vélo.(source)
Outre la balade en bateau, obligatoire à tout bon touriste de Bruges, la promenade en calèche est aussi très agréable. Un petit retour dans le passé, le plaisir de se laisser mener à une vitesse qui permet de bien regarder autour de soi, la curiosité couplée au clap-clap des sabots des chevaux habitués à l’exercice, « What else? »
Vous êtes toujours là? Vous n’êtes pas encore partis dans cette belle ville? Un peu de patience alors et vous lirez bientôt la suite…
Je vous propose aujourd’hui de continuer à découvrir d’autres visages de Bruges.
Vous êtes prêts? On y va
Les Maisons-Dieu:
Ancêtre des logements sociaux, les Maisons-Dieu (Godshuizen en flamand) sont des hospices typiques de Bruges qui permettaient aux personnes locales dans le besoin et notamment aux veuves et aux personnes âgées de garder un toit et leur dignité alors que leur situation financière et personnelle ne leur permettait plus d’assurer un logement.(source)
Le marché aux poissons:
Il s’agit en fait de halles de plein air de style néo-classique avec 126 colonnes doubles. Imaginé par l’architecte de la ville, Jean-Robert Calloigne, le marché aux poissons est sa plus importante réalisation et un des lieux les plus importants réalisés au 19ème siècle. Entourant une petite place rectangulaire, les halles disposent d’étals fixés au sol. Les poissonniers y prennent place et proposent leurs produits aussi bien aux particuliers qu’aux restaurateurs locaux. Très animé, le marché abrite des marchands forts en gueule qui rivalisent et jouent à celui qui attire le plus de badauds avec force voix et astuces de camelots. Les produits de la mer du Nord en provenance des ports les plus proches sont à l’honneur et la crevette grise est sans conteste la grande spécialité locale.(source)
En ai-je mangé des plies fraîches à la chair moelleuse et des crevettes grises tout juste pêchées que je prenais plaisir à décortiquer à la main comme me l’avaient appris mes grands-parents!
Le marché aux poissonsUn restaurant, place du marché aux poissons, qui affiche clairement sa spécialité
La Coupure
Grâce à la construction, au 18ème siècle, du canal ralliant Ostende à Gand, ce quartier a subi un changement profond avec l’arrivée d’activités industrielles au 19ième siècle. En 1852 l’architecte Rosseels transforme l’ancien jardin du cloître sur la Braamberg en premier parc de la ville: le parc Reine Astrid. Voici donc un quartier où l’industrie et la nature se retrouvaient l’un à côté de l’autre.(source)
C’est un endroit très apaisant incitant au repos et à la flânerie.
Nous n’en avons pas encore terminé avec cette magnifique ville belge, je vous dis donc à bientôt pour la suite